‹ Paris et ses environs: manuel du voyageur (volume 2)Chapitre 48 sur 59 · VERSAILLES · texte numérisé non relu

VERSAILLES

Salle V. A g., F.-J, Barrias, D^barg TiemflTit. dft T année français e à Old-P oît (Crimée ; 1854). Adr.,* Yvon, l a Gorpe deM alakojg; laBrise dë^raa tôff"(Ï855) ; laCourtine d e Malj^l^ofF. PiTsTSataille de rÀlma(1854). Yvon, ^^^£MMîémo (1859).

Rigo , Batail le de Magenta (1859). "

Salle VL *Bouchot, Bonaparte au c ongiaiJLjies C inq-Cen ts aïït^CJoud (dissointion"; «IB' briimait'e » ,

9 nov. 1799). Couder, Installation du coiiafi|JL.JjEtat aÛ£^|£5S5aMBirg(1799): n-y-i jj ♦le Serment du j eu de paume | â TT <l789);Fédérayon des^gàr- LXJi des nationales et de Tarmée aujrgàinp-dé-Mars (1790).

Vinchon, SéancejroyâlfigpLOur l'ouverture des cham^feres et la p roclam ation d^. la, charte co nstitution nell e en 1 814.

— SaSeVII. Vinchon, Ênr rô leme nt des volontaires en

1 iwnsfêun^&uiilB d'I-

yr;^(1590). '" "

Revenus à la galerie de sculpture (v. p. 246) , nous la suivons jusqu'à l'extrémité N., où est le théâtre (p. 244).

L'eaealier à g. monte au

SBCOSD ilAOE, dit rATTIQVE DU

KORD, que passeront les visiteurs pressés. Il contient, dans

10 salles, une quantité extraordinaire de portraits, la plupart de petite dimension et de peu de valeur artistique, mais parmi lesquels il y en a cependant un certain nombre de Jff.

Rigaitd^ Mignard^ Lebrun, Vanloù, CoypeX, etc. Ils représentent surtout des souverains, des princes et d'autres personnages illustres de tous les pays, depuis le xiii^ jusqu'au xviii® s.

JE?nv. de Par. 15.

< a ta

248 Env. de Par. 16. VERSAILLES. Musée.

Il y a aussi quelques moulages et des médailles. Ou redescend par le même escalier.

La 2^ OALE&IE DE l'Histoibe de F&A.NOE 80 compose de 10 salles de Taile da Nord au piemier étage, paiallèles à la galerie de sculpture. Elle renferme des tableaux représentant des scènes historiques des années 1797 à 1835; la série commence du côté de la chapelle, tandis que nous y entrons à Textrémité opposée, y l"* SALLE (1830-1835), Court, l e Duc d'Or jtffns ^'ff"*^ h P^*^clamatipR jlû^la lieutenance générale GUi.ju9y.Aume (1830). -^ 2® SALLE (1824-1830). Oerard, Sacre' de Chaflfis^ à.Reims (1825). A g., -ET. Vernety Reviis.^i}j« gardfi nationale au Champ-de-Mars, par Charles X (1824). -^ 3® salle (1814-1823). Paul Delaroche,

de MontmîXâll (1814). Fe'ron, d'après H. Yernet, BatAiiiejie Hanau (1813). Beaûme, BataUle de Lutzen (1813). :V 5® salle (1809- 1812). Langlois, Batailles de Smolensk (1812), d e Castel la (1812) et de lA ..MoskQva (1812). ^6® salle (1809-1810). Meynier, Xletourde Napoléon daas Pile ,dja^Lobau apifi.sJAj>âtflille d' Essli ng (1S09). BèïïângJ, Bâtailîe de W^gram (1809). Oautherot, Napoléon blessé deTantRatL&bonneT1809). ^X?® salle (1807-1809). He?senTl Combat et prise de Landshut (1809). Thevenin, At taque e t prise deliatisboùue (1809)> Taunay, Entrée 4^ la garde jmpériale , à.Kris (1807). -y 8® salle (1806-1807). Camus, Napoléon au tom- I beau.deJEié.dÛJi<le (jrand (1806). Vafflard, l a Colonne de Rosb ach • renversée par l'armée française (1806). >^ 9^ salle (1800-1805). \ Taunay^ Ehlrée de l'armée française à Munich.^ 10® salle (1797- ,' 1800). Henhëquin, Bataille des Pyramides (1798). Colson, E ntrée d e Bonaparte à Alex an drTe (1798). Langlois, Cojahatjd&Benouth (1799). I ^ Bu vestibule de la tribune de la chapelle, nous tournons à dr. Partie eentrale. — Le côté N. du centre du palais donnant sur les jardins faisait partie des grands appaTtements du Roi, qui étaient complétés par plusieurs pièces au S. de la cour de Marbre , parallèles à la galerie des Glaces (v. ci-dessous). Beaucoup ont du reste .çubi diverses transformations. Dans la plupart, IjjL^urs sont décorés 4® tableaux des batailles .de Louis XIV par le trop TScohà }ian der MeuLen et par ses élèves, surtout J.-B. Martin. <f< I'® SALLE. Vaste plafond peint par Lemoine, l 'Apothéose d' Hertrule, en restauration, y- U® salle. Plafond par Houasse, llAbon- *Sance ou la Magnificence roj^ale. -VsJII® et IV* salles , à g. de la précédehte^Tv. le plan). Qouac&es représentant des évén emen ts du xvni® s., par van Blarenhttghe. -K.V® salle. T ablea ux parlBczard et'A^attx, relatifs aux^EtatSTCténéraux, et une frise ^ ftpr^fiantant une pifficession avant l'ouverture de ceux de 1789, par Louis Boulanger, — Les salles de l'autre côté de la 3® sont les petite appartementê du Soi (v. p. 249).

Mu9te. VERSAILLES. Env, de Par. 16. 249

)L VI® SAiri^B , à la suite de la 2®. ^ Groupe en marbre des Trois > Qrâces , par Traditr. Plafond par Houasse , Vénusassujétissant à \ s on empire toutes les divinité s. -acVII® saIiLe. TPlafonî par ^Xan^ cfegfd. Diane Résidant à la chaéseetjl la navigat ion* Voussures par AudraUf Lafosse et Sarrazin. Buste d^ Louis XIV par le Berrtin et d'autres bustes de la famille royale , etc. >^ VlîfP balle. Plafond par Cl. Audran, Mars sur un char ttatnC^ar^des loups; i compartiments par Houasse^tlTÔuvenef , les Horreurs et les Bien- 1 faits de la guerre. -)CIX® salle. Plafond par J.-B. de Champagne, ! M ercu re SUT un char tiré p ar deux coij^s. -^WC® salle. Plafond par l ôk. de J^ayôssëy A ^oTTon su T^Tin cFâr traînéj^ar ^atre chevaux et • a ccompagné par les Saisôn sI '^ ** "* " "" *-* -

