IXI. De la place de la Bépublique an Père - Xacbaîsev
' : Lç Pèjre-Lac}iai»e étant à plua de 3 kil. de la place de la RépubU^iA et la visite de ce cimetière fatigante, on fera bien de a'y rendre en voiture, «t ai on ne Ta déjà fait, on devra déjeuner avant de partir, car U &*y a paa de reakaurani .coii¥«Bial»)e dana le vcdaiiiace du eiB6tlèr«^. < .'
Nous suivons d'abQrd^ à dr., le houi^oird. Voi^re^pL B^t^G^ 29; III), grande rue moderne de 3 kil. de longueur, s'^tendant e» ligne droite jusqu'à U pla^ de la Nation <p. 181) et que suivent les tramway» du Lotuvre au Cours de Yincenn»s* A 600 m* delà placei qu traverse le boulevard mehard-Lenoir^ aous lequel passe le canal ^t-Marîtin (v. p. 48).
St-Ambboi«x (pi. B. 29), un peu plue loin è g., a été bâti, dq 1863 à 1869 par Ballu. C'est une église romane remarquable, ea forme de croix et à trois nefs, aveo un grand porche à troie arcades, au-dessus duquel règne une balustrade. Plus* haut, la façade pxéae»te une belle rosace et trQis fenêtres dana le pignon^ Deux, belles tour» haute? de 68 m., sur les.eotés , en dehors du vaisseau de i'édifice, complètent cette façade, que leur disposition fait paraître trop large. On remarque à l'intérieur de# peintures murales par XeiMj»ve» et des vitraux par MatéckcA»
Plue loin, la place Vçltaitt, devant la mairU dt/b XI^ arr<mdis9e" tnent. Sur cette place s'élevait auparavantla statue du prince Eugène qui est aux Invalides et que doit remplacer une statue de VoltaijEe par J. Maillet. A g., Vavemu Parpuntier, encore inachevée.
^QUs prenons maintenant dans V^ngle N.-E. de la place, à g«, la* rue de la Rosette, naguère enicore bordée de baraques, mais qui aubitune transformation complète. Yers le milieu, une petite place devant. dei^x grands b&tim'ents semblables à des forteresse», celui de g., la priaqn de» ieun^ détenus, celui de dr. la r. PniSQN DE LA RoQVETTE. C'est ici que sont enfumés lea crimi-
Père-Lackatae, PARIS. Bive dr, 6, 149
neLs condamnes â la peine capitale ou à la déportation. Les ez<- CQtîèns se foât en fac^ de cette prison ; la place est màrqnée par cinq dalleêf oblottgues dans le pâté.
C*est à la BoKiuett» qpué forent asMMsIné*, le 94 niai 1871, Mgr Darboy, «relMTâqv» d* Paris, le prëaident Beigeaat r«bbé Deguerry, euré de la Kadeleine» et trois autres prêtres, otages de la Comn^une. I^es 36 et 27 mai, St personnes emprisonnées à la Roauette sôus différents prétextes y furent e'galemMit fusillées, et la nuit du ^, 18 gendameé en hirent extrait! e^ MBdoits an Père<Laahaiae,où il» partagèrent le mêaaa sort. Bafla, dtifkfi raprès-midi du 27, on mit en liberté tous les eondamnés que renfermait là prison et On leur donna des armes. Alors commença un maksaere géùéral de eetut qtii avalent été empHftonné» par la Commune, parmi lesqueli périrent de non vaau 70 geiidanaea.
Dm Biagasins de monumenta . AiiLebces ansencent l'approche du eiaiAtièi», qui est a reUrénlté de la me de la Roquelte.
Le **f «r^-LMbalie (pL R. ^2) est 1» pranier et le plus curieux 4es trois grunda cimetlèMB 4» Fiaris ; les deux autres sont : le cime* Ûèr» MentDMftze (p» 168)-et le oimetière d« Montparnasse <p« 222)» Il «st situé sur une colline entre les anciens quartiers de Ckaroune) À dr., et de M ënilmontant , à g. Il doit son iM>m au père jésuite Lackake, confesseur de Louis XIV , qui possMait une maison de campagne à l'endroit où se trouve aujourd'hui la chapelle* * Cette c«mp«gne fut «chetée en ld04 par la tîU», poux être aileotëe à sa destination aetuelle. Depuis, rendos aétéoonèidéEabtementagrandi) au point qu'il a aujourd'hui 44 hectares dé superficie. Le Pèr^Laehaàse sert'AUX inhumations des quartiers du N.-Ë. de Paris ; mais tous les habitants peuvent y acheter des sépultures^ et c'est presi^ue la mode, dans le grsodraonde, de se fali» enterrer «u Père «• L^ehaise» :
. Il y a trois sortes de séi^ultures dans les cimetières : les Jùstêt corn' munttf dans lesquelles les indigents, e''est-à-dire en réalité les deux tiers de là population, sont inhumés gratuitement, au nombre de 40 à 50 Vùn »«ôté de raatre^ te»/o4s«« temporaire* et les séjwtttfret à pirpitnnUéi' Les deux premières catégories ne se retrouvent plus quB dani| les clmetièrea en dehors de la ville , notamment dans ceux de St-Ouen au K. et dlvry au S. La eonceuion à perpétuité d'un terrain de 2 nk. carrée, le plus petit eMaee néeeaeaive pomr «ne personne au^dassas de sept anst 9e paie 500 U.j 4ont 4001 pour la TlUe et 100 pour les pauvres. On ne paie que la moitié pour les enfants. Le prix de ehMue mètre carré de plus va en augmentant, de sorte qu^ilest déjà de 1000 fr. au 'dessus de d m. -^^ Les entevremeats se font à'Pavia-par reatremise d» la Compagnie des pon^tê fanèinrut dont le siège est dans 1» rue 4'Aul)ervilliers, 104, et jd'après un tarif fixé par la police. On peut choisir entre neuf différentes classes, qui coûtent dé 12 fr. 75 6. à 7144 francs. Les frais d'église ne sont pas eOn&prls dam ce tarif. Les pauvre» aent Inhumés gratuitemeat. .
Les fcimetîèreà sont'ouVètts , suivant la saison , de 6 h., 7 h. ou Th. Vj du matin à 7 h., 6 h.; 5 h. ou 4 h. Vt ** 8«>ir. V4 d'h. avant la fermetuTe\ on sonne tine cloche et les gardiens ctîeni: tu on ferme Ui portes!^ Les visltetirs ont e^wore alors le temps d'atteindre la p^fte , m^me de l'endroit le plus éloigné. Les portiers veillent à ce que personhé n'emporte quelque chose des cimetières sans Un laisserpàss^er ^ cette consigne s'étend même à de simples fleurs.
Une visite du Pêre^Lachaise, môme très superficielle, exige env. 4 h. On peut y aller en Voiture daaâ les avenues , mais l'usagé est
,150 Bivtdr.6. PARIS. Phe-Lachaist.
de le ytsitei à pied. C'est du reste en s'yp'omenant à loisir qu'on pe>ut jouir pleinement des impressions de cette immense nécropole, etl)ien comprendre le langage muet de ses innombrables monuments, .Outrer qu'on y rencontre de noms connus du monde entier , il y a une multitude de monuments qui se distinguant p^r leur exécution artistique. Aussi ce cimetière est-il une des curiosités de Paris et presque une promenade publique. Bien des allées sont comme 499 rues bordées de somptueuse? demeures ,' et ce ne «ont pas toujours les tombes des hommes les.plus. illustres qui attirent le plusr râtten-^ don. — L'usage veut qu'on se découvre au passage des enterrements, non seulement au cimetière, mais encore dans les rues.
On peut avoir dans le petit bâtiment à dr. de l'entrée un conducteur, auquel on paie 3 fn Mais il en est d«s guides ici comme ailleurs ^ et, on n'en aura pas besoin avec le plan ci-jotnt /à moins qu'on ne veuille trouver rapidement 'une tombe en partixmlier, sur^ tout une tombe, ancieïine ; car il pourra se faire qu^«lle soit 'de peu d'apparence, les monuments étant dans le principe beaucoup moins prétentieux qu'aujourd'hui. Notre plan., refait avec beaucoup de «ôin , a: particulièrement pour but de signaler les monuments les pius remarquables , que le. visiteur .rencontrera sur son chemin ou pourra trouver ordinairement sans difficulté. Quantité de noms sont Inconnus, malgré la prétention qu'on a eue de les -éterniser; nous n'aurons donc pas. alors de détails à donner.
' Pour une simple visite, le. mieux sera de suivre l'itinéraire mar~ que sur le plan par des flèches, en s'aidant des indications 8uivan-« tes. Les personnes pressées pourront «brég«r eh passant les parties imprimées en petits caractères. Les numéros sur le plan sont ceux des divisions o^lcieiles, dont quelques-unes se subdivisent en éections. ' Dans l'AVENUE principale , à g., le joli monument en marbro d'urt enfant, Rie. Pineyro (m. 1874), avec une statue de l'Espérance. Suite dé ^avenue , p. 156.
.. Nous tournons plus haut dans la 2^ allée latérale de dr., l'A venue nu Puits. — A g., Wôrvn» de RorhUly. Riche chapelle en granits de Bretagne et d'Kcosse. A côté, Buignet {m, iSlQ), pror fesseur à l'éicole supérieure de pharmacie. Dans l'avenue de g.^ Paul de St' Victor (m. 1881), le littérateur. Buste en bronre par Guillaume. Derrière , Berthdier (m. 1882). Buste en bronze par Rougelet. Plus haut, un joli monument d'enfant avec une statuette de marbre. — Plus loin, à g. de Tavenue, P.-L. Dulang (m. 1838), chimiste et physicien. Obélisque et médaillon de David d'Angers.
