REZ-DE-CHAU88ÉE
**Mu§ée des marbres antiquei. — Ce musée est le plus important et le premier ouvert au rez-de-chaussée. Il possède quantité d'œuvres de premier ordre. On fera bien d'en commencer la visite
du côté du pavillon Denon (v. ci-dessus).
Nota. Il y a un catalogue sommaire de la sculpture antique, suivant Tordre des salles, avec plan, 16 gravures et tables alphabétiques, à 1 fr. 86. Les numéros étant toutefois encore incomplets et de plusieurs sortes, en partie d'après les anciens catalogues, il n est guère possible d'en donner actuellement sans qu'il y ait confusion. Les nouveaux sont à g. sur les sculptures. A noter aussi que les cartels en bois, avec des num. rouges inexacts, donnent en première ligne et en gros caractères le lieu d'origine et non le sujet!
Dans le vestibule du pavillon Denon, un vestiaire facultatif.
Presque en face de l'entrée, la salle des moulages des sculptures du musée, qui sont faits et mis en vente par les soins de l'administration. Elle n'est pas encore ouverte. Plus tard, on jpourra aller par cette salle à celles de la Chalcographie et de la collection Qrandidicr (p. 134).
La galerie Mollien , à dr. , conduit à l'escalier des salles françaises (pl. K; p. 116). Elle contient des statues antiques plus ou moins mutilées et de valeur secondaire , une grande mosaïque byzantine des environs de Tyr, en Phénicie, divisée en plusieurs parties; deux sarcophages antiques, etc.
La galerie Denon, à g., est celle que nous prenons. Il y a des
reproductions en bronze de sculptures antiques , faites du xvi c au
xviii 6 s. à Fontainebleau et à Rome , et des antiques mutilées.
Bronzes: à dr. et à g., Centaures du Capitale; à dr., Tireur d'épine (Cap.); à g., Mercure (Florence), Vénus de Cnide (Vatican), Ariane (id.), Antinous (Cap.); à dr., Commode en Hercule (Vat.), Laocoon (id.), Amazone (id.), l'Arrotino ou l'Emouleur (Flor.); à g., Faune de Madrid, Jeune athlète; à dr., Vénus de Médicis; au fond, Diane à la biche (Louvre) et Apollon du Belvédère. — Là aussi, deux sarcophages antiques, le premier avec des scènes de la vie d'Achille, le second avec un combat d'Amazones et surmonté de deux statues funéraires couchées.
L'escalier Dard ou Grand escalier, à l'extrémité de cette
galerie, conduit au musée de peinture (p. 96). Cet escalier était resté
inachevé jusqu'en ces derniers temps ; on a repris les travaux en
Sculptures.
PARIS
ornant d'abord les voûtes de mosaïques d'après Lenepveu , qui représentent l'Antiquité et la Renaissance, symbolisées par les figures des principales nations qui se sont alors illustrées , des médaillons et les noms de leurs plus grands artistes. Dans le haut est la Victoire de Samothrace, dont il sera reparlé p. 95.
A dr. de l'escalier , une nouvelle salle qui renferme des antiquités du nord de V Afrique: sculptures, pour la plupart fort mutilées ; belles mosaïques, beaucoup d'inscriptions, lampes romaines.
Nous redescendons maintenant à dr. ou à g. de l'escalier.
Aux murs, aux fenêtres et sous l'escalier même, des inscriptions, des bas-reliefs, des statues de valeur secondaire, une grande mosaïque romaine représentant des scènes et des travaux rustiques , deux beaux sarcophages avec la légende d'Endymion et de Séléné et celle de Dionysos (Bacchus) et d'Ariane; le Pédagogue de Soissons et le Faune d'Arles, des sarcophages, etc.
Rotonde ou 1™ salle du côté de la cour. Au milieu, le *Mars
Borghèse, nommé autrefois Achille (v. p. 84). A dr., à l'entrée de
la salle suiv. , *Silène et Bacchus, dit le Faune à l'enfant, de la fin
du iv e s. av. J.-C, peut-être d'après Lysippe.
C'est une des représentations de satyre les plus charmantes, un sujet favori des artistes grecs de la décadence. Silène semble bercer dans ses bras l'enfant oui lui sourit et lui tend la main gauche. L'harmonie parfaite des contours indique déjà la nature des sentiments qui animent ce groupe.
Autour de la rotonde, d'autres statues, des bustes et des basreliefs grecs: statues de Romain, ou de Mars vainqueur, de Lutteur au pugilat dit Pollux, d'Apollon archaïque, de femme grecque (statue funéraire), etc. A la fenêtre du milieu, Vautel astrologique de Gabies, avec les têtes des douze dieux de l'Olympe et les signes du zodiaque. Cette salle est décorée de beaux stucs par Michel Anguier et de peintures par Mauzaisse, la Création de l'homme.
