‹ Paris et ses environs: manuel du voyageur (volume 2)Chapitre 47 sur 59 · I. De Paris à Sceaux · texte numérisé non relu

I. De Paris à Sceaux

II. De Sceaux dans la vallée de la Bièvre .... 276 De Massy-Palaiseau à Limours, à Juylsy. 377.

De Paris à Fontainebleau 277

De Paris à Chantilly, à Compiègne et à Pierrefonds 283

^15. De^Fatifl. à Versailles.

A, Par la ohamia de fer de la rive droite. — 33 kil. Oare St-Latarê (p. 18); gnielieti et salles d*attente dans la galerie haute. Départs de Paris au moins toutes les heures, de 7 h. 60 du m. à minuit 90; de Versailles, également toutes les heures, de 7 h. du m. à 11 h. du soir. Trains supplémentaires les jours de fête (r. Tlndicateur). Trajet en 35 à 60 mîn. Prix: l^e cl., 1 fr. 65-, 3^ cl., 1 fr. 86. — Les billets de retour (sans réduction) sont yalables pour Tautre ligne (p. 340).

On passe d'a'bord sous le pont de la place de l'Europe et dans un petit tunnel. A g., le chemin de fer de ceinture. Puis on traverse les fortifications. — ô kil. Çlici^y -JLeraHfljg. On franchit la Seine.

6 kil. Amiireê, localité de 11352 hab., sur la rive g. du fleuve. Il y a quantité de villas, et les bords de la Seine sont très fréquentés dans la bonne saison par la jeunesse, comme lieu de divertissement. Les embranchements qui se détachent à dr., conduisent k Argenteuil (p. 273) , St-Germain-en-Laye (p. 261) et à Rouen. Le chemin de fer de Versailles décrit une grande courbe.

Asnières est aussi desservi par un tramway qui part du commencement du boul. Haussmann, traverse CUehp et passe sur le second pont en aval de celui du chemin de fer, à 1 kil. du centre d* Asnières. Il se pro> longe même jusqu'à OtiMtviUiers^ village qui n'a rien de remarquable, dans la presqu'île du même nom, oà Ton utilise avec beaucoup de succès, pour la culture mari^ehère, les eaux des égouts de Paris.

240 Env, de Par, 15. CLAMART.

8 kil. Courbevq ie^ ville de 15 112 hab., qui a beaucoup de blanchisseries, comme du reste la plupart des localités des bords de la Seine aux environs de Paris. H y a une grande caserne construite sous Louis XV. Au delà de la station , on passe à Textrémité de l'avenue de Neuilly, qui fait suite, en ligne droite, à celles de la Grande- Armée et des Champs-Elysées (p. 134 et 132) , et où Ton aperçoit surtout Tare de triomphe de l'Etoile (4800 m.). C'est au rond-point à l'extrémité de cette avenue^ que se trouve le monument de la Défense de Paris, par Barrias (p. 139). La partie basse de Courbevoie est reliée à Paris par des tramways (v. l'appendice).

10 kil. Puteau x (15 586 hab.). Vaste panorama de Paris , du bois de Boulogne et du cours de la Seine. Au S., les bois de Meudon et de Clamart ^ avec les hospices de Fleury (p. 241).

12 kil. Suresnes (7011 hab.). On passe au pied du '^rn* ^fljtrien, dont le sommet, à 200 m. au-dessus du niveau de la mer, est occupé par la forteresse du même nom , le principal ouvrage extérieur de Paris (p. 39). Il faut une autorisation pour visiter cette forteresse. Un pont relie Suresnes au bois de Boulogne , près de Longchamp (p. 137).

15 kil. St:Çloud;;^Q3fiiutûsta (p. 258). Puis de petits tunnels dans le parc, T'em"6ranch. de Noisy-le-Roi (p. 259) et un autre tunnel plus considérable.

