III. Salle funébaibe , intéressante pour la connaissance du
culte des morts chez les Egyptiens , chez lesquels la croyance à
l'immortalité était un dogme fondamental de la religion.
Cette croyance explique le soin qu'ils apportaient à la conservation des corps, si bien embaumés et pour lesquels ils construisaient des tombeaux grandioses. La plupart des renseignements que nous avons sur leur doctrine nous viennent du Rituel funéraire, livre sacré dont chaque momie devait porter un exemplaire plus ou moins complet. Il contient une série d'hymnes, de prières et d'instructions sur la manière dont l'âme devra se conduire dans l'autre monde, sur ce qu'elle devra répondre aux juges, ete. Les bandes de papyrus du côté de la cheminée sont des fragments de ce Rituel, et l'explieation se trouve au-dessous. Nous en verrons un plus beau dans la 5 e salle. — Au milieu , des boîtes de momies , recouvertes de peintures; des statuettes en bois de l'ancien empire (xxx e s. av. J.-C); une chaise ornée d'incrustations en ivoire. — Sur la cheminée, une peinture égyptienne de la basse époque, représentant un jeune homme amené dans les dernières demeures par Anubis, le dieu à tête de chacal.
— Armoires et vitrines^de g. à dr. : figurines et coffrets funéraires; peintures (près de la 3 e fenêtre), masques, scarabées, boîtes de momies et momies (armoire entre les fenêtres), instruments de doreurs et de scribes, hipoeéphales ou talismans qui se plaçaient sous la tête des momies, ete. *
— Plafond, l'Egypte sauvée par Joseph, d'Abel de Pujol (1837).
IV. Salle des Dieux, consacrée aux antiquités qui nous expliquent la mythologie égyptienne : statuettes et attributs de dieux, la
plupart en bronze, etc.
Au milieu, d'abord une statue d'Ounnout, déesse solaire à tête de lionne ; Horus faisant une libation devant son père Osiris fie vase manque), statue en bronze. Dans la vitrine, des scarabées, des symboles et des attributs en bois doré et autres matières. Sur la cheminée : Hobs (?), Sekhet, Ammon, Osiris et Isis allaitant Horus. — Dans les vitrines voisines, quantité de statuettes en bronze. — Plafond : l'Etude et le Génie dévoilant l'Egypte à la Grèce, par Picot (1837).
V. Salle dbs Colonnes ou de* Dieux et Monuments divers, contenant les objets qui n'ont pu trouver place dans les autres salles.
Cercueils en bois couverts de peintures. Au milieu, la statue de Kesahor, fonctionnaire du temps de la :\.wi r dynastie, etc. Vitrines : miroirs, armes et coutellerie en bronze. Dans les armoires, encore des divinités, des ustensiles en bronze, des papyrus, etc. — Du coté des fenêtres, le *papyrus royal, magnifique exemplaire hiéroglyphique linéaire du livre des morts, de 8 m. de long et admirablement conservé, bien que n'ayant pas moins de 3000 ans d'existence. — Au milieu et aux fenêtres, 3 vitrines où sont les nouvelles acquisitions. — Plafond par Oro$: au eentre, la Véritable gloire s'appuyant sur la Vertu; à g., Mars couronné par la Victoire et arrêté par la Modération; à dr., le Temps mettant la Vérité sous la protection de la Sagesse.
Musée de la céramique antique. — Ce musée, dans les salles suiv. et celles qui sont parallèles du côté de la Seine (v. ci-dessous), forme une collection des plus complètes. Chronologiquement, il commence de l'autre côté, à la salle desSept-Cheminées (v.ci-dessous).
