IV. Du Inzembourg an dmetière dn Montparnaiae
£n continuant de remonter le boul. St-Michel à partir du jar* din du Luxembourg, on passe à dr. devant TEcole supésieube des MIMES, qui renferme un riche musée de minéralogie y de géologie et de paléontologie, publie les mardi, jeudi et samedi de il h. à 3 h«
L'entrée eit par le perron du milieu. Dans resealier se voient des peintures murales par Huçard, représentant des endroits célèbres au point de vue géologique (inscriptions).
Les eolleeti<Mis minéralogique et géologique oeeupent 16 salles ou tra« rées du 1^' étage. Les Titrines sont numérotées V P^'^i' du S. ou de Veztrémité de g. en arrivant, et il y a partout des étiquettes. Les 3 premières travées sont consacrées à la géologie, qui est classée d'après Tordre naturel des terrains. Les 10 travées suivantes eomprenaent la eoUeetion minéralogique , organisée conformément à la classification cbimique de Dufrénoy, c'est-à-dire par ordre de composition, en commençant par la sUiee et finissant par les métaux. Les armoires vitrées autour de la même partie de la galerie contiennent une collection très importante, par départements, des produits naturels de France utilisés par l'industrie. Les 3 petites salles, deux à rentrée et une au delà de rescalier du second ^ forment à elles seules un petit musée de minéralogie, un résumé de la grande collection.
La collection paléontologiaue, aussi très considérable, est an 2^ étage. La classification en est faite d après l'ordre zoplogique. Il y a dans une ^lerie comme dans l'autre des objets très curieux et de grand prix.
. Le jardin du Luxembourg a été considérablement réduit de nos jours ; le triangle qu'il formait au S. a été coupé environ aux deux tiers de sa hauteur, à côté de l'Ecole des mines. On a seulement réservé Vallée de V Observatoire, qui a été convertie en une sorte de square, orné de colonnes surmontées de vases et de quatre groupes : l'Aurore, par Jouffroy; le Jour, par Perraud; le Crépuscule, par Crauk; la Nuit, par Oumery, A dr. de l'allée, près du jardin, se construit un lycée destiné à remplacer le vieux lycée Louis-le-Grand, derrière la Sorbonne. Plus loin , la nouvelle Ecole de pharmacie et la nouvelle Clinique d'accouchement.
Là où se terminait autrefois le jardin s'élève depuis 1874 la ^fontaine de rObtervatoire (pi. Gt, 19). Elle est décorée d'un groupe de statues en bronze, par Carpeaux, les Quatre Parties du monde soutenant une sphère armillaire. Autour du socle sont huit chevaux marins en bronze, par Frémiet, et des tortues et des dauphins qui lancent des jets d'eau d'un bel effet. — A l'E. se voit le dôme du Val-de-Grâce (p. 205).
La place voisine est le earrefoWF de l'Observatoire. A g. s'élève la statue de Ney, par Hude , à peu près à l'endroit où le brave maréchal, condamné à mort par la Chambre des Pairs pour avoir passé du côté de Napoléon à son retour de l'île d'Elbe, a été fusillé le 7 dée. 1815. Cette statue n'est pas des mieux réussies ; le mouvement en est teop violent, et la bouche, qui est ouverte, d'un effet désagréable. Derrière ce monument, le bal Bullier (p. 25).
, L'.avftiftte, de l^OiitSit^tU^ire , à la. «aûta. de l'allé duvmême nom, cQAduit à. rObMrvatoûe {fh 0. 20), étab^i^BomeiU célèbre , fondé en 1672 et Agrandi àd^ver^i^s époques. .Le méridien de Paris .p^sse au milieu de l'Observatoire, et sa latitude se confond avec la façade méridioiiafé-^èf ré^ètîe/' t^dômiersIâT la-gàncKe/de 13 iri/de diamètre,, a été t^<mié éri !1'850 f iil eist en cuivre et tourne sur lui-niême pMir diriger lavande lunette paraïlacti^iie qu^il renferme, de- 38 i»nt; d« diamètre et 9 m. de longueur. L'Ob)serv«tolre possède^ é{nt| éqùatoriaulx,' d^ux cepcles méridien , deux oetclee muraux, un» lunette méridienne , un grand télescope de 1 m. 20 de diamètre et 7 m. 30 de longueur, etc. Il y a aussi dans le jardin des bâtiments servant aUKObservfrtions et sous Tédiflce des caves dont la profondeur est égale à sa hauteur <27 m.); elles servefnt aux expérienfees sur Ja cbaleur des corps. L'établissement comprend encore un mur tit as<ro7M)mft9tt€^- visible le premier samedi de chaque mois, avec nhe atrtorîsation ^u*il faut demander par écrit au directeur. . Non loin du carrefour de TObservatoire (v. ei^dessus), au S.-O., se trouve le «hnetidre du HontpanuuMe ou au Sud (pi. 0. 16), dont l'entrée est sur le boul. Edgar-Quinet. C'est le troisième des grands cimetières de, Paris. . U renferme moins de monuments remarquables que ceux du Père-Lachaise et de Montmartre, mais il mérite encore une vis^e.
