II. Du Jardin dei Plsntea aux âobéHiLÉT
Les Gobelins sont à env. 1500 m. au S. de la place Yalhubert (tramways, v. Tappendiee). Nous prenons d'abord pour nous y Tendre , entre le jardin et la gare d'Orléans (p. 18) , le bouL de l'Hôpital , ainsi nommé du vaste hôpital de la Salp^rière, qui «'y trouve un peu plus haut à g. Commencée par Louis XIII pour servir d'arsenal , la Salpétrière fut transformée plus tard en hospice de la vieillesse pour les femmes âgées ou folles. Il y a 45 corps de bâtiment, comptant 4682 fenêtres. Les heures de visite sont de midi 1/2 à 4 h. les dimanche et jeudi. Sur le devant, la statue du docteur Pinel (1745-1826), le bienfaiteur des aliénés, en bronze, par Lud. Durand. Dans le grand amphithéâtre des cours se voit un beau tableau de Robert- Fleury, le Docteur Pinel délivrant des folles des instruments de torture avec lesquels on les martyrisait.
Le boul. St-Marcel, qui commence à dr. à la place de l'Hôpital et passe devant le marché aux chevaux , mène plu3 loin à l'avenue des Gobelins, où se trouve la manufacture, un peu plus haut à dr., n^ 40. Il y a dans ce quartier de nombreuses, tanneries.
Les Qobelins sont visibles les merer. et sam, cle 1 h. i 3 b. Sa priAeipe, il faut une autorisation de l'ailininistrateur, mais on n*en refuse pas l'entrée sans cela, surtout aux étrangers.
Les Gobelini (pi. G. 23) sont la manufacture de l'Etat où se font les fameuses tapisseries de ce nom. On y voit de plus une i^itéres- 'sante collection de leurs anciens produits. Les bâtiments n'ont absolument rien de remarquable.
228 Miv^g.lS. PABIS. Qohelins.
La fondation de cette manufacture est due k Jean Oobelin^ qui établit en 1450 une teinturerie sur les bords de la Bièvre^ la petite riv^ière aul traverse ce quartier et aboutit dans un égout eoUeeteur derrière le Jardin des Plantes. Son sueeessenr joignit à la teinturerie une manufacture de tapisseries, qui acquit une telle réputation, que Colbert Tacheta en 1662 et continua la fabrication pour le compte du gouvernement. On a encore rehaussé la valeur des tapisseries en ne les faisant point entrer dans le commerce, en ne les employant qu'à décorer les habitations des ehefii de TEtat et des édifices publies, et comme cadeaux pour les souverains étrangers, de grands personnages, des ambassadeurs, etc. On a de plus réuni aux Gobelins, en 1836, la manufiicture de tapis de la iSavofinerie, fondée par Karie de Médias en 1604 ^ dans une ancienne savonnerie.
I^e mëtiet a tisser des Gh>ll>elins ressemble fort au métier ordi* uaire. La petite partie du tableau dont Fartlste s'occupe pour le moment, est dessinée au crayon noir sur la trame. L'original est placé derrière lui , et devant lui est une corbeille avec des bobines de laine de toutes les couleurs. Ce qui constitue la principale 41fflculté de ce travail si délicat, c'est le choix des nuances, chaque teinte se composant de 24 tons qui diffèrent fort peu l'un de l'autre. Un coup d'œil exercé et une patience à toute épreuve sont les principales qualités nécessaires à ces artistes, dont les plus adroits font au plus 30 à 35 centim. carrés de tapisserie par jour. L'exécution d'un tableau d'une certaine dimension exige cinq, et même dix années , de sorte qu'on ne doit pas s'étonner d'en voir estimés de ÔO 000 à 150 000 fr. Ce n'est généralement qu'une copie de tableau connu , mais néanmoins un chef-d'œuvre , qui peut se comparer à une bonne traduction. Les personnes qui n'auront encore vu que des tapisseries des Gobelins toutes passées du siècle dernier , seront étonnées de la vivacité et de l'habile dégradation des couleurs dans celles qu'elles verront sur les métiers, tableaux charmants où l'œil n'est pas méoM contrarié par le brillant du vernis. On n'emploie plus guère que la laine à leur confection, ses couleurs étant les plus solides ; on se sert seulement de soie dans les fleurs et les, fruits , et pour rendre le brillant des métaux.