N?i.ft 8AT.oy i^t; ta tJïïSgHJB (pi. B) , qui vient ensuite et qui oc- ; cupe , avec la galerie suivante et le salon correspondant , le côté \ O. de la partie centrale du palais, doit son nom à son plafond, peint • par Lebrun. Il représente la France armée de la foudre et d'un : bouclier avec le pCTCrâtt deX&'uîa"3rE7 eBt oui éé T d^'l^XQemàgrie à < genoux , la Hbllaride foudroyéeet J'Espagneép.ouyaûtée , etc. Ces peinture? et~'celles'~^é" la" galerie "voisine n'ont pas peu. contribué, ? selon St-Simon , à irriter et à liguer l'Europe contre le roi. ■ Sur la ^ cheminée, Louis ^Y à cheval, bas-relief de Coyaevox. \

yLLa *G4?«EBÏE de8"7 jl aces' a 73 m. de long, 10 m. ÔO de large et • 13 m. de haut. Elle jouit d'une vue magnifique sur les jardins et leurs pièces d'eau, par 17 grandes fenêtres en arcades, en faee desquelles sont autant de glaces , dans des arcades dorées. Le principal ornement de cette galerie , ce sont encore ses peintures , par Lebrun , toutes, à la glorification de Louis XIV, dans le goût pom- / p«uz et un peu lourd du zvii^ s., avec le cortège inévitable de divinités au service du roi. Aurdessus de la porte du salon de la Guerre, r Alliaijice de l'Allemagne et de l'Espagne avec la Hollande (1672). A l'autre extrémité, la Hollande acceptant, la paix et se détach ant de l'Allema gne et de l'Espagne (1678). Au plafond, à partir \ du'sâlon de la (jruerre : du côté des jardins, le Passage du Rhin, las i Arm ements sur t erre et sur mer; du côté opposJ^'le Boi donnant l des o.r dres pour atta quer quatre des places fortes de la Hollande; le \ Boi gouvernant par Tur-mlme ;^ la Résolution prise de faire la guerre ■ aux HoO^&dâis; la FrâXLfihAsdûm^ conquise. poux. JUi seconde, fois ; la Kise déGand. IHx-huit méd^UJions plus petits complètent enfin la décorâEon. '

Nous devons visiter maintenant les salles parallèles à la galerie et leurs dépendances, où l'on entrait auparavant de l'autre côté. — i^^ju^]1j> ^y. ÇQidfifii (pi- 5) , du côté N., n'a guère de remarquable qu'une pendule curieuse, par Morand, de 1706.

Les personnes qui en auront le loisir pourront visiter d'ici, à g., les PSTiTS APPAKTEHSVTS DU Boi. La première pièce était la chambre à coucher de Louis XV, qui y mourut le 10 mai 1774. On y remarque le modèle de la statue de ce roi qui fut érigée sur la place actuelle de la Concorde (p. 59), et un grand tableau de Bignol, le sacre de Louis XV. Ensuite vient le stUon

250 Env. de Par, 16, VERSAILLES. Muêée,

d«< Feiutoltft, «OBte»ani deux penâuleg a«trom>mi<i«es de Passement eit une pendule anglaise prise à Alger en 1830. — A g., le cabinst des ChanUy à côté d'une eour ou se faisait la eurëe, et la èùlle a manger. Puis trois cabinets ayant eu diverses destinations, la hibliùikkqtu dé to«i»XVIy deux salles peu reiaarquables, et les salles III à V mentionnées p. 348. Il faut revenir sur ses pas ou traverser de nouveau les grandes salles du eôté K. / Aprè« U salle du Conseil où nous sommes entrés de la galerie . des Glaces, vient la c hambre à coucher de Louis XT V (pi. 4), dont / Tameublement et la décoration sont a peu pies comme au xvii® s. / Kul n'avait le dioit de franchir, sans la permission du roi, la balus- / trade qui précède le^it. C'est dans ce lit que Louis XIV mourut, / après 72 ans de règne, le 1®*" septembre 1715. — La pièce suivante I est la fameuse saille d^^ V Œil - de -Bœuf (pi. 3), ainsi nommée d'une j fenêtre ovale qui s'y trouve. C'est ici que les courtisans attendaient î le lever du roi , et c'était le centre des cancans de Versailles. Ça : tableau qu'on y voit, p^j^Noçret , est une preuve curieuse de l'adu- I lation dont le roi était l'objet et à laquelle il se prétait volontiers ; toute là famille royale y est représentée avec les attributs de divinités païennes.

A g. de la porte donnant sur la galerie des Glaces, l'entrée des peUU apparPementê <f< la Heines qu'on ne visite que sous la conduite d'un gardien, ils scmt peu àniéressants. On ressort pur la 1'^ antichambre (pi. 2).

A la suite de la salle de r<Eil-d0*Bœuf sont encore la prenUère

antichàmJbre et la «aile des Gardes (pi. 2 et 1) et, au delà, Tescalier

l de Marbre (pi. A), maintenant fermé de ce côté.

j Après la galerie des Glaces , le acrfo» de la Paix (pi. C) , aussi

/ avec un plafond par Lebrun,

\ Les riches salles du côté S. de la partie centrale du palais donnant

'\ sur les j ardins sont les prands appart&nents de la Reine. I^ SAt.i.s,

' thambre de la Reine, la chambre à coucher de Marie-Thérèse, Marie

^ Leczinska et Maïie- Antoinette. Voussures en g risaille par Boucher.

— 11^ SALiiË, salon de la Reine, ou se faisaient les grandes réceptions

«hez la reine. Plafond par Michel Cameille, Mercutejrotégeant les

scieitCiBS .et les arts, — III^ sallb , salon du Orand couvert ou'an-

I tichamibre de la Reine. On y remarque surtout un tableau d e Gérard,

î Philippe^de France, duc d'Anjou^ déclaré roi d'Espagne (1700). Pïa-

,' fond d'après Lebrun, Darius aux pieds' d'Alexandre. — * IV* sauiS,

' salle des Gardes de la Réïnè,' éelle qui fût envahie p«r la populace

le 6 oet. 1768 et où trois gardes se dévouèrent successivement pour

sauver la reine. Statlifi deXailifiJLV et divers bustes. Plafond par

Noël Coypel, Jupiter accompagné deja Justice et de la PAix, P tolé-

mée Philad elplie, ÀTexan'cfire Sévère, T rlftn etBolon . —^ V® salle,

saUe du Siouire. Cette pièce ne faisait" déj a plus pa^e des apparto*

ments de la reine ; c'était la grande salle des gardes. Ello renferme

trois grands tableaux: *David, Sacre d e Napoléon et couTonnem ent

de Joséphine « Notre-Dame, de Paris (i8()4)) ; Dat;t(Èr,'T Hstrïfautio n

dés àîgîé^'au Champ-de-Ma'rs (1804), composition un peu théâtrale ;

•G?rôï7Iâ BafallTeTAh.oukir (1799). Au milieu de la saUe, les *Der-

niers moments de Napoléon , marhre par VincetU Vûa (sortie , v.

de

Musife, T£B6AILL£S. JEnv. de Par. 15. 251

p. 252). — VI* SAI.LB, dite de 1792-1793. Lami, BataUles de UoM' s choote et de Wati£nm.(1793). — VII^sallib (1793-1794), à g. de la'piSêJdente. Bellange, Bataille de Flfturus (1794).