I re salle ou salle M. Céramique grecque trouvée en Asie -Mineure, Grimée, Cyrénaïque, Egypte. Terres euites et vases peints, à figures de diverses couleurs. — Les vases grées les plus aneiens ont des figures noires sur fond rouge; ceux à figures rouges sur fond noir sont moins vieux. Ils
Ce'ram. ant. PARIS. Rive dr. 2. 131
n'ont naturellement pas été faits par de grands artistes, mais par des'artisans. Cependant ees artisans ont su mettre tant de vie et de poésie dans les sujets tirés de la mythologie et dans les scènes de la vie commune, ils ont su, avec leurs connaissances et leurs moyens restreints, donner tant d'expression et souvent tant de grâce à leur dessin, que ces vases, dont se moquent sans doute les ignorants, rendent un témoignage éclatant en leur faveur et sont un reflet du grand art qui florissait à Athènes. — Il y a aussi de jolies terres cuites. — Plafond : Cybèle tente de protéger les villes menacées par le Vésuve, de PicoU
II e sallb (L). Céramique grecque trouvée en Grèce. Au milieu, une ♦amphore avec le eombat des Dieux et des Géants. Vitrine : terres cuites de tombeaux grecs et étrusques. Autour de la salle, de jolies terres cuites grecques, des figurines funéraires trouvées dans les tombeaux de Tanagre, en Béotie, et de la Grèce propre; des lécythes ou vases à huile. — Plafond : les Nymphes de Parthénope fNaples) arrivant sur les bords de la Seine, par Meynier.
III e sallb (K). Céramique italiote, Apulie, Campanie, Lueanie, Etrurie. Vases à figures rouges, dont plusieurs de grandes dimensions, sur une table de marbre, avee des étiquettes. — Plafond : le Vésuve recevant de Jupiter le feu qui doit consumer Herculanum, Pompéi et Stables, par Heim.
IV e salle. Antiquités grecques. Petites sculptures et débris de sculptures, en particulier, dans le coin à dr., une jeune fille drapée, fort mutilée. Vitrine du milieu: ivoires antiques, plâtres et bois grées, etc. — Buste du comte de Clarae (1778-1847), lougtemps conservateur du musée des antiques. — Plafond, copie de l'Apothéose d'Homère par Ingres (p. 119).
On se retrouve ensuite dans la salle des Sept- Cheminées (p. 123), d'où Ton passe, à g. du même côté, dans la première partie du musée céramique f dit auparavant musée Campana , parce qu'il s'est composé surtout d'abord de la riche collection Campana, achetée en 1861 au gouvernement papal et considérablement augmentée depuis. Les peintures très remarquables des plafonds datent du temps où ces salles renfermaient les tableaux de l'école française.
I re sallb ou salle A. Origines comparées, Phénicie, Troade, Chypre, Uhodes, Attique, Béotie. Grande amphore et grand cratère archaïque reconstitués. Vitrines du milieu: bijoux en or, terres cuites et vases. Autres vitrines, de g. à dr. : terres cuites, statuettes, têtes de statues, vases de Rhodes, etc. — Plafond : Poussin présenté à Louis XIII, par Alaux.
II e sallb (B). Terres cuites, Myrina, Italie'. Statuettes et bas-reliefs, eaisses einéraires à statuettes et bas-reliefs; vases à figurines. Très importante collection de figurines et autres objets trouvés dans la nécropole de Myrina, au N. de Smyrne. — Plafond : Bataille d'Ivry et clémence de Henri IV, par Steuben.
III e sallb (C). Poterie étrusque trouvée en étrurie, à commencer par les vases les plus grossiers, presque tous noirs, quelques-uns décorés de dessins ou de bas-reliefs. — Plafond, Puget présente à Louis XIV sou Milon de Crotone (p. 93), par Devéria.
IV e sallb (D). Antiquités grecques et étrusques trouvées à Cervétri, la Caere des anciens Etrusques, surtout un * « lit funéraire» ou sarcophage sur lequel sont à demi eouchés un homme et une femme, comme le visiteur en a déjà vus dans le grand escalier. Les vitrines contiennent encore de petits lits funéraires, dés bas-reliefs, des vases, des peintures recueillies dans un tombeau, etc. — Plafond: François 1 er reçoit les tableaux et les statues rapportés d'Italie par le Primatice, à?A.-E. Fragonard.
Ensuite un passage avec des antéfixes, des têtes et des vases.