La. visite commence par les salles d'exposition, en partie dans un bâtiment provisoire à g. de l'entrée. Il y a des inscriptions.
V^ SÀLLB. A dr., 2, le Sacrifice d'Abraham, d'Mrès Sim. Vottet, — 3, Audience donnée par Louis XIV au légat du pape (Lebrun). — 9, Cybèle implorant Jupiter (Mignard). — 8, Danse de nymphes (Raphaël). — 6, l'Automne (Ltbrun). r- 41, J.-B. Colbert (P. L^ebvre). — 13, l'Air, Junon (CL Audran). -^ 39, Louis XIV (Hyae. Rigaud). — 40, Ch. Lebrun (Rigaud). ^ 14, l'Hiver, Saturne (Cl, Audran). — 5, le Château de Blois (Lebrun). — 7, le Mariage d'Alexandre et de Oampaspe (Raphaël). ^ 10, le Triomphe de Pallàs (N, Coypel). — 4, Louis XIV visitant les Gtobelins (Lebrun et van der Meulen). — 1, la Mort de Joab, tapisserie de. l'école de Fontainebleau (A. du Cerceau).
II® SALLB. A dr. et à g., parties de tentures et de portières. — Bans le fond, 23, 24, les Deux taureaux; Combat d'animaux (Fr. DetporUê).
me SALLX. A dr., 17, le Limier (J.-B. Oudry). — 21, portière de Diane, de la manufocture de Beauvais (Oudrp). — 18, l'Evanouissement d'Bsther (F, de Troif). ^ 23* les Forges de Vulcain (Boucher). — 70., Don Quichotte (Ch. Coypel). — 25, Mort de Duguesclin (Brenet). — 16, Arrivée de l'am^ bassadeur turc venant complimenter Louis XV sur son avènement ((^. ParroceH). — 26, la Continence de Bayard (Rameat^. — 19, Juin, la Tonte des moutons , d'après une tapisserie da.^ xvi^ s. ..
Chambre de$ députes, PARIS. Rive g. 14, 229
IV® SALLE. A dr.., 92, Napoléon I®' rendant les armes au chef d^Alexandrie, fragment (MiOard), — «44, tête de vieillard , ehef-d'œuvre exécuté k la Saronnerie au xtiii® 8.-98, les Adieux de Vénus à Cërès et à Junno (Raphaël). — 91 Napoléon I«>^ reeeyant la reine de Prusse à Tilsitt, fragment (BêrUm). — «94, la Bataille de Tolosa (B, Vtmei). — «90, la Reddition de Vienne, fragment (Girodet-Trioson). — ^, Napoléon l^' recevant les ambassadeurs persans au eamp de Finkenstein, fragment (Mulard). — 43, le Toueher (P. Btmdty). — «96, «95, le Loup et Tagneau, la Liée et sa compagne (Oudry). — 37, Jupiter consolant TAmour (Raphail).
Ensuite les ateliers. Les tapisseries qui s'y voient ne sont naturellement pas toigours les mêmes. Dans le i^r, surtout une grande eompo'- «ition destinée à la Bibliothèque Nationale, les Lettres, les Scienees et les Arts dans Tantiquité, diaprés Fr. Ehrmann. A Textrémité, une tapisserie de Bruges de 1501, Louis XI levant le siège de Dôle et de Salins (1477). — Dans le 2« atelier, la «Filleule des fées, d'après MaterolU. — On descend un escalier pour arriver au dernier atelier, celui des tapis de la Savonnerie. Ceux qui s'y font actuellement sont destinés au Panthéon.
L'avenue des Gobelins aboutit plus haut k U place d'Italie (pi. G. 23). Au milieu de cette place, un haain avec un beau jet d'eau; au N., la mairie du XlIP arrondiêêement^ bfttie de 1867 à 1877, avec un joli campanHe.