Ce cimetière est divisé en carrés longs par des allées bordées d'arbreâ, de sorte que Ton y peut s'orienter faeiLement,
Kon loin de Tenirée, à. dr., la sépulture de HenriAtartiny Vbistorien (in. 1889); pyramide garnie de palmes. Au commencement dé l'avenue du SÏMa, à dr.^ Pierre Laranue^ ailteut du Dicttonnaire ukireeseldu xixe s. Cm. 1875). — Dans l'avenue principale , au coin à g.^ le monun;ient d^une demoiselle Léontine Spiegel^ avec une statue en marbre blanc } plus loin, celui à^Oélfiiêe Lùmtal (m. 1655), aussi avec une statue. — Au rond-point, mn tnontttMnt de «suvmt> en mémoire de eeux qui n'en ont pas» Plus Uin à dr., Orfikty le célèbre médecin et chimiste (m. 1853). .— A dp. de l'avenae principale, Chaudety statuaire (m. 1810). Derrière, *Jffne de Oary (m. 1876) ; statué pûx H. de Vauréal. •
Au.bordde Taveilue, près du «ond^point, À dr. en revenant, Mme «le Mutsif (m. 1880). On aperçoit de là, plus loin à g., une beUe ehap. pseudor gotb. ; entre cette chap..et l'avenue, Gérardy peintre (m. 1837); pyramide '.avec Éoédaillon et bas-rélieft par Datatan. Puis ^Rude^ statuaire (m. 186S; bitste). — Plus loin dans l'avenue titailsversiBile,'à g., a<l«H, dép«trf(m.>16^;:1ie«ta) ; à dr., Betnard^ théologien (m, .184? ; médaillon par Pavid d'Angers).
Avenue de TEst, a Vextrémité de la précédente, ff. de Mplitù, général (m. 1866); grand monament arvee un buste de bronxe. Plus haut à dr., le VerricTt l'astronome. (m. 1877; apkhxé). Il y a enoore quelqmea moûtments remarquables à dr. dans l'idée Baffet.
Dans la nouvelle partie du cimetière, au delà de Mylius, un g;rahd monument élevé aux militairei morts pour la patrie. • En face , celui des tapéurt'pompiers morU au 'feu. I>erx:ièée celui des militaires^ Falwttfi, ane.
Sréfet de Strasbourg <m. 1879); buste en bronse. En face, une ^ dame nUa (statue couchée), etc. ' /
Dans le bas de l'avenue de l'Bst) à dr. : Sipp. LébMy ardiiieeie fœ. 1887; ehapO; les Boulap de la Ufuttthty lioasntes politiques, le père (m, iSIÛ\ buste ^ar David d'Angers) et le ais (m. 1858), Puis, à g., un rocher avec un médaillon, le tombeau d*Aupu9te Domès^ rept'ésentant du peuple tué par les insurgés en juin 1818. A dr., dans tme allée latérale, J. Mbutiml consul de France assassiné à Salonique en 1876 (buste). Am bas de l'avenue,
& 'éT-:l le"**mÏÏntiineiit de iifm* Oaltàrâ-^igi^ peintre (m. 18T1), lé plus T)eàu' dtt eimetiëte, u& joli petit temple' style Yenaisa^nee, avec la' statue &vt marbré de la défunte, par îVancescM. A côté, Dubàn^ architecte (m. 18Î2 ^ médaîlïoii)', en face, Vartielle d'AUyhy^ peintre (m. 18T1; buste d'EtCi).