Nous appuyons i dr. pour visiter le oimetieke isrâjêute, qui n'est plus, comme iiuparavant, séparé de l'autre par un mur. A dr., Raçhel (m. 1858), la tragédienne. Derrière, la riche chapelle. £pttein. Plus loin , à g. de l'allée, celle de la famille Bothachild. Puis, à dr.,^ les monuments de ScMosa et All/gri. Dans le fond, Mme Fould, dame très charitable. A g.j Iç monument Singer^ avec 4^ beaux bas-yeliefs, etc. — Nous çontinuoQs de U tput droit à g.
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Pttû-Laehaise.^ ?ARIS. Rive dr, 5, 151
- .1^ **Tnonument. d-Abelard^et Heloïse <m. 1141, 1163), q^u'on Toit de.loin, avec s&n haut baldaquin goth., est un des plus beaux, et des plus populaires du cimetière. Il a été reconstitué de. divers débris par Alex. LenolT (p. 210). Sous le baldaquin est un sarcophage avec les statues couchées des deux amants infortunés. [\.
Les personnes pressées monteront ici directement par. Vaj^^^^ Casimis P^BtBB au Grand'Rond (v. ci-d.e8sous).. • •
Nous, tournons à dr- «laoft le ehemin fiefré , puis dans le 2^ à g.^ le chemin Lebrun. A dr., au 2P arbrisseau', * Desbc^sayn^ (le baron). Belle Pleureuse parlitcci, — A g., */*>*. LOMrun (m. 1824), due de Plaisanee/ 3^ consul après le 18 brumaire, ète.v tradueteut d'Homëra 6t duTassA.^ A- dr.v les victimes de Juin 1332. — A g., le maréchal de Laurision (m. 1828), une chapelle des Laroche/ottcauld ^ etc. — Nous tournons k dr. et redescendons du même eôté au delà des victime» de J'nin , daits un sentier
bordé de nouveaux monnmeilts remarquables, jusqu'au* eliemi& Serre, où noua voyons la jolie ehapelle Boatet. Fuis nous remontons^ enQorje. à g,„ dans le cbemin Grammont, où sont également de' beaux monuments de'
epnstriiction récente. A dr., *X. Co^iet (m. IfflO),' le peintre. Médaillon et beaux ornements. Dans le haut, à.g.^ AE^tota» (m. 1813), la célèbre' médecin, et la lainiUe de Leuep». . , .,
Ifous allons à g. jusqu'au chemin à côté des victimes de Juin et nous tournons en face à dr., puis à g. Dans le massif, àdr., Bail. Belle pleureuse en marbre. — Plus loin à dr., au bord de Tautre. chemin, ki Bido^èrey, le premier. colonel qui se déclara pour Kapoléon à son retour ^et ri^e (d'Elbe, condamné à mort et fusillé en 1815. Sur le poi^t dé partir pour 1* Amérique, il revint à Paris pour voir encore une fois sa fëmiiâe eft' son enfànt,''ét fui arrêté; c'est Ce. qu'Indiquent lea bastreHefs^ ^ — Sndeçà. de ce monument, à dr.., celui de Ftctori <fwe deBeUune (m..l8Al), maréchal, de l'Empire et ministte sous Louis XVIII. — Puis Iç
Gbaiïp-Rond. — Au milieu, ♦♦CasimM" Ferler (mr 183!2), député, or-ateur célèbre et ministre- sous Louis-Philippe, statue de bronze,, surjun haut piédestal; par Çortot — Au ît.-, *RaspaU (m. 187S), ï» famerux : démocrate. • Magnifique bas-relief par Etex,- rappelant la. mort de la femme de Raspaii pendant qu'il était en prison, a I9. suite deTAttentat' de. mai i848, ayant pour, but de dissoudre TAs-, seml?lée Nationale. — Plus loin a dr., *CrU8ol d'tjzès, général. Beaux, bas-reliefs- allégoriques. — A g., près du rond-point et de Tayonue de iV Chapelle , ♦ Monge (m-, t820), lef mathématicien» .
' Nous, suivons l'avenue . de la Chapelle, prenons le chemiji Méhul,; l,e 1®' àg^j.puis à dr. le chemin Talma. »A dr., en face. d!ujiplarge allée où nous reviendrons, TcUma (m. 1 826) ^' le fameux tragédien. — Nous tournons plus bas à g. dans le chemin Denon. i)u eôté dr.yRavfio {m. 1814), fabricant 4^ bronze. . Plus loin,*à^ g., *Cherubini^ijax. lSl2), compositeur de musique ^ monument a\.ec bas-relief de Dumont. A dr.^, *Denon (m. 1825), directeur des musées , statue de bronze par Cartellier; Gohier (m* 1830) , présideiM:du Directoire, médaillon de David; Vuport (m. 1853). A g.,* Chopin (m. 1849) , planiste , statue paî Clésinger. Derrière , ♦ Wilhem (m. 1842), compositeur de musique , médaillon par David. Quelque pas plus loin, àdr., au bas d'un. petit escalier, Gareiau; monument avec Une' belle Pleureuse.
Nous lïous retrouvons ensuite à ç. dan» l^ cl^emiu Méh^l., Xdr.,,
152 Bivedr.ô. PABlS. Père-Lai^aiie.
l'ëcart, sous des arbres, *Borsa (m. 1820) ; ttionument avec un hautrelief. Plus loin , Héirold (m. 1853), compositeur de musique.
Appuyant ici de nouveau à g., nous pénétrons dans la division consacrée aux artistes , dont nous Venons de faire le tour. C'eH une des plus anciennes du cimetière, et les tombes s*y pressent à peu. près sans ordre. A g. de Tallée en face de Talma, les deux Brongniart, le minéralogiste (m. 1847) et r^rchitecte (m. 1813) ; à dr., Htrold (m. 1882), ptéfet de la Seine ; Lemeur (m. 1837), compositeur de musique. £n face, Ddillt (m. 1813), le poète, dont le grand, monument sans caractère est tout dégradé. Derrière, *Bill%ni (m. 1833; ses cendres ont été transférées à Catane, sa patrie) ; Qretry (m. 1813), Boïeldieu (m. 1834), compositeurs de musique , etc.
Nous traversons le ohemin que nous avons suivi précédemment, repassons au monument de Cas. Périer et prenons Tavenub des Acacias, a dr« du tombeau de Raspail. — A g., ChampolUon (m. 1836), le célèbre archéologue. Plus loin, Kettermann (m. 1820), marécb«l de l'Empire et duc de Yalmy. Dans le haut, la grande chapelle Démidoff (p. 153). Ensuite, Thiera (m. 1877), Thomme d*£tiit bien connu (v. p. lôô). Strteè (m. 1868), professeur de médecine». •A. Duchesnois (m. 1835), tragédienne célèbre. Bas-relief de Lomalre. — A dr., Maret (m. 1839), duc de Bassano , diplomate e% ministre du premier empire. Temple à colonnes doriques, sans inscription. A g., Sieyèi (m. 1836), homme d'Etat, membre de 1* Convention et du Directoire et consul après le 18 brumaire.
Puis, à dr., *Panhard'I>ufour. Grande sépulture de famille, une véritable chapelle. A g., *Qouvion Salnt-Cyr (m. 1830), maréchéi de l'Empire. Statue de David d'Angers. — Macdonald (m. 1840), maréchal de l'Empire et due de Tarente. A dr., la chapelle de la famille de Bire\ contenant un beau bas-relief, le Chtist vainqueur de la mort, par Duseigneur. A g., dans le haut, la statue équestre du baron Gobert (v. ci-dessous). A dr., *Ch. de Lavalette (m. 1830), général et directeur des Postes , comdamné à mort après le retour des Bourbons, et qui s'évada avec les vêtements de sa femme. A g., Bupuytren (m. 1835), le grand chirurgien. A g. du chemin latéral^ le comte Belïiard (m. 1832) , général et ambassadeur de Franoe à Bruxelles. Derrière, la grande chapelle de la matquist de DtUmûtie (m. 1866). A dr. du chemin Abadie, è Fécart, *8ehickler. Chapelle à cariatides tournée de l'autre côté. Dans le chemin du bas, *d^ Hante» gard. Magnifique chapelle tenkissan ce , avec des statues.
Nous revenons à l'avenue des Acacias. A dr., ^9eHbe (m. 1861), le célèbre dramatiste.
Kous montons plus loto; par un escalier à dr. A g., Ptrrêffmtx (m. 1806)4 banquier. Derrière, la (hchêHê de JUtguêe (m. 1857). Grande ohaB«ne. Pins loin à g., la grande ehapelle de la famille de Jtougemont. A dr., De*tor$. Belle chapelle renaissance. A côté, le comte ifonserrat (m. 1830), général. A g. après nn sentier, Picard (m. i9S»\ anteur draaiatique. A dr., d*Andiffrtt,* A g., Sidnep-Smith (m. 1840), amiral anglais, vainqueur de Bonaparte à St- Jean-d'Acre (1799). plus loin à dr., *Triqu€ti (m. 1874), statuaire. Basrelief pKt le défunt, la Bésurrectfon de Lazare. . .