Une petite porte à g. daas leTônd de cette salle donne entrée dans iroiacabi neUa ui v font suite et renferment des tableaux des campagne de 1794 à 1796. On peut aussi y entrer de Tautre extre'mité , du côte < resealier de Marbre (pi. A; p. 252).

Vin* salle (1792) , à la suite de la 6® ; portraits de guerriers illustres de 1792. A g., la^noimaàâjlfiV4my.(1792) et iQjDëpart d e la garde na tionale pour r armée, en 1792, par L, Cognitt; en face, la Bataille de Jemm ape8jl792), d'après fl". Vicmef. Au milieu de la salJe^line' colonne £n porcelaine de Sèv,res, ornée de peintures et surmontée aTune statue de la Victoire, offerte par la ville de Paris à Napoléon I*' à l'occasion de son mariage avec Marie-Louise.

Quelques marehes à gauche conduisent anx taUeê éés fifUinÊ-MM* i^ c ampagnes de 1796 à 19H (p1. D), ezéeutées par des officiers d'état^major.

Aile du MidL — De la salle VIII, on traverse le palier de Vctcalier des P rin^s (pi. E), et on arrive dâ&s la grande ^♦^ IrALEaiE PE8 BATAIXLB8. — C'eét uue Balle fiuperbe, de 120 m. oe long sur lé de large , cUvisée en deux parties par des colonnes et décorée de 33 grands et nàagniflques tableaux de m^e diiiieiision, ainsi que de 80 bostos de princes, d'amicaux, ée connétables, de généraux et d'autres gaenrieie frantais morts pour la p«tri«, etc. Cette galerie n'existe que depuis le règne de liOuis - Philippe ; il y avait ici auparavant quantité de petites pièces.

Nous mentionnons les tableaux en faisant le tour de la galerie.

A g., *Ary Scheffer, Bataille deTolhUcl496). *Steuben, Bataille de Poitiers (732). *A. Scheffer, Charlemagne reçQÎt à Paderborn l a soumission de W ltikind (785). *Ëug, Delacroix , Priâajbe Constanti nople par le s croisés (1204), **Horace Vemet, Bataille de B Ôuvines ( 1214). E, Delacroix, Bataille de Taillebourg (Anglais ; 1242). Larivière, Bataille de MÔns-en-Tùëlïe (13()4). — Henri Scheffer, BataUle de Casseî, en Flandre (1328). Larivière, Bjlailte d e Cochere UlSg4ïï H, Seheffvr, Levée du siège d'Orléans (1429). jLarivière, Batajlle de CastiUon (AnglâisV iî53). — Feron, Entyée d e Charles VJII à Naples (1495). Fragonard, Bat*iUftj4ftJUlito»n (1615)". ' Picoi, Frise de Calais. (1558). Gérard, Entrée de Henri IV à Paris (15 94). Heim, Bataille de Rocroy (1643). FrawçwcJ Bataille deJteaiL(i648). Larivière, Siège de Dunkcrque (1793).

Ati fond, Alaux, Valenciennes prise d'assaut (1677). — Salle voisine, v. ci-dessous.

De l'autre côté, en revenant: Deveria, BaUilîe. de la Marsaille (1693). — Alaux, Batailles de Villaviciosa <17ÎÔ) et de Denain (1712). — —H. Vern'et, BataïUê de Fontenoy (1745). — Couder, B ataille de La wfeld (Anglais] ÏTÎT); Siège d'York -Town (Amérique; 1781). — Manxaisse, Bataille de Fleurus (1794). — Philippoteaux, Batamej,e^RiyoU (1797). —"^ucJiot, Bataille de Zurich (Russes; 1799). — Schopin, Bataille de Ho]\èBli»4en (f 800). —

252 Env. de Par. 16. VERSAILLES. Muiée.

f Qérarà, Bataille d'Austerlitz (1805). — H, y«me*,.,BaiâiU2sd;î^iia

/ (1806), Friediand (1807) et l*:WagxMtt^(1809).

1 La SALLE DE 183 , à Textrémité S. de la galerie , contient des

' tableaux relatifs à Tavénement de Louis - Philippe au trône. A g.,

\ Larivière, le Duc d^Orléans^ieut^nant général du royau me^ arrive

! à l'hôtel de viîîëVTErrï face ,(jcVard , L ecture de la déj claration des

/ d éputés et de la pro clamation du lieutenant général. A dr., Ary

/ Sch effer, le Lieutenant g^nfrâl reçoit à la ha rrlere du T rône le 1®' ré-

( giiaent de hussards, commandé par le duc de Chartres ,.^n^ fils.

\ Plus loin, Court rDis trihu tion des drapeaux alaT ^arde nation ale.

\ Dans le fond, une copie de la Prise de Constantinople par Delacroix,

l ^ui doit remplacer Voriginal, destiné au Louvre.

Parallèle à la galerie des Batailles est une 6AL£K[£.be sculp-- TUBE» avec une quantité de statues et de bustes de personnages cé^" lèbres des rvii® et xvm® s., par des artistes modernes , tels que : Bude^^ajLtchiél, B ra, Houdon, Lerf^if^ PctJiûUf Duret, Dumontj \ Seurre; quelques-uns par Barth, Prieur et Franc. Â^UHf, ©te.

De retour à l'escalier des Princes, on le descend immédiatement, si l'on a peu de temps, pour visiter les rez-de-chaussée de l'aile du Midi et ée la partie centrale , ou bien pour sortir du palais. Si au contraire on est pour visiter le second étage des mêmes parties du musée, on retourne jusqu'à la v® salle de la partie centeale, où est le Napoléon mourant; on passe par une porte dans l'angle qpposé à dr. (pi. F), et on arrive à V e9caUer de Marbre (pi. A; aussi une sortie), d'où l^on monte au second par Ves^gUSL de la Reine.

Second étage. Le palais n'a que dans certains parties un second étage ou attique^ et la plupart des salles en sont aussi occupées par le musée. Xous avons déjà parlé p. 247 de Vattique du Nord. — Attiqub Chimay, la partie centrale, dont l'entrée est en face de Tesealier de la Reine (pi., P- 247, a-k). — ii'e SALLE (pi. a): marines et batailles navales, par Oudin^ Crépin et Eug. lidbey. — Dans un cabinet voisin, des tableaux as sez remarquables de Bergeret, Révoil^ Philippoteaux ^kBiardT^H^ salle (pi. bT:'"p5rh;ftlW de'la famine" îTOrtéaiis , dont plusieurs de WinterhalUr et un dVa^rë*. Nous'passons par' là porte du fond. — 3^ salls (pi. c): à dr., un portrait remarquable de Thiers, par Bonnat; à g., Philippoteaux ^ le Combat de Montebello (1800) ; Bellangé Bataille de l'Aima (1854)^ à dr., du même. Prise du col de Ifouzaïa (1840). Au milieu, un vase de Sèvres oii se voit aussi le portrait de Thiers. — 4® salle (pi. d, e): portraits de la famille Bonaparte, par Oros^ ff. Scheffer ^ Hébert^ Gérard y Rohert-Lefevrey Dubufe. A dr. de la cbeminée , *flnnapîvrtft ai] .fit-Bpr"'"'^ , par David. Btwtes et autres sculptures. — Ensuite une série de 6 cabinets. Dans le

Philippe) partant çourXhûJt.el d5LjiJle^(i830).