/vrtf, Bieétre , YUrv et ViUtifui/t que desservent les tramways passant la place d'Italie, n'ont à peu près rien d'intéressant pour les étrangers.
Le boul. Arago, qui fait suit© au boul. St-Marcel (p. 227), passe à Vhôpital de Lourcine, puis à la prison de la Santé ou les Madèlonnettesj et aboutit à la place Denfert-Kochereau (p. 205). De Tavenue des Gobelins part aussi, à côté du boul. Arago, 1» boul. de Port-Royal , qui mène au carrefour de l'Observatoire (p. 221), en passant au Yal-de-Orâce (p. 205).
Au bas de l'avenue des Gobelins s'élève St-Médard (pi. G. 22), église des zy^-xyi® s., dont le cimetière , remplacé par un square, fut fameux au zviu® s. par les pèlerinages qui s'y faisaient au tombeau de l'abbé Paris , diacre janséniste auquel ses partisans (convulsionnaires) attribuaient des miracles.
La rue Monge, derrière l'église, va au boul. St-Germain (tramw.)«
14. Ses Tnileries aux Invalides et au Trocadéro. I. Set Toileries aux Invalidet.
Chambre dea députés. Ste-OletiUe.
Nous passons sur la rive g. par le vieux Pont-Royal, en face du pavillon de Flore (p. 130). De l'autre côté commence la rue du Bae, qui traverse le quartier St -Germain, le quartier aristocratique. U n'y a guère, dans les rues principales, que des hôtels particuliers, et elles sont toujours très calmes, presque désertes les dimanches et fêtes. Là aussi sont plusieurs ministères et ambassades , etc.
A g. de la rue du Bae, près du boul. St-Germain, est St-Thomsutd'Aquin (pi. B. 17; /F), église construite de 1682 à 1740, mais dont le portail n'a été achevé qu'en 1797. Il y a à l'intérieur des fresques de Biendel, un plafond de Lemoine^ la Transfiguration; une Descente de croix, par Gttillemot^ un St Thomas-d'Aquin apaisant une tempête, par Ary Sch^er, et un Christ au jardin des Oliviers, par R. Bertin.
La rue du Bac est traversée ensuite par la rue de Grenelle, dans la-
Suelle on voit près de là, en tournant à g., la *lbntaine de OreneUe (pi. ;. 17-, /F), construite en 1738 sur les dessins de Bouchardon. C'est une des plus belles de Paris. Elle se compose d'une décoration d'architecture en hémicycle, de 99 m. de diamètre et près de 12 m. d'élévation.
2d0 Bive 9. U. PARIS. Chambre des députés.
An milieu, nm petit porti<|ue, deT^nt lequel eit ua groupe de marbre -blane, la Ville de Paria avec la Seine et la Xame. Bur les côtés, de* pilastres doriques encadrant quatre niches, avec les statues des Saisons et des bas-reliefs analogues, aussi par BoucJiardon.
Dans le liaut de la rue du Bac sont eneore les XiMiens-EtraacéTCB (pi. B, 16; iF), un séminaire. On y voit, en le demandant, la ehûmbfe dus M<uri§rt , qui renferme des instruments ayant servi au martyre de nombreux nûssionnaires et chrétiens, des vêtements teints de leur sang, etc.
Plus loin, les vastes magasins du Bon-Marché (p. 29) et le *quare du Minmgtty ainsi nommé parce .qu'il a remplacé Taneien hospice de ce nom: on y voit un groupe de marbre, par Uathurin Jforeau , le Sonuneil.