V e sallb (E). Vases de style ionien, chalcidien et corinthien trouvés en Italie, ce qui s'explique par le fait que les vases grecs formèrent de bonne heure un article considérable d'exportation. On a déjà vu de ces vases dans les salles de l'autre côté (v. aussi la notice ci-dessus). A la fenêtre
132 Rive dr. 2.
PARIS
du milieu, deux sarcophages en (erre cuite peinte, style grée ionien du vie s. av. J.-C. — Plafond : la Renaissance des arts en France, par Ileim.
Puis un second passage avec des vases grecs archaïques.
VI© sallb(F). Votes otHqmes à figures noirci trouvés en Italie et en Sicile. Au milieu, des vases avec le nom de Nicosthènes. On y voit aussi des vases à fond blanc et, dans le bas, un vase noir à figures blanches. Les sujet6 sont généralement empruntés aux mythes d'Hercule et de Thésée.
— Plafond: François I er armé chevalier par Hayard, dM.-JP. Frogonord.
VII e salle (G). Votes attiques à figures ronges trouvés en Italie, beaucoup avec le nom de l'ouvrier et la plupart très remarquables. — Plafond : Charlemagne recevant d'Alcuin des livres manuscrits, par Schnett.
VIII e salle (H). Votes à relie/s trouvés en Italie. Au milieu, des «rhytons» ou vases à boire, en forme de corne et ornés de têtes, et d'autres vases de formes singulières. Des deux côtés de la salle, des vases noirs, à vernis vert imitant le bronze. — Plafond: Louis XII proclamé Père du Peuple par les Etats Généraux de Tours, de M.- M. Drolling.
IX e salle. Peintures muralet de Pompéi et d'Herculanum. Dans les vitrines du milieu, une collection très intéressante de verres antiques. Plafond : Expédition d'Egypte sous Bonaparte, par L. Cogniet.
Nous sortons par les salles des petites antiquités égyptiennes (p. 129), d'où nous pouvons gagner l'escalier le plus rapproche du second étage en retraversant les salles à g. (p. 129).
8ECOND ÉTAGE.
Le second étage renferme le musée de marine, des peintures qui n'ont pu être placées au premier étage, le musée ethnographique et des dessins. Il y a trois escaliers pour y monter (v. le plan p. 77), l'un dans la petite salle du musée des objets d'art du moyen âge, de la renaissance et des temps modernes, à eôté de l'escalier du musée des antiquités asiatiques (p. 87 et 128), le deuxième à l'extrémité opposée (p. 126) aboutissant à la galerie des Pirogues (p. 133) et le troisième dans le pavillon de l'Horloge, à coté de la salle des bronzes (p. 125) ; ils ne sont ouverts qu'à partir de 11 h.
Le musée de marine est une très riche collection d'objets relatifs aux constructions navales et à la navigation, de modèles de navires et de machines, de modèles en relief de ports de mer, de dessins, d'armes et d'objets historiques. Il y a 16 salles et 2 petites galeries.
La plupart des objets y sont accompagnés d'étiquettes explicatives.
En page de l'escalier du côté des antiquités asiatiques, par où nous sommes montés, 2 nouvelles^alles du musée de marine. Dans la l re , les types de la flotte française de 1789 à 1824 et des cartes des colonies françaises. Dans la 2 e , d'autres modèles de la marine à voile du xvm e et du xix c s., un modèle de yacht à hélice de 1885; derrière, celui d'une frégate en réparation à l'île de Tahiti; à dr., celui de «l'Océan», vaisseau de 1 er rang du xvm e s.; celui du «Rivoli», sur les «chameaux» ou pontons à l'aide desquels il sortit tout armé du port de Venise, etc.
Puis une salle supplémentaire du musée de peinture, avec des tableaux encore remarquables des écoles flamande et hollandaise, qui n'ont pu être placés au 1 er étage (p. 110-114). 2635 (à g.), P. Wouwerman, Vue de la tour de Nesle, à Paris. 1930, dé Champoigne, Christ. 2146, Snyders, Chiens dans un garde - manger. En haut, ici et aux autres murs, des vues de villes par van der Meulen. — 2581, Steenwyck % le Christ chez Marthe et Marie. 2426, A', du Jardin, le Calvaire. 2612bis, Weenix, nature morte, gibier. 2810, Beertiraeten, l'Ancien port de Gênes. 2409, Honthorsi, Concert.