Attiqub du Midi,' communiquant avec l'autre par le palier de l'escalier, où sont des bustes d'artistes et autres notabilités modernes. Il y a, comme dans Vattique du Xord, une vaste collection d« portraits historiques, depuis le xiii^s. jusqu'à nos jours. La série commence à Tautre extrémité, où Ton montait autrefois de la salle de 1830 (v. ci-dessus). La 66 salle renferme des vues de résidences royales, dont plusieurs n'existent plus ou ont été transformées.

Mu9e€. VERSAILLES. Env, de Par, 15. 1153

Xous redeseenilons au premier et nous retournouB à refeali^r des "\ Prinees (pi. £ ; p. 251) pour descendre au rez-de-chaussée. \

Bex'de'chaussee de l'aile du Midi et de la partie centrale. \

Aile du Kidi. — Nous visitons d'abord les salles de dr., dites la \

Galsbie de l'Empibs (pl< 1 à 13), Divers table attx et^es sculptures ont été enlevés de ces salles , modifiées pour l'usage de la chambre des députés lorsqu'elle siégeait à Versailles et qui doivent rester telles quelles à sa disposition.

1" SALLE (1796). Rien de bien important. — 2® ballb (1796- 97). Lethière, Préliminaires de la paix de Léoben (1797). — 3® SALLE (1798). ^Ôirôdet'friosbn,' Révolte d«L. Caire. Qu/rin, B onaparte fa it grâce aux révoltés. 4uJ2Aire. — 4® salle (1802-* 1804). Hennequtn, Napoléon, a» ç«»p. dfl Boulogne, disjTibiift la» cro ix de la légi on d'honneur (1804). — 5® salle (1804). Serangeli, Napoléon reçoft auX' ouvre les députés de l' armée après son çouroni|ym ^nt^^= r- b'' salle' [ÎBCô). Petits tAbleAUZ. ifilfttîlÎB^ lA^iUSnuere campagne de la Grande Armée. — 7® salle. Cette salle contenait auparavant des sUtues et des bustes de la famille Impériale ; mais depuis qu'on en a fait la salle des pas - perdus de la chambre des députés (v. ci-dessous) , on les a remplacés par d'autres qui n'ont plus de rapport avec la galerie. — 8^ salle (1805). Meynier, le Mar échal Nev re met au.76^ de ligne ses ^y^peanx Tetronvés âmir l'arsenal d'Insprudt^ Debret , Niijn>n].Sf>n r^i^^ a}iAnnA|]iy ^^i fiftflf^gft m alheureux» en voyant passer un convoi. d'A.Utxldlûâllâ J^lQSS^s. — 9® salle (1805). Qirodet-frioèon , Napoléon rjgioitJfi&jiljBfs de la ville de Vi enne. Gros, "RutraviiA dA^îE^jJ^iàSan «tt Ha yr^yi^Ain tt 'P^fflf la hafiLÎiiA H'|iiB^,^riifT ^ lO^" SALLE (1806-1807). Ch. Meynier, Entrée de Napol éon à Berlin (1806). MauzaièU, diaprés Gros, Napoléon sur le champ dé bataille d'Eylau (1807). Berthon, Napol éon Tfl^o il" au pala is royal de Berlin les députés, du sénat (I8O6). — 11^ SALLE (loOTî- Gosse, Na£oîéon reçûil.l4 ifijjie de Prusse \ à Tilsitt . Debret, Napoléon décore un.s,QidjLt de l'armée russes — \ f 2* SALLE (1807-1808). Ù. Vernet, Napoléon devant Madrid (1808). \ Regnault, Mariage du prin,çft. Jérôme Bonaparte et.de.lft pyjin cesse \ Erédérique-CàllLerine de WnrtjAmi^ftrg (1807). Gfro», C apitu lation de Madrid (1808). — 13® salle (1809-1810). Débret, Nliqléon i

ha rangue l es tro upes bavaroises etwaitfixabACgfiûiaes à Abensberg 1809). i/owgfeïf,'l&arîâg'e de J^apûMûûJûlLdd JW«ri®i.îf®^*® (1810). ytS ^LLE DE M abengo , aiusi nommée d'après un tableau de G. Vernet qui i été enlevé"." Ch. Thevenin, Passage duTTr'ana'ISt-Bernard par l'armée fr anfiflla(L(1800).

A la suite, les salle» des Mabdîes (I-IV), dont on a fait les appartements du président de la Chambre et qui ne sont plus visibles. Nous prenons maintenant par la OALEBmiK^CiuLFTUBE parallèle à la galerie de l'Empire. Elle renferme une quantité~de bustes, de statues et de monuments de personnages célèbres de la République et de l'Empire.

254 Env. âe Far, 16. VERSAILLES^. Jardin».

^ Ati milieu, à dr., la 8all« d68 séances de la cetahbbe des i>é- PTTTÉs , construite en 1875 dans une cour intérieure du palais , et qui est destinée ansdi aux réunions du Congrès, c*est-à'dire du sénmt et de la ebambre des députés.' On y a placé au-dessus du fauteuil du président un gïand et beau tableau de Coudtr, rOuveitare des Etats-Généia ux, ei> i,789.

On sort de r aile du Midi par la cour des Princes (v. le plan).

Partie centrale. — Nous traversons maintenant à g. un des passages menant aux jardins et plusieurs vestibules pour entrer dans les salles de la partie centrale du rez-de^-cbaussée, nommées salles

DESjiJUBAJIlL, DES Co^TN^yABLES , DES^MàBTÉOHAUX ET DBS GuEB-

rTTFj^jfiXi^TlfT. f^ ^ ^^ '"t ^ •'^'^} Les portraits ^Ul B'y trouvent n'offrent pour la plupart qu'un intérêt bistorique, et les inscriptions nous dispensent d'entrer dans les détails.

Au milieu est la €»ai«ebie Loui* XIH, où se voient des moulages et de grands tableaux, entre autres: Schnetz, l a Bataille de R ocroy (1643); Ziégler, L ouis X.IV recevant l a réparation faite au nom du pape Alexandtlfi-YJi (lbb4) ; Mauzaisae, d'après Testelin et van der MeuïpnV la Reddition de Cambrai (1677).

A côté de cette galerie, ^i balle des Rois, contenant des portraits de tous les souverains de France et quelques sculptures, entre autres une statue en bronze de Napoléon I®', par Seurre, — Puis une SALLE DES RiâffEDENCES , avec d'anciennes vues de châteaux de l'Etat. — De l'autre côté d'un vestibule, 3 salles des Tableaux- Plaks (1627*1814) peu intéressantes.

Revenant enfin à la galerie Louis XIII , on continue de faire le tour du rez-de-chaussée (salles 1 à 8) , et on arrive à la sortie "près de la chapelle, d'où l'on peut passer dans les jardins.

