‹ Paris et ses environs: manuel du voyageur (volume 2)Chapitre 54 sur 59 · I. De Farii à Seeanz · texte numérisé non relu

I. De Farii à Seeanz

■A. Par le tramway. — Ligne de St-Oermain'des-Pré» à FonUnap-aux- Jfo«w, en correspondance avec les autres tramways et les omnibus, comme 1 indique le tableau de notre appendice; 9 kil., trsjet en 1 h. 5, pour 60 ou 30 e. Il reste ensuite env. 2 kil. à faire à pied par une route agréable. 5 'iP^wsy est souvent préféré au chemin de fer , mais les dimanches et fêtes on ne peut compter sur des places qu'aux têtes de ligne et en attendant longtemps.

On suit la grande rue de Rennes , qui aboutit à la gare Montparnasse (p. 213), puis on tourne à g. sur le boulevard du même nom, prend à dr. le boni. d'Enfer , qui longe le cimetière du Montpar^ nasse, jusqu'à la place Denfert-Rochereau (p. 205), près de la gare ûe Sceaux (p. 18) , ensuite l'avenue d'Orléans, jusqu'à l'église St- Pierre-de-Montrouge (p. 206), et l'avenue de Châtillon, par laquelle on sort de Paris. - Plus loin, Malakoff,

Châtillon est au pied d'un plateau d'où l'on a une belle vue sur l'aris. Clamart (p. 240) est à enr. 1500 m. à l'O.

Cette hauteur est aujourd'hui fortifiée, mais elle ne l'était pas en

Beedeker. Paris , 7© édlt. 18

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1870, et les Allemands en prouvèrent pour s'y établir, faisant de là beaucoup de mal aux forts de Vanves et d'Issy. Une tentative faite le 13 oct. pour la reprendre resta sans succès définitif; on réussit seulement à s'emparer de Bagneux^ à 1 kil. à TE. de Ghâtillon, où se voit un monument érigé aux victimes de la journée. Il y a aussi un monument sur le plateau de Ghâtillon. Bagneux, qui occupe un beau site, a quantité d'agréables villas et possède une église intéressante , en partie du xiii® s.

Fontenay-auz-Boses, à 1 kil. Vs au S.-E. de Châtillon et près de 1 kil. au N.-O. du cbemin de fer de Sceaux (stat.), est un village ancien, qui fait moins aujourd'hui le commerce des roses que celui des violettes et des fraises. Le village lui-même est peu intéressant, mais il occupe également un joli site et il a de nombreuses maisons de campagne. C'est un des principaux rendez-vous des promeneurs au S. de Paris. On y a un beau coup d'oeil sur Paris de l'extrémité N. de la grande place, où est la station des tramways.

Pour se rendre de là au chemin de fer et à Sceaux (p. 275) , on descend plus loin la grande rue ; mais il y a plus court de Fontenay à Sceaux par la route que par le chemin de fer (v. ci-dessous).

Si au contraire l'on veut se rendre directement à i^o&mson (p. 275), il faut prendre la rue qui descend à dr. en venant de Châtillon , en deçà de la place de Fontenay. On appuie à g. à la première bifurcation (rue de Châtenay). La distance est d'env. 2 kil. On rejoint à la un la route de Sceaux à Roblnson, où l'on tourne à dr.

Le chemin à dr. à la bifurcation mentionnée ci-dessus conduit en 1/2 h. au petit village du Plestis- Piquet^ aussi dans un joli site, sur le flanc d'un coteau. Une petite plaine, où passe la route montant de Châtillon, le sépare du bois de Meudon et de Clamart (3 kil.).

B. Par le chemin de fer. — 11 kil. Ligne de Sceaux^ Onay et Limours. Gare, place Denfert-Bochereau (v. p. 205). Départs de Paris toutes les heures de 7 h. 5 du mat. à 11 h. 5 du soir; de Sceaux également toutes les heures, de 6 h. 40 à 11 h. 40. Prix: 1 fr. 20, 80 et 60 e.

La LiouB DB Sceaux, inaugurée en 1846, est construite d'après un système particulier. Les trains sont articulés, c'est-à-dire que les essieux des wagons sont mobiles, ce qui permet de tourner sur des courbes de très faibles rayons. De plus, les locomotives ont en dedans des roues placées obliquement par rapport aux rails et qui ont pour but d'obvier aux dangers de déraillement dans les courbes. Dans la gare de Paris comme dans celle de Sceaux, la voie forme la raquette et les trains font un tour presque entier pour reprendre la direction d'où ils sont venus.

La voie traverse le parc Montsouris (p. 206) et y croise le chemin de fer de ceinture , qui passe dans une tranchée. Tue sur la vallée de la Bièvre et sur les hauteurs de Belleville.

1 kil. ^/j. Sceaux- Ceinture. Correspondance avec la ligne de ceinture. Hors des fortifications, à g., l'hospice et le fort de Bicétre. Carrières et cultures maraîchères. Les petites pyramides en planches, qui se voient çà et là, sont sur les ouvertures d'anciennes carrières dans lesquelles on cultive des champignons. A g., l'ai^ueduc d'Arcueil, sous l'extrémité 0. duquel on passe.