— 2464, Metsu, portr. de l'amiral Tromp. 2829, Ph. Wouwerman, Choc de cavalerie. 2452, J. van Zoo, étude de femme.
I er corridor, derrière l'escalier, petite galerie des nariret de commerce, de création récente.
Partie principale du musée de marine. — I re salle, la dernière en venant des autres escaliers: abattage de l'obélisque de Louqsor (p. 74). son embarquement et son érection sur la place de la Concorde-, machines
Afu«. chinoU.
Rive dr. 2. 133
à vapeur de navires et locomotive américaine. — II e salle: modèles de navires à voiles; 2 marines (tableaux) de Gudin. — III e salle: modèles de paquebots et parties de navires. — IV e salle: armes, enlasses d'obusier et de canon Canet, modèles d'autres pièces d'artillerie à tir rapide, «orgues» à 7 et à 5 canons, etc. — V e salle: suite des armes, 3 marines de Jos. Veruet. — VI e salle: pyramide composée de débris des frégates «la Boussole» et «l'Astrolabe», qui se sont probablement perdues dans la mer du Sud en 1783, dans un voyage d'exploration sous les ordres du capitaine de Lapérouse; son buste et le modèle d'une colonne élevée à sa mémoire ;
Îihares et bouées, torpille whitebead, torpilles flottantes et torpilles de ond -, plans - reliefs de l'île Vanicoro ou de Lapérouse et de l'île Tahiti ; 14 marines de Jos. Vemti. — VII e salle, au fond de la vi e s. : vaisseaux cuirassés et à tourelles, torpilleurs, bateau sous-marin ; planétaire à mouvement d'horlogerie ; marines. Corridor voisin, v. ci-dessous. — VIII e salle : modèles de navires antiques et de transports ; autre planétaire. — IX e salle : machine à mâter de Brest; vaisseau sur des «chameaux»; peinture représentant l'intérieur du Marengo, vaisseau cuirassé à tourelles de 1867; parties diverses de navires; cordages, chaînes, poulies, etc. — X e salle: machines - outils , pompes, échelles à incendie. — XI e salle: globe terrestre manuscrit; instruments employés pour l'orientation en mer; modèles de chébees ou galères transformées pour pouvoir marcher à voiles. — XII e salle: à dr. à l'entrée, petit vaisseau en ivoire; très beaux modèles de galères et de vaisseaux de guerre du xvii e s. ; originaux des sculptures en bois doré, de P. Puget, qui décoraient la seconde galère, la Réale.
Le musée ethnographique, qui occupe surtout la grande salle du fond de ce côté, commence déjà dans les deux qui la séparent du musée de marine et où il y a des modèles d'habitations et des scènes de pays d'outre-mer, des portraits de Peaux-Rouges, des embarcations, des panoplies et des ustensiles. — Dans la grande salle est une collection très variée et très riche d'objets rapportés de pays éloignés par des navigateurs français et à la suite d'expéditions militaires, notamment des Indes, de la Chine, du Japon, etc. Il y a aussi des étiquettes, mais ces objets sont en majeure partie placés dans des armoires où il n'est guère possible de les examiner. On verra du reste des collections de ce genre, bien supérieures sous plus d'un rapport, au musée Guimet (p. 148) et au ïrocadéro (p. 153). 11 y a ici en particulier toute sorte d'ustensiles, des vases, etc., eu or, en argent, eu bronze, en terre cuite et en bois; des statues de divinités indiennes, des trophées d'armes, des statuettes, des étoffes, des reproductions de costumes, des statues représentant des guerriers, des armes, etc. — On verra mieux les objets des vitrines du milieu, parmi lesquels il y en a do fort remarquables. — Sur ces vitrines et à côté, deux magnifiques pirogues chinoises et un calque ou bateau de promenade de Coustantinople. — Dans deux vitrines vers le fond: à dr., une curieuse collection de statuettes indiennes; à g., une collection encore plus singulière de marionuettes javanaises, dites «Wayang». — A la feuêtre du milieu, une pendule à musique du dey d'Alger, faite à Londres. A celle de dr., la couronne du roi Béhanzin (Dahomey).