V Jardini.A f ^stL es ^ardinfi (v. le plan, p. 242), deirière le palais de Tersailles, a-^c iêùî?|>etït^parc, leurs grandes pièces d'eau, etc., sont à peu près tels que les établit au xvii® s., A. le Nôtre, le plus célèbre architecte* dessinateur de jardins de son temps. On ne goûte plus guère ce style qui prend à tâche de soumettre la nature aux lois de la symétrie, qui fait de la géométrie, de l'architecture et de la sculpture avec des pelouses , des étangs et des arbres ; mais l'ensemble des jardins de Versailles ne laisse pas que d'avoir quelque chose de grand , de solennel, qui s'harmonise avec le palais et qui convenait surtout bien à la cour de Louis XIV. Ces jardins renferment un grand nombre de statues et d'urnes d'après l'antique, ainsi que des œuvres originales du xvn® s. Les principaux groupes sont ceux ^®s parterres du Nord et du Midi. Au milieu, deux bassins dits le parterre d'Eau. Près' des escaliers qui conduisent dans la partie inférieure des jardins , à dr., la fontaine de Diane; à g., la /o ntaine du Poijit:rd'Ur-Jour. On y remarque des groupes d'animaux en bronze , fondue par les frères Keller : à dr., deux Lions com-

Jardiné. Y£BSAILL£S. Env. dé Par, 15. ^5

1>«ttant un sanglier et un loup; à g<^ un Ouïs et un tigre, un Cerf et un chien.

On ft de cet endroit une rue d'ensemble de la façade du palais, imposante par sa longueur (415 m.), mais beaucoup trop uniforme. Il y a au S. deux escaliers de 103 marches de marbre , qui des* cendent à V Orangerie. Plus loin, la grande pièce d'eau des Suiêses, le bois de 8atory , etc.

Pour le parterre du Nord et les bassins du même côt^, y. p. 256.

Au pied de l'escalier derant le parterre d'Eau se troure le grand K^ ba^sin de Latone , par les frères Marsy. C'est un bassin «circulaire, à gradins de marbre rouge, avec des grenouilles, des lézards et des tortues ^ qui lancent des jets d'eau contre le groupe du milieu, représentant Latone et ses enfants , Apollon et Diane. La mytho- / logie raconte que des paysans de Lyeie, ayant refusé de l'eau à / Latone , fuient changés en grenouilles par Jupiter. ;

Les statues du Potvrtou r de Latone sont les meilleures de tout | le jardin. A dr., la Mélancolie, singulière statue par la Perdrix; ensuite: Antinous, Tigrane , unFaune , Bacchus , Faustjine , Corn- \ mode e n rfercule, Uranie, J upite r et Ganymède, et, vis-à-vis, TÇ^ nus dans la conque marine. Ôè l'autre côté, en remontant: lej^Ta^ âîHteur mourant, l'i^jollon du Belvédère, XJranie, Mercure, An- • tinousj BÇenê, VénusTaîîipygé, Tiridate, le Feu, la Poésie lyrKJïïe. ^

Ea longue pelouse, la 'gafi^-Vé'.vt^ qui commence au bassin de > Latone , aboutit au hcMîn ^Âjudlo^kx. dont le groupe représente le dieu du Soleil avec s'ôH'quadrige, entouré de tritons et de dauphins : on l'appelle vulgairement le Char embourbe'. Les figures sont en plomb et ont été coulées par Tuby.

Un c&nal en forme de croix, long de 1568 m. et large de 62, s'étend à l'O. jusque prèa du Orand-Trianon (p. 256).

D'autres bassins, des groupes divers, etc., se trouvent dans les massifs du parc; ils méritent surtout d'être vus lorsque jouent les eaux (v. ci-dessous); les autres jours, certains d'entre eux sont fermés ; il faut alors s'adresser au gardien. Au S. ou à g. en partant du bassin de Latone: la, Salle de bal ou des Bocailles (pi. 1), avec une cascad e, fermée en temps ordinaire ; le bosquet de la Reine, où se noua, <ïil-on, l'intrigue qui donna lieu a l'affaire du collier (Marie-Antoinette) ; le Q uin conce du Midi, où se donnent des concerts en été ; le bassin du Miroirjii V ailée de l'Hiver ou de Saturne; le bosquet ou jardin du Roi, ouvert en été à partir de 2 h.; le^osquet de la Colonn £id£^i.v\. 2), avec un péristyle circulaire composé de ';S1 colonnes de marbre soutenant des arcades , au-dessus de petits bassins de marbre , et décoré au centre d'un groupe de marbre par Qvra/rdon, l'Enlèvement de Proserpine.

Du côté N. ou à g. du Tapis -Vert en remontant: le bassin^ d'Encelade (pi. 3), où le géant, à demi enseveli sous TËtna, lance im jet d'eau de 23 m. ; les Cent tuyau x ou l'Obélisque (pi. 4), bassin qui doit son nom à la forme de'^son jet^'eau; l' Etoile ou le

256 Env. de Par. 15, VERSAILLES. Grand -THanon,

/'Labyrinthe, le Quinconce du Nord, le Rond-^ Vert et le ^h oêquet de$

' Bains d'Apollon (pirSJ. Ce dernier bosquet, également ferm4 en

' temps ordinaire, contient, dans une grotte, un groupe remarquable

i par Qirardon et Begnaudin, la Toilette d* Apollon, et deux groupes

de Coursiers d^Apolion, par Ouerin et les frères Marsy.

Le farterre dy. Npfd est à peu près comme celui du S. Il est suivi d'un autre parterre en pente, dont la partie principale est VAU ee d^Eau ou des MavsjusaaàM, composée surtout de 22 groupes de trois enfants, dans ilês bassins et soutenant des cuvettes, d'où l'eau descend dans le ha^siin du Dragon, et de là dans le *b€t^sin de Nep'twfte.. le plus grand des jardins. C'est celui dont les eaux Jotîënt en dernier lieu et où se donnent les fêtes de nuit avec feux d'artifice. Il est orné de cinq groupes en métal : Neptune et Ara|^hitrite, l'Océan, Protée gardant les troupeaux de Neptune, et deux Dragons montés chacun par un Amour. ~ A g. ou à l'O., V avenue des Tria-^ Tipnsj menant, aux deux ïnâ3ûaaJ[14j?i2: 5 ^* ci-dessous). *

Les Grandes -Eaux attirent toujouS"une quantité de monde énorme a YerBaiUes. Ce divertissement, qui coûte chaque fois 8 à 10000 fr., a ordinairement lieu le premier dimanche de chaque mois, de mai à octobre. Elles sont du reste annoncées à Paris dans les journaux et p»r des affiches. Il est bon de s'y prendre d'avance pour le départ et encore plus pour le retour. Les eaux jouent entre 4 et 5 h., et elles ne jouent pas toutes en même temps , mais dans un certain ordre: suivre l'itinéraire marqué sur le plan par un trait rouge. Ce sont d'abord les Petites-Eaux, c'est-à-dire surtout celles du bassin de Latone, de la *ScMe de R pealîf^ (pL 1), de la * Colonnade {ipL 2), êivTBçs'sin d'ApoUon, du b assin d^Encélad e (pi. 3), des Ûerît tuyaux ou rùbilîs^eji^. 4) et des B ains d'AvoUon (pi. 5). Ensuite viennent lés Grandes-Eaux, qui commencent à lancer leurs gerbes vers Ô h.; ce sont celles du b assin du Dragon, de l'Alfejg d*Eau et du bassin de Neptune, Leurs jets 's'éïevent jusqu'à 23 mT de hauteur , mais ne durent malheureusement que 20 min. ; on fera donc bien de s'assurer à temps une place convenable. ^L e grand - Trian pn , qui est situé à 15 min. au N.-O. de la terrasse du palais' de Versailles, est un élégant petit château en forme de fer à cheval , à un étage, que Louis XIY fit construire pour madame de Maintenon , sur les plans de Mansart, Il est visible tous les jours , sauf le lundi , de midi à 4 ou 5 h. La visite se fait sous la conduite d'un gardien. Il n'y a rien de bien remarquable.