Nous passons à dr. , dans les salles de l'aile construite par Catherine de Médicis. Sur l'intrados de l'arcade qui y donne entrée, un bas-relief, la Peinture, la Sculpture et l'Architecture, par Chaudet.
Salle de Méoène. A dr. et à g. , des devants de sarcophages romains et autres bas-reliefs, fontaine antique, etc. A la l* 6 fenêtre, une tête colossale de Caracalla, trouvée en Macédoine; à la 2 e , un buste colossal de Me'ctne. — Plafonds par Meynier, la Terre recevant d'Adrien et de Justinien des lois dictées par la Nature, la Justice et la Sagesse. Voussures par Biennoury, la Sculpture.
Les 4 salles suivantes renferment surtout des sculptures du temps de l'empire romain et sont par conséquent moins importantes que les autres, mais elles sont remarquables par leurs plafonds.
Salle des Saisons. Au milieu, des personnages romains en Mars et Venus (v. p. 84). A dr., un buste de Constantin le Grand; le Sacrifice de Mithra, dieu du jour chez les Perses et du soleil chez les Romains, et des devants de sarcophages. — Plafond par liomanelli (1617-1662): Diane avec Apollon, Actéon ou Endymion ; Apollon avec Marsyas ou les Muses; les Saisons.
Haîdeker. Paris. 13 e édit. 6
82 Rive dr. 2
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Le Louvre.
Salle de la Paix. Au milieu, une statue de Minerve, restaurée en Rome, assise sur un rocher, en porphyre rouge et les chairs en bronze doré. — Plafond et tympans par Romanelli , la Paix fruit de la Guerre, la Paix et l'Agriculture. Porte de 1658.
Salle de Sévère : collection assez complète de bustes d'empereurs romains et d'impératrices, depuis Marc-Aurèle jusqu'à Caracalla. On leur a donné d'après des médailles les noms qui y sont inscrits. Au milieu, la statue de Marnée, mère d'Al. Sévère. A dr., un buste d'Antinous et une statue de Pertinax. — Plafond et tympans par Romanelli: la Poésie et l'Histoire célébrant les exploits de Rome guerrière, l'Enlèvement des Sabines, la Continence de Scipion, Cincinnatus, Mucius Scévola.
Salle des Antonins: surtout des statues et des bustes de Traian, Adrien, Antonin le Pieux, Marc-Aurèle, Commode, ^Elius Verus et Lucius Vérus, quelquefois plusieurs du même, qu'on a rapprochés pour la comparaison. Au milieu, une statue colossale restaurée en Marc-Aurèle, la tête seule d'après l'antique. Derrière et dans le coin de dr., trois statues de Trajan. De l'autre côté, une tête colossale de Lucille, épouse de Lucius Vérus. — 1 er plafond et tympans : la Religion et les vertus théologales , des génies , Judith, la Continence, la Prudence, etc., par Romanelli. 2 e plafond et tympans: l'Hercule français, par Hennequin; la Victoire et les Arts, par Lethicre; Esther et Assuérus, par Romanelli; l'Etude et la Renommée, par Peyron, etc.
Salle d'Auguste, à dr. Parmi les statues et les bustes du premier empire romain qui y sont exposés, il faut mentionner d'abord, dans la rangée du milieu, un prétendu buste de • Jules* César ; un buste colossal à?*Antinoîis, favori d'Adrien, qui se noya dans le Nil et fut déifié, figure sérieuse et mélancolique, bon morceau de sculpture, dont les cheveux surtout sont bien travaillés, les yeux jadis en pierres fines ou en émail; un *Orateur romain (Jules César?) en Mercure, nommé auparavant Germanicus. Cette statue pleine de vie et d'une grande finesse, d'une exactitude anatomique extraordinaire, est, d'après une inscription sur la tortue qui se trouve au pied, l'œuvre de l'Athénien Cléomène, fils de Cléomène. Buste à' Agrippa. Buste colossal de Rome, avec un casque sur lequel on voit Romulus et Rémus allaités chacun par une louve. Au fond de la salle, dans une niche, * Auguste, statue surtout remarquable par les draperies, de même que le * Tibère à dr. , l'autre Auguste à g. et les deux Jeunes romains portant la bulle d'or placés en avant. Sur les côtés de la salle, d'autres statues et des bustes d'empereurs et d'impératrices. — Plafond moderne par Matout, l'Assemblée des dieux.