A côté, au n° o3 de la rue de Sèvres, la maison principale des jésuites. Dans la cour s'élève VégUte du Jénu^ bel édifice goth. construit en 1866^, sur les plans du P. . Toumetac, dans le style du ziii® s. £lle est maintenant fermée. Les chapelles sont décorées de fresques représentant des saints de la Compagnie de Jésus, et Tune, d'elles renferme un monument en mémoire des jésuites mis à mort par les communards en 187L
La rue du Bac , 1« rue de Lille , la première qui la traverse , et le quai voisin, le quai d'Orsay , ont souffert considérablement sous la Commune. Il y a eu jusqu'à 34 maisons et édifices publics incendiés. Le palais du Quai d* Orsay, qui est toujours en ruiné, ftvait été construit de 1810 à 1835 et affecta successivement à divers usages. Il était occupé en dernier lieu par le conseil d'Etat et la cour des Comptes. C'était un vaste palais dans le style classique. Le palais de la Légion d'honneur (pi. R. 17; //), un peu plus loin, a été bâti en 1786 par le prince de Salm-Kyrbourg, et il a une certaine importance historique, comme ayant été le centre des réunions de Mme de Staël sous le Directoire.
A côté , le pont de Solférino , construit en 1858-59. La grosse tour basse à g., au bout de la rue de Solférino , fait partie du Ministère de la guerre , sur le boul. St-Germain.
La Chambre des dépntéi, dite aussi palais du Corps législatif ou palais Bourbon (pi. R. 14 ; //), s'élève plus loin entre le quai et la rue de l'Uaiveisité , à l'extrémité . du boul. St-Germain (p. 193) et vls-â-vis de là place et du pont dé la Concorde (p. 59) \ ou elle fait pendant à la Madeleine (p. '57). Ce palais fut commencé en 1722 par la duchesse veuve de Bourbon, sur les plans de Girardini. Le prince^ de Condé y dépensa p«ur sa part 20 millions , jusqu'en 1789. Devenu propriété nationale en 1794, il IHit d'abord affecta à divers usages , puis transformé pour servir aux séances du eonseil des Cinq-Cents et plus tard du Corps législatif et de la Chambre.
La façade primitive est du côté opposé à la Seine* Celle qui donne sur le fleuve, construite de 18^ à 1807, par Poyet, est dans le style d'un temple grec, avec un péristyle corinthien de 12 colonnes , précédé d'un perron que décorent les statues de Thémls et de Minerve , de d'Aguesseau , Colbert , l'Hôpital et Sully. De chaque côté sont des bas-reliefs de Rude et de Pradier, et au-dessus de la colonnade un fronton par Cor^of^ la France tenant la Constitution, entre la Liberté et l'Ordre public, le Commerce, l'Agriculture, la Paix , etc. La place qui précède l'autre façade est décorée d'une statue en marbre de la Loi , par Feucheres (1855).
Lorsque 1» ChAinl^re eet réunie , le public ne peut voir qUe la salle des séances, pendant les délibérations, avec une carte d'entt^e qu\>n obtient par Teiitlremise d'un député ou en s'adressant par écrit au secrétaire de la questure. £n dehors de la session, au contraire , on peut visiter le palais tous les jdurs. L'entrée du public est à dr. du grand escalier, du côté du quai. On est conduit par un employé (pourb.). — Dans la saille des Pas-Pbudus , un plafond par H, Vernet, la Paix , etc. — La SA'iiLB des Séances forme un hémicycle' avec 20 colonnes de marbre*, derrière lesquelles sont les tribunes publiques. Au-dessus du bureau est provisoirement une tapisserie des Gobelins , la reproduction de FEcole d'Athènes de Raphaël. Sur les cOtés , les statues de la Liberté et de l'Ordre public, par Pradier, — Sall? des Confébences. Plafond par Héim, fiistoire de la législation en France.. Tableaux : le Président M. Mole arrêté par les fa<^ieux pendant la Fronde, par Vincent; Ouverture des Etats-Généraux par Philippe le Bel , du même ; le •Dévouement des bourgeois de Calais, par Ary Sckeffer. — Biblio- TSÀQtJE: plafonds par Eug. Delacroix. — Salle des DiSTBiBUr TiONs: grisailles par Ab. de Pujol. — Salle Casimie-Péuieb : statues de Mirabeau et de BaiUy, par Jaley; de Périer , par Dur et; du général Foy, par Desprejf. . Bas^relief par Triqueti. — Salle dtj Tbône: la Justice, la Guerre, l'Industrie, l'Agriculture, les Mers, et les Fleuves de France , par £'Mflf. >D«iacrotx.
