‹ Paris et ses environs: manuel du voyageur (volume 2)Chapitre 39 sur 59 · II. Do lEniiée de Clumy au Panthéon · texte numérisé non relu

II. Do lEniiée de Clumy au Panthéon

OoUifs de Ftaaes. S«rb«wia. fiiWothèqiie 8to«Ocmavièvo.

Bt-Stienae-du-JCDiit.

£n remontant la rue de la Sorbonne, en face de l'hôtel de Cluny, on traverse la grande et belle rut dôi EcoU$, qui part de la halle aux vins et aboutit au boul. St-Michel. Plus loin dans cette rue se trouve le Collège de ïrance (pi. E. 19 ; F) , fondé en 1Ô30 par François l^^j rebâti peu à peu de 1611 à 1774, restauré et agrandi en 1831. Ce n'était d'abord qu'un simple collège, dit «collège des trois langues»,' mais c'est aujourd'hui un local où se font des cours supérieurs, sur toutes sortes de matières, comme l'indique l'inscription de rentrée principiale: adocet omnia». Ces cours, publics et gratuits , â la portée de tous , sont spécialement fréquentée par les hommes faits et aussi par les dames. Le Collège de France compte 39 chaires ; il ne dépend pas de l'Université, mais il relève directement du ministère de l'instruction publique. Dans le parterre du côté de la rue des Ecoles, là statue du Dante, bronze par Aube; dans la cour du côté de la rue St- Jacques, là, statue deBude, l'éru-^ dit auquel est due en partie la fondation du Collège.

Les terrains vagues à dr. sont destinés à l'sgtandissement de la Sorbonne, dont l'entrée est plus loin^ dans la rue du même nom.

La Serbonne (pi. i(. 19; F), bâtie en 1629, par RicheUeU, poiur la fa£tUte de théàlopie dé l'Université, est aujourd'hui en même temps le siège des facuUes des letiarts et des sHencûi, Il y avait là: dans le principe un collège fondé en 1253 'pat Robert de Sorhortf confesseur de St Louis , pour quelques pauvres étudiants et leurs professeurs ) mais sa réputation en fit bientôt le centre de l'enseignement de la théologie scolastique. La Sorbonne a exercé une influence considérable sur le catholicisme en France (église gallicane). Si elle a été l'en nemie acharnée du protestantisme, elle n'a guère moins vivement combattu les jésuites , rejetant pendant longtemps la bulle «Unigenitus», dirigée contre les jansénistes (1713). £Ue. fut naturellement aussi l'adversaire des philosophes du xvin® s. et en butte à leurs sarcasmes , jusqu'au jour où la Révolution la supprima. La Sorbonne est devenue ensuite le siège des trois f«eultés mentionnées ci-dessus, lorsque Napoléon I*'^ fonda en 1808 l'Université actuelle de France, par laquelle on entend la direction su-

Panthéon, PARIS. Rive g. IL 20i

périeure de l'enseignement dans toute la Fiance. Les facultés de droit et de médecine ont leurs locaux particuliers (p. 193 et 203). Les cours des cinq facultés sont fréquentés par plus de 8000 étudiants. Ces cours sont gratuits et publics, sauf poux les dames. Au milieu du mois d'aoû.t a lieu ici la distribution d^s prix du concours général entre les lycée« de Paris et de YersaiHea ^ fondé en 1733 par Legendre , chanoine de Notre-Pame. — La bibliothèque de rUniveçsité, qui possède 80000 volumes (catalogue), est ouverte tous les jours non fériés de 10 h. à 3 h. et de 7 à 1^ , le soir.

L'ÉGLISE DE laSobbonne, dont l'entrée ordinaire est sur la. place du même nom , est surmontée d'un dôme remarquable. Elle > a été construite aussi pat Richelieu, de 163Ô a 1659^ £lle est ouverte de 8 h. à 11 h. et dé 1 à 4; si elle est feintée ^ s'adresser au concierge. — A Tintéxieur on remarque , à g* de Ventrée, un grand tableau ^ NicAug. Hette , Robert de Soibo4l présentant à St Louis ^e jeunes élèves en théologie ; dans la coupole > des pen**dentifs par 'BhiL de Champaigne ; dans le bras g. du transept, und grande composition par Timhal, l'Histoire de la théologie, et surtout le *tojnbeau de Richelieu , par Qirardan (1694), d'^rès Lebrun.