' Avenue du Nord,- un peu plus haut: à d^., T7i. OWi>ftr, fondateur de réeole centrale des arts et manufactures (m. 1853; me'daillon): vers Vextrémité, à ^., Joequiê lA^ranCy chirurgien et professeur (m. 1847;, buste et T»a5-*i*èlief8). — Près- de là, derrière le bâtiment : /*«r#»cii#(f j séulifteiit <m. ï87C ; b«Me>; le «o*»!^ de ffatpari , eotisul du YQUésuéla (m. 1878; ^att4» 0tè4«^ et .bjiste en brousse),, etc..
Oh retournera dans Vifitérièur de la ville par le boul. St-Michel, oii bien l'on suivra a TO. le boul. Montparnasse,^ puis à dr. la rue de Rennes (p. 213). Le bout Montparnasse passe à 4r. devant Notre- DamC'des-Chamjiis , église bâtie de 1867 à 1875, dans un style roman bâtard , et à g. devant la gare Montparnasse, ^ui rappelle un p^u celle* de l'Est.
\/Jg. Dn H&nYre au JârdiiSL des Plantes et aux GobeHfis.
' • ^ t. JiijL^avre an Jtoto de g Plant^ ^
' Eli èhofsissïtnt çbh jour, il"^lt*^pOfisttïe^e vïsltéFen mêm^ temps le' jM'din dftfl PIftfttft B let les G^beHns, mais il fatit être prêt à entrer danfâ* le* ig^leriep du. jardin dèa rouvêrture et «'y paa rett«r. trop lonstemps^ ou blen^^^ler d'abord aux Gobelios, qui ferment plus tôt, et revenir au jardin.
Xê Jardin des ï*lantes étant assez éloigné du centre de là ville, nous çrenoris pour nous y rendre un bateau-omnibus (10 du 20 c. ; y.^ p. 17). La station la plus rapprochée du. Louvre est sur la rive g., près du v ont des Sp - Pèreê ou pont du Carrg.U9ely un des plus élégants de Pafis. II. a ^tT constrùTT "^18321 1834 , par Tolon-^ ceau, d'après un système qui porte son nom. Ses 3 arches en fonte ont plus de 47 m. d^ouverture. Il est orné de statues colossales en pierre ; l'Abondance et l'Industrie , sur la rive dr. ; la Seine et la Tiîle de Paris, sur là rive g.
Le trajet en bateau nous permet de revoir divers édifices. Ce sont d'abord, à g., l e^ Louvr e et la tour de St^Germàin-rAuxerrois (p. 65) \ à dr., l' Instit^ui; (p . !^Ô7). devant lequel noiTs passons s'ôus lé pontdes^rts (p. ii07) ; puis la Monnaie (p. 208), le Pont -Neuf, aVec^ la' Statue de Hsnri IV (p.liSBy'- le palais de justice (p!' 18^, le trij upal d e^ commeyce (p. 187) et le ponrà'u CJianige (p, 68) ; à g., la pl ace du Ç fcatelet , avec sa 'fontaine et ses, deux théâtres (p. 67) '^ à dr.yr HotêPgiê u (p. 191) et Notre-Dame (p. 189) ; à ç., l'hôtel de vaie(p. «59); Snïêryais (p. 71) et^a'u foin'ie dôme ^e^f^aul (pTTiy ÉitTî" colonne djeTjSllet (p. 47) ; a dr., l'île St- Louis (p. 192) ; à g., le joIîTî^erîe U Valette (p. 73). On soft du bras df. de la Seine en passànt'sous îe pont S ully (p. 192) et une passerelle en bois. A dr., la halle aux vi ns et lé "Jardin des Plantes, La. station est en deçà dii p onï d^ Ausierl ïtZf qu'on reiPàit' actuellement en partie pour l'élargir.