HM'La6hai4t. PARIS. Rivtdr. 6. 153
Kon» fournoBS àe. pour anirre. rAvanvi: tjiâiistsmalb v^ 1. Au eoia, A. de Bmçe* (m. 1830), général. Vers U milieu, à g., la grande ehapelle Cfréfulhe^ sans inscription. Ensuite *Forestiêr; statue de Toussaint. Au delà' d'un sentier, le eomte Tru^uet (m. 1839), amiral et homme d'Etat. Du eôtë dr., ^emUn (m. 1864), le saint-stmonien. Buste eolossal par Millet. On aperçoit la rotonde de la sépulture Boode, mentionnée ci-dessous. A g. en descendant , le eomte Pacthod (m. 1890) , général , etc.
Au coin, Delwnneau (m. 1830). Puis ^Suchet (m. 1826), maréchal et duc d'Albuféra. Plus loin , a g., Buty (m. 1823), généraL A di., après le chemin latéral, Lefebvteiin. 1^20), maréchal et duc de Dantzick. *MaMena (m. 1817), maréchal de TEmplre , duc der KlYoli et prince d'Ëssling. Monument pat Bosio et Jacques. Pais, à g., Windsor (m. 1830), fbiidatetir de réclafriige «a gâz, dont le monument a encore dans lehattt un trou fait par un boulet en 1871. A côté , Larrey (m. 1848), chirurgien^ Plus loin, le ^baron Go*htrt, général tué en Espagne en 1808, et son fils, m. en 1833. Ôroupe et bas-relief par David. En face, la pierre tumulaire de Beaumar^ chais (m. 1799), Fauteur dramatique. Nous suivons le même ehe-^ min, à dr. A dr., *Oeorgé8 Bibesco , prince de Valachie , et son ëpouse. Chapelle byzantine. Plus loin, **Foy (m. 1826), général et orateur célèbre.' Statue et bas-relief» par David.
Les personnes pressées pénétreront ici dans^ le massif pour voir lès monuments de Béranger, Mortier et Lord Seymour <v. ci-dessous^).
Après Foy, dans le chemin fit-Louis, SUm. de Girardim (m. 1637), bomme pSIlHque sous la Réyolutloii et soua TEmpire. Fuis., Qirodét-Triûtini (m. i8cM>, le peintre. — Nous prenons ensuite un sentier à dr., à Tendroit où le ebemin tourne. A g., la famille de V, Hugo.
Duis le chemin Jordan, k dr. de ce eanrefour, d^abord, en face, (?* A i tftf a (m. 1621), membre du conseil des Cinq-Cen^s. Plus loin, à g.^ le mausolée de Boode^ négociant d'Amsterdam, rotonde avec des mosaïques dans le haut. /.V. Cambaeirèê (m. 1834), jurisconsulte^ 2® consul après le 18 brumaire. Derrière, sur la droite, Bourke (m. 1821), ambassadeur de Danemark. Bas-relief par DaHd d'Ançen (m. 1S56) , dont le simple monument «st au S^rang^ non loin de Boode. -^ A Textrémlté du ehemin, à g>, Burèê (mv 1821), duc, amiral et ministre du 1^' empire. Bas-reliefs rappelant ses actes de bravoure.
Arrivés ici, dans une partie du cimetière <]ue nous avoM déjà rnev nous entrons dans le massif à dr. A quelque distance^ •iU>r<f Sipmour, Vaste et belle ehapeUe^ . Ensuite Mortier (m. 1835), duc de Trevise , marchai et ministre. Puis Manuel (m. 1S27), représentant dti peuple, et Béranger (m. 1857). le chansonnier. A dr., les trois colonnes des frères Lameth (m. 1839, 1832, 1804).
Nous prenons maintenant le chemin du Dragon, en face du monument de Foy. A dr., la tombe de la famille Bar/on/ derrière la-* quelle est représentée la disposition intérieure du caveau, qui- peut contenir 60 personnes ; il y en a encore de plus grands , eoBii^tai jusqu'à 80 places. A g., *Bœrne (m. 1837), poète allemand. Médaillon et bas-relief par David. A dr., *Bruat (m. 1855), amiral. A g., les deux Garnier^Pagh (m. 1841, 1878), hommes politiques célèbres. Monument par David. *Gtoffroy St-HUaire (m. 1844), naturàltste. Médaillon par David. **D^ic{e#, une comtesse et un prince tusses (m. 1818 et 1870). Grand et superbe matfiiaolée de style semi-oriental. Plus loin, du même côté, Pérry^ Chapelle ren-
154 Rive dr. S. PARIS. PèrfljaiihaiêeK
fermant un Joli ba8«ielief.- A. un coin, Gaudin (m. 1841), duc de Gaëte et ministre. A g., dans le même chwnin, *J>uret (m. 1865), statuaire* Bas-relief et médaillon. . Presque en face du chemin, JDegaii^gi^n (m. 1827), le chansonnier^ Â dr., Pradier (m. 1852), le sculpteui.- Nous montons à dr. dé ce monument, 1« chemin Molière et Lafontaine. A dr., Gay-iw«8ac (m. 1850), le thimistei
A g. du sentier transversal, i^a/oniatne {m. lOW), le taDuiiste, et Mûitere (m. 1(^78), le poète eomfque, transférés ici en iSQft. Plus loin, le Roi et Mailland,, -Monument surmonté d'une belle. statue de Cleopâtre. — Noua tournons à dr., puis 4^ iiouveau à dr., près du monument de la famille Hugo. A dr., à l'écart, •*0.*iy (m. iwl>; industriel ; 'gr<^n<i« chapelle
A g. du sentier transversal, la/ontaine (m. 1696), le fabuliste, et Mûlière
, ir " " " ' ~" " - - ■
m ago.
gothique. Koua mentons un eseaUer à g.'
' Au commencement du chemin Laplace, presque en face de Gay- LiissÀc , à di., JOapltute (m.. 1827), le géomètre. Derrière , le comte àlAbovUle (m. 1843), général. PJlus. ayant <dan8 le massif, Qroê (m.. 1635), le peintre; plus loin, le grand obélisque de ia-comtes«« Qemont. A g. du chemin, le coquie de Valtnc§ (m. 1822). Derrière, Danhigny{m. 1878), le peintre. Buste et bef^z ornements en bronze. Au. bord du chemin, le marquis de Pérignon (m. 1818),. maréchal d«France. Adr.,.iVey«(m. 1851). :
Avenue tbansy^bsalb m^ 1 (suite). Àg.yGaurgaud (m. 1852), général. Plus loin, à dr., *Affuado (m. 1842), banquier. A g., Bogniat (m. 1840), lieutenant général. Ensuite , le *niarqmi d'Àrgent^uU (m. 1838), fondateur de plusieurs établissements de bienfaisance. '
yous revenons é\a nos pas pour descendre à dr. ravenue St-Morya;- A g., à l'écart, iai^M (m. 1867), peintre d*hlatoire. Buste par BonnMsieuji.: A dr., *M. Schœleher (m. 1852). Raut>relief en bronze, par Fromanger. — Nous prenons le chemiA à g. pour aller renonier ravenne parallèle à la précédente. Presque en ftiee du chemin; *Vvt achaiUker (m. 1839). Statua couchée, en bronze.
AvENTJE TBAN8YEB8ALE m" 1 (suite). Aux coius après le marquis d' Argenteuil, Pem( (m, 1841), député, et la belle chapelle de Ttncl,-
Dans le premier chemin à dr., Kardeo (m. 1869), «fondateur de la philosophie spiritiste».- Monument original, en forme de dolmen, avec unbuate en bronze par.Capellaro. ..* Casarter a (marquis .de). - Grande chapelle avec statue à l'intérieur.
' 'Dans Tavenué transversale , à g., trois beaux monuments des' ^mill^s haoust, Micart et BepqnS, — A l'extrémité . de l'avenue, *Felix de Beaujour (m. 1836) , ancien consul. Haus.olée haut, de 32 m,^ dit communément le pain de sucre, qu'on aperçoit même de Tare diS triomphe de TËtoile. Le défunt se Test érigé de son vivant 9t y a dépensé. 100000 fr. Sur le devant, *Dia» Santon , Haut^ pyramide , . avec sculptures par Fessard. — On a une belle *vue,de Paris derrière le monument de Beaujour.
,r. La partie supérieure du cimetière au delà de l'avenue transversale n^ 2 contient encore fort peu de monuments ; il y avait là précédemment des concession» temporaires et des fosses communes.
Nous redescendons k g. Du côté g., Btaucé (m. 1875), peintre.. A dr., Em. Souvettre (m. 1854) et Balzac (m. 1850) ; à g., Oh, Ao> di€r (m. 1844) Bt*Delavigne (m; 1843) , écrivains bien connu». Au coin de d|;, ^Mme de FaveroUeê^ * Delphine Camhoeér h. Lâchant.
Phre-Lachaist, PARIS* Rivpdr.à, 15$
htavidie (m. 1872), fabuliste; Soî^U {m, 184/7)) r^mancief*— Plus bas, *Doriàn (m. 1873), mairaftctari«r.«t.mi]iistr» pendant le siège âe Paris. Statue en bronze. Derrière^ *Hme MorU (m. 1875). . Groupé de bronze.. Plus haut, le *due de Morny (m. 1865), homme politique et ministre. Chapelle d'après Yiollet - le - Due. A g. de -rautre chemin, *Michelet (m. 1870), Thlstoden* . Haut - relief par Metcié^ Puis-, IMpechim, 1865), ingénieur; JBwft>J8 (m. 1877) , directeur de U «Revue des Deux Mondes». Au delà du coin suivant, Sàvcdlé {m. 1864), ingénieur; A^idrianoff, danseuse russe.