Nous retournons de la place de la Sorbonne au bouL St-Michel- £n face,'le i^eee iS^-Xcmis, qui a remplacé l'anc collège d'Haïcourt, dont la fondation remontait à 1280. Plus haut, un carrefour où l'on voit , à dr., le jardin et le palais du Luxembourg (p. 215) ; à g., au bout de la rue Soufflot, le dôme imposant du Panthéon.. ^Le *ito ^éoni yl. R. 19; F; entrée, v. ci -dessous) est bâti à l'endroit^ piua élevé de la rive g. , sur l'emplacement du tombeau de Ste Qeneviève, patronne de Paris (m. 512; v. p.zxix et 204), où. il y eut d'abord une chapelle , puis une église. Le plan de rédlflce actuel est dû à S ouf flot ; il a été construit de 1764 à 1790. On lé dédia aussi à Ste Geneviève , mais la Constituante le convertit en 1791' en un temple appelé «Panthéon» , destiné à la sépulture des grands hommes, comme l'indique son inscription: f(Aux grands hommes, la patrie reconnaissante», et le monument a gardé le nom de Panthéon , bien qu'on en ait refait une église Ste-Geneviève.

Le Panthéon né ressemble guère à une église , ni à l'extérieur ni à l'intérieur, mais c'est un temple imposant en forme de croix grecque, dé 112 m. de long sur 84 de large, ayant au milieu un dôme de 83 m. de haut. Ce dôme' îrepôse^^ùr un haut tambour en^ touré d'une colonnade corinthienne, et il est surmonté d'une lanterne ayant elle-même un petit dôme. La façade est foimée par un portique colossal de 22 colonnes 'corinthiennes cannelées, hautes de 25 m., d;^ns le genre de celui du Panthéon de Rome. Xe *fronton au-dessus du péristyle, de 36 m. de long sur 7. de haut> a été scuIpTé, par le célèbre David d'Angers. La flgure principale) haute de 5 m., représente la France distribuant des couronnes à ses enfants.

A g., sous la protection de la Liberté: 2faletherbes , Mirabeau^ Mongê et ^ênelon. Manuel, Carnoty le célèbre général; BerthoUet^ le chimiste, et LapUiee^ rastronome. Dans la deuxième rangée: David^ le peintre; Cuvier^

tQUre^.de* fl<^0Mf d« .1» R^p^^Uiqua e4.do rStaii4re,v dont: un Mnl.est.on. portir^^tt^ci'iaparf^;, derrière lui, ub vieux greiudier appuyé sur aon, fusil,et l6 petit iambout id^Ât-ooIe, flgui'anft 1 audace jùvënile. Danft les angles;' d«i< étudittefê élid«# <làv«rde rétolè'^ft«éhiilqtiè< ^ ' î"^U^ Iv^bTtl^« ««^folén^ di^tit groupés 4e niarbte t>Ai' Maih*

Ift ^n'UQf'dÀ<<PàTi»/et leBsi^iâiilétïe Cl(y^«1iiftif'StRèiny:- - «

'<]Li6r>Patkth^çaii9st 4>aTevt>toiitM"la jtyu#Aé«^ maAs on n'eu f eut vxsltet'le dôme,iet li^f csf^eaux ;giua .4e. jlQ b. Vfiid^ |^atjn,k>4^0M ^ br.«u^b.,V«i du soir, suivant la iaison. Chaque visite coûte 50 c. On prend des cartes ato'^t!i'àrchànâ%b''lle rentir^e, et Ton y& attendre dans* lie triinsë'pt dé i. le gaMlen .qtai lAqKâuit «le» visUaursv tMtet lea y§ht > i ;