Le Jàf dlfl flès Plantes proprement dit est ouvert toute la jout-née-, mais il n'en^st pas de même de la ménagerie, dea jgaleries, des aerres et de la b&kliptlièque. — : La ménagerie est ouverte loua les jou?«, .en hiver, de Ub. à 4 b.; en été, c.rà-d. du 1er ^ars au 31 octobre, de 11 h. à 6 h. et même jusqu'à 6 h. le dimanche, du 1«>^ avril au l*** septembre. A partir d« Ib.f quaftd certain» animaux ne sont pas exposés au dehors, le publie
224 Bive g. JX PARIS. Jardin de» fiantes.
est admU sans Autorisation dans les |:aleries jusou^à 3 h., et même encore plus tard moyennant un pourboire. — Les galerut d^kistoire naturelle sont publiques tous les jours de 1 h. à 4 b., sauf le lundi. — Les ierres sont également visibles tous les jours de 1 b. à 4 b., sauf les dimanobes et fêtes. — La Ifibliothèque est ouverte tous les jours non fe'riés de 10 b. à 3 b. Vacances en sept, et pendant 15 jours à Pâques.
Il y a un café-restaurant sur la place Valbubert, en face du pont. ^ Le * Jjurdfai dei Pl antes ou Muséum d'histoire naturelle, dans la partie E. de la rive gâucbe (pL G. et B. 22, 25; V), réunit presque tout ce qui concerne rhistoire naturelle: plantes et animaux vivants, collections, laboratoire, bibliothèque, etc. Un amphithe'âfre, qui peut contenir environ 1200 auditeurs, y sert à des cours d'histoire naturelle que tout le monde peut fréquenter. Des savants d'une célébrité européenne ont enseigné et enseignent toujours au Jardin des Plantes. Projeté dès 1626, ce jardin fut fondé en 1635 par Ouy de Labrosse, un des premiers botanistes de son temps. Après des années de mauvaise administratiop , il fut confié en 17S2 à Buffon, qui le transforma complètement et y organisa des collections d'histoire naturelle, A Buffon succéda Bernardin de St-Pierre, qui transféra ici, en 1793 , les animaux des ménageries royales de Versailles , etc.
Le jardin des Plantes (v. le plan ci -joint) a la forme d'un quadrilatère irrégulier , d'une superficie de plus de 30 hectares. On le divise , par rapport à sa configuration , en partie basse , vallée et partie haute. La 1" est le jardin "bota nique ; elle commence à l'entrée principale , place Valhubert , et s*^tend jusqu'aux galeries de zoologie, à l'autre extrémité. La 2®, la Vallée Suisse, à dr. de la précédente , est celle où se trouve la ménagerie ; elle s'étend jusqu'à la 3® partie, le Labyrinthe, petite colline de 25 m. environ de hauteur, qui forme l'extrémité N.-O. du jardin.
Nous commencerons notre description par la seconde partie, qui est la plus fréquentée ; il sera facile de s'orienter avec le plan.
MÉNAGEKiE. — En entrant du côté du quai, on se rendra d'abord aux loges (21) des animaux féroces. Les noms des animaux de même que ceux des plantes^ etc., et les lieux d'où ils proviennent, sont marqués partout dans le jardin. Les enceintes environnantes sont occupées par les animaux paisibles, parmi lesquels il y a surtout beaucoup d'antilopes , de cer^ et autres animaux de ce genre. Un peu aVïïeirdes animaux féroces', à dr., le pal ais des singes, toujours entouré de monde lorsqu'ils sont dehors. -^ !Puis encore beaucoup d'animaux paisibles et plus loin, à g., la r otond e àes grands animaux : éléj^hants, hippopotanie, chameaux, rh îhoc^ros^ etc. Les curieux ne manquent pas non plus à cet endroit , et l'appétit des éléphants lasse toujours la générosité de leurs admirateurs. — La foule se porte encore vers la fosse aux ours , à quelques pas de là, du côté du jardin botanique. — AûTT.-OTde la rotonde, les cages des oiseaux de proie , la grande volière , une jolie f aisanderie, de construction récente , et le pavillon des r eptile s ,"" rëconstrait aussi depuis peu et qui mérite particulièrement une visite. — En allant de là vers le S., on voit les autres oiseaux, on passe à dr. à.la galerie
:xinvTkt^ «pp irnonma y
Ut
Jardin des liantes, PARIS. Rive g, 13. 225
d'anatomie (v. ci-dessons) et i g. au bassin des tj:on8^demerj qu'il est curieux de voir manger (à 3 h.)* Derrière est V'orangerie. Puis vient Vamphithéâtr e, à dr. duquel est lanûôdeste maison cTe Cuvier, et plus loin VaârrwnUt rati QnM
L e Labyrinth e ou la petite colline dans l'angle N.-O. du Jardin esi planté de haies taillées avec soin, entre lesquelles s'entrelacent e~ se croisent des sentiers. Cette colline, qui s'est peu à peu formée dcs immondices du quartier St-Victor , est surmontée d'un petit pavillon en bronze, la OloHefte, d'où l'on a une vue assez étendue. Sur le versant de la colline , du côté de la ménagerie , un superbe cèdre du Liban (pi. 4), dont le tronc a 3 m. de circonférence et qui étend ses branches au loin. Il a été planté en 1735 par Bem. de Jussieu, qui l'a rapporté, dit-on, dans son chapeau. Plus haut, une colonne de granit tronquée (pL 5), le tombeau dePaubent on (m. 1799), célèbre naturaliste et ancien directeur du Cardin des Plantes.