Daus le chemin latéral à dr. du monument Savalle : à g., Crof zatier (m. 1855), statuaire; à dr., la belle chapelle goth. de la famille GuilhenL, — Nous descendons plus loin à dr.: A dr., Fabrç (m. 1839), auteur dramatique. — Dans le chemin voisin, à g.,, ^jRoflr lo/ion (^» 1871). .Stèle en marbre avec un magnifique bas -relief.
La cAope^fe du cimetière n>rien de remiirquable. Belle vue sur le devant. On construit k dr- ua grand monumeut en l'honneur de Thier* (v. p. 152). A g., Rther (m. 1880) , professeur au conservatoire de musique. Statue haut-relief de la Musique. .
Nous tournons ici à dr.-,dai^s r avenue de la Chapelle,, qui est boirdée d'une quantité de beaux et grands monuments, laplùpartde construction récente, A dr, , Desèze (m. 1828), l'un des -défenseurs de Louis XYI. *CartelHer {ta. i8M)^ statuaire. Buste par Rude, basreliefs par Seurre. Plus loin,'àdr., £leminario. Belle chap^egothique» A l'angle de l'avenuot qui -monte ^ di,^. Cotes,. Grande chapelle ornée de fresques et de bas-reliefs. .A g.^.*pputUlier, Grande et riche diapeUe. romane. Plus loin, Bizet (m. 1875) , compositeur dé musique. Buste en bronze. Ensuite encore une série de belles chapelles, Tune d'elles, à dr. (Grtger), décorée de peintures. Vers Tex-^ trémité, à g., Errazzu» Monument entouré de 4 statues symboliques par M. Meusnier. Au coin à dr.,- ^Cail (m. 1858), ingénieur-miécftni-!' cien. Grande et magnifique chapelle surmontée d'un dôme.'
À l'extrémité dé l'avenue, à g., le *monument des soldats morts dans le siège de 1870 -71 y, pyramide avec 4 sta,tues de. soldats, en bronze, par L. Schroeder et Lefèvre. A coté, le monumen^tdes gardes nationaux tués à Buzenval, le 19 janv. 1871. •<
Plus haut, à g. de l'avenue circulaire, *Jean Reyriaud (m. 1863), philosophe et publieiste. Statue haut-xelief de rimmortaÙté, en marbre , par. Chapu, et médaillon en bronze par David. , A dr*,- Bfv^ riUet (m. 1873), jardinier de la ville de Paris. CZcray (m. 1882). Buste en bronze par Taluet Appel (m. 1882). . Belle chapelle renaissance. *Croc/'SpineUi et Sivel (m. 1875),- victin^es de la catastrophe du ballon le Zénith. Statues couchées en. bronzie , par DumiUtre, *D ans l'avenue voisine, à g., Grisar (m. 1869), compositeur de mu-? sique. Puis , Lebertre, Belle chapelle renaissanee» A dr. , près de borian (p. 149), Dégelée (m. 1874), artiste dramatique.
Nous redescendons par l'avenue à dr, de Dorian, A g<,- Ednn A4am (m. 1877). Buste en bronze par A.Millet, Couvents (m4877),
i56 Rivedr.ô. PARIS. Fire -Lachaiie.
architecte. La famiU» MùU. Biohe cbs^^lle à 80iil>a8semeiit eii granit et couroBnement en bronze. Bicord (m. 1876), médecin. Trè« belle chapelle ivnaissanee. La ^comtesse d'Apoult <nu 1873) ^ qui écrivit aous le nom de Daniel Ste'rn. Stèle superbe en marbre bianc avec haut-relief allégorique. Nous traversons TavenUe de la Chapelle et descendons Fescalier à cM de la grande chapelle Boutillier.
A g. , un monatteat sans nom avee une belle statue de femme en bronze. Dans les sentiers du m&ne côté sont eneore de nouveaux monuments remarquables.
A un coin des deux ch«rmins qui descendent vers le parterre du bas, £(2. Blanc (m. 1877), entrepreneur des jeux de Monaco. t*lus bas à dr., Charles et Louiê Blanc (m. 1882). A g. du parterre, Pot%o di Borgo (m. 1842) , diplomate russe , Antagoniste de' Napoléon I^. Buste colossal en bronze. A côté , Marchai de Ccdvi (m. 1873), médecin. Buste en bronze. Au carrefour, la Jolie chapelle Hautoy.
Nous remontons à g. du parterre et tournons k g. Au coin d'un sentier, à g., la belle chapelle renaissance de la famille Bouhey,
Au coin de I'aveîtoe oieculaïbï , à g., WaletbêH (m. 1868), Iromme d'Etat. Grand et beau mausolée. £n face, famille Carlièr, Statue par E. CàTlier. Un peu plus haut, à dr. de Favenue, ^Anjuhault (m. 1868) , constructeur mécanicien. Pleureuse par Maillet. — Nous redescendons l'avenue circulaire. A g., Mottet; a dr., E. Parier. Belles chapelles gothiques. A dr., Luzarraga; en fâCe; Cabîrol. Belles chapelles renaissance. Puis, à g., le comte Pepdti (m. 1867). Beau sarcophage. A dr., le prince PignateUi (m. 1868). Buste. Ehcore plusieurs belles chapelles.
La partie supérieure de F AVENtm :pmncipaïb dans laquelle tïous arrivons, est une deér plus cuTÎeuses du citoètlêre. — Côté g., nouveau monument en gifanlt et marbre blanc , avec des fleurs et des ornements d*une finesse admirable. Viiconti , le père (m. 1818), philologue, et le fils (m. 1854), architecte. B<5wZ^(m. 1874), archéologue. *Dantan (m. 1842), sculpteur, sépulture de famille. Ath. Fould (m. 1869), ministre des finances. RôsHni (m. 1868) , le compositeur de musique. Alf, de Musset (m. 1857) , lé poète (Irte Finscription). Ph. BMard (m. 1864) , ministre plénipotentiaire. *Cl(fment Thomas et Lecorhte (m. 1871) , premières victimes de la Commune. Statue de la Patrie par Cugnot. Lebas (m. 1873) , l'ingénieur qui érigea Fobélisque de la place dé la Concorde. '*Lenoir tt Vaviîi. Statue de Pleureuse. — Au milieu de l'avenue , un monument de souvenir, en mémoire des morts qui n'en ont pas.
Autre côté, en redescendant , *27i.' Coftiure (m. 1879) , peintre. Buste et génies en bronze par Barrias. Ledru-SoUin (m. IBTÔ), député radical. Buste en bronze. Cousin (m. 1867) , écrivain et philosophe. Attft«r (m. 1871) , le compositeur. Buste par Dantan. Ern, Baroche (m. 1870), chef de bataillon de mobiles tué au Bourget. Buste. P,'J. Baroche (m. 1870), avocat et homme politique. !>/«bure- We'ly (m. 1869), organiste et compositeur. Perdonnet (m*. 1867), ingénieur. Statue et médaillon dél>ubrAy. François Ara^o (m. 1853),
BiblMh. NçiHon<ae: PABIB4 fHvtdr. éti 157
l'astronome. B^teparDaTid. JtfMi^on. Mdnmnent lemarqiuible par &m bas-xeliefs.
A quelque distance au K. du Père-LachaUe, à 4r. du boul. de Ménilmontant, s'élève Notre- Dame-de-la-Çroix (pi. B. 90), très belle église romane construite de 1860 à 1970, par Réret, avec une flèche sur le portail. Elle est sur une hauteur, oli on l'at>erçoii de loin, et Ton y aeeède par un perron monumentaU
Plus loin dans la même direction se trouvent encore les Buttes-Chaumont (p. 165). On pourra retourner dans le centre de la ville par !• chemin de fer de eelntuve (v. p. 18), qui a une station près de réclise, la stat. d€ MinilmonUmt (pi. B. 33), et dont la stat. de Belleville -VilUtte est près des Buttes - Chaumont. Il passe aussi un omnibus près de l'église (llpie O; V. Tappendtée).
iais-Boy al dans lerqnartiert du H.-E.
I^yal & KotrO'Dame-dfi-Iorette, lègue Katienaie, t^ T^ f^^f déi ^irh^^Mi^jil. R. 21 ; II), qui passe à l'O. du Palais gjQULi luène directement de reitrémité inférieure de ravenue de rOpéra (p. 54) au x gran ds boulevards Jp. 5^.