NL'IicitâbrBthitc» i— • 0x1 ^Cnètre dan» te iempleimatjestlwut:' p«r tsDi& Mti^rpoHeréttitooftt».'^ De' chaque cètë des Àelt's Tègme une eolofi^ naide. d'otdnt cabinthien yfprmaiit one galn^ latérale et* supportent* unei tilbune^ i B^àm te )flaii de Sbuffiet,\ledôÉie détaié reposeï suv^tov: coloiineë^ elièsftti<ent%>0Q>'iée8 tEop<fmilile»poui boa poids éROime,; et J^i-B<m4eietyi qmJt lui sueoéd» eh 1781 y dut les i^mplàtcer pat dea pilteTB, ce qui i nuit nattareUwBkëAt à l*effèt ^général d« U nef< Ce dôme- set cérapopa de ttoié cou|»oles (^peTposéeis>^: détitia^ seôonde a été . déiïOrée .^ar •jGvas. de • peintutes! suti lesquelles noue veviendrons plaiëilain.. Oelles>des peodentifs^pàv.Carralhb, d'aprà» Gérard, re^ présentant la Mort, 1a> Patrie^ la Jusltee etla Gloire/ L'autel de la chaj^ëlle duiÊfaUsept deidr.^ dédiié i Ste-OeneTlèYe^est surmonté de quatte angeâlpoMant «ne châsse^ d'apvès Qt* Pilon <p.- 88)^.

,]4Q- Panthéon. doit être déçové .da peintdris )(t.d'auti«« .centres d'art qui en feront unf; sorte de basilique nationale. Plusieurs fresques «o^t idiâintenant i't^kvè'éa (tnâcHptions). À drVdiîn^ la néf, Vfiiifaneè dë^ St« âidliaVfèVe ->atf "Pitvif die Chmfanmèi^' danb Ik ge^M^iMrvhiffqtte er an^mrqu^

IM BàiAte p)(>rtëé« eu ptoeéstfotf {yeur' «Menfr la eèMalieif de la j^iui» en U96, par 4r«||iUo«rf I puis,. leiAaptêm^ d^ÇlO^ et w8PQ.y(Df ni la, thalaUle d^a

Tolbiac , par Blanc. À dr, ,d^ chœur , la *jMort' de pte Geneviève » par J:-P,- t&nreni: D'ans fe* lirait g. Mu transept, St 'Louis rendant' la ju&fiM, Ibndàni la SiM4>éahe, <fbndB»t tes Quinxe-Yingts'fetprlàonbieï'des Bairasiuv,

par c;a^4M0<^^|.aA'd«bs<Mia>ni^, P«M)eMy}ipa de «aintjs. , i;>as awlrriS;ai]JeM doivent être: la Marche d'Attila vers Paris eVSte.G^iiev^ève rassurant le peuple ,' S*tê Geneviève pendant le sîfege dé Pârfrf, distribuant des ^ro« visions au i^dv^lé', la< ^PrëdMatlotn de- SVDenift,' le Martyre de StDeaUf

l'antie de la 9#afeieéiies desttaéee de son t»dta^l6; Baftu eontreles piiiart sont <HiiS9tw»ili|ie)Btpt.p)ac!^s ^esstatnte d4 6t]>enis«i3t,9a«(F4 St OecmaMN St. Martin, -St Bernard, St Jean de Matha, ^tBloi, St Grégoire de Tours,

Si VincetiV de"ï'a6l et la SàHe. • ' ■ ^ ^ i ^

L'es-calîet d^'^è^J; (42Ô inàrcfhe^) ëéidails *ëb*ai'^.' du transe)^.- Oiï gAYitf#8b5rd'13*»ar«hes jtï8qti*à lâ'toîtdré, puis 192 Juèr^U'i 'la' ^t^iîïe coupole', ^âU èentre'dé in^^^ller eâi\i)i*e' ouVeJrti^ de Tm.'Ceèi'e.' dU Ifc «««lerment qtt»oh peut voir ï^fépciirtutèé dé la déutïême, pat "Q'yo*, Ste Geneviève ré4îevànt les ÏÏotnmages des rois ^e f'rancej L^s^ ifiguies ont jusqu'à 5 jn. de hauiteury. et toute la <

pétition »teooi|^e,iipe mnfê^ â»<dl^miMné9é -^ Beiitwit /Mi«ora 94.degré9 4 graw poai; aijWer.Aii sommet de l^^édiâce; da^sila Un- U^mfB^ Le p#nor4in«..ei$t iQoiiM ])«iau/qtt€( Q«ia.4e(la4Qa? St-J>ajiiqiMa et de.Ni9tfe-'D«ine, parqe» qulon. n'esta p4saui centre do la^iUe. .< ' >

.' L'eivtr^ft ! des Qè3AiiS3 > 4^i ^^ ^^^ P<^ avAren^ent. «uiieuic » est éeyrlè?e4e mi^îtreiaiUel. M9 veôt^s. de. octS' xw«i$tmc*ion> sQutern raines sonib .auppoftée» par 3^ piliers dans le style dePiWStttpu :