II e corbidor (escalier, v. p. 126), galerie des Pirogues contenant de petits modèles de constructions navales des peuples de l'extrême Orient et de la Polynésie, d'habitations, etc.
Le musée chinois, à g. en venant du musée de marine, est pour ainsi dire la suite du précédent, et il n'a aussi qu'une importance
Longchamp,
PARIS
Rive dr. 3. 143
Arrivé dans le haut du lac supérieur, on retourne au carrefour des Cascades, entre les deux lacs, et Ton y prend à g. pour aller à la grande cascade. Les piétons trouveront plus agréable de suivre une allée latérale (v. le plan). L'un et l'autre chemin traversent la grande allée de la Reine- Marguerite et conduisent en 15 à 20 min. à la ^grande cascade , qui se précipite d'une grotte artificielle à deux étages , en une large nappe de 7 m. de hauteur. Après en avoir vu l'ensemble, on montera sur la colline qui la précède, d'où Ton jouit d'une belle vue sur la vallée de la Seine: à g., de l'autre côté du fleuve, St-Cloud, dominé par son église; plus près, l'hippodrome de Longchamp (v. ci-dessous); en face, un moulin et deux tours de l'anc. abbaye de Longchamp (p. 141) ; au delà, le village de Suresnes (p. 276) ; à dr., un peu plus loin, le Mont' Valérien^ avec sa forteresse (p. 276). — Un sentier conduit du sommet delà colline dans l'intérieur de la grotte, du côté du réservoir, et de là à dr. sous la cascade.
L'hippodrome de Longchamp est le principal champ de courses de chevaux des environs de Paris (v. p. 34). Ces courses, indiquées d'avance par les journaux, sont fréquentes et très suivies; on se porte en foule vers Longchamp, toutes les avenues et les allées qui y mènent fourmillent de monde et présentent un spectacle que l'étranger ne doit pas négliger de voir. La «première de Longchamp», au commencement d'avril, est pour ainsi dire le premier jour du Bois au printemps, celui où se montrent les modes nouvelles: il a remplacé la célèbre promenade qui se faisait autrefois à Longchamp dans la semaine sainte. Le Grand-Prix, de 250 000 fr. ou davantage, se court vers la mi-juin: la recette pour cette course est d'env. 400000 fr. et le pari mutuel fait dans la journée 3 millions Vf à 4 millions d'affaires. Le Grand-Prix est toujours un événement; il inaugure pour ainsi dire la saison d'été; immédiatement après se font les préparatifs de départ pour la campagne, les eaux ou les bains de mer. — Si l'on veut assister de près aux courses, il faut pénétrer dans l'hippodrome en payant une entrée. Les prix sont: pour l'en ceinte du pesage, 20 fr. ; les pavillons, 5 fr. ; avec une voit, à 1 chev., 15 fr. ; avec une voit, à 2 chev., 20 fr. ; à cheval, 5 fr. ; à pied, 1 fr. — C'est aussi à l'hippodrome de Longchamp que se passent les grandes revues de Paris.
Derrière les tribunes, les chalets du Cycle, un eafé qui est de ce côté le rendez-vous des cyclistes.
Outre le pont de Suresnes (p. 276), pour passer sur la rive g. de la Seine, près des tribunes de Longchamp, il y a du côté de Boulogne et de St-Cloud la passerelle de V aqueduc de VAvre (v. p. 379).
La route de Neuilly (p. 140), en deçà du champ de courses, passe entre le champ d'entraînement et le parc du petit château de Bagatelle, construit en un mois par le comte d'Artois (Charles X), à la suite d un pari avec Marie- Antoinette. 11 fut plus tard habité par le duc de Berry et il appartient maintenant aux héritiers de sir Richard Wallace (m. 1890). 11 a un beau parc et des collections artistiques qu*on ne peut visiter qu'avec une autorisation.