17 kil. S^rpa^y^^AzâLâMff'y 9 «***• * 20-25 min. de la manufacture de Sèvres Tp- 260). Site chaimaut; beaucoi^ de villas. L'église de Ville-d'Avray renferme des n^odèles de statues de Pradier, de Rude et de Duret , un St Jérôme peint par Corot , un Ecce Homo par Aug. Hesse, etc. Vers l'extrémité de la rue de Versailles, à g., les jolis étangs pendus célèbres par Corot, auquel on y a érigé un monument.

21 kil. Virjtflay, Puis , à g., le viaduc qui passe sur la grande route et relie les deux chemins de fer. — 23 kil. Verêç^ea (p. 241).

B. Par le chemin de fer de la rive ganche. — 18 kil. Oare J^ontpamasse (pi. G. 16; p. 18)*, salles d'attente à g., au premier. Départa de Paris, au moins toutes les Iieures de 7 h. 5 du m. a 11 h. 5 du s. et à minuit 40; de Versailles, aussi toutes les heures à partir de 6 h. 35 du m. jusqu'à 10 h. 35 du s., puis à 11 h. 25. Trajet en lO min. Prix, ete., comme sur l'autre ligne. Se plaeer à dr. pour jouir de la vue. — • Si Ton va à Sèvres, descendre plutôt a la stat. de Bellevue, plus rapprochée de la BOAHufaeture.

La ligne de la rive gauche communique avec le chemin de fer de ceinture (p. 18) à la station dC Ouest-Ceintwre, près des fortiflca* tions. Puis elle passe entre les forts de Vanves et d'Issy.

6 kil. Clamart, stat. à 10 min; au N. du village de ce nouk

Clamart est aussi relié à Paris par une ligne tramway partant de la place St-Germain-des-Prés (p. 212). Elle passe . à /«y, où ron remarque seulement des hospices (les Ménages) et des maisons religieusea (succursale du séminaire de St>Sulpiee); puis elle longe le IffeieSê Vanves^ établi dans un château des Condé, b&ti en 1696, et elle traverse le village de Vanves.

Clamart (4187 hab.), qui compte cependant beaucoup de maisons de campagne, n'a en lui-même rien de remarquable, si ce n*est un nouvel hospice monumental dû à la munifieextee de la duchesse de GalUera, comme ceux de Fieury (v. ci-dessous). Mais U est situé à côté du btfte

^^^^^JB^^HHkKs^

VERSAILLES. Env. de Par. 15. 241

de Clamarty qui se vsttaehe à TE. au bois de Keudon (p. 261). Ce bois, en partie sur une hauteur, d'où l'on a de jolies éebappees, n'a rien d'artiâeiel comme ceux de Boulogne et de Vincennes, et il règne aussi beaucoup plus de liberté et de laisser-aller parmi ses habitués, composés de jeunes gens et de petits bourgeois parisiens de la rive gauche. Les promeneurs redescendent assez souvent de Tautre côté^ à Heudon (p. 261), qui est à env. 3 kil. Pour y aller directement à travers le bois, on monte par le chemin près de la place de Glamart, on tourne dans le haut à g., puis à dr. dans une larçe allée droite, qui passe à un carrefour où se trouve un grand anémomètre. Arrivé au mur d'un enclos, on descend à g. et l'on prend à g. la rue des Yertugadins.

Au K.-O. du bois de Glamart se trouve, au-dessus du village de Fleurp^ où on l'aperçoit de toute part de la vallée de la Seine, le nouvel hospice de Fleury^ pour les vieillards, fondé par la duchesse de Gallléra. l^on contente d'y consacrer, dit -on, 8 millions, la duchesse a encore fait bâtir plus bas un autre hospice pour les orphelines.

Après Clamait , la voie longe le versant des collines du bord de la Seine* en offrant une vue charmante sur Paris et le cours du fleuve, surtout un peu avant Meudon et à Bellevue. — 8 kil. Meudon (p. 261). A g., dans le haut, l'hospice de Fleury (v. ci-dessus). — 9 kil. Bellevue (p. 260). — 10 kil. Sèvres (p. 260). — 13 kil. ChavUle. — 14 kil. Viroflay, -— 18 kil. Versailles (v. ci-dessous).