'0» y vioiitreTdQS 4iOBiwents .'sans'/valetir éatMk^V»ilk$ir9.fSM -keftous- «eatf., le nreiniev avec vne statwe .par Hoiidon.. Oe9 tombeaux 8f)ut vi^^eg^ lei' restes aes plhiloâophek iC^anl été fiecrétement enlevés après IsiS. rèpiii^silÂles' tnies^Tuinos &t ïa vloiatibtf des tokbdatnd de Bt-tfMÏB. ' Yfi-k-irià do «ovuaiMi^ .de V^Uilirei (^Ini. d« Som^^U Vamhite«te, mort vh lT81f« Le mathématicien Lagrangey le mavin BomfoiwfUU, le maréchal ^«afiâc et des sénateurs du. premier émptre sont encore inhumés d^ns eeë caveaux.* On' y montt'e aussi un modèle en plâtre de Tédiflce. tJn eôup, mime léger, fra]^pé sur iiQé caisse . éveille un écho semblable à là détonation d'une arme à feu. On sort i TO. ^près du grand portail (pourb. à volonté).

' Vis ^ à -p Vis Au Panthéon' , à g. ea«ortant, s'élève ia ^medriedu V^ {nHrondiimnknt^ bStîe en 1849, et de Tatitlre côté; TEéolt dt droit ^ commencée par SfmflQot en l??!.

• 1m. UbUoihHn» StO'^OMiespièTtt , long édifiée «n N. de lé placer, à tfté' (fonstmtte de 1843 à 1850 ^ar H: tahtonste, J/ltts tard architècte de la BîH^ot^eqi^e. Nationale. Sur les murs sont inscrits des noms d'éerllrain^ «^lèbies de tontes les nations.

' 'lia btbllofhèqtté 5te - Oenfevîevè , tris Men dîstrîbnfiè, att tezde-i;i^au0s^ (manuscriti^ et curiosités) et an jgremier 4tsge , a éti fondée «n 16^ pav le oardin*! de 1» Roefaeloncanld,âan8'rabH>^ de SflB-^Oënetliv^ (rr d^delssou»'), et augmentée surtout de èelle du G«rdtnariê(Tellier, irchevé^e de' Reims, en 1710. £lle'eo«nptë 35 000 manvnserits', du ii^' Sfu' xVit^s., dont une partie otnéis de belles miniatures ; beaucoup d'iilcTinal)les ou d'ouvrages remontant à la première époque de Tart typographique (Un du ^v^ s.) ; 5 à 6000 estanpes et des curiosités, comme vn portrait de Mari» StoArt donné paf elle è TaBbaye de 6t)B**0enéviève. Le département des Imprimés comprend 120000 vol., parmi lesquels U y a une collection presque complète d^ Aides*,, ouvrages sortis des presses des Manvèe (Aide et Paul) , célèbres imprimeiirs vénitiens des i^v® e> ivif s., et des collections aussi 1*I^T(^ii1f^àMês d^ÊlïSvilfé (xVr et ïvii* s.) et de la plupart de^ publications périodiques' dés xvn® et xviji^s.

'.' JXàiïS le vestlbulç^ d^s bnstes de graAds.écrivains i^rançais^ 4ans resoalier, cekti deG^rin^^ qUi fonda 'à la Sorbonne la première imprimerie' fhinçâîôe, en 1469; au-dfess\is'^ line copié/ de l'Ecoléf â' Athènes de Raphaël , au Vatican ; a\i t)lafônd, des méda,iUon8 .rej pr^enAsknt , il» âkSi^ftcn»; et l'Ant ^ . U rTbéiOlDig^e. .et, ,1a : Jurispmdonce, per Balian A Jh'entiée de levsaUe,. un» .beUe^ta^^itsiirie. des GobeUns» l'Etude surprise pif U.nnift/.d'apièisBailiej ^^ •.. • ) . .< iltfrfséUe.dft'leoture, eu premier,, longne de lOO.m.^ 'large de dO ;et •haute de. 1 3 , . .est , très «liisteinent. oonstruite. ; La ■ voûte r est «nfpoftéo paiB il nervumsieoi. fec^. soutenuieA au milieu par 16

7M Bivep.n. PARIS. St-ÉHenne-du-M.

colonnes fort légères. 420 personnes peuvent travailler dans cètto salle. La bibliothèque est publique tous les jours , sauf les di-> manches et fêtes et durant les vaeances (1^' 8ept.-lÔ oct.), de 10 h. à 3 h. et plus tard de 6 h. à 10 h. Le soir, elle est presque unique* ment ftëquentée par des étudiants. On ne communique pas «lors les manuscrits ni les ouvrages de prix. Il y a sur la table de dr. de» journaux français et étrangers a la disposition des lecteurs.