La partie de Veuilly qui avoisine le bois de ce côté porte le nom de Madrid, parée qu'il y avait là un château construit par François I er , qui l'avait, dit-on, appelé ainsi en souvenir de sa captivité en Espagne. Un
144 Rive dr. 3.
PARIS
Jardin d'acclimat
pont relie depuis 1895 Neuilly à Pnteaux (p. 276). Il y a un grand restaurant a la porte de Madrid (v. le plan). Près de là, à dr. de la route de Madrid, le Cercle des Patineurs mentionné ci-dessous \ à g M la mare de St-Jametytt ensuite le jardin d* acclimatation, qui a une entrée à g. à la porte de Keuilly et une à dr., la principale, du eôté de la porte des 6ablons (v. le plan).
La grande allée de Longchamp (p. 142), moins agréable que les allées latérales, conduit directement de l'hippodrome, à g. de la cascade, à la porte Maillot (p. 141 ; 3 kil. Va). Elle passe d'abord, à dr., près du Fre Catelan, où se donnaient autrefois des fêtes et qui n'est plus qu'une dépendance du jardin d'acclimatation. Plus loin, à g., le Cercle des Patineur» , pièce d'eau réservée et tir aux pigeons appartenant à un club, dit «les Acacias». Vers l'extrémité de l'allée,
à g., une route menant au jardin d'acclimatation.
Le *jardin d'acclimatation est une partie du bois de Boulogne, de 20 hect. de superficie, dont une société a fait une des plus belles et des plus intéressantes promenades de Paris. En principe, il a été fondé pour introduire en France de nouvelles espèces animales ou végétales, utiles ou agréables, domestiques ou sauvages, les multiplier et les améliorer et servir d'intermédiaire entre les éleveurs.
Les personnes qui prendront en ville une voiture pour s'y rendre et ne voudront pas la garder, auront intérêt à la renvoyer avant de sortir des fortifications (porte Maillot-, v. p. iîl; v. l'appendice et la remarque p. 141). Il y a env. 10 min. de marche^ de la porte Dauphine et de la porte Maillot au jardin, que dessert même, de cette dernière porte, un petit tramway: 30 c. jusqu'à l'entrée et 35 iusqu'au lac à l'intérieur.
Le jardin d'acclimatation est ouvert toute la journée. Entrée: 1 pers., 1 fr. dans la semaine et 50 c. le dimanche, pour le jardin et les serres ; voiture, 3 fr. Les enfants au-dessous de 7 ans ne paient rien. Réductions aux sociétés. Abonnement, 25 fr. par an.
Ventrée principale est à l'E., près de la porte des Sablons; mais on y entre aussi à g. par le Pal mari uni (v. ci-dessous) et par l'extrémité près de la porte de Neuilly (v. p. 145).
Nous indiquerons l'itinéraire à suivre, en mentionnant sommairement les curiosités (voir aussi la carte du bois de Boulogne, p. 139). H y a des étiquettes explicatives. On peut entrer partout, mais la singerie et certaines écuries sont petites, et, quand les animaux s'y trouvent, -on y est suffoqué par le mauvais air.
On se trouve d'abord dans une belle allée de 10 m. de large, qui fait le tour du jardin. A g., la grande serre (pl. 15, sur la carte du bois), riche en plantes exotiques, et le Palmarium (pl. 14), vaste et belle construction qui date de 1893. Il s'y donne des concerts les dira, et jeudi à 3 h., quand le temps ne permet pas à l'orchestre de jouer dehors: entrée libre; places assises, 1 fr., 50 et 25 c. Une partie est transformée en cafe'-restaurant (se renseigner sur les prix) ; derrière sont des oiseaux et dans le sous-sol des oursons.
En face ou à dr., deux petites serres, les bureaux de V administration (pl. 1), un must'e, des galeries de vente et le Vivarium (pl. 2).