C. Far le tramway. — 19 kil. Bureau quai du Louvre (correspond., V. l'appendice). Départs de Paris au moins toutes les heures, de oh. du m. à 10 h. du s. ^ de Versailles de 6 ou 7 h. du m. à 10 h. du s. Trajet en 1 h. 50. Prix des places : intérieur, 1 fr., même avec correspondance v impériale, 85 c.

On suit dans Paris les bords de la Seine (y. p. 172). Après le Trocadéro (p. 173), Fas^ (p. 176) et AuteuU (p. 136), avec le *pontviaduc du Point-dwJour, large et beau pont à deux voies, entre lesquelles passe le viaduc du chemin de fer de ceinture (y. l'appendice). Puis on sort des fortifications , laisse à dr. la route de St-Gloud (p. 258) , passe dans Billancourt et traverse la Seine , en arrivant à Sèvres (p. 260). Ensuite ChavUle et Virofiay, on passe sous le viaduc du chemin de fer mentionne p. 240, et on s'engage enfin dans la longue avenue de Pari , qui aboutit à la place d'Armes, en face du palais de Versailles.

Arrivée. Ia gare df la rive drotff ^°* ^ ftHY V4 d'h. , la 9ar4 de la rive gauche à 10 min .du palais. Versailles a une troisième gare, la çare des Chantiers t au S.-E. de cette dernière, à 20 min. du château, pour les lignes de Bretagne et de Grande-Ceinture (p. 267). — Le bureau du iratimaff de Paris est près de la place d'Armes, à dr. en arrivant, au eoin de la rue Hoche.

H6tela: *deê Béservcirs^ rue du même nom, 9 et 11; Vatel^ même rue, 26 et 28, tous deux de 1^' ordre, le second recommandé pour sa table; de France^ rue Colbert, 6, côté N. de la place d'Armes; de <a OAass« (restaur.), rue de la Chancellerie, 6 et 8, côté 8. de la même plaee.

Oailta«reataurftats: resiaur. du Musée ^ rue des Réservoirs, 4, près du château (à la carte); resiaur, de Neptune^ même rue, 14 (déj., 3fr.; dîn., 4fr.); c<tfé de la Comédie^ même rue et dans le parc, en face du bassin de Neptune (8 et 4 fr.); Ca/é Anglais, rue du Plessis, 49, à la gare de la rive dr.; cttfé du Globe^ même rue, 47 (3 et ô fr.); restaur. de Londres, du Rocher de Oancale, rue Colbert, 7 et 9, côté N. de la place d'Armes (2 £r., 2 fr. 50 et 3 fr.); café de la Place d^ Armes, au coin de la rue Hoche, etc.

Piacrea : la course, à 1 chev., 1 fr. 25 ; à 2 chev., 1 fr. 50 ; l 'heure, 2 fr. 5 0.

Bœdeker. Paris , 7« édit. 1^

^242 Env. de Par. 16, VERSAILLES. Histoire.

% Y^fgflittea, ville de 48324 hab., chef-lieu du départ, de S^ine* tt'Oisty ^9X une création de Louis XIV. Il avait d*abord sa résidence d'été à St-6ennain (p. 262) , comme ses prédécesseurs ; mais il r abandonna parce que, dit-on, la vue des tours de St-Denis, où se trouvaient les caveaux des rois, lui était désagréable.

Versailles est bâti dans un lieu qui n'était guère fait pour y fonder une ville. Ce qui manquait le plus , là où Ton devait créer de vastes

Ïiièees d'eau, c'était Teau elle-même., qu'on n'a pu y amener qu'à grands rais. On raconte, à propos de la construction de cette résidence fastueuae, des choses qui tiennent du fabuleux. Il y a eu jusqu'à 36000 iiommea et âÛOO chevaux occupés à la fois seulement aux terrassements pour Isa jardins , le parc , la route de Paris et l'aqueduc de Maintenon (50 kil. de Versailles). Cet aqueduc, par lequel 11 s agissait de détourner la rivière d'Eure, est resté inachevé ; on y a suppléé par la machine de Blarly (p. 262} et en recourant aux étangs des environs.

