‹ Paris et ses environs: manuel du voyageur (volume 2)Chapitre 40 sur 59 · I. Institut H6tel des Xonnaies. Efote de» Bewut-Artar · texte numérisé non relu

I. Institut H6tel des Xonnaies. Efote de» Bewut-Artar

Ce ebâpitre comprenant plusie'ûrs'musées, ônTnTTWVnrpWrwirletoèiit choisir son jour pour tout voir eft ni&Bie teiiops , maltf eneore eommencer

pmr les elioses <|mi «ont< ^viaibles plms tôt. Le éMttée ttÉoaéiaiqB- n*«8t -^urtiealtèrement hitéressant que ponar les personnes oompétenMs. •

Le^ j ^ôn^ <fg8 Ar fé' (pi. R. 20 ; /Vy, entre 1© Vietf* tourre «rt rinfititut) egt .un^^grandJè passerelle qui ie sert qirttriÉ^*^^tbns. Son nom lui vient du Louvre, pour un. temps le «paUis des Arts.i^. On a de 'héanx coups d'oeil de c» pont en auiont et ^n a'vaL •'

iJfnst ^i e st cet édiûce à côiipole assez lour^ ^ùî' isi'^ïèv^ sur la rive g. en faee du Louvre, à Textrémité du poQt des Arta.* iSa façkde en h^îcycle est flanquée de Jiavillons à'arcades •8*à!vattçâ«t sur le quai, et piésente un péristyle d'ordre cbrihtHjç'n., devant i,e^ quel on <a érigé «n 1880 onejtatue de la République ,. pàs Soitou»,

Le caifdînal ' M'azaHn avait , dans" son testament', 'destînénne soûime considérable à rétablissement d'urié nîâî^on d'éd^ttCàtioù^our les jeuneà ^erts des provinces nôûvellenierit drinéx^é% S la Ftànc'è, é*est-â-dire du Ronssîllon, dé ^igilerol, dks If'làndres et de l'Alsace. 'L'iidi'flcé fut construit at milieu du itvtî^s.*,' à la pla(*é qt^aVàît autrèfiôfe occupée îè fameux /iôifrf à'e Kétle, où , selbn Ôti^ tradition, Marguerite de Bourgogne, femme' de Louis X, attitaii^ de jeunes Itf aiiger^, qu^ellë faisait ensuite assassiner et Jeter â la Seine, aprèè îVOir pàâsé avec eùï une nui^ daiis la'débàuëhe. L^éia^lissement s'appela d'abord tùltlgt Mdzarih , inaîs ïe peuple lé' hoMiïia éoUl^c âed Qiiatré-lfàfions. Xa feévolution en flt une prison'; ptiis la 'Convention le donna aux Acàdéfhîts et le 'nomma palàtn â& VlHifitut. ' h^inst^kt à% JVafitf« se* dMsè eri efnq •l^déMil0t> V^Anskdtmie TrAnçaUé, VAcaéérnU dks ^icti^Ums et bellës^leitrei, VAeadiftnik idesi soiBticeè, V'Acaàemie de8'bMux*€^t8 et l^Atadeniiedei 9<fienees yn^tdlcs et pàliHqut9. Leurs séances annuelles «êtit'puMiqfieîi (y. ci-des«o«s)i » ' ' ' ■ ' •' ». ..' .,•••,

Jj* Académie Française est surtout chargée- dii nvhi^bht^JiHttiHmaiée ^df la :kmguf /XfMf^ y àl^ 4ii VAcadétnie., et de xédiger l^t JHctionfiaire h^t&rique de ta langue françalUey ainsi que de décerner ui^ cejrUin nombre de prix, fohééis par diverses jiiersonnes dans le but d'eneoùfager les let- «trea oo. la vertu. Dé'' ce nombre Boni- les pria; iTooi^oti, t fondés. par te grand pbilaptbrope de ce, nomi un prix de 22463i fr, pau^r.lç Français qui aura aécQmpli dans 1 année l'action la plus vertueuse, prix ord{nairenient partagé entre un grand nombre dé personnes, et uni prix de 31940 fr. lK>u» roiivrage Ifttéfaite le plustutile aitX'mo^rs, pttbHé'au'plns -depuis 4ettic «ns; li y a enstiite le prix <M>erty àb 11249 frv,'j pour Touvrage le plus éloquent «ur Iliistoire de France, etc. Le ^mbre des 'menbies de l'Académie Française est fixé à 40i Séanee annuelle au moiside mai.