Dans Tangle derrière le Labyrinthe se trouve une porte donnant sur ' la rue Linné. Là s'élève la /onta^.Ç^ticr, construite en 1840, sur les dessins de Vigoureux. Son principal ornement est une statue de la Nature assise sur un lion.
De l'autre côté du Labyrinthe, les serres tempérées et les serres chaudes , tellement remplies qu'il n'est pas possible de les tenir ouvertes quand il y a foule (v. p. 224). On vient de les agrandir.
' *Galesiss. — Les galeries d'histoire naturelle du Jardin des Plantes de Paris sont les plus riches qui existent; elles sont seulement inférieures à celles de Londres pour l'arrangement, mais on doit bientôt les installer dans un vaste et beau local qui vient d'être construit à l'extrémité du jardin botanique (v. ci-dessous).
La galerie d*anatomie comparée, fondée par Cuvier, est à dr. en venant de la ménagerie, un peu avant l'amphithé&tre. Elle occupe 13 salles, 3 au rez-de-chaussée et 11 petites au l®*" étage.
Rez-de-chaussée. A l'entrée , le corps d'une baleine avec tous ses fanons. 1'® et 2® salles à dr., squelettes de grands poissons et d'amphibies. L'autre salle, du côté opposé, par où l'on sort, est consacrée aux squelettes des grands quadrupèdes. — Les 11 salles du 1^' étage (tourner à g. dans la 2^ contiennent des squelettes et des préparations anatomiques de toute sorte, dans de l'esprit de vin ou en cire. Escalier à l'extrémité, v. ci-dessous.
hà galerie d'anthropologie nmplit le reste du premier étage, composé de 13 salles. On y voit une collection ethnologique où toutes les variétés de l'espèce humaine sont représentées par des spécimens fort curieux: squelettes, crânes, moulages, portraits, bustes, etc. , même des momies et des fossiles. La dernière salle communique par un corridor avec la 2^ de l'autre côté du 1^' étage, quil faut ïetraverser Jusqu'à la 11® salle , pour descendre à g. à la salle du rez-de-chaussée où est la sortie.
La galerie de zoologie est derrière les nouvelles galeries non encore terminées au fond du jardin botanique. L'entrée ordinaire est à dr., où l'on arrive de plain-pied au i^ étage; mais la collectloa
Bœdeker. Paris , 7* édit. 15
226 Bive gr 19, FA&IS. Jardin des Rante^
commence au rez^de^chauésée, à l'autre bocd^ où Ton entré aussi de la rue €f«otroy-St-Hilaire, en sortant du jardin. €e musée est très riche , car il renferme plus de 200 OÛQ spécimens; mais le rez-dé* chaussée et le premier étage sont en grande partie masqués par 1» BOUTOftu tilimlént. ■
Pbsmixb ivAOx. -« 7^ Mlle ^ à rentrée actuelle « /oiseaux aree leurs nids. Au milieu de la saïl^, une statue de la Ifature, beau marbre de Dupaty. — 6®.salle^ mollusques. — 5® salle, quadrupèdes, petits mammifères, animaux domestiques, singes. — 4<^ salle, eruataeés: erabes, éere- Tisses^ etc. •— 3^-1'® salles, poissons et oiseaux de mer, reptiles: tov" tues de terre et de mer, lézards, crocodiles, serpents, grenouilles,
Bbz-ds-chaùssés : un couloir avec des collections de zoophytes et une salle eonsaerée aux grands mammifères.