Dans la galerie vitrée dite le Péristyle, un groupe en marbre, l'Union de la Fran ce , et de l'I talie, par Fine. Yéla (1862). Dans un salon plus lOin, dé ÊeA yTYases en r n^fgj^yftp^ donnés à Napoléon I^' par l'empereur Alexandre ler de Kussie. ifuis un salon contenant g^ iatre. tah^ ganx de BoiKher^ les petits appartements et les appAxteSASnts d its de la r ei ne d'Anglete rre, v^ A "coté se trouve un v^ukéfi. dejJiSt tfures : voififres de ^ala du pxsmiâl-em£ire , de^l a restau ration et ^ second empir e , tr aîneaux dQ Lojiii.Xiy et„^ XiàjïisJSiy, chaises àjiorteurs , h umais , etc 11 esf visible les dimanche et jeudi. ^ ' *~

Petit'Trianon. VERSAILLES. Env. de Par. 16. 267

y^Le Petit- Jriaao ïi , à peu de disUnce an N.-E. du préeédent, \ a été construit sous Louis XV, pour Mme du Barry, par Oabriel, \ et fut le séjour favori de Marie ^Antoinette. Il est public les jours j de Grandes -Eaux, de midi à 4 ou Ô h.; les autres jours, on n'est 1 admis à le visiter qu'avec une permission, qu'on obtient au Grand- 1 Trianon. Il est meublé avec goût, mais ne contient rien de remarquable. Son jardin anglais , au contraire, qui a de magnifiques arbres, unruissfiau, un «temple de l'Amour», un « hame au», où ^ les dames de la cour jouaient aux villageoises, etc., est ouvert au ) public et mérite une visite. -^

La SAlLB DU Jeu ]>b Paukb, intéressante surtout au point de vue bis> torique (p. 242), est au S. de la place d'Armes, près du château (t. le plan). On Ta restaurée en lui conservant sa galerie couverte , et Ton y a ouvert en 1883 un *mu»ie de la Révolution»^ qui est public tous les jours, sauf le lundi, de midi à 4 h. Devant le mur qui fait face à l'entrée, se voit une belle statue en marbre de Bailly, le président de la fameuse séance du Jeu de Paume; elle est par St-Mareeaux. Autour de la salle, 20 bustes en marbre des principaux membres de l'Assemblée Nationale qui prirent part à cette séance. Au fond, une copie en camaïeu du Serment du Jeu de Paume par David (p. 121). Sur les murs, les noms des 700 signataires du procès-verbal de la séance. Dans des vitrines, des portraits, des estampes et d^autres souvenirs de l'époque.

De Versailles dans la vitllée de la Sièvre^ v. p. 277.

Ds VsRSAiLLES ▲ St-Gbbmaim-bk-Latb (Oucst) : 23 kil. par le chemin de fer de Grande-Ceinture, de la gare des Chantiers (p. 241); 8/4 d'h.; 2 fr. 20, 1 fr. 80, 1 fr. 50. — D'abord un petit tunnel. On passe non loin de la pièce d'eau des Suisses, et l'on a un beau coup d'œil sur le eh&teau du côté de l'orangerie. ^ 6 kil. St-Ojfr^ connu par son école militaire, établie en 1806 dans l'ancienne maison d^éducation fondée par Mme de Haintenon et pour laquelle Racine composa «Esther» et «Athalie». Cette école compte aÔO élèves de 16 à 20 ans, et il en sort annueUnnent env. 200 officiers. St-Cyr est aussi desservi par la ligne de Bretagne. — 11 kil. Noisy-le-Roi. On entre ensuite dans la forêt de Marly (p. 2^). Un petit tunnel ; puis, à dr., l'embranch. de St-Cloud par TEtang-la- Ville. Belle vue à dr., au sortir de la forêt. — 17 kil. Metreil-Marlp. A dr., St-Oermain qui s'étage de ce côté d'une façon pittoresque. — 19 kil. St-Germain-Orande- Cetnlure, stat. au milieu de la forêt, à 20 min. du château. On change de voiture pour la gare de la ville, où l'on arrive par un circuit dans la forêt et un tunnel. Suite de la arande-Ceinture , p. 265. — 23 kil. JSt- Oermain-tn-Laye^ gare de l'Ouest (p. 262).

^16. De Paris à SfcCIoidt à Sèvres et à Mendon.

A St-Clond. — Chbmin de fer, v. p. 239. Prix: 80 et 55c. — Bateaux A vapeur, particulièrement reeommandables (v. l'appendice), toutes les Va h. Trajet de 1 h. à l'aller et de 1 h. 1/4 au retour. Prix: 30 c. dans la semaine, 50 e. les dim. et jours de fête. Heure du dernier départ affichée aux stations. — Trakwat du quai du Louvre à St-Gloud (T.A^^ départ toutes les Vs i^- Prix: intérieur, 50 c; impériale < 35 e. Vc T :v t

A Sèvres. — Chemi» de peb , v. p. 240. Prix : 80 et 55 c. Les traîna de la ligne de la rive droite passent aussi près de là, à la station de Villed'Avray (p. 240: v. la carte). Prix: 95 et 65 c. — Bateaux a vapeub, comme pour St-Gloud. — TbÂICL^t duquai du Louvre à Sèvre s, alternant ■ ■ -* ■" etsuiv aïïnâ mêfflé route (v. g. 241)7 P *

avec celui de VersadU es et suiv aïït la mfifflé route (v. p. 241j. Prix^TKret 3b c, comme pour Si - Glo'ud." ' IT 7 S'"a"éux ^"Bur^aux à Sèvres, dans la Grande-Bue, num. 17 et 96. Le second, assez loin, au coin de la me de Yille-d'Avray (p. 240), est la tête de ligne, où l'on sera plus sûr d'avoir de la place au retour.

' Bsedeker. Paris , 7e édit. 17

258 Env, de Par. 16. ST-CLOUD.

A KwidoUé — Chimik db fer, y. p. 240. Prix: SO et 55 c. — Bateaux A TAPEUB, eoxame pour Sèvres et St-Cloud : mieux vaut y aller de Sèvres que de la station de Bat-Meudon.

Nota. Si Ton partait tard, on devrait s'arrêter d^abord à Sèvres, pour visiter la manufacture.

