INTRODUCTION
A. Saison, monnaie et fraii de voyage.
Saison. — Paris se visite en tout temps , mais moins en hiver que dans les autres saisons. Il n'est toutefois pas non plus très agréable au cœur de Tété. La longueur des jours est sans doute alors favorable à la visite des curiosités qui appellent d'un bout de la Yllle à Tautre , mais Itf chaleur y est souvent accablante. £n outre, la ville n'a plus alors tout à fait son caractère habituel; les Parisiens qui peuvent s'absenter sont pour la plupart à la campagne, aux eaux , aux bains de mer ou en voyage. On y est aussi alors privé de bien des distractions des autres saisons ; les théâtres, par ex., sont presque tous fermés, et il y fait du reste bien trop chaud. L'hiver est sans doute rarement très froid à Paris , mais les jours sont trop courts. Restent donc le printemps et l'automne, et, si on le peut, il y a encore lieu de donner la préférence au printemps, par la raison déjà que Paris ne reprend son animation qu'assez tard en automne , et que c'est la saison des pluies, préludes de l'hiver.
Monnaie. — Les pièces d'or et d'argent frappées conformément au système monétaire du franc , telles que celles de Belgique , de Suisse , d'Italie (lira) et de Grèce (drachme) , et les pièces autrichiennes de 8 et de 4 florins en or , qui valent exactement 20 fr. et 10 fr., sont les seules qui circulent en France. Les pièces belges et suisses en nickel et en billon n'y ont pas cours , tandis qu'on y reçoit les pièces de bronze italiennes. Le penny et le demi-penny anglais, qui correspondent à 10 et à 5 c, s'y rencontrent aussi dans la circulation. Les seules pièces françaises existantes sont : en or, de 100, 50, 40, 20, 10 et 5 francs ; en argent, de ô, 2 et 1 fr., 50 et 20 c. ; en bronze, de 10, 5 , 2 et 1 c. Le peuple compte encore de préférence par soua (5 c).
Les hillets de la Banque de France , les seuls qui aient cours dans le pays, sont de 5000, 1000, 500, 200, 100, 50, 25, 20 et 5 fr.
Il est toujours possible de changer à Paris l'argent étranger, mais non sans perte; il vaut généralement mieux le faire avant de partir.
Les valeurs et efifets de commerce, de même que les quittances supérieures à 10 fr., doivent être munis de timbres français. On s'en procure chez beaucoup de débitants de tabac et au besoin chez les banquiers et les personnes auxquelles on a affaire.
Frais de vojrage. — Le chapitre des renseignements généraux donnera une idée des frais que l'on peut faire à Paris. En temps ordinaire, 10 fr. environ peuvent suffire pour couvrir la dépense journalière; mais il est très facile de dépenser 50 fr. et même beaucoup plus par jour. Pour les étrangers surtout, et vu les mille occasions qui se présentent de faire des dépenses, Paris est une des villes