*St-Stienii«-da-]Cont (pi. R. 22 ; V), qui s'élève presque derrière le Panthéon, est une église de la dernière période du style goth./ avec un portail original de la renaissance: elle date de 1517-1620. A g. du portail est une tour carrée flanquée d'une tourelle ronde, probablement d'une construction plus ancienne.

luTÉHiEUR. Les piliers, ronds et sveltes, sont reliés à ml-haaiear par une galerie. De leurs chapiteaux s'élancent, comme des rameaux, des nervures qui se recourbent en pendentifs sous les voûtes. Le chœur est précédé d'un *Jubé d'une grande élégance, par Biard (1600-1605). La ehaére, par Lutoeart^ sur les dessins de ÎMhirty est décorée d'une foule de statuettes et siq^portée par un Samson. La plupart des tableaux sont du xviii^) s., mais les chapelles du S. renferment des peintures modernes, entre autres de Qrenitr^ Abel de Pujol, Aligny et (kaninade. Les verrières datent dé 1568. La 5^ èhàp. à dr. renfonne un St-Sépulere aree ligures de pierre de grandeur naturelle, de la ftn du zvi® s. Au-dessus, la tes^e, par Jouvenet, Plus loin, à dr., trois grands tableaux, dont deux ex-voto dé Paris à Ste Geneviève , par Largiltière (1696) et Dek-oy (1726), et là Lapidation de 8t Etienius, par Ab, de I^^foi. La 3aehap. dit même côté, richement décorée, renferme le tombe4MU de Ste Oeneviève, patronne de Paris. La fête de la sainte se célèbre le 3 janvier et les jours suivants à St- Etienne-du-Mont et au Panthéon. Dans la l'^chap. à g. du chœur, le Martyre des dix mille soldats sous Maximien, peinture murale duxV^s.

La tour carrée romanO' ogivale à dr. de St-Etienne fait partie du lyeee Henri IV, ancien lycée Napoléon, qui est séparé de l'églim par ta rue Clovis ', c'est un reste de l'abbaye Ste-Geneviève.

Presque derrière St-Etienne, auK.-£., eatVEcolePolyteehnique (pl.B.23-,F), fondée par le célèbre Monge en 1794 ; elle prépare aux services de l'artillerie, du génie, de la marine, du corps des ingénieurs hydrographes, des ponts-et-chaussées et des mines, de r état-major, de l'administration, des tabacs et des lignes télégraphiques. Les bâtiments n'ont rien de remarquable. — De 1 autre côté, la rue Monge^ qui relie le boul. St-6ermain à ravenue des Gobelins, et à l'angle de la rue Monge et de la rue des Ecoles, le square Mfnfe^ décoré d'une statue de Voltaire d'après Houdon.

UI. Du Panthéon au parc Montsourif , y al - de - Orâoe.

Si l'on ne doit pas visiter les Sourds -Muets ni le Val -de -Grâce (v. ci-dèssous) , prendre une voiture pour aller au parc , éloigné de près de 3 kil., ou bien profiter du tramway de Montroùge, qui passe sur le boni» St-Michel : on descendra alors à l'extrémité de la Ugne, aux fortifications, et l'on tournera k g. Les personnes pressées iront de préférence au Luxembourg (p. 215).

La rue St- Jacques, qui traverse la rue Soufflot près du Panthéon^ passe plus haut devant Si^^acques-^du^HàiU^Ptu (pi. 0. 19 ; F), du xvu® s. Cette église renferme des tableaux de valeur.

A côté est Vînêiitution des Sourds- Mueti, qu'on peut visiter le samedi, de 2 h. à 4 h. , avec une permission du directeur. On voit dans U cour une statue de l'abbé de TEpée, fondateur de Pittstitu-

Val 'de- Qrâce, PARIS. Bive g. H- 206

tion. U y a nussi un oime de 32 m. de )iaut , qui s^perçoit de fort loin; il passe pour avoii été planté sous Henri IV, en 1605, et oe serait l'arbre le plus vieu^ de Paris.