£k CHSMiir DE 7EB, même Toute que pour YeisalUes (p. 239 et 240).

En bateau a yapeub. La tête de ligne est au Pont-Royal, en amont, du côté du Louvre. Voir l'itinéraire dans l'appendice, p. 29. Le trajet est fort agréable. On Toit particulièrement du bateau le palais de la Chambre des députés et les Invalides à g., le palais du Trocadéro en face, les ponts de Solférino , de la Concorde , des Invalides , de l'Aima , d'Iéna , de Grenelle et surtout celui du Pointdu-Jour, avec son beau viaduc (p. 241). Beau coup d'oeil aussi sur les hauteurs de Meudon , avec les hospices de Fleury (p. 242) ; sur St-Cloud, avec son beau clocher, et sur le mont Valérien (p. 240). — A g. après le pont de Sèvres, la manufacture de porcelaine (p. 260), et plus loin la Grande Cascade de St-Cloud (p. 259).

Ek TEAMWAT. La ligne de St-Cloud se détache de la ligne de Sèvres et Versailles au delà d'Auteuil , après les fortifications (v. p. 241), et se dirige à dr. vers Boulogne, ville de 25825 hab., qui possède une belle église du xiv® et du xv® s., restaurée de nos jours, avec une jolie flèche moderne au centre de la croisée. Boulogne a de nombreuses blanchisseries. — On traverse plus loin la Seine. I '>O M;-Cloud {reitaut. et cafés au pont et dans la Grande- Avenue, ■ à g. du pont) est une petite ville de 4126 hab., bâtie en amphithéâtre sur la rive gauche de la Seine. Elle doit son nom à St Clodoald , petit-flls de Clovis , qui y fonda un monastère. Elle a eu beaucoup à souffrir des guerres aux portes de Paris et aucun endroit dans les environs ne présentait un aspect plus navrant après celle de 1870-71, dont il reste encore des ruines.

^ Le château est 1a plif» imp^yUpta ^^ ag* rijujnna. H avait été fondé en 1572 psCFûn simple bourgeois, aeneté et reconstruit en 1658 par Louis XIV. Le eonseil des Ginq-Cënts y tenait ses séances lorsque Bonaparte le fit dissoudre par ses grenadiers , le 18 brumaire an VIII (9 nov. 1799), pour se faire proclamer consul trois jours après. Ces souvenirs du commencement de sa puissance ont peut-être été la cause de la prédilection de Napoléon I^^ pour St-Cloud. La seconde capitulation de Paris y fut signée en 1815, et uharles X y donna en 1830 ses fameuses ordonnances, qui abolissaient la liberté de la presse, dissolvaient les Chambres et modifiaient la loi électorale, et qui amenèrent la révolution de Juillet. Plus tard, ce fut la principale résidence d*été de Napoléon ELI.

y.JjJgLÛj^ qui domine la contrée, avec sa flèche en pierre, est un bel édifice moderne du style goth. du xn® s. On y remarque dans le chœur des peintures murales par J. Duval-le- Camus , dont les sujets sont tirés de la vie de St Cloud (inscriptions). Il y a aussi des grisailles, de beaux vitraux, etc.

A 1/4 d'h. au N.-O. du pont, au>dessus de la station du chemin de fer (p. 240), se trouve MontreUmt, endroit connu par la dernière grande sortie de l'armée de Paris, le 19 janv. 1871. Les Allemands avaient établi sur le plateau de ce nom une redoute reliée avec les hauteurs de Buzanval ; cette redoute fut enlevée immédiatement d''assaut et quelques maisons de St-Cloud occupées même par les assaillants; mais leurs mouvements furent mal

ST-CLOUD. Env. de Par, 16, 259

dirigea el leurs efforts impuissants contre la principale position des Prussiens à Gareheê et à la Bergerie^ et ils durent même dès le soir abandonner la redoute, après avoir éprouvé des pertes énormes.

Eb St-Cloud a IToxsT-LB-Boi (Grande-Ceinture): 18 kîl. 1/2. Ce nouvel ■embranchement, qui se détache plus loin dans le pare de St-GIoud, traverse d'abord un plateau boisé et peu intéressant, mais il offre à la iln une belle vue sur la vallée de la Seine et St- Germain -en -Lave. — a kil. 1/2- OtÊreJuê, village connu par la bataille de Buzanval (p. 258). On passe ensuite près du eh&teau de Villeneuve-V Etang et, dans une tranchée, après un pont, le long du champ de courses de la Marche (steeple-ehases), à moins de 10 min. de la stat. suivante. A côté est Vhospice Érezin^ pour les vieillards ayant exercé une profession à marteau. — 5 kil. I/2. Vau- -eresêo». Ensuite un tunneL puis un haut remblai, d'où la vue se dégage à dr. — 8 kil. Bougival'la-Celle'Si'Cloud , dans un beau site , près de bois qui offrent de jolies promenades. Bougival, v. p. 262. — 9 kil. 1/3. Louve- ^iennes, charmant village avec de nombreuses maisons de campagne et de délicieuses promenades. Vaqueduc Marly^ sur la colline à TO., où on le voit de si loin, en est naturellement le plus beau point de vue. Cet aqueduc, construit sous Louis XIV pour conduire à Versailles Teau élevée par la machine de Marly (p. 262). a 648 m. de long et 23 m. de haut. — ensuite un viaduc très hardi, de 242 m. de long et 80 m. de haut, au-dessus de la route où passe le tramway de Bueil à Marly-le-Boi (p. 261). Belle vue sur St-Germain. — 12 kil. Marly-U-Roi^ village jadis célèbre par un ■château de Louis XIV, détruit à la Bévolution. Ce qu'il en reste de plus important c'est un bassin, dit Vàbreuvoiry à côté de la gare des tramways. JjSl forêt de Marly^ connue par ses chasses, offre aussi de belles promenades. — 13 kil. 1/2- L^ Etang 'la-Ville^ village au fond d'un vallon couvert de vignes. On rejoint dans la forêt de Marly la ligne de Grande-Ceinture. — 18 kil. 1/2. Noùy-U^Roi (^. 257).

"^Le •pABOdô.St-Cload en est aujourd'hui la principale curiosité; c'est une retraite paisible , loin du bruit de la grande ville, surtout dans la semaine. Pour s'y rendre du pont , tourner à g. et entrer par la grille dans l'avenue qui longe la Seine. On arrive bientôt à la Orande Casc ade, divisée par une allée en Haute et Basse cascade. Elle est l'œuvre d'An^. Lepautre et de Manaart, et elle est décorée de statues par L.-S. Adam, la Seine et la Marne. Les eaux jouent ordinairement en été de 4 à ô h., le deuxième dimanche de chaque mois , ainsi que pendant la fête de St-Cloud , les trois derniers dimanches de septembre. Le grand jet d'eau, le Jet Oeant, à g. des cascades, s'élève à une hauteur de 42 m. "'*"

En montant le long de ces cascades , on arrive dans le bas des ruines du châtea u. C'était un bel édifice, riche en oeuvres d'art et dont on admirait surtout la magnifique galerie d'Apollon ; il a été complètement incendié le 13 oct. 1870. Il y a derrière un ancien jardin réservé dit le Trocadero, qui est joli et d'où l'on a de belles ^échappées de vue.