Ob y remarque d'aborO g., au coin de la rue Molière, la vov- T |jwii MoLiiBi^ érigée en 1844 à la mémqir» du, célèbre poète, qui mourut en léld dans la maison située vis-à-vis , n^ 34. C'est un monument du style de la renaissance, de 16 m. de hauteur sur / 6j?(i, 50 de largeur, dont le plan est de VUconti, aveQ une statue / apaise de Molière y par Seurre , et , de chaque côté , lea statues des f Muses de la comédie sérieuse et de la comédie légère, par Pradier, ' . Plus loin, à dr. après la rue des Petlts-Champa, la j
S BlWothèqne Watioiuàe 'CpLR. 21 ; /i). Après Taehèvement des parties en construction sur la rue Vivienne , elle occupera tout un . Ilot formé par les rues de Richelieu , des Petits-Champs , Vivienne \ et Çsi^^* L^entrée principale est dans la première de ces rues, en '^ face de la fontaine Richelieu (v. p. 161). /
La bibliothèque même est ouverte tous les jours de 10 h. à 4 h., sans ' exception pour la salle nublique de lecture, si ce n'est du dimanche des } Bameaux au lundi de Pâques, excepté les dimanches, les jours de fSte ! et du dimanche de, la Passion au lundi de Pâques pour les autres salles. On n'y admet que les personnes qui veulent v lire ou travailler, et il ) fàtlt, pour les salles autres que la salle publique, une carte d'entrée, i qv't»n demande i radmlnistratioa (p. 159), Mais n y a des salles d'ex- , position féegvaphiqve, d'exposition des imprimés» des maauscrits et des estampes et un cabinet des médailles ouverts au public les. mardi et vendredi, les premières de 10 h. à 4 h., le dernier de 10 h. 1/2 à 3 h. 1/2- Il y a d«s catalogues, sauf pour le cabinet des «lédalUes.
. Charlu r, dit le Sage (m. 13B0), fut le premiet ipi de Franee qui posséda une collection de livre? considérable; mais eUe fut dispersée durant les guerres avec 1* Angleterre. Le véritable fondateur de la blMîothèque actuelle ftàt Jnrançoi* i*', qui fit acheter et copie» des tnauusetits dans tous pays» et qui aujolgnit de déposer à sa bibliothèque un exemplaire de tous les ouvrages imprimés en France. Plus tard le nombre d'exemplaires du «dépôt légal» ttxt fixé à deux. La bibliothèque dut changer plusieurs fols de loeal*, ou lui assigna enAn en 1734 rhôtel Mazarin, où elle est encore aujourd'hui.
U reste toutefois peu de chose de 1 édifice primitif, h&ti par le
15d Èivtdr. S. PARIS. BibHoth. N&Honale.
I inihtstïe tout-puissant de Louis XIII et de Louis XIV ; il est sou* mis depuis longtemps à une restauration et à une reconsitruction gra* duélles. La belle façade moderne précédée d^une cour et d'une grille qu'on voit du côté de la rueVivienne, en fait partie, de même que celle qui donne sur la rue des Petits-Oharaps.
. La Bibliothèque. Nationale , qui est peut-être la plus ricbe du monde ) se divise en quatre départements.; 1^ imprimés, cartes et collections géographiques, 2" manuscrits, 3" estampes, 4^ médailles et antiques. ...
Le DéPAtiTBMENT DES IMPBIMÉS , CABTES ET COLI.E0TI0NS Oéo*
OBAPHiauES comprend 2500000 volumes, c'est-à-dire une telle masse de livres que les tablettiels sur lesqueltes ils sont içaiigé^ placées l'une au bout de l'autre, donneraient une longueur totale d'env. 60 kilomètres. Les différents ouvrages sont représentés par les plus belles éditions, toutes les reliures sont très soignées. Il n'en existe malheurëùsetneiÀ pas de catalogue complet, mais- «n supplée aux [parties qui manquent par un càtalo^e provisoire, fait sur des feuilles' détachées , qu'on réunit en fascicules.
Actuellement , ' l'entrée de la %àll€ 'puhUqùt de lecture se trouve au'n^-3 de la rue Golbert, et celle de la nouvelle salle ou èàUe de travnU {y, ci-dessous), un peu plus bas que la porte principale dans la rue de Richelieu , au drapeau , près du poste de pompiers. Oh dépose en entrant les cannes et les parapluies, mais le dépôt est gratuit. Pour sortir d'une salle avec des papiers , livres ou porter feuilles, on a besoin d'un laisser-passer de l'Un des bibliothécaires.-
Eq entrant dans \tê salles de leeture et de travail, on reçoit un bulletin, sur.l/equel on écrit son nom et son adresse. Ce bulletin sert pour le contrôle; les employés y inscrivent les ouvrages prêtés et y apposent un timbre lorsque ceux-ci sont rendus ; il doit être remis à remployé qui est à la sortie. Les livres eux-mêmes se demandent à Taide de baUetins spéciaux, que voua doinnent HM. les conservateurs, au bureau du milieu de la salle. Les demandes ne sont .plus admises après 3 b. On trouve de Tencre sur. les tables et il y a autour des salles, surtout autour de la tfalié dé travail ,' des ouvrages d*nn usage général qu^on peut toujours consulter. Sur une table spéciale dans la salle de travail, au fond à g., se trouvent les publications périodiques. Pour plus de détails, voir le règlement qui est affiché aux portes et à Tintérieur des salles.
SaUe dt fravaiZ (entrée, v. ci-dessus et p. 157). Cette salle, construite par H» Làbromte , a été ouverte en 1868. C'est une Vaste et haute salle carrée de 11 55 m. de superficie, surmontée de 9 coupoles en farence , par où elle reçoit le jour, et que supportent 16 colonnes fort légères en fonte, de 10 m. de hauteur. Au fond, dans un hémicyole , se tiennent les bibliothécaires et les employés, derrière lesquels est le «magasin», éclairé aussi du haut et dont les rayons sont accessibles par des galeries longitudinales .et transversales. A dr. et à g. dans la salle sont des tables, divisées en 334 placesr fort comniodes, où passent des tuyaux de calorifère.
Au bout du vestibule se trouve vtvi e$€aiier, au pied duquel onî remarque des inscriptions romaines rapportées de Troesmis , au'^ cienne ville de la Mésie-Inférieure (Bulgarie). A dr.^ le départe-
miioéh. NaHon^ai. PÀRISv Mivédr,Û. 159
meiit âes estaïh^es (v. p. 460). Derrière l'escalier, ï^®ïi*'^ ^^^ ^^* reaux proyisôires dé V administration,, et, 4^., la
. Salle d'exposition géographique, fermée provisoirement. Les curiosités qu'on y voit sont, accompagnées d'étiquettes explicatives; Nous mentionnerons particulièrement deux globes énormes, de 3 m. 87 de diamètre^ qui traversent le parquet d'une salle située aU'd«ssu^» ils ont été faits dans la seconde moitié du xvii* s., par le Vénitien TitièenfCwoweHi; l'un d'eux représente la terre, l'autre les constellations célestes au moment où naquit Louis XIY. Tout autout deia salle, aux tnurs, des portulans manuscrits. d'une très grande valeur, remontant jusqu'au xiv® s. ; des cartes manuscrites, des plans. Au milieu, d'autres glol)es plus petits , des reliefs , etc.
Salles d'exposition des imprimés et des manuscrits (entrée', v. p^.l57). Cette exposition, où se voient les ouvrages les plus curieux ^ la l^il)Uotlièqué Kaiionale, dont l>eaucoup avec de magnifique^ peintures et doives belles reliures, occupe deux salies du premiei étage, dans le bâtiment qiïi fait face à la rue Yiyienne. ' La seconde salle, la galerie Mazarine, mérite déjà d'être vue pour elle-même. On y monte par l'escalier dont il a été question ci-dessus. Dans le haut sont des vues prises en Egypte sous Bonaparte et des ex-voto ^yptiens. Il y a partout dés étiquettes explicatives.
I^^ SALLE. Au milieu, le Parnasse français, groupe en bronze représentant les littérateurs et les artistes français du xvii® s., que Tlton dû i:illet.fit eKécutev par Louis Oarniev. Aux murs, des eopiea d'épltapbea et de plaques tumulaires. Dans les vitrines 1 , 2, 3 et 5.» de magnifiques reliures. Dans la 4», à la fenêtre: 369, «Christianismi restitutlo»,, de MiéhtH defvét, exemplaire sauvé des flammes ; 371, 372; Hippocrate et Thëo" phraste avec autographes de Ri^elais]; 373, Philon le Juif, avec signature de Montaigne} 374, Sophoele annoté par Racine ^ 376,-377, manuacrits de musique' de Rousseau et de Gluck, etc.
II? SALLE, la *çalëri€ Matarini. Elle a conservé son beau jplafond peint par RammulU (m. 1662) vies principaux st^jets sont, à partir de rentrée : Romulub et Bémus allaités par la louve. Mars et Vénus, rEnlèvemeat d*flélène, l'Incendie de Troie, TEnlèvement de Oanymède, Jupiter fouérofyant les Titans, le Réveil de Vénus, Narcisse, Jupiter et Kereure, le Parnasse, Jugement de Paris, Vénus sur son char, Apollon et Daphné.
Première moitié de la galerie: imprimés et reliures. Armoires VII et VIII, 4 dr. de l'entrée: livres Imprimés en Italie et en Espagne. — IX : impressions xylographiques \ impressions de Fnst et Schœffer. — VI, au milieu de la galerie : livres du plus graiid format, sur vélin et sur papiéi^', reliures superbes du xvi^ s., celle du haut, en argent repoussé , du xvrie s. — XXI-XXVI, en retournant vers l'entrées livres imprimés en différentes villes de France \ livres à figurés ; livres imprimés k Tétran-N ^er. T-- XXVII-XXIX, au milieu : livre» imprimés à Paris, avec de magni-» figues miniatures; reliures; livres imprimés à Strasbourg, à Mayenee et à Bamber^.