Plus loin sur le quai est W Ministère dea affairet e'trangeres, 1t>el hôtel construit, en 1845. La façade est décorée de colonnes doriques et ioniques superposées , de balustrades à chaque étage et au sommet , de médaillons représentant les armes des principales puissances , etc.
Ensuite vient ^esplanade des Invalides mentionnée p. 232; nous revenons -sur nos pas et nous prenons à g. de la Chambre des dé* pûtes. La rue St-Domlnîque, un peu plus loin, nous conduit à g. à •Ste-GlotUde (pl.B. 14; IV) ^ une des belles églises modernes de Paris , dans le style ogival du xiv® s. Elle a été commencée par Qau ^ 1846 et achevée par Ballu en 1859. La façade présente U(ÀB portails, ri<shement décorés de sculptures, avec frontons aigus, et deux tours â flèches un peu maigres , qui s'élèvent à 66 m.
L'nrrisiBUB est divisé en trois nefs, avec cléamhulatoire et transept, mais sans portails latéraux. Toutes les fenStres sont garnies de splen- 4ides Titràuit, par Maréchal , Oalimard , Jowdy , Thibavti , Amaury-Duvalt JâUftm. et J7««ie« lies aoiUatéraaz n*<mt tpi» deux petites chap. soiabres de ehaque eôté de rentrée, ornéea de peintures par ff. JHlaborae (inscriptions). ^8ous les fenêtres de ces collatéraux et au transept se voient des bas-tellefs formant ^in* chemin de la croix, par Dar«« et Ptadier. — La «hq». du bras 4p. -du traasept, dédiée à Ste Valèxe, a de grandes pein^ tures par Ltnepveu. On remarquera ensuite la clôture du choeur, décorée de quatre bas -reliefs par Ouiftaumt^ les deux du côté dr. représentant aussi Ste Valère , ceux du côté g. Ste Glotilde. — Il y a également des MintuMs mutales dans les chap. de l'abside, par PiU et L<mnMn (à dr.; StRemi)^ Bttard (St Joseph), Xen«p««»,(U. Vierge), Bristei (Ste Croix) et Bouçuereaa (8t Louis), et dans le bras g. du transept, deux grandes compositions pa» Lànçi*, Ste Cl^tilde secourant les pauvtes et le Baptême de
232 Bive g, 14. PÂBIS. Hôtel des Invalides.
.CloYia. — Les aUUes et le maître autel, orné de pierreries et de verres niellés, dans le style du moyen âge, méritent aussi de fixer l'attention.
Le square qui précède Ste-Clotilde est dëcoré d'un beau groupe en marbre, par Delaplanche , l'Education maternelle.
La rue de Grenelle, derrière Ste-Clotilde, nous conduit maintenant à dr. aux Invalides.
y^ II. H6tel dei InvaUdei.
Xnsée d'artillerie. Eglise deâ Ijivalid ei. T ombeau d a Hapolton lei;.
L'intérieur de rhôtel des Invalides est visible tous les Jours de 11 b. à 4; — le musée d'artillerie qui s'y trouve, les mardi, jeudi et dim. de midi à. S h. en hiver et 4 h. en été; — le tombeau de Napoléon I^r^ les lundi, mardi, jeudi et vendredi de midi à 3 h., l'un et l'autre gratuitement.
L'h6tel dei Invalidei (pi. R. 14 ; IV), dont le dôme doré se voit de fort loin , fut fondé par Louis XIV Qt construit de 1671 à 1675 par Libéral Bruant et /.-H. Mansart, Il occupe une superficie de 126 985 m. carrés et il pouvait loger 5000 pensionnaires, mais leur nombre diminuant toujours, parce que les invalides préfèrent vivre indépendants aveq leur pension , diverses parties ont été affectées à d'autres usages, et il n'y en a plus maintenant qu'env. 400.
Entre l'hôtel des Invalides et la Seine s'étend une belle place, Vesplanade des Invalides , qui a près de 500 m. de long et !&0 de large. Elle est bordée de plusieurs allées d'arbres , et elle doit être décorée des statues de Marceau, Hoche, Kléber et Desaix.