6 kil. Arcueil, village situé dans la vallée de la Bièvre et dont la principale curiosité est V*agueduc, qui se compose en réalité de deux aqueducs superposés , atteignant ensemble une hauteur de 41 à 42m. On les voit assez bien du chemin de fer avant et après la

SCEAUX. Env. de Par, 19. 275

station. Il y avait déjà ici du temps des Romains un aqueduc auquel le village a dû. son nom (Arculi). Jacques Debrosse en construisit un autre de 1613 à 1624, pour amener au jardin du Luxembourg les eaux de Rungis, village qui se trouve plus au S. C'est une belle construction en pierre de taille , de 400 m. de longueur et jusqu'à 24 m. de hauteur. Sur cet aqueduc , on en a élevé de 1868 à 1872 un autre de 17 à 18 m. de haut et environ le double fde longueur, qui est l'un des travaux les plus considérables du grand aqueduc de la Vanne (p. 206). Il est construit en pierre meulière et par conséquent moins remarquable que l'autre. VéglUt d'Arcueil est un monument assez curieux des xiii®-xv*^s. Un chemin qui monte à g. de Taqueduc conduit à Villejuif, dont on aperçoit après Arcueil les hauteurs fortifiées (redoute des Hautes-Bruyères).

La vallée s'embellit. A dr., Bagneux, Fontenay-aux-Roses et le fort de Châtillon (p. 273) ; à g., VHay et ChevUly, connus par des com- "bats durant le siège de Paris par les Allemands.

7 kil. Bourg-la-Reine. On laisse ici à g. la ligne de la vallée supérieure de la Bièvre et de Limours (p. 276).

9 kil. Fontenay-aux-Roses (p. 273). La station est de fait plus rapprochée de Sceaux que de Fontenay. De cet endroit, au lieu de monter par une rampe qui eût été assez forte, la voie décrit des courbes très prononcées qui en doublent le parcours. C'est la partie la plus curieuse de cette ligne.

11 kil. Sceaux {cafés -r est aur. près de la gare), petite ville de 2783 hab., agréablement située sur une colline et dont les environs sont charmants. Considérablement déchue aujourd'hui, elle a joui d'une certaine célébrité au xvii^ et au xviii® s., grâce au château qu'y avait construit Colbert et que posséda ensuite le duc du Maine, fils de Louis XIV et de Mme de Montespan. La duchesse du Maine, sa femme , y réunit une cour nombreuse de seigneurs et de beaux esprits , et y donna des fêtes célèbres. Cela dura environ un demisiècle, jusqu'à la mort de la duchesse, en 1753, et se continua même, avec moins d'éclat, jusqu'à la Révolution. Le domaine fut alors vendu, le château démoli et ses jardins détruits. Il ne reste plus qu'un petit coin du parc , ouvert au public et où se donnent des bals. Il est à dr. de la gare, et l'on y a une belle vue sur le vallon de Fontenay. V église, également près de la gare, n'a de remarquable qu'un Baptême de J.-C. , par Tuby. Florian , le poète , est inhumé dans le cimetière de Sceaux.

Bobinson, la principale promenade des environs de Sceaux, est à 1 kil. Va d^ 1a gA^o. Des voitures publiques y conduisent dans la bonne saison (25 et 30 c.) ; il n'y a qu'à suivre la grande rue qui commence à la gare. Quelques minutes avant d'y arriver, à dr., le chemin de Fontenay mentionné p. 273 ; à g., celui de Châtenay (1 kil.) .

Robinson est un hameau dépendant de Sceaux, dans un site plein de fraîcheur, au pied de hauteurs boisées. La proximité de Paris fait qu'il est très, fréquenté par les promeneurs , surtout par

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la jeunesse et la petite bourgeoisie. Aussi quantité d'industriels s'y sont établis et en ont un peu gâté les cbarmes naturels. Il y a surtout beaucoup de cafés-restaurants , avec des tables en plein air et particulièrement dans les branches de gros châtaigniers, où l'on monte par des escaliers rustiques. Il y a, comme àMontmorency, des loueurs de chevaux et d'ânes, avec lesquels il faut débattre les prix : cheval, 2fr. l'heure dans la semaine, 3 fr. le dimanche ; âne, la moitié. On a un beau coup d'œil sur la vallée de la Bièvre de la hauteur à quelques minutes au-dessus de Robinson, où s'élève un© maison de campagne avec une tourelle dominant la contrée.

n. De Soeanz dans la vallée de la Bièvre.

A. Par le bois de Yerridres. — On va souvent au bois de Verrières à cheval, et alors on monte, de Robinson, par la hauteur dont il vient d'être question, où il y a un bout de chemin monotone et exposé au soleil. 1*6 vrai promeneur ira de préférence à pied, par le chemin du bas, traversera le bois pour descendre dans la vallée, et reviendra par le chemin de fer, ou vice versa.