Le «ïusék est surtout ufl mwée de rJiatse et dépêche, qui comprend 5 di\i'
Jardin d'acclimat. PARIS.
Rive dr. 3. 145
slons: 1, armes; 2, pièges; 3, engins accessoires; 4, animaux auxiliaires; 5, symbolisme. Dans le haut de la salle, des peintures représentant des chasses. Dans les vitrines du milieu, de petites collections d'histoire naturelle, un orang-outang et une chimpanzée qui ont vécu au jardin.
Le Vivarium est une petite salle ou sont exposés quelques animaux rares, en particulier des hamadryas (singes).
Plus loin à dr., la singerie (pl. 3). A g., des oiseaux, et d'abord les échassiers : grues, cigognes, flamants, hérons, autruches, casoars, marabouts, etc. ; puis des faisans (v. encore ci-dessous). Derrière, des oiseaux aquatiques; cygnes, oies, canards de toutes sortes; le pigeonnier , où l'on élève des pigeons voyageurs, et, dans un pavillon, des caïmans, des tortues, un python et d'autres serpents. A dr. de l'allée, la faisanderie (pl. 4), devant laquelle est la statue en marbre blanc du naturaliste Daubenton (1716-1799), par Godin. Outre des faisans , elle contient quantité d'autres oiseaux remarquables : lophophores, perruches, hérons, ibis, hoccos, canards mandarins, etc. Ensuite des alpacas, des antilopes, des lamas, des yacks, diverses espèces de chèvres exotiques, l'hémicycle de la poulerie (pl. 5) et des écuries, là où aboutit l'allée de la porte de Neuilly.
Les écuries (pl. 6) situées au fond du jardin, et les parcs qui en dépendent, avec des quadrupèdes de tout genre, plus ou moins dressés pour le service du jardin et des visiteurs , en sont la partie la plus animée. C'est là que se porte surtout la jeunesse , pour faire une promenade sur les éléphants , les dromadaires et autres montures, ou dans des voitures attelées d'une autruche, de lamas, etc. Tarifs : éléphants, 25 c. ; petites voitures, 25 c. ; dromadaires, 50 c. ; voitures, 50 c; petits chevaux, 50 c. — Sur le devant, la pelouse des exhibitions (en été), même pour des spécimens de peuples plus ou moins sauvages.
Plus loin, les écuries des hémiones, des zèbres et de la girafe. — A côté , divers animaux , tels que : porc - épie , paca , phacolome, agoutis et renard bleu.
Ensuite, à dr., le panorama du monde antédiluvien (pl. 7), par Castellani (entrée, 50c). Après, à g., des antilopes bubales, des kangurous et des lamas ; à dr., des rennes et une vacherie. A g., le bassin des * otaries ou lions de mer (pl. 8), espèces de phoques qui s'annoncent de loin par une sorte de glapissement, et qu'il est curieux de voir manger, à 3 h. Elles consomment journellement, dit- on, 12 kilos de poissons de mer. Elles vivent ici en eau douce. Plus loin du même côté, un rocher artificiel pour les animaux qui aiment à grimper, le mouflon, le chamois (pl. 9), et encore des antilopes, des lamas et des alpacas. A dr. de l'allée circulaire, la laiterie (bol de lait, 40 c). Puis V aquarium, qui est peu curieux. Derrière, un phoque, des pingouins, la pisciculture et, au delà, les myopotames.
A dr. encore un café-buffet (pl. 11), fermé en hiver, et des W.-C. En face, le kiosque des concerts d'été; puis des cerfs et, en été, des perroquets. A dr. enfin le chenil (pl. 13), qui est important, et le Palmarium, etc.
On rentrera en ville par le même chemin, si c'est un jour où il y a
Bœdeker. Paris. 13 e édit. 10
146 Rive dr. 4
PARIS. Mais. Franç. I er .
beaucoup de monde au boi§, afin de jouir du curieux spectacle du retour et de la foule aux Champs- Elpsét$ y sinon Ton prendra le chemin de fer de ceinture (v. p. 138), ou bien Ton ira par le Trocadéro (v. ci-dessous).