Versailles devint à peu près la résidence permanente de la cour à partir de 1082, et fut jpar conséquent dès lors intimement lié à Thistoire du temps , vit l'apog^ du règne de Louis XIV et sa décadence. Soua Louis XV , le palais somptueux du grand roi ne fut j^lus qu'un boudoir où régnèrent les Pompadour et les du Barry. et c'est la que le châtiment mérité par ses ancêtres vint chercher l'infortuné Louis XVI, qui n'en avait pas les vices. Les Etats-Généraux avaient été convoqués, en 1789, pour délibérer sur la solution des difficultés dans lesquelles se trouvait engagé l*£tat, notamment pour obvier à la banqueroute qui le menaçait. Us furent ouverts solennellement le 5 mai par le roi , mais ils ne purent s'entendre sur la manière dont se feraient les votes, la noblesse et le haut clergé voulant quMls eussent lieu comme précédemment, par ordre et non par tête, ainsi que le demandait le tiers-état. Celui-ci était particulièrement intéressé a donner le plus de valeur possible à ses votes, puisque c'était lui qui payait les impots. Soutenu par l'opinion publique, il se constitua le 1< juin en Assemblée Nationale. C'était le commencement de la Révolution. La salle des séances du Tiers ayant été fermée le 20 par ordre du roi, les députés se rendirent, avec leur président BaiUy, plus tard maire de Paris ^ dans la <aU« du Jeu de Paume (p. 257), et jurèrent de ne pas se séparer avant d'avoir donné une constitution à la France. On connaît le refus des députés du Tiers de se séparer malgré l'injonction du roi. L'Assemblée Nationale se change bientôt en Assemblée Constituante; survient la prise de la Baatille, le 14 juillet; un banquet imprudent des gardes du corps au tbéâtre du château, où ils foulent aux pieds la j^uvelle cocarde (tricolore), provoque un soulèvement à Paris ; Versailles est envahi le 5 oct., et le 6 la plèbe pénètre dans le château, force le roi de se rendre à Paris, au milieu d'un hideux cortège, précédé de têtes de gardes du corps sur des piques. Le château abandonné faillit ensuite être vendu; Napoléon le négligea, effrayé des dépenses qu'aurait entraînées sa restauraticm, et les Bourbons à leur retour ne purent que veiller à son entretien et construire le pavillon du S. C*est Louis - Philippe qui lui a rendu sa splendeur en y créant un musée.

Durant la dernière guerre , du 19 sept. 1870 au 8 mars 1871 , le palais fut le siège du quartier général du roi de Prusse, qui y fut proclamé empereur d'Allemagne^ le 18 janvier 1871. Plus tard, ee palais devenait le siège du nouveau gouvernement français, qui avait a son tour à diriger de là des opérations militaireB hérissées de difficultés, pour vaincre la

glus terrible des réTOlutions que l'histoire ait jamais enre^tiAtrée. Les hambres s'étant transportées de nouveau à Paris, en 1879, Versailles est redevenu aussi calme qu'auparavant.

En se rendant de la gare de la rive dr. au palais , par la rue du Plessis, on pourra tourner à dr., au milieu du marché Nôtre-Dame, dans la rue de la Paroisse , pour donner un coup d*œil à Notre- Dame, église construite en 1684-86 par J.*H. Mansart.

Palais. VfiRBAILLËS. Env, dé Par. 16. 'U^

La nie Hoeh«, à g., mène directement de là su iMtiais. Il y a au milieu un square décoré de la statue du général Hoche, par Lemalre. Plus loin^ devant le palais , la place d*Arfnêê, à l'extrémité de la grande avenue de St^Oloud, où aboutissent encore deux autres v^efl non moins larges, Vavenue de ParU H Vavenue de Sceaux,

On n'a pafi besoin de guide pour le palais, avec les explications qui suivent et les inscriptions qui se trouvent pavtooi danA le musée.