Le Yal-de-Or&ce (pi. G. 19), plu* loin dans la rue St- Jacques, £st un ancien couvent de bénédictines fondé par Anne d'Autriche, . mère de Louis XIY, par suite d'un y<£u qu'elle avait fait pour obtenir un fils, et transformé en hôpital militaire depuis 1790. La seule partie curieuse est son église, construite de 164Ô à 1666, sur les plans de Fr, Manaart Elle est ouverte de midi à 2 h. Il y a dans la cour qui la précède une statue de Larrey, le chirurgien (m. 1848), bronze par David d'Angers. Le dôme élégant de cette église est une réduction de celui de St-Pierre de Rome : son diamètre est de près de 17 m. et sa hauteur de plus de 40 m.

L'intérieur est assez nu; on en remarque la voûte à eaissons et le maître autel à baldaquin en marbre, imites aussi de ceux de St-Pierre de Borne. La eoupole est déeorëe d^une fresque eél^re., mais endom- «agée, la Oloire des bienheureux, par P. Miçnard,

La rue St-Jacques aboutit plus loin auboul. de Port-Royal, non loin du eanrefour de l'Observatoire (a dr. ; p. 221). La rue du Faubourg St-Jacques, qui passe entre des hôpitaux et derrière l'Observatoire (p. 222), mène de là au boul. Arago et au boul. St-Jacques. La place Denfett-Rocheireau, l'anc. place d'Enfer (pl.G. 17), à 300m. à dr., est décorée d'un lion colossal en bronze, par Bartholdi, reproduction de celui de Belfort: <à la défense nationale, 1870 et 71». Cette place a encore ses deux pavillons de l'anc. barrière d'Enfer, avec des frises assez remarquables.

Les Çataeombes ont une de leurs principales entrées dans la cour du pavillon de dr.; une autre se trouve près de là dans la rue de la Tombe- Issoire. Ce sont d>ne. carrières, qui fournissaient déjà du tbmps des Itomains de la pierre pour la eoDstruêtiôn des maisons. Elles ae sont visibles que quelquefois dans rannëe, avec une autorisation qu^il faut demander comme pour les égouts (p. 67). Outre des vêtements assez chauds, il faut une bonne chaussure et une*bougie : on vend des bougies rentrée. La visite dure env. 1 h. Les Catacombes s'étendent sous une grande partie de la rive g. Plusieurs des rues sous lesquelles elles existent^ ayant comxnencé à s'enfoncer en 1784, le gouvernement fit construire des piliers et des contreforts là où le sol n'était pas suffisamment soutenu, et il ordonna qu'ion y transporterait les ossements exhumés des cimetières qu'il supprimait alors: c'est pourquoi on les a nommées caiaeombeê. Durant la f^volntion et sous le régime de la Terreur, un nombre considérable de corps furent également jetés dans ces carrières. Les ossements qu'on y apportait de toutes parts y étaient entassés pêle-mêle; mais en 1810 on se mit à suivre un système régulier et à les ranger d'une manière symétrique. Les parois des galeries sont garnies d'ossements humains, disposés avec beaucoup de soin et entremêlés de rangées de crânes. Cet ossuaire renferme de plus des inscriptions et des - sentences diverses, un cénotaphe appelé «tombeau de Gilbert», une «fontaine de la Samaritaine*, une collection ostéologique , composée d'ossements présentant quelque anomalie V déformés par des maladies, et une collection minéralogique recueillie dans les carrières. Outre la variété d'aspect que présente le reste de ce dédale souterrain et capricieux, il y a encore à signaler le tombeau d'Aspairt, concierge du Vai-de-Grâce , qui s'y égara et y trouva la mort en 1798, un escalier droit de 104 marches, b l*hopital même du Valde'€trice, et un- {dan-relief de Port-Hahon^ exécuté par un ouvrier des Catacombes, qui avait été prisonnlef à Port-Kahon.

!»)8 tkvip.'é, Pk^ië. Féfè Mo^mHi.

'Oh iijjerçdft dft la ]^là«i5 le dmétiêtfe'tftt'M^Jiitjttirtiafefi (^. 223^. Au* del'à dés pavillons , t g., est la ^dr« rfc^ SwaiUaJ (p. 18 ét'275).