Seconde moitié de la galerie : manuscrits et reliures. X, à dr. : ori^* gines de la bibliothèque , aux^ziv^ et xv® s. Portrait du roi Jean II , le Bon (ni. 1364), peinture sur bois du xiv^ a. -^ XI s paléographie de la France depuis Charlemagne jusqu'à la fin du moyen &ge. -^ XII: paléographie de l'Italie, de TEspagneV de l'Augletei^ et de TAllemagae , depuis Char* lemagne jusqu'à la fin du moyen ftge. -* XIII: paléographie latine, de^ puis l'antiquité jusqu'à l'époque, éàtlovingienne. — XIV : annexe de l'ex-t position de géographie , atlas et portulans. — XV : manuBcrits et xylo-^ graphes orientaux et américains. — XVI: documents divers. — ' XVII: manuscrits ipréés. — XVIII: autographes. — XIX :• manuscrits avec pein-
160 Mivédr.B. PAJUS. M^itt^, NaHûnaié,
turea. •— XX: maniueriU à^a roU et det reines 4e France. — XXX et XXXI, au milieu: magniÛques reliures du moyen âge avec ivoires et ornements d'orfèyrerie, ete. — Vitrine sans num. : nouvelles acquisitions, manuscrits avec et sans peintures. <— XXXII: autographes, surtout des grands écrivains du xvn® s«
A rextrémité, à dr., est la section des cartes et collections géographiques.
Le DÉPARTEMENT DES MANUSCRITS occupo Taile du bâtiment du côté de la rue Vivlenne à la suite de la galerie Mazarine. Il compte environ 92 000 volumes.
Le DÉPARTEMENT DES ESTAMPES est au rez-de-chaussée , sous la galerie Mazarine, à côté de Tescalier (p. 158). Il comprend 2 500 000 pièces réunies en 15000 volumes ou dans 4000 cartons. Un certain nombre des pièces curieuses sont exposées et visibles en même temps- Que les cartes, les imprimés et les manuscrits (v. p. 156).
La 1'^ SALLE est consacrée aux estampes françaises, parmi lesquelles on remarque surtout, en commençant à dr., des œuvres de Ctaiot, Ri>b. Nantetftl, €Ur. AudroHy Pierrt Jhrmet, P. /m&. Drettti et Cl4»ud« DrmiHy fyrvie, Benriqitêl Dupont ete. Pans la 11^ salle, la galerie, où sont les volumes et les cartons, il n^ a d'estampes exposées qu*au mur du côté de rentrée et dans les embrasures des fenêtres , où il est diffie&e d'en approcher. A Ventrée, réeoto anglaise, l'^-d® fénu : éeoliea d'Italie, à eoaimei^eer par Finiguerra. 4^ et 0® fen.: école allemande. 6^ fen.: école hollandaise. 7^ fen. : école flamande. 8^ fen. : école espagnole.
Le *CABiNET DES MÉDAILLES ET ANTiaxJES (entrée , T. p. 156) a '\ sa porte particulière rue de Richelieu, après celle du poste de police \ en venant des boulevards , la premièie en venant du Palais^Royal j (sonner). Ce cabinet renferme une très riche coUeetion de médail- : les (400000) et 4'antiques, c'est-a-dire d'intailles et de camées, * de bijoux, de petites œuvres d*art, de verres, de vases, d'armes, ete, ' LUnstallation est provisoire , en attendant une salle spéciale , et il n'y a qu'un petit nombre de médailles exposées.
.Vbstibvuk. Au fond, le Zodiaque de Dendtrt^ qui a donné lieu à bien , des discussions parmi les savants, jusqu'au jour où Ton a découvert que le tem^e de Senderah avait été terminé dans les premiers temps de l'em^ pire ronkain et que les Egyptiens avaient dû emprunter le Zodiaque aux Grecs. A g., ^^ chambre des rois de Karnak, construite par Thoutmès lU (xviiiC dyn.), très préeieuse pour les inserlptions . mais mal placée.
Dans l'ïsoALiBR et dans Tantichambre., des stèles et des inscriptions grecques et latines, coptes et phéniciennes. — A g., la
dsanda f aUria. Les objets les. plus intéressants sont dans les vitrines du milieu. — F® vitsinb: cylindres avec des inscriptions cunéiformes, pierres gravées d'Assyrie i de Chaldée et de Perse, Intailles antiques. Sur un support , une têt« de fenwM en marbre pe&télique, donnée comme provenant d'une statue du fronton O. du Parthénon et par conséquent attribuée à Phidias. — U® vitbxiib : intaiUes et camées antiques, du moyen âge, de la renaissance et des temps modernes, la plupart en sardonyx et fort remarquables, beaucoup dans des montures en or émaiUé , faites du temps- où l'on y voyait des sujets religieux. Kous citons les principales curiosités de g. à dr. i^' compartiment, au milieu, *a069, Jultt^ flUe de Titus 1 aigue-marine avec monture du moyen âge; 3093, AnUmin U Pieux, 6« compart.^ ^818, ParàlliU de V Ancien et du Nouveau Testament^ eamée du zvi^ s., un des plusjmportants de la série moderne % 308, A4ovaHo» des mages ^ genre flamand du xv® s., 7^ compart., 673, 874, deux braeelett dé Diane de Poitiers, composés chacun de sept camées, de la renaissance. 86 compart.^ *335, Françoit l*^\ 887, Louis X///, grenat oriental enchâssé dans des émaux; «850, Louis XV; *334, BenrilV et Marie de Mi-
Biblioih.- NatêàntiU. PARIS. lUvtdr.^. 161
dKW,, Goauill^ tjkif iftrdonyx. -^'Ilie viia^i]!^, çuitè dea cuBiées.. l®* eomt>art., *oo, -4fnjîAt<ri<e, un des camées les plus remarquables de la collection; 4, Jupiter^ debout et avec Taigle à ses p^eds, dans une ma^niûûue monture du'^ivos.^ 106, les Ch^MUx de PiUpèr 9^, la Liiputé de MinÉt^e et dé /iepktne^ 79 .•/««•« eeniewre^ JQuaat de la double mit. 29 eompart., 168, Alexandre le Grùndy agate, dans, une magnifique monture d'or émaillé. 8^ cdmparf., ^H&d.,' Apothéose de Ûermanicus; au-dessus, 109, Auguête^ camée antique avec monture du moyen âge.; 327, OUtude et JfeêgaUne en Triptolèm^ et. Céf as* \ , . . •
ive vjTRiîij^ au milieu de la salle, lee objets les plus précieux. 279, un canthare dlouysfaq^ue, connu sous le nom dé coiipe des Ptolémées^ en savdonyx oriental-, orné de groupes figtxra&t Ita mystères de Gérés et de Baeebu0»- 2779, ^upé de ChosroUs J»»", xoi de Perrfe (m, 575 ap. J.-C), composée de médaillons en cristal de roche et en verre de deux couleurs: dans le fond, Chostoës sur son trône. .2780, 2781, trésor de Oourdon (village- dB la CôtèKl'OT), buire et plateau en or massif, des premiers temp» du ehri4ti»uiAme. *8Si^ Ap0théû»e d*A!Ufuste, ]« plus grand de tous lea ca« ; mées connus, compose d'une forte tablette de sardonyx, haute de plus de 90 centîm.," avec 26 figures: Auguste, Enée, Jules César, Drusus. Ti- f
bère, LIvM, AgrtppiDe, Germanieus, Callgula^ etc. Sans num.^ n4f an- I tigne àtt s^rdonyxv avets m<Mstiii*e du moyen âge. *2778, la peUire de Rennes, coupe trouvée en 1774 près de Rennes, en or massif, ^vec bas-reliefs i représentant la lutte entre Bs^cchus et Hercule (triomphe du vin sur la fovee) , et entoui^ée de êèizd médaillons d*^empereurs romainb (Antonins). 287, iuHe de ÇwMiemUn en agate, et sur le devant, *2781bi8, nne^médoM» d'JSueratide^ roi gre« de la Bactrj»ne, du poids de 20 statères d'or (HÇ grammesj, la plus grande que Ton en connaisse. Le reste de là vitrine conif%Ért' des objets ' de' paruà*e en or, ete. — YCet VI® vitkimbs: médailles «qpwinfvi e^ grecq^si il y ik des étiquette». — VII« vitttVB: monnaies Çrançaisea et étrangères fort remarq.uaDlefl.
• Dans lès armoires le long du inur en face des fenêtres, d'abord de petits bronzes., des ustensiles et des armes antiques; ensuite, 702, le cail^ iott Mifi^fma^ pieTri^ûvtÀïde^ avec Inscxliptijonfi «unâiforBies , le pin» important dea monjuments babyloniens ^ une collection choisie de vttses peints^ comme ceux du Louvre; puis encore des bronzes. — Dans l'armoire du mnr suiv., dé petites terres euîUs antiques; dans>celle qui est de l'autre côté de IR portai det »n^<« ^m.arquahle», quatre diptyques coiiaulaims (présfiixX^ des consuls aux sénateurs) et deux triptyques du moyen ace. Enfin \ un* gra;id plat en argent , large de 70 eentim. , dit le Bouclier de Scipion. \ les ban-reilefs plats qu) le décorent, représentent l^nlèvement de Briséi9 \ rendue à Aehille par Aganai^snnan.. Il a été trouvé en 1656 dans le Khône, \ près d'Avignon. — Dans les vitrines aux fenêtres, les nouvelles acquisitions.