Pal ais et mna ée.

^Le * palaigo u château de YersaiUes, vu de la vaste place d'Armes,*^ présente un aspect moins imposant que du côté du jardin , où sa façade mesure 41Ô m. de longueur. Son ordonnance manque d'unité^ les constructions datant de différentes époques. Le corps de bâti,ment central est composé du château primitif de Louis XIII ^ .en briques et en pierre , et des ailes que J.-H. Mansart y ajouta sous Louis Xiy. A dr. s'élève la chapelle, avec son toit aigu, etc. D'autres corps de bâtiments considérables, situés de chaque côté, sont cachés par les dépendances de la première cour,queLoui$XIV avait destinées à ses ministres. Ceux qui sont à dr. de la chapelle comprennent surtout le théâtre, construit sous Louis XV,

La couB,. yt'HONNEUB est séparée de la place d'Armes par unet grille. Sur les piliers, à dr. et à g. de l'entrée, deux groupes en pierre, / la France victorieuse de l'Empire (Allemagne), par Marsy, et de / r£s£agne^par Girardon. Au milieu de la cour se trouve une statue j é questre d^p Louis XI V. en bronze , le cheval modelé par Cartellier \ et le cavalier par Petit ot. Sur les côtés, 16 statu es plus gra;ndes que ; nature, dont une partie se trouvaient jusqu'en £837 sur le pont de la [ Concorde, à Paris. /A dr.: Richelieu, Bayard, Colbert, les maréchaux ', Jourdan et Masséna, les amiraux Tourville et. Duguay-Trouin, et le \ maréchal de Turenne.\— (A g.: Suger, abbé de St- Denis, B. du \ Guesclin., connétable de France , Sully, les maréchaux Lannes et / Mortier, les amiraux Suffren et Duquesne , et le grand Oond^ t

xLe * ittnrte lii8ttfric|tte de Versailles, collection sans égale dans le i monde entier, est une création de LoUis*Philippe, qui fit restaurer \ presque tout le château en 1832 , pour y réunir les fobleaux hlsta* riques du Louvre et d^autres collections , et Ht combler les lacunes de cette galerie par les premiers artistes français. Tout ce qui avait une valeur historique y a été reçu , de sorte qu'on ne doit point s'étonner d'y rencontrer un grand nombre d^ceuvres médiOcreis deé deux siècles derniers, à côté des productions les plus brillantes de l'art moderne. Les salles sont si nombreuses que le temps pendant lequel le musée est ouvert suffit à peine pour voir les plus importantes. Si donc l'on ne doit pas revenir, on ne s'arrêtera pas trop à celles qui sont moins intéressantes et dont nous abrégeons pour cette raison la description. Il ne faudrait même pas rester jusqu'à la fermeture si Poïi voulait encore aller aux Trianons (p. 256), qui sont cependant d'intérêt secondaire.

244 Env, de Far. 16. TËRSAILUSS. Musée.

'L'entrée du musée est maintenant pai le vestibule de la chapelle,

à di, (voir le plan , p* 24Ô). Ce musée est ouvert tous les jouis de

midi à 4 h.», sauf le lundi. Le vestiaire n'est obligatoire que poui les

parapluies lorsqu'ils sont mouillés. Pour ne point passer de salle

\ Importante, on fera bien de ne pas s'écarter de notre itinéraire.

/ Rez^de-^haueaée de Voile du Nord.

La CHAPELLE , construite en dernier lieu par J.-H. Mansart, produit un meilleur effet vue du premier étage , parce que les proportions en ont été calculées des tribunes. Elle est richement décorée de sculptures et de peintures. A là voûte , dans le fond , la Résurrection , par Ch. de Lafosse ; au milieu , le Père Eternel , par A. Coypel ; au-dessus de l'anc. tribune du roi , qu'on voit au premier étage , la Descente du St-Esprit, par Jouvenet. Aux plafonds des tribunes latérales , des Apôtres de Louis et Bon Boulogne.