Le chemin du bas, au S. de Robinson, est très agréable. On est par là en 10 min. au hameau à'Aulnay, où Chateaubriand avait une maison de campagne. Ensuite on traverse une anc. avenue de Sceaux et Ton appuie à g. pour aller à Châtenay, où Ton arrive en */2 h. Selon certains historiens. Voltaire est né à Châtenay. La route de Versailles à Choisy-le-Roi, de l'autre côté du village, descend à g. vers la halte de Berny (2 kil. ; v. ci-dessous) et monte à dr. au bois de Verrières.

Le BOIS ou Buisson de Vebrièbes couvre un petit plateau dominant la vallée de la Bièvre à TE. et au S., ce qui fait qu'on y a construit dans ces derniers temps six redoutes. Il n'est pas très étendu , sa plus grande longueur , de Châtenay à Bièvre , n'étant que de 3 kil. ^f^. On a tout autour de beaux points de vue. Les cavaliers passent ordinairement à Malabry, endroit où il y a une auberge et une ferme, au bord de la route, à env. 2 kil. de Châtenay, et ils se dirigent de là vers VOhéliique, rond-point où aboutissent les principales avenues et où il n'y a pas d'obélisque, mais un beau tilleul. Les piétons y arrivent directement, en montant de Châtenay, par la route d'Igny, à g. vers le haut de la route. En continuant tout droit au delà du rond-point, on arrive à l'extrémité du plateau en face de la plus belle partie de la vallée. Belle vue aussi de l'autre côté sur un vallon où sont les restes de Vahhaye aux Bois. Dans le bas, du côté opposé à Châtenay ou à dr. de la route d'Igny, se trouve Bièvre, où l'on arrive dans la vallée (v. ci-dessous).

B. Par le ohemin de fer. — Suite de la liene de Limours à partir -de Bourg -la -Reine, qui n'est qu'à 1 kil. 1/2 de Sceaux par la route. 8 kil. jusqu'à Massy-Palaiseau et de là 15 kil. jusqu'à Versailles. Peu de train» en correspondance. Trajet direct en 50 min. Prix : 2 fr. 85, 2 fr. 10, 1 fr. 50.

Bourg -la -Reine j v. p. 275. Ensuite un petit tunnel. — 2 kil. Berny, — 4 kil. Antony. A dr., des vignes et le bois de Verrières, qui offre un beau coup d'œil. — 7 kil. Mas9y. — 8 kil. Massy-Pàlaiseau, où l'on rejoint la ligne de Grande- Ceinture.

BIEVRE. Env, de Par. 19. 277

De Xa88T-Palai0bau a Limoubs (Chevreiue): 25kil., suite de la ligiM

Srincipalc, 80 à 65 min., 3 fr. 05, 2 fr. 30, 1 fr. 70. — 3 kil. Palaiseau, village ominé à dr. par un fort. Puis on tourne à dr. dans la jolie vallée <U

VTvHte. — 16 kil. Onap, gros ▼illage bien situé. — 19 kll. «/. — 24 kil. "- ~ " " «eUi

de Dampierre, construit sur les plans de J.-H. Mansart). — ^ kil. Boullay

gros ,

St-Remi, village à 2 kil. l^ duquel est la petite viUe de Chevreusey dominée par les ruines d*un vieux château (4 kil. 1/2 plus loin, le maniifique château

les-Trwx. — 33 kil. Limour», loealité de peu d'importance.

Db Masst-Palaiseav a Juvist (VUleneuve-St-Georges) : 14 kil. -, 1/2 h. \ 1 fr. 70, 1 fr. 30, 90 c. — 3 kil. Champlan. — 5 kil. Longjumeau, petite ville industrielle, avec une église des xii® et xv© s. — 12 kil. Savigny-êur-Orge^ loealité ayant un beau château des xv® et xviii^s., où Ton rejoint la ligne d'Orléans. — 14 kil. Juvisp^ aussi sur cette ligne^ d'où celle de Grande- Ceinture se dirige sur Villeneuve-St-Oeorges (7 kil. \ v. ci-dessous).

La vcUlée de la Bièvre , au delà du plateau de Verrières , est maintenant parcourue dans sa plus belle partie par le chemin de fer de Grande-Ceinture. Elle n'est pas large, et la rivière est insignifiante , mais elle est tapissée de prairies et bordée de bois d'une grande fraîcheur. Le bois de Verrières présente surtout un très beau coup d'œil. — 5 kil. Bièvre, qui s' étage d*une façon très pittoresque, sur le versant d'un autre plateau , au N.- 0. du premier. Belle vue aussi de ce plateau. A g. de la vallée, les hauteurs où sont les étangs de Saclay, du Trou -Salé, etc., qui alimentent les pièces d'eau de Versailles, et où il y a également de nouveaux forts. — 7 kil. Fawb<yyen. — 0kil. Jouy-en-Josas. La voie tourne plus loin à dr., monte par un haut remblai dans la direction de Versailles et laisse «percevoir à g. Vaqueduc de Bue, qui mène à Versailles les eaux des étangs situés entre les vallées de la Bièvre et de TYvette. Il a 488 m. de long et 22 m. de haut. C'est une belle construction en pierre, de 1686, sur un remblai où passe une route. — Le chemin de fer rejoint ensuite la ligne de Bretagne. — 15 kil. Versailles, gare des Chantiers (p. 241).

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