1*' avenue MontsourU (1 kil.)} à dî. de Cè^te gatè,' <f6iidiiit dirétto^ ment *jt paré Kdiitiôtirii (|»i. G. 21) , desservi , ^^iÀ^'y^âTinaVons 4tiè cl-'-déssuis, par le'itramway de Mdntrong^, H a\is$l pat le chemin dl) feir de ceinttire (stat. de Gfentilfy).* €e h«tveâii^parc; , aclie^ eii 4878,'f6inne àû S. deÎPatid, À côté des* fortiflbktlônsv iiîi« b*l!é "pir'omënacle'p'ubliiitie comme celle de^ Btïtteè-Cha^ont Ira Ni, mal» inôiiiis igrânde'et moins' plttoreélqilé. * Sa snpèMciè^e^t d'èïîidrôii Idïectatès: Le dieinîn de fér de Sceaux et le icheiÂlA de fer de coîntaie le iràveifèehl;. A'i'^ï^dïolt* le plus \^eVé a étë reconstruit le Bardo Ou paî^fe du t)ey deTUnis , ëdliBce à quatre voupoles dans le style mbrésque, qnî était i rexposltion dei867 ; c'est maintenant un observatoire. î*l.us bas , près du chemin 4© fer flo Sceaux ', uj^ ^fiiU>oMiaqu& exigé en. l'hoaueur du colonel ITiattecs «t de^Avitre» membres de la mission ehârgée -des étudeë dtt chemin de f«r tnois^ «ahatien^ mastficiiés pailes Touàr^gë^en 1681. Au pièé àe^lm GAUine, un Bacy alimenté patunB,petile cascade, etei" Oh a de ce-pan un6xu0 très^étendfue'swr la TiUe^ notftiBimtiit:flur ia<i>à(rtie4iiéridioii8le,àel jiMatagnn Ste^Geneviève (Pinthémft) «t la dallée de la Bi«yr« , peu habiiée, miaifi» dans -laquelle se font des 4raVaUk 'Gonsiâ^rftbl^s de ^voirie. En \lehora de PadS) au S^t^Ë., -l^^oaplctf «t le fort' de Bieetré.

.A 1X3., À céttf'de r«ntirfe' priolcipab) du-pbiré se' trouhrede'plus grand tiéservoir d'eau ûe-Pasisyljer^WvOtr idc £a Vanne, eOnstruotion tout en pierre meulière, aveA-dea mws'de d^m^ d''<4pai884ux.. . U peut contenir 300000 m. eubèB^d'wau. L'aqueduci^iPéMmente en fournit 90 OOQ'par jour; il a 2 m. de' diamètre et e^v. 173Ml.^diB longueur^ L'eau qu'il anuène d'une telle distanco est celk de la Vanne, petite rivière de la Cbam]pagne. On peitt visiter ce réservèir<; Tent^rée est de Fâutre côté, dans, la rue de la Tombe-Issdîrè. JWs canpioyés montrent l'intésieur , où. l'on "voitipeu de chose (pourb*); mais en peut monter séui sur le réservoir, q^uiest couvert; t)n y voit émerger l'eau eu gros bouillons.

• , XiA rue Beaunier, en face dé r«ntrée du résej^voir^ conduit a-Vêivair )^eâf Orléans , près de la stat. des tramways de la g«rê d«i'Efei'et d^une stat. du chëmîndiQ.Ï'w dé ceinture, .,^.!',

l quartier de Hoatrouge s'appelle propremçiii le P<(tT-i/oi9(ri>tt(jr«,''Xi0 Orfln^-Mimtrotige.^ yiUa^^e ea dehors des. for tiAcations^'ji^a rien. d'intere$sa|Lt Cautres villages au S., y, p. 273). , '

Du cdtë de^la ville, au eoin des avenues d'Orle'ans et du Kaine^t^l- Pierre-de-Montrouçe. (pi. ^..ItX, église moderne de style néo-roiaaii,, j^ar Vaudrem^r, avec ujo^ naut clQeher tout, en pierre « terminé par une'lamteme. — Plus loin^ la place Denfert-Bochereau (p. 206), etc.

. 12, Du Xôuvxe au Luxembourg et i^u cimetière du " "" — ** "'ITontpamassê.

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