Sur le vestibule ouvre à g. une série de 11 salles dites la 1" ga- LEBiE DE l'Histoibe DE FRANCE; ellcs renferment des tableaux historiques, depuis Oharlemagne jusqu'à Louis XYI inclusivement.

1" salle. Ary Scheffer , Charlemagne présente ses premiers capitulaires à l'assemblée des Francs (779). Patd Delaroche, Char^ lemagne passe les Alpes (773). Rouget, St Louis , médiateur entre le roi d'Angleterre et ses barons (1264). — 2® salle. Brenet, Mort de B. du Guesclin devant Châteauneuf-de-Randon (1380). Vinchon, Sacre de Charles YII à Reims (1429). Berthelemy, Entrée de l'armée française à Paris (1436). — 3® salle. Jollivet, Bataille d'Agnadel (1509). Larivière , Bayard blessé à Brescia (1512). — 4® salle. Ary Scheffer, Mort de Gaston de Foix à la bataille de Ravenne (1512). Sehnett, Bataille de Cérisolles (1544). — 5® salle. Evénements des règnes de Henri II, Henri III et Henri IV. — 6® salle. Sièges, prises de villes et batailles du règne de Louis XIII et du commencement du règne de Louis XIV. — 7® et 8® salles. Suite des campagnes du règne de Louis XIV. — 9® et 10® salles. Règne de Louis XV et guerre de Sept- Ans. — 11® saixb. Fin de la guerre de Sept- Ans. Hersent, Louis XVI distribue des secours aux pauvres pendant l'hiver de 1788.

A l'extrémité de ces salles, un bel escalier moderne montant au premier et au second étage; à dr., une galerie de sculpture où nous allons entrer, et en face le théatse , qui, de 1871 à 1879 , a servi de salle des séances à l'Assemblée Nationale, puis au Sénat.

Parallèlement à la galerie historique dont il vient d'être question est la GALsauE des Tombeaux, renfermant surtout des moulages de monuments funèbres, le plus remarquable celui du milieu, le mausolée de Ferdinand et d'Isabelle de CastillO) de la Chapelle Royale de Grenade. — A côté, les

*Sall£S des Cbojsades. — Ces salles , une des parties les plus curieuses du palais , sont à la fois remarquables par la richesse de leur décoration, consistant principalement en armoiries de ch«fs des

Mu^ée.

VERSAILLES» En^. de Par, 16. ^46

croisades, et parleurs magnifiques tableaux modernes. L'ordre chronologique n'y est pas suivi rigou- Teusement; les* premiers tableaux sont de fait dans la 5^ salle et il y en a même maintenant qui n'ont pas de rapport avec les croisades : nous suivons l'ordre du plan.

•I'® SALLE. Gàllait,BtLJX' douin I*^', comte de Flandre, couronné empereur de Constantinople (1204).

Hesse, Prise de Beyrouth (1197). Larivièrt, Bataille d'Ascalon en 1177 (autre, p. 246). - ni^ SALLE. Jac quand, Jacques Molay et ses templiers prennent Jérusalem (1299). Papety, Guillaume de Clermont défend Ptolémaïs (1291).

Rouget, St Louis reçoit les envoyés du Vieux de la Montagne (1251). — •III* SALLE. A g. : H, Vernet, Bataille de las Navas de Tolosa, contre les Arabes, en Espagne (1212).

Schnetz, Procession des croisés autour de Jérusalem (1099). De l'autre côté de la porte iLarivièrty Levée du siège de Malte (1565). Ensuite une porte goth. de l'hôpital des chevaliers de St-Jean à Rhodes. Odier, Levée du siège de Rhodes(1480). Schnetz, le Comte Eudes fait lever le siège de Paris (888), tableau qui a remplacé la Prise de Constantinople par les croisés, d'Eug. Delacroix (p. 251). M,-J.

Mus

- 1-1 Franc

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34e Env. de Par. 16. .VIRSAIIXBS. Mmik.