L'allée du Château, qui monte en face des ruines au-dessus des pièces d'eau , conduit en ô min. env. à un carrefour où s'élevait avant la guerre la lanterne de Diogène, une imitation du monument de Lysicrate à Athènes, dit la lanterne de Démosthène. On a de là Tine^ feue mag nifique. Dans le fond, la Seine; à g., le pont de St- Cloua ; an-uTBasua ," le bois de Boulogne; plus bas, la ville de Boulogne; plus loin, l'arc de triomphe do l'Etoile; à l'arrière -plan Montmartre ; au-dessus des innombrables maisons de Paris, le palais

260 JSnt?. de Par, 16. SÈVRES*

du Trocad^ro, les tours de St-Vincent-de-Paul, le dôme des Irivaltdes, St-Sulpice, le Panthéon, la coupole du Val-de-Grâce , etc. .

La grande aûée centrale qui part de T esplanade de la lanterne^ mène à VUle-d'Avray, station du chemin de fer de VerSïiifle* (p. 240). L'ailée par laquelle on est venu du château ahoutit 5 min. plus loin à Sèvres. Si Ton veut aller directement à la manufacture^ de porcelaine , prendre le sentier qui descend à g. "A Sobres (cafés-restaur. : C. de la Terrasse, Grande-Eue, 27$ JËstar minet Parisien, plus loin, 61), petite ville de 68S4 hab., sur km rive g. de la Seine et la route de Versailles (p. 241), est célèbre paT sa *MANUFACTgBE PB POBCELAJNE , propriété de FEtat depuis 1?56. Elle est depuis 107^ dansée nouveaux bâtiments à l'angle 8.-r>E. du parc de St-Cloud , près du pont.

Les qijiUert sont visibles les lundi, jeudi et samedi, de midi à 4 h, en hiver et 5 h. en été. avec une permission du secrétariat des Beaux- Arts , rue de Valois, 3, a Paris. La visite est en somme peu intéressante^ car on n^est pas admis dans les ateliers de peinture, de sculpture et d'émaillage ; on ne voit que éeuz de tournage et de coulage, et les fours; oît les porcelaines sont enfermées dans des manchons.

Mais il y a en outre à la manufacture une exposition . <^f< , l>»'o<^<'**f ^ Sèvres et un musée ciramigue^ publics tous les jours de taiûX a 4 Ou îTln PêfltPtfe est au 'mllîéu de la façade du côté de la Seine (vestiaire obligatoire et gratuit).

LVirp rtJtf^'Pft des p roduits de SisffiS occupe 4 salles, à dr. du vestibule'. Ces produits sont a vendre et les prix y sont marqués. On admirera partieulièremoBt les grands vasea et les copies de taMemux ; eall»- de la Ste Cécile de Baphaèl, dans la 2« saUe (à dr.), vaut 5Q00O fr.

Le musée céramique remplit tout le 1*^' étage du bâtiment principal.' On entre dans un sllon d'honneur , qui renferme les plus grand» et les plus remarquables des vases de la maaufaoture et quatre tapiseeri^s dea Gobelins. De chaque côté sont deux longues galeries divisées en travées. La collection commence à dr. et fait le tour. Il y a partout des étiquettes. — Galerie de dr., i'^ travée: poteries a ntiqu es , du moyen 1^ et modernes, mates et lustrées, de toua lès pays. S^favee, en revenant:. poteries vernissées, grès-cérames et faïences émaillées depuis rinventloA jusqû*à;*tlô's Jôurs^ également *dé' fous les pays. *-=-*CfaîCT lë de g., 1*® travée, du même côté que la i»récédente: suite des faïences émaillées, porcelaines tendres natureU§(> et actiâei^llss, porCelàîifeB dures "de Chine, deTlB3é< et^du Japon, etc. 2^ travée: porcelaines, de S èvreS , d^' Sax e . etc. ÏTïfttentiôn se portera encore paitTcùIiërement li la fin sur "de' magnifiques tableaux, dune finesse ineroyable. •^*-

L'anc. manufacture, plua loin à g., est transformée en école normale d'institutrices. !&i montant par la première rue à g. en deçà^ on arrive en quelques minutes à Bellevue. (stat., p. 241), dépen-dance de Meudon , qui doit son origine à un château de la Pompsdour, maintenant à peu près détruit. Les nombreuses villas qui s'y sont élevées de nos jours y masquent trop souvent pour le promeneur la joHe vue des bords de la Seine. Elle est encore très belle à l'extrémité N.-£. de Vavenue MÛanie,

La rue de Bellevue , qui traverse 'ptès de là cette avenue, monte à la station du chemin de Ht, à 25 min. de la Grande-Rue de Sèvres. De là part une magnifique avenue plantée de tilleuls , par où Ton monte en 12 min. au château delSTéudon. De la stat. de Meudon, on s'y rend en tournant à dr. et traversant la voie.

MBUDON. Env. dt P&r. là. 261

^/• jleodon (cafes^reètaur. d»n« U rue des Princes , parallèle â la \ tenàSUfIT'VSl un bourg de 6080 hab., composé de plusieurs parties: / Meudon proprement dit, adossé à la hauteur où est le cbâteau; la / partie neuve , formée d'une quantité de jolies Tillas très bien si- / tnées, dans le voisinage de la station de Meudon ; Bellevue, dont il / à été question ci-dessus ; Bas^Meudon (çtat, des bateauxTet les Mou- | Xi neaux, au bord de la Seine. ^ " **^' /

Jieudon «vait d^à un ehâteau du temps où Rabelais en était taré f (15&5*15ffî)t il appartenait ators à U duebesse d'Etampes, maîtresse de/ François I^'. U ebangea ensuite plusieurs fois de propriétaire et futi «ebeté par Louis XI V , comme, celui de St>Gloud. U deTiat alors la ré-aidenee du Dtaupbin, qui rambellit beaucoup et en construisit un second un peu plus loin. C'est ce dernier qui a été détruit dans la dernière ' g^uerre et qu'on a restauré depuis. Le premier, qui demandait trop dje réparation, fut démoli en 1803. Le dernier des nombreux habitants du château de Heudon tut le prince Kapoléon. Durant le siège de l^aris, les Allemands établirent sur la terrasse une batterie de 24 pièces, dont les projectiles atteignaient le fort d'Issy et les remparts de la ville.

sOLa *tena88e . en deçà du château , au - dessus de Meudon , offre une vue célèbre dans la direction de Paris; le public y peut circuler ^brement. Le château est maintenant transformé en observatoire. Le hoii de Meudon présente des parties fort belles, mais U visite en devient fatigante, parce qu'on ne peut y arriver qu'en faisant le tour du parc du château. Son étang des Fonceaux est entouré de murs et en partie à sec. Près de celui de Yillebon, plus au S., se trouve le café-restaur. dit l'Ermitage de Villebon. Mieux vaut, pour une promenade, gagner le bois de Clamart, qu'on aperçoit à dr. de l'autre côté de Meudon, avec Thespice de Fleury (v. p. 241).

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