Nous revenons sur nos pas jusqu'à la rotonde (p. 81). A dr., la
•Salle grecque ou salle de Phidias. Cette salle contient des œuvres de la plus belle époque de la sculpture grecque , du temps de Phidias et des temps qui l'ont précédé et suivi (v e s. av. J.-C), * mais elles sont pour-la plupart bien mutilées ou dégradées.
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Au milieu: trois statues mutilées d'ancien style: une Junon, de Samos, probablement du vi e s., et 2 Apollon, d'Actium.
Du côté de la rotonde , dans le bas : trois bas-reliefs de Vile de Thasos, de la fin du iv e s. av. J.-C. , de style archaïsant. Ils proviennent d'un tombeau et représentent une consécration. Au-dessus, un • fragment de la frise du Parthénon , le célèbre temple d'Athènes , évidemment de l'école de Phidias , par lui - même ou par ses meilleurs élèves, Alcamène et Agoracrite.
La frise du Parthénon, qui était sous le péristyle du temple, représentait la procession montant à r Acropole à la fin des Panathénées, pour offrir à Minerve le Péplum, sorte de robe faite par les filles d'Athènes. Le reste des bas-reliefs est à Londres et à Athènes: le fragment du Louvre nous montre de jeunes Athéniennes et deux prêtres qui les conduisent.
Plus haut, une *métope fort mutilée du Parthénon, un Centaure enlevant une femme, peut-être p&T Alcamène. A dr. et à g., Hercule domptant le taureau de Crête et Minerve ou une Nymphe assise sur un rocher, métopes du temple de Jupiter à Olympie (450 av. J.-C). Plus bas, à g., * Mercure, Orphée et Eurydice, bas -relief attique peu postérieur à Phidias, excellent spécimen de la noble naïveté et de la dignité qui caractérisent l'art antique. Mercure , le conducteur des morts, prend la main d'Eurydice pour la reconduire aux enfers. L'inscription: «Zetus, Antiopa, Amphion» ne saurait être de l'antiquité.
A la l re fenêtre du côté de la Seine: dans une vitrine, des fragments du temple d'Olympie (vers 460 av. J.-C.) ; à g. , un Apollon. Entre les fenêtres, Alexandre le Grand {?), auparavant dit le Fleuve Inopos. A la 2 e fenêtre, des décrets athéniens; aux murs, des basreliefs votifs. Devant, sous verre, une tête d'Apollon d'après un original du v e s. et une tête virile archaïque du vi e s. av. J.-C. A la 3 e fenêtre, des bas-reliefs funéraires.
Au fond, des monuments funéraires, dont plusieurs grands et beaux bas-reliefs. Devant, une partie de lit funéraire, trouvée en Macédoine.
Du côté de la cour. A g. de la fenêtre: un buste de femme voilée et la Minerve d'Athènes, peut-être d'après Alcamène. A la fenêtre, des inscriptions, surtout la stèle de marbre de Choiseul, une des plus anciennes inscriptions grecques du Louvre. C'est le compte-rendu des dépenses faites par les trésoriers du Parthénon, sous l'archontat de Glaucippe, la 3 e et la 4 e année de la 92 e olympiade (410 et 409 av. J.-C). Au-dessus, Pallas, l'olivier sacré et Glaucippe. Ensuite: un buste d'athlète grec dit Thésée (?); une Niobide; un lion; puis des fragments d'architecture provenant de Macédoine et d'Epire.
Peintures de la voûte et des tympans: Diane implorant Jupiter, de PtucThon; Hercule obtenant de Diane la biche aux cornes d'or, de Oarnier; Diane rendant à Aricie Hlppolyte ressuscité par Esculape, de Mérimée. — Sculptures : bas-reliefs par cartellier, Etparcieux et Foucou; caissons moulés sur les sculptures de / Qotkjon dans l'escalier Henri II (p. 87).
Nous continuons tout droit, en laissant à g. la salle des Cariatides (p. 86) et à dr. celle du Tibre (p. 86).
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Corridor de Pan. Vers l'extrémité, à dr., Pan assis.
Salle du Sarcophage de Medée. A dr. , ^sarcophage où est représentée la vengeance de Médée. Satyre chasseur, bas-relief. Les trois Grâces , avec des têtes modernes. Silène. Hygie (?, tête rapportée). — A l'entrée de la salle suiv., 2 Vénus.
Salle de l'Hermaphrodite de Vellet&i. A dr., 3 Minerve. Dans r embrasure de la fenêtre, l'Hermaphrodite de Velletri (v. p. 86). A dr. de là, Combattant blessé, réplique d'une œuvre de Pergame; à g., Jeune satyre et satyrisque. — A l'entrée de la salle suiv., 2 Vénus marines.