Blondel, Ptolémaïs remise a Pliilippe -Auguste et à Bîchard Cœurde-Lion (1191), etc. — IV® salle. Signol, Pr^ication de U 2® croisade à Yézelay, par St Bernard (1146). Schnets, Bataille d'Ascalon en 1099. — V® salle. Signol, Prise de Jérusalem (1099). Gallait, Pristt-d'Antioche (1098). Hesse, Adoption de Godefroy de Bouillon par Alex. Comnène (1097). Robert -Fleury , Baudouin s'empare d'Ede^se (1097). Signol, Passage du Bosphore (1097).

Nous continuions de suivre la galerie des Tombeaux, pour monter au premier étage par un petit escalier à côté de la chapelle.

 ge du No rd. — Après avoir vu la chapelle de la tribune du roi, nous prenons à côté par la galesie de scttlpttjbe, qui renferme des statues remarquables par Nanteuil, Foyatier, Jaley, Etex, etc. A dr., le monument de Henri Chabot (m. 1655), par Franc, Anguier, Plus loin, plusieurs ceuvres d^Pradier, surtout le *iy n,^^yT)ft nt du duc d'Qrléaixa(p. 139), avec^g scftii^s des s l^ge^ 4 ^AnTfiT9^r^V^O'^?tantine. A l'extrémité de la galerie, un^ ^ Sifl^ ^^^^^fi . 4 ^./^*?^? . 4 , ^^^ ^ par. la princesse Mdrie^'OMans, flUe de Louis-fhilijppe. — ' Nous tournons à dr. vers le milieu pour entrer dans la Jg^G^LE:^!!! i^R '(J 9ns'tant^il — Salle L A g., Ch, Huiler,

oifaiS^^liBeJUi Matpftlft^-Vftrt (1855).

SAtLsIII. ***#. Vernet, Prise de la Smalah d'A^d-elrXader ^1-843) , tableau, auper^ de 21 m! 39 de long et dm. de haut. \ V Ia Smalah d'Aha-elyKader , son camp principal^ sa irésîdence atahu-

\ lante, sa eour^ avec son harem et son trésor, renfermait pins de 20000

t pw a oBn ^*^ .«Ua .£ut.«uxprise par 1» duc dJAumale à la tête de deux régi- \ ments de cavalerie. Âbd-el-Kader lui-même était absent. — «L'irrupUon \ soudaine des troupes . . . e»t rendue, avec cette vivacité de composition I et de touche qui caractérise M. Horace Vernet . . . Ces files de chevaux 1 se présentant de pleine face au spectateur sont un véritable tour de forée ; I les femmes et les enfants à, demi étouffés sous les tentes renversées, les ] troupeaux effarés commençant la déroute, les gazelles familières sautant ! hors de la toile, le juif qui emporte sa bourse, la négresse idiote jouant j avec une tranche de x>aâtèque^ ... les femmes de Témir que les nègres tâcheact de hisser sur les dromadaires, les lut^s partielles des Français et dei. Arabes , offrent à Toeil des groupes spirituels et bien mouvementés, dont les interstice» «ont remplis par ces mille accessoires que peut

fourqjr le tt^sor é ventre d^une smalah » (Th. ChtuUer.)

Adr., î*ir. Vernet, BataiUa:4:islj (1844). Beauce, P rise du fort St-Xavier, près de Poébla (1863). M. Vernet, Sièj5;6deRomêlîBi9y. Beauce ,^ntTéQ de P armée française à Mexico (18^3} f Assaut et prisè.de Laghouat (Algérie; 1857)7 Tissier, N apoléon IirTêndânt la liberté à Abd-el-K#der au ^ât<>aij d'Ambçise (1552)."" '

Salle IV. *H. Vernet, Siège et Prise de Cojulaûtino (1837>, 3 tableaux : Attaque du fort mexicain'àè $t- Jeaû d'UUoapar Tamiral Baudin (1838) ; l'Armée française force le col del'éniah-Mouzaïa {tS4(^ ; Attaque de la cllidelie d'Anvers (1832) ; Combat de l'HaWh (1835).

Musée.

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