DauxiàMB KTÂOB. — i^^ salle ; à Textrémité de g., suite des asmmifëres. — 2^-5® salles, oiseaux de toutes espèces, parmi lesquels on^re- Bftarquera surtout les petits des vitrines octogones du milieu. Dans les autres vitrines, des nids d'oiseaux, des collections d'insectes et de coquillages. — 6^ salle, mammifères ayant vécu au Jvdia des Plantes.
La hihliothèqu6j qui compte env. 80000 vol., comprend en outre une précieuse collection de manuscrits, de dessins et notamment de peintures sur véliii, représentant des fleurs et des fruits.
Oalerie dtniin^fcAogie €t de gtdopie» -r- Le vestibule est décoré d'une grande peinture représentant des scènes des régions arctiques, par Blard, et les murs à Ithaque extrémité de la salle, d'autres compositions, représentant des ^énomkies et des curiosités de la nature. Cette grande salle est divisée en trois parties dans le sens de la longueur, par deux rangées de 18 colonnes doriques, les deux galeries latérales plus élevées que celle du milieu. Les collections les plus intéressantes , parfaitement étiquetées , sont dans des vitrines au milieu (minéralogie) et sur les côtés (géologie) , et le reste dans des cadiers. Il y a 4 collections différentes de géologie: collection systém«;tique des terrains, collection spécifique des roches, collection géographique et collection paléontOlogique ou des fossiles. Au milieu sont des statues de Cuvier, par David d'Angers, et de Haûy, par Brion. Il faut citer aussi, eomme curiosités, des météoroUthes, dont l'un pèse 652 kilos , et une précieuse collection de fossiles, comprenant surtout un squelette de glyptodonte et un squelette du «paUeotherium magnumv, le seul qu'on possède, découvert en 1874 dans des carrières de plâtre à Vitry-sur-Seine.
Oaltrie de botemique, — On remarque a l'entrée la statue d'A. de JuMieu, sculptée par Héral. Le simple visiteur portera son attention sur les palmiers , les différentes espèces de bois pétrifié, les coupes de divers arbres, leurs écorces, leurs racines, leurs fruits, conservés dans de l'esprit de vin ou bien imités en cire ou en plâtre, les imitations en cire de toutes sortes de champignons, chefs- 4^ œuvre de Pinson, etc. — Les salies contenant les herbiers, à l'étage supérieur, ne sont ouvertes que pour l'étude.
jABp iN^»^T,^IP^"^ — De belles allées d'arbres divisent ce jardin en pa'rtejrres réguliers. U n'est pas inutile de rappeler , aujourd'hui où l'on passe à côté avec indifférence , que la plupart des
Chbains: PARIS: Rive ^. 13^ ^7
«Tbres qui font Tornement de nos promenades, les marronniers, les tilleuls, les acacias, les plaUnes, les polownias , etc., ont été intro* duits et naturalisés dans nos pays par le Jardin des Plantes, et c'est encore le cas pour un plus grand nombre de plantes et de fleurs. Du côté dé la ménagerie se trouve V Ecole de botanique. Des étiquettes de diverses couleurs désignent les différents genres: les étiquettes vertes , les herbes potagères ; les rouges , les plantes médicales ; les noires , les plantes vénéneuses ; les bleues, les plantes teinturières ; les jaunes , les plantes de luxe. ' A Textrémité , près du quai, les plaiitesaquati^es. Puis*, en Remontant le jardin, comme l'indique'ndTïeplah : lés plantes alimentairea et inâustriellei^ Iwj ^ntes unedi einale», un partèrtT de fieu rir , dan s un ancie n bassin ; les plàtit^ytnnueUes et lês'pîéwttes ioivaees d* ornement. Devant les galeries de minéralogie, géologie etbotAnfqûe, des plantes indigène s {fleurs de parterre). Le Jardin des Plantes a une Sépenîdance, ses p /jpini èresj derrière ces galeries, de Fautre côté de la rue de Buifon. Ensuite , dans le jardin même , V Ecole des arbrisseaux dlornement, où se voit, près des galeries, le premier acacia introduit ea France par Robin («robinia pseudacacia»), en 1600, et planté iei en 1636. Plus loin , VEccleJies poiriers ou des arbres à pépins et V E cole des arh resjLïkûyau de plein vent, et^î.
Au K. Au jardliôrse trouve la halle aux vint; à TO., ou derrière le jardin, l'Mp* to| de la Pitié (709 lits) et la maison d'arrêt de Ste-Pélagie.