' La sALtE DO Drc v^ Luyhes, à dr. de l*antichàmbre , contient une ( collection choisie d'intailles, de camées, de làiédaiHes, de bronzes, de bi- < Joux', de vases et de terres cuites antiques, collection liguée par le duc i de Luynes (m. 1867), de son vivant un antiquaire célèbre. Au milieu, un beau totse de femme en marbre de Paros. — Viennent ensuite 2 nouvelles SAttES non encore complètement organisées; la !'''• contient le trésor 'éM Vitlerei., 9T statuettes et vases en argent de diverses époques -en partie' du îi® M. av. J.-C., et aussi de diverses valeurs, trouvées en 1830 en iffoifmanàle; d*autres objets du moyen Sge et de la renaissance, quelques'o%jets provenant du tombeau de Childéric 1®*" (m. 481) , découvert en 1655 a Tournai, et des eollections de médailles, dans de magnifiques meubles. La 2* renferme, 'an milieu, le prétendu siège de Bagohtrt., du vu* s., et les collections de Jqnzé et Qppermann, des statuettes antiques en bronze et en terre cuite et quelques vases.
£h face de rentrée principale de la Bit^liothèque Nationale est \ la y yoyTAjaiy ^ Rr^w^ineiT QMhouvoia^ £lle est en bronze et l'œuTre , de YUcoifiéi, avec defl statues par Klagm<mn, représentant la Seine, ' la Loiré^ la Garonne et la Saône. Le petit square où elle se trouve occupe l'emplacement du Grand - Opéia au sortir duquel le duc
BsBdeker. Paris , 7« édit. H
162 mv€dr.6> PAfilS. Noire ^JOamt' de -Lor.
d« Berry fut assassiné par Louvel, en 1820, et qui fat démoli pour cette raison.
Continuant de remonter la rue de Bicli^^iftii ^ nous trayersons to ut près < ^A Ift BniiT«#t (p. 52) la grande rue du ^ na ^ p» - Sftptftmhm (p 63) , et nous arrivons sur les g rands Bou Leyards , entre celui de Montmartre et celui des Italîfij[ia (p7oi et 0317" V "Kbus suivons tout droit , de l'autre côté , la rue Drouot. A g., n° 9, Vhôtel des Ventes mobilières , où se font souvent en hiver des ventes d'objets d'art. La physionomie de cet hôtel , où les ventes ont lieu à partir de 2 h., est fort curieuse; mais il faut être connaisseur pour pouvoir y acheter avec avantage. Les brocanteurs y font le trafic sur une grande échelle , mettant des marchandises en vente pour leur propre compte et les poussant le plus possible, sauf â les revendre le lendemain si elles leur restent. Les adjudications se font au comptant et moyennant 5% en plus pour les frais.
Dans la même rue , n*' 26 , le joli hôtel du journal le Figaro, dans le style de la renaissance espagnole.
Plus ioin , la rue de la Fayette ou Lafayette , grande et belle rue neuve de près de 3 kll. de longueur, qui commence au bouL Haus^mann , derrière l'Opéra, et qui traverse en ligne droite , avec son prolongement la rue d'Allemagne (2kiL; p. 165), les quartiers N.~E. de la ville. Nous montons à g. dans la rue du Faubourg- Montmartre et nous tournons bientôt aussi â g. dans une autre belle rue neuve, la rue de Châteaudun, où est
Hotre-^Dame-de-Lorette (pi. B. 21), à l'extrémité de la rue Laffltte, qui donne sur le bpul. des Italiens. Elle a été bâtie de 1823 à 1836, par Hipp, Lebas, et sa forme est celle d'une basilique romaine, de 69 m. de longsur 32 de lari^e et 18 de haut. Au dehors, elle est d'un aspect sévère. Elle a un portique corinthien avec fronton par NanteuU , l'Enfant Jésus adoré par les auges , et des statues des Vertus théologales par Fbyatier, LaiHé et Lemaire,
L^'iNTéaiEUR, au contraire, est orné avec une élégance excessive, qui lui donne un air mondain, presque théâtral. Le vaisseau est divisé en trois parties par 32 colonnes de stuc jaune, et le plafond, en énormes caissons brillants de dorures et de peintures. Les murs sont couverts de fresques remarquables. Celles des chapelles des fonts, du St-Saerement, 4f(8 mariages et des morts, aux extrémités des bas côtés, sont de Blûndel &i J*érin, Celles de la nef, dues à différents artistes, représentent des scènes de l'histoire de la Vierge, et la série est complétée par les trois du chœur et de Tabside: à dr., la Présentation au temple, par Heim; à g., Jésus enseignant dans le temple, par Drolling; au centre, le Couronnement de la Vierge, par Pieot. Les deux Anges en adoration du maître autel sont aussi de Kanteuil, La chapelle de la Vierge a été décorée par Orsel.
En deçà de la rue de Chftteaudun est la rue de la Victoire (pi. B. 21), où se voit la synagogue du même. nom, récemment construite par Aldrophe, avec une façade monumentale de style néo-roman.
La rue des Martyrs, à dr. derrière Notre-Dame^de-Lorette , aboutit au boulevard de Bocheehouart. à côté du cirque Fernando (p. 23). Sur le même boulevard, n** 80, le hal de V Elysée-ifontmartre (p. 25), et num, 41-45, le collège RoUiny vaste édifice terminé en 1876, sur l'emplacement des anciens abattoirs de Montmartire.
St-^Vinc^nt'de-PauL Vk^^, Rive dr, e, 16B
En foee se roli la b«tt» HoAtuartr*) colltne eëlèbire s'élerant à un peu plus de 100 m. au-dessus du niyeau de la Seine. Les uns prétendent que eette éminenee était autrefois occupée par un temple du dieu Mars (ÈÊons MarHs) , d'autres en font le théâtre du martyre de St Denis (p. 266) et de ses eompagnotts, et dérivent son nom, avec plus de raison, de M'ont Metrtifrum. Louis VI y fonda en 1117 un couvent de bénédictins , dont il reste encore l'église iSt-Pierre de Montmartre (pi. B. 20) , sur la hauteur. A dr. et derrière se trouve un Jtiràin des OIMers déeoré de sculptures originales, un calvaire, etc.
C'est à côté de Bt-Pierre que se construit ViçKse du Sacré-Caur , qui doit être un monument graaullose de style roman bysantin, amt les plans d'Abadie, EUe.sQra surmontée d'un grand dôme, devrière lequel s'élà^ vera un clocher. Les travaux sont' encore relativement peu avancés^ parce qu*U a fallu établir des soubassemeùts considérables dans les ancienne» carrières de gypse de la bujtte<) oa qui a déjà absorbé 3 ÔOO 000 fr., et parce que les fonds sont surtout fQurnia par des quêtes et des sous* criptions organisées par le clergé, lia dépense totale est évaluée à25 millions. On peut visiter les chantiers en payant 25 c. ; l'entrée est sur le derrière.
Les hauteurs de Konimartre, ^ui ont été témoins de la dernière lutte entre Tarmée française et eelle des alliés en 1814. le ,30 naars < ont aussi joué un rôle important durant les sièges de 1870-7i. Le 18 mars 1871, ^s soldats révoltés çiuî avaient assassine les généraux Clément -Thomas et Leeomte, s'emparèrent des canons qui se trouvaient à Montmartre et qui étaient confiés à un eèvps de gardes-aatienaux ; ee fut le commencement de l'insurrection de la Commune, qui dura du 18 mars au 38 mai.
Par un tempe clair^ on a des hauteurs^ Auriour de la nouvelle rue qui Muatoojme l'église^ une belle rue de Parl«. ^ Montmartre «st un quartier ouvrier et mal bâti, par suite de sa situation; il y a quantité de rues avec des escaUers.
"• Revenu au boul. de Roehechouart, on poufra prendre la rue deDunkerqUe pour aller à St-Yincent-de-PauI et a la gaire du Nord (p. 164), ou encore pousser plus loin par le boulevard pour visiter St-Bernard (p. 164);
. II. ]>e Hotre-Dame-de-LorettOA^x ga^e«4n ITord et dçi TEàt. QVViucent-de-Faul. St-Laureott ,
Jii^ lue de Jft Fayette (p» 162) peweiA^ès Is iue> de Glillteaudujï, i -g,,, au 9quQ,*^ Moîbikolon, ornué d'une atatufl en boonze pât Coutan, la Porteii*e de paltt. Plua loin, à g*» •
♦W- VijacuBt'de-Paia (pi B» 24) , églûe qonslwite de 1824 à 1844 s par Le fête et UUtorff^ en fonae de l)!a8iU4tte oowme NQtie-> Dàme-de^Lorette, mais dan$ des p»>.pontipDe pina heuxeuses. EUe a 80 m* de lotnget 37 içLe laige* Qn y mipntD par de«z xampes en fer à cheval et par un escalier central coisiiptaât46 de^^éd. Au-dessus de çe^ anipliithé4t)se est un pëiislyle de 12 icplonnes loniqnAfi cannelées ave<î un fronton par Lemafte; St Ytni^eiitrde-Paulr entre la Foi et la 01iaritë« Pe çbaquA o^? d^is-tour^ owrées i«n pfisu maigres, hautes de 42 m., reliées par une bat^stfadje avec de9 «tatAies des érangéliate9. La porte principale est ocnée de àQulptiores par j'ariKAon» représentant J.^;).Qtiea apâtKeso'
. .L'iNTiiRiBvase compose d'une ^^aadeneî flanquée de bas eôtéa doubles, dont une partie est occupée par des cbapelles et Tautre surmontée de tribunes. (M n'y compte pas moins de S4 colonnes ioniques en stuc. ija eikarpente du toit est apparente et bien' dieorée. Tout autour de la nef est une '>'*frise, peinte par Mpp^ Flandrin (1609-1864). Elle figure une procession de saints, d^apôtres, de prophètes, de martyrs, dé papes et dé saintes femmes. Cette composition célèbre, d'une beauté vraiment classique,
104 Rive df. 6. PARIS. St-Limrtnt*
est le ebef'â'œuvse de l'artiate; elle «i|»pella le»-»a6aïqiieSi de. S. ApoUinare yuovo à Bavenne. Dans la coupole du ebœur est une autre fresque sur fond d^or, par Picot : St Vincent de Paul, agenouillé devant le Christ et lui présentant des enfants. La frise, qui est aussi de /landn'nt figure les sept sacrements. Le maitre autel est décoré d'un beau ealvaire en bronse
Sar JRvde, Autour du chœur règne une belle boiserie., Dans la chApeUft e la Vieree, derrière le cbœur, la *Vierge avee Tenfant Jésus, par Carrier 'Éelleuse. Les fenêtre» des bas côtés ont de beaux vitraux par Maréchal et par Orignon.