V Académie dei inioripthn» et belte$'tHtrè$ a pour objet 'l'étude deb inserlption*, de» médatnes, des monuments, des antiquités, des langues anefennes et orientales , de celles du moyen Sge , etc. Bile eompte' 40 nieittbres ordinaires , 10 membres libres , 8 associés étrangère , 00 correspondants et 3 seerétalires. Cette académie publie des Mémotrei. PtHx Otéêrt de 108S5 Ar., pour Touvrage le plus savant suf rhtstetre de France, etc. Séanee annuelle au mois de juillet.

l/Ji t adémie des sHéneee^ c'est-à-dire des sciences mathématiques et des sciences piiysiq^es, se compose de 66 membres titulaires, 10 membres libres, S associés étrangers et 100 correspondants. Publications: Mémoires et Comptes-rendus des séances. Prix Bréant, de lOOOOO fr., à décerner pour la solution non encore trouvée des questions cencèmant le choléra asiatique. Séanee annuelle en décembre.

VAceOémie des b^mw-arU^ ou de peinture, de sculpture, d'architecture

208 Mite g, IL PARIS. Hôtel des Monnaie$.

-et de mufi^e ^ s 40 membres ordinaires^ 10 jnembres: libres , 10 aasoeiés étrangers et 40 eorrespondants. Elle publie un l>ietionnaére de la Utngve de$ beaux-art». Divers prix de .9000 et 4000 fr. aux artistes et arcMtectes. Séanee annuelle le premier samedi d'octobre.

VAcadémie des sciences morales et politiques s*oceupe de philosophie, de morale ^ de législation, d*éeonomie politiaue, de statistioue et d'histoire. Elle publie àes Mémoires et compte 40memi>res titulaires, ô membres libres, 6 associés étrangers et 90 à 40 correspondants. Séance annuelle en avril.

Le titre de «membre de Tlnstitut* est le plus élevé auquel aspirent en France lliomme de lettres et le savant; les Académies se composent .donc d'hommes éminents, de célébrités littéraires et scientifiques,' C'est ce qui prête un si haut intérêt à leurs séances, qu'elles tiennent au palais de rinstltut. La grande séance solennelle, qui réunit les einq Académies, a lieu le 25 octobre. Pour assister à cette séance et aux séances annuelles, il faut des cartes d'entrée qu'on obtient au secrétariat.

Les C0U98 de l'Institut servent de passage public. Dans la première à dr. est rentrée de la salle des séances solennelles , dans l'anc. chapelle , sous le dôme. Le vestibule et la salle sont décorés .de statues d'écrivains , de savants et d'artistes français. De Tautre côté de la ooùr, la bibliothèqv^ Mazarine, publique les jours non fériés, de 10 h. à 5 h. Elle compte 200000 vol. et 6000 manusc, et elle renferme en outre 80 modèles en relief des monuments pélaçgiques de l'ItaUe, delà Grèce et de l'Asie Mineure, ainsi que plusieurs .œuvres d'art antiques. Vacances du 15 juillet au 1®' sept.

Dans la seconde cour sont les salles des séances ordinaires et la bibliothèque èe l'Institut , qui n'est pas publique.

L'hôtel des Monnaies ou la Monnaie (pL R. 20; IV), le grand bâtiment i g. de l'Institut et près du Pont-Neuf (p, 188) , a été construit de 1771 à 1776. La façade, qui'a 120 m. de longueur, présente au milieu un avant-corps avec colonnade d'ordre ionique, surmontée des statues de la Paix, l'Abondance, le Commerce, la Force, 1» Prudence, la Loi.

Outre les ateliers , qu'on ne visite qu'avec une autorisation du .directeur de la fabrication ou du président de la commission des monnaies et médailles (écrire) , l'hôtel des Monnaies renferme un musée monétaire^ public les mardi et vendr. de midi à 3 h.

Musée. — L'escalier à dr. en entrant conduit aux salles du musée.

Dans )e vestibule^ les matières premières pour la fabrication des monnaies. .—*• A dr. du vestibule., dans un cabinet^ une vitrine avec des monnaies antlaues et des armoires avec des médailles. Dans le cabinet du côté opposé, des spécimens de timbres-poste.

Les nombreuses vitrines de la salle principale renferment une collection de fnonnaieê françaises ^ classées par ordre chronologique, depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, les plus nombreuses datant des règnes de Louis XIV et de Louis - Philippe ; une collection de monnaies étrangères de tous les pays (pièee chinoise de l'an 1700 av. J.-G.) et des médailles frappées en différentes circonstances. Les séries commencent à g. ; les monnaies sont au milieu et. les médailles près des fenêtres.

Plus loin, dans un couloir, des essais d'argent; puis une salle avec des modèles ^^instruments et de fourneaux pour le monnayage.

Dans la salle suivante, des c<nns de monnaies^ et, dans des armoires, toutes" les médailles du consulat et de l'empire. La même salle renferme un petit modèle , au Vm^i de la colonne Vendôme. Ce modèle et des reproductions en cire placées à côté permettent de voir en détail les bas- .rellefi) de la , colonne, . Le buste de Kapoléonl^' qoi se trouve au^si là,

Ecole de» Beaux 'Artt. PARIS. Jtive g, 12. 209

a été seulpté en 1809 par Can«va, et son niaique, à èôté, a été moulé SOh. après sa mort.