Une grille sépare la place de la cour extérieure, transformée en jardin et entourée de fossés maçonnés. Une batterie triomphale est établie derrière ces fossés; ce sont les célèbres «canons des Invalides» , qu'on tire pour annoncer les événements importants.
Il y a 8 canons montés de chaque côté, plus un obusier, et 11 pièces non montées, dont 8 canons algériens, avec inscriptions arabes, un eanon eochin chinois d'un côté et un chinois de l'autre. Ceux de la hatterie sont, à dr. en se tournant du côté de la Seine: deux canons autrichiens, l'un fondu à Vienne en 1681 , l'autre en 1580; ensuite quatre canons prussiens, fondus à Berlin en I7O8, pris dans cette ville par les Autrichiens durant la guerre de Sept*Ans , et rapportés de Vienne par Kapoléon 1^^^ après la bataille d'AusterUtz, avec USaâ autres canons^ une pièce hollandaise prise dans la citadelle d'Anvers en 1832 ; une pièce russe de Sébastopol et UB mortier algérien. — Du côté gauche : un ^pierrier wurtembergeois, chef-d'œuvre de fonderie, d'une élégance purâtite, cannelé en hélice et décoré d'un serpent et de statuettes allégoriques; un eanon vénitien de 1706; quatre canons prussiens et une pièce JioUandaise , une pièce russe et un mortier algérien, comme de l'autre côté.
Dans le jardin, la statue du Prince Eugène, bronze par Dumont.
La façade du palais , surmontée de trophées en pierre , a trois étages et près de 200 m. de long. A l'entrée , une statue bas-relief de Louis XIY, et de chaque côté, des statues de Mars et de Minerve, en bronze , par Coustou jeune. Aux pavillons des angles , quatre groupes de bronze par Desjardins, représentant des peuples vaincus, de l'anc. monument de Louis XIY, place des Victoires (p. 140).
On peut circuler librement dans l'hôtel quand il est ouvert aux visiteurs , de 11 h. à 4. Des écriteaux indiquent les parties dont l'entrée n'est pas permise. Les pourboires sont interdits.
Muètt d'arHUerie,
PARIS
Sive g. 14,
La cour d'honneur esft entoniëe .d'arcades , en partie décorées de peintures plus que médiocres par B. Masson , représentant des ercènes de l'histoire de France sous Cbarlemagne, St Louis^ LouisXIY et Napoléon 1^. En face de l'entrée est l'église (p. 285) ; à dr., le siTisée d'artillerie (v. ci-dessous) ; à g., les réfectoires et les cuisines ; derrière, au premier, la bibliothèque et la salle du conseil, etc.
Les salles du rez-de-chaussée, tant les réfectoires que les salles parallèles du musée,sont décorées de peintures 8Uégoriques,qui se rapportent pour la plupart aux campagnes de Louis XIY dans les Pays-- Bas (1672). Elles sont surtout de Martin, élèye de van der Meulen.
La bibliûthèqu* ^ au p(remi«r, du eôté V.,. te eompoM- d'eay. 30000 vol. et de quelques manuse. de Sully et de Colbert; elle n'est pas publique.
A côté, la salle des Maréchaux et la salle du Conseil^ renfermant des souvenirs de Kapolëonl®>^ et des portraits de maréchaux et d'anciens gouverneurs de rbôtel, une réduction de la coldnne Vendôme, une petite statue de Louis XIV par Bagei, un grand missel fait par deux invalides, le boulet qui tua Turenne à Sasbach, en 1675, etc.
Le *inufée d'artillerie est dans les bâtiments du «côté de l'Occl^ dent». Si l'entrée du milieu n'est pas ouverte, passer par la galerie à dr. en arrivant et tourner à g. dans une seconde cour, puis eiicore à g. dans un corridor (heures, v. p. 232). C'est un musée d'artillerie dans le sens large ou primitif du mot , comprenant toutes sortes d'armes offenslTes et défensives , tant anciennes que modernes. Il est fort riche et fort intéressant. Il y a des étiquettes.
Gal.eihiiiigra^k>nq.
Armet blanches afeu
CoTir de UTictotre