Salle du Sarcophage d'Adonis. A dr., Bacchus jeune. Sarcophage romain, avec Tritons et Néréides. Dessus, une statuette d'Euripide, avec la liste de ses œuvres. Au mur, des devants de sarcophages, l'un d'eux, avec Adonis à la chasse, blessé par le sanglier et mourant en présence de Vénus désolée. — A l'entrée delà salle suiv., 2 Vénus avec l'Amour et 2 Vénus Aphrodite.
Salle de la Psyché. A dr. , Psyché', entre des bustes dOmphale et de Persée, roi de Macédoine. Plusieurs bas-reliefs de sarcophages. Satyres dansant. Deux beaux sièges en marbre. Athlète se frottant d'huile et Athlète vainqueur. — A l'entrée de la salle du fond, Vénus de Falerone, à comparer avec la suivante.
Salle de la Vénus de Milo. ** Venus de Afiio, la plus célèbre
des statues du Louvre.
■Gomme elle est grande et belle et noble, cette Vénus! . . . Quel vague et divin sourire sur les lèvres à demi entr'ouvertes ; quel regard surhumain dans cet œil sans prunelle ! . . . Les bras sont absents, mais il semble que, si on les retrouvait, ils gêneraient le plaisir de l'œil en empêchant de voir cette superbe poitrine et ce sein admirable. Et c'était dans le temple d'une petite île que rayonnait ce chef-d'œuvre d'un statuaire inconnu, ( digne de la plus belle époque de l'art hellénique.* (Th. Gautier).
Cette statue provient de l'île de Melo$, aujourd'hui Milo, à l'entrée de l'Archipel; elle a été découverte en 1820 dans un souterrain, par un paysan à qui le gouvernement français l'a achetée 6000 fr. Elle est l'œuvre d une école contemporaine de celles de Praxitèle et de Scopas (iv«s. av. J.-C.), mais qui avait un style tout différent des leurs.
On a essayé d'en expliquer l'attitude dans divers sens. Les monuments antiques nous montrent Vénus et la Victoire dans une attitude semblable, tenant un bouclier (reproduction en haut de l'escalier Daru, p. 95). Vénus est représentée également ainsi avec Mars, et l'inscription du piédestal dit qu'elle était probablement groupée avec un Mars semblable au Mars Borghèse (v. p.8i;v. aussi les personnages romains en Mars et Vénus dans la salle des Saisons, p. 81). On a dit aussi qu'elle tenait un miroir de la main gauche. Enfin des archéologues ont donné une quatrième explication. En même temps que la statue, on a trouvé divers fragments, entre autres ceux d'un bras gauche et d'une main gauche tenant une pomme, qui sont dans une vitrine à la première fenêtre de gauche: d'où la conclusion que eette Vénus aurait eu la main gauche levée, tenant une pomme, et aurait de la main droite retenu son vêtement pour l'empêcher de tomber. Toutefois il est bon de faire remarquer que les fragments en question ne sont pas d'un travail aussi achevé que la statue et peuvent ne pas lui appartenir, à moins qu'ils ne proviennent, comme on l'a dit, d'une restauration.
Salle de la Melpombne. Au fond, Melpomène colossale, haute de près de 4 m., une des plus grandes statues qui existent, d'un seul bloc de marbre pentélique, et dont les draperies sont très re-
Sculptures
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marquables. Devant, une mosaïque par Fr. Belloni, d'après Gérard, Minerve , la Paix et l'Abondance. A dr. , à la fenêtre du fond, un *buste de Vénus, type de la Vénus de Cnide, très probablement de l'école de Praxitèle. A dr. et à g. de la Melpomène, deux Vénus restaurées en Euterpe. A dr. au sortir de la salle, une belle tête de femme.
Sallb db la P allas db Vellbtbi. Rangée du milieu : cratère aux masques ; le Ge'nic du repos éternel ; *buste d' Alexandre le Grand, probablement d'après Lysippe; Venus, réplique de la Vénus d'Arles voisine; baignoire antique en porphyre; * Vénus d'Arles, probablement d'après une œuvre de jeunesse de Praxitèle; buste d 1 Homère; * Apollon Sauroctone ou le Tueur de lézards, d'après Praxitèle.
•L'aisanee de la pose >, cet abandon charmant d'un corps aux formes presque féminines, la beauté idéale de la figure, la proportion parfaite des membres, toutes ces qualités sont autant de marques distinctives du génie du grand statuaire athénien» (Frœhner).