Les cUelieri, avec leurs machines à vapeur, leurs fourneaux et leur outillage, méritent d'être vus. On ne visite que la partie où sq fabriquent les pièces d'argent: fonderie, laminage, découpage e^ monnayage , et les ateliers de la fabrication des médailles. Les six fourneaux où se fond l'argent peuvent contenir chacun de 800 à 1200 kilogr. de métal (160 000 à 240000 fr.). Les machines à frapper la monnaie, de l'invention de M. Thonnelier, sont fort ingénieuses, il ne faut pas une seconde pour frapper complètement une pièce de monnaie. Une machine seule en frappe 60 à la minute et toutes ensemble peuvent produire plus de 2 millions de francs en une journée. C'est aussi à la Monnaie que sont essayés et poinçonnés les articles d'orfèvrerie en or et en argent.

Nous revenons du c6té de l'Institut et nous tournons dans la deuxième rue à g., la rue Bonaparte, où est, n^ 14, \r L'g cole des Bea ux- Art» , nommée ^ssi palais des Beaux -Arts (pi. &. i( , 'Z^>\ I V)7 Elle est ouverte gratuitement au public le dimanche de midi à 4 h., mais on peut aussi la visiter dans la semaine de 10 h. à 4 h. L'école proprement dite, fondée en 1648, a pour objet l'enseignement de la peinture, de la sculpture, de l'architecture et de la gravure. Les élèves qui obtiennent un grand prix sont envoyés à Rome et pensionnés par l'Etat pendant quatre ans. Les œuvres qu'ils envoient de là sont exposées au palais sous le nom de grands prix de Rome. Cette haute école compte 50 professeurs et plus de 1000 élèves de toutes les nations.

L'édifice a été bâti en 1820-38 et 1860-62 par Debret, puis par Duban, à la place qu'occupait autrefois le couvent des Petits- Augustins. A l'entrée, des bustes colossaux de P. Puget et N. PousStn.

La JJ!!lcmiKJcenferme des nombreux et beaux fragments d'architecture nationale, depuis l'époque gallo-romaine jusqu'au xvi® s., les restes du musée des Monuments , fondé à l'époque de la Révolution par le peintre Alex. Lenoir (m. 1839) , qui avait réuni à cet endroit tout ce qu'on avait pu sauver des églises et des châteaux détruits alors. Ce musée fut supprimé en 1816 , et les objets retournèrent pour la plupart à leurs anciens propriétaires. Au milieu de U cour est une colonne corinthienne , en marbre rouge jaspé, surmontée d'une statue de l'Abondance, en bronze, du xvi^ s. A g., au mur, une f^sque inaltérable, peinte sur lave, par les frères Balze, d'après la fresque de la Magliana de l'école de Raphaël (p. 106). A dr., le célèbre portail du château d'Anet, que Henri II fit construire en 1548 pour Diane de Poitiers, par Phil, Delorme et J, Goujon ; il forme actuellement l'entrée de Tanc. chapelle conventuelle (p. 211).

La y co tlB est séparée de la précédente par l'une des façades du cÏHeâîTde GalUon, que le cardinal Georges d'Amboise, ministre de Louis XII, fit construire en 1500 par Pierre Fain. Le mélange qu'elle présente des formes gothiques et de la renaissance , en fait

Bœdeker. Paris, Tiédit. 14

ÛID JBtvt9.1f.

f AlUâ. jBedZa tUi Sêattt "Aa^,

un «p^oimen caraetëiisttqué'dt ce chàt^ati, d^tni^ paria B^vohition* Dans la cour, d'autres fragments d'architecture et de sctilptutê frait-^ $aîsé9, stntotit tinlbassin eii pierre d^ 4>tti.' de diamètre, t)TniS^de'28tê-; tes ^e dieuic ou de Itétos d«i paganisrm«; d'anittiaiix et^ des quàM Hémetitb, d« la flit>dtt xn^ «., '^loVenaiit de l'abtyaTé de^St'^Bètit^; * > Là ^façade au *oïrd de'oette eotir , conâtraîte par Jlf. Vîiban tm 1898; est lu plus belle' pattt0 dé rédifieb et Tuh des pPtrâ béXUx! â^^méns d« rareàiteèture f^nçaise dti xil^â. KU« présenté dëtfx:' rang» d'arcades SupferpoTfées, des AeiHi-tîoldfmes^tdeB pilastres «orihtiLlenls , et ^leesl couronnée paï tin aittlque.

El

Gmq: imémune

2 èraàdTvstibifte

l.Wtmûàqwe, <1^ ibagè).

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