Un p«u au delà de St-Yincentrde-Paul , la rue de la Fayette eroise le boul. de Magenta, qui vient de la place de la République (p. 49). A g. se dresse la grande façade de la gare du Kord (pi. B.24). Cette gare, reconstruite en 1863-64 par JSittorff, occupe une superfleie de près de 32000 m. La façade a 160 m. de développement.' La partie principale, percée de trois arcades gigantesques , est surmontée d'un pignon que couronnent des statues de Paris et de 8 grande» villes étrangères reliées à Paris par la ligne du Nord. Derrière cette partie centrale se trouve la grande halle de la gare, dont la longueur est de 200 m. et la largeur de 70 , c'est-à-dire au moins douUe de celle des iMulevards.
Du côté gauche.,, au bout de la rue St -Vincent - de - Paul ^ VMpital Lariboisière (pi. B. 23), construit de 1846 k 1863 et ainsi nonuné en l'honneur de la comtesse de Laribois&ère, qui laissa 29ÛO0ÛOfr. pour les pauvres de Paris. Sntrée. publique le dinianche et le jeudi. On voit dans 1» chapelle le tombeau de Kme.de Lariboisière, par MarocJutU.
Plus loin encore, au delà du boulevard extérieur d& la Chapelle^ St- Benard, jolie église avee une belle -flèche, oonstruite de 1868 à 1^1 ^ par Magnfi^ dans le style ogival du xpiT^.a. On y remarque diverses peiitt tojres, la chaire, le chemin de la croix, les vitraux, par 0$eU'IlMkren^ ^ et de beaux retables dans le transept. — Butte Montmartre, à env. 10 min. à rO., v, p. 163.
En redescendant le 'bout, de M'agenta (v. cl-des^s) et en prenant à g. la rue de Strastïourg ,* on arrive en peu de temps de la gare du Ndrd i la gn^e d» PStI ou de Strasbùurç (pL B. 24), la plus belle dé Paris, bâtie dans Taie du b0ul. dé ^asbourg (p. 50) , où eUe forme perspective. Elle est de Tarchitecte Ltuquesnay, Au éen^ de la façade, une demi-rose, «uiaiôktée d^Un pignoâ que couronne «me statue rassise die la ville de Strasbourg. De chaque côté, deux paTiUons em uvani^'QOTps , reliés par un péristyle, sur la balustrade duquel est uti cadran accompagné de statues à demieouebées de la Seihe'et du ftliin.
' 8t * lAorent (pi; B. 24>, un peu plus bas que la gare , à g., eert une des plu» aneieimeis églises de Paris (593) , rebâtie et restaurée plusieufs fols, et corni^lètemont' transformée <en 1865-66, où Ton a ajouté deux travées à la nef eft construit une beUe façade gothique ainsi qu'une flèche élégante, thi cèté du boulevard. Le chœur a été décoré par Blondel et le-miiîtitf autel par Lepautre, Ou cite, parmi les tableaux, dans le transept de dr., un Martyre de St Laurent, par Çfreuze; du côté opposé, un St Laurent au milieu des pauvres, par Trezeh La chapelle de la Vierge, dans l'abside, sous le vocable de Notre-Dame-des-Malades, est ornée de nombreux ex-voto.
Buttei-Chaumont PARIS. Ri^edr. 0, 165
m. Des gares du Nord et de TEst aux Buttes-Cliafimont. ' iCarohtf et abattoirs de la ym«tte.
Gomme il y a plus de 2 kil. des gares au pare des Buttes -Ûhaumont et rien de fort remarquable à voir jusque-là, on fera bien de prendre une Toiture particulière, arec laquelle on visitera ee pam^ et. de là on pourra sa flaire conduire au marebé de la Villette. On ^^^ra dq moins profiter, soit de Tomnibus de Belleville (if)^ qui passe à la gare de TEst, soit plutôt du tramway de Pantin, qui monte du boul. de Magenta par le Faubourg fit-Denis, on de ronmibns de ia.Petlte ViUettefi^Q, qui passe à la gare du Kprd (v. Vappendice). Il y a dea cafés au;c Buttes - Cbaumont. Restaurants près des gares, dans les hôtels mentionnés p. 2.
La rue de la Fayette se termine aU hassià de la Villette (pi. B. 26,27), Ôl'où descend le canal St-^tartin {^.'4S): Ce bassin est formé par le canal de VOurcq, ainsi nommé parce qu'il relie TOurcq, affluent de l'a Marne, avec laSelile; Sa longueur e^t de près de 188 klL II épargne un grand détour â là petite navigation, surtout aussi par sa première, ramification au N.- 0,. , le caneA St -Ik^niih qui abrège de 16 kil. le trajet entre la haute «t la basse- Seine.
On aperçoit à g. une rotonde, occupée aujourd'hui par la douane ; c'est un reste des propyléies 4$oiL8tri^its à la fin du siècle jdernier par Ledoux. A g. et à dr. sont les boulevards extérieurs.
Nous suivons tout droit la rue d' J^Uema ffne , jusqu'à une large ^ rue à 700 m. sur la droite, l 'avenue L» umiere, qui aboutit au parc. sÇ Les * ^nttes-Clhanmont (p i. B. 36, 29rs'ont un parc situé au N.-E. de Paris , aT8Xtr5mît?TTrde la colline de Belleville. Elles s'étendent en forme de croissant irrégulier sur une superficie de plus de 22 hectares. Ce n'est en réalité qu'une partie des buttes Chaumont («calvi montes») , comme on peut le voir par tes parties stériles et dénudées qui en restent à l'O. C'est au sommet de ces buttes que s'élevait jadis le gibet de Mont/aucon, où furent pendus jusqu'en 1761 tant de criminels , mais aussi tant de victimes des vengeances humaines. Et il n*y eut pas que la populace qui y vint se repaître de ce triste spectacle, Charles IX lui-même y fut avec sa cour pour voir Coligny , qu'on y avait tccxocbé pu les piflds aitrès la St-Barthélemy. «Aucuns qui étaient avec lui, dit Sianjbôme, bouchaient le nez à cause de la senteur, dont il les en reprit et leur dit : Je ne le bouche comme vous «utres, «ar l'odeur de son .ennemi est très bonne^» Cet endroit fut encore pendant longtemps un lieu décrié comme repaire de malfaiteurs , et aussi une des voiries de la ville. Après l'avoir déblayé dans l'intérêt de la santé publique , on décida d'y créer une promenade, dont avait besoin ce quartier ouvrier. L'administration se proposait en même temps de faire acquérir de la valeur aux terrains vagues des alentours. Or il ne s'agissait pas, sur un vaste espace comme celui - ci , de faire un square vulgaire, mais quelque chose d'original et de grandiose. L'exploitation des carrières qui se trouvaient à cet endroit avait produit des inégalités de terrain considérables. Au milieu de ravins et de fondrières s'élevaient de petites collines et des rochers escarpés ; on a transformé les collines en un joH parc, on a donné aux rochers un aspect encore
, 166 Rivt dr. e. PARI& AbatteirA.
j plus sauvage «t.oa les « entourés d'un pMU lac. Uu^. caseade y
/ tombe d'unie liauteur considérable dans une grotte artificielle à stalac-
/ tites, haute de 20 m., l'ancienne entrée des carrières , et le ruisseau
/ qui en sort se déverse dans le lac. Sur les rochers au milieu de ce
lac a été bit! un p etit UmfU cQy^ j| t^>ien , sur le modèle de celui de
la Sibylle , à Tivoli (Italie). On a de là une belle vue du côté de
St - Denis et de Montmartre, et de la hauteiu au S. un^ vue ma^ni-
ffoue^dè^aris r'Xu N. , 'en dehors du paie, se voit la nouvelle
! j mairie du JLl^ arrondUse nMnt , dans le style Louis XIII. Un
i l^er ^ont en ^1 de fer, de (xt m. de long, est suspendu entre deux
! rochers a 30 m. au-dessus du lac ^ une arche eu pierre en relie
d'autres plus loija, etc. Le chemin de fer de ceinture passe dans la