Vase de Sosibius, où sont représentés Diane, Apollon, Mercure, des Satyres et des Ménades dansant, etc.
A dr. en retournant sur ses pas : Ecorcheur rustique; au milieu, un candélabre bachique ; au bout, Bacchus et Silène ; Junon restaurée en Providence.
Autre côté: statue restaurée en Uranie; sarcophage avec Actéon épiant Diane au bain , changé en cerf par la déesse et déchiré par ses chiens; m Pallas de Velletri, reproduction romaine d'un original grec en bronze du v e s. av. J.-C.
La main droite, mal restaurée, tenait une lance et la gauche peutêtre une Victoire. «La chevelure encadre une figure ravissante. La pose majestueuse rappelle la sévérité de l'ancien style hiératique, mais la douceur de son regard et le mouvement de la tete lui donnent une expression aimable.» (Frœhner).
Polymnic, le haut du corps moderne; devant, le sarcophage des Muses. — A l'entrée de la salle suiv., Atalante.
Salle du Hébos combattant. Rangée du milieu , * Venus ge'nitrix, ainsi nommée d'après une médaille ; l'original attribué à Alcamène. Hercule ou Thésée. * Héros combattant ou le Gladiateur Borghèse', l'inscription sur le tronc l'attribue à Agasias, fils de Dosithéos, d'Ephèse, sculpteur du % i er s. av. J.-C, qui a dû reproduire en cela une œuvre du 111 e s. Faune a la tache. * Diane de
Gabies, probablement d'après Praxitèle.
«Rien de plus gracieux que cette pose simple et facile, cette attitude toute virginale d'une jeune déesse qui finit sa toilette. La tête . . . est d'une éléganee inimitable . . . L'artiste ... a su animer le marbre par les contrastes les plus heureux.* (Frœhner).
Adr. en retournant sur ses pas: Mercure Richelieu; \s*Centaure
Borghèse ou Centaure dompté par le génie de Bacchus.
Il se distingue de celui du Capitole en ce qu'il porte en croupe un petit génie bachique, tandis que 1 autre est seul (reproduction dans la galerie Denon, p. 80). «L'expression douloureuse de sa figure offre quelque ressemblance avec celle de Laocoon.» (Frœhner).
Diane. Amazone blessée.
Autre côté: Minerve Pacifique; Ganymède ou Pâris; l'Amour
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Le Louvre
et Psyché; *Marsyas attaché à un arbre pour être écorché vif, sur l'ordre d'Apollon, admirable d'exactitude anatomique; devant , 1er sarcophage de Méléagre et , sur ce sarcophage , les fragments d'une carte céleste gréco-égyptienne; Philosophe grec, buste; l'Amour; Cupidon en Hercule; Mercure.
Salle du Tibbe. Au milieu : un poète grec inconnu ; * Diane Chasseresse ou Diane de Versailles, probablement d'après une œuvre du temps de Praxitèle et de Scopas. Elle a de l'analogie avec l'Apollon du Belvédère (p. 80), mais elle lui est inférieure pour l'exécution.
La déesse, marchant à grands pas, saisit une flèche dans son carquois. Elle regarde autour d'elle comme pour chercher un nouveau gibier, pendant que l'autre tombe. L'expression de la figure est sérieuse, le front haut et sévère, le regard plein d ardeur, sans colère. La biche qui court fait encore ressortir la rapidité de la marche de la déesse.
*Statue colossale du Tibre couché, ayant près de lui Romulus, Rémus et la louve , excellent pendant du groupe du Nil au Vatican (reproduction dans le jardin des Tuileries; v. p. 137), probablement une œuvre du premier empire romain. A dr. et à g., 2 Faunes flûteur s. — Derrière , quatre Atlantes , des Satyres provenant du théâtre de Bacchus à Athènes, où ils supportaient l'architrave de la scène avec deux autres, dont l'un est encore à Athènes et le second à Stockholm : ils sont du m e s. av. J.-C.
A la 2 e fenêtre, la base de candélabre Borghlse, connue aussi sous le nom à' autel des Douze dieux.
Chacun des trois côtés est divisé également en deux parties, celle du haut avec quatre figures, celle du bas avec trois. Face 1, du côté de la salle précédente : Jupiter, Junon, Neptune, Cérès \ les trois Grâces. Faee 2 : Apollon, Diane, Vuleain, Minerve ; trois Heures ou Saisons. Face 3: Mars, Vénus, Mercure, Vesta; les trois Parques.
A g. , à la l re fenêtre: torse remarquable déjeune satyre; statue de Diane dont la tête, les bras et les pieds sont en bronze.
En face des fenêtres: Bacchus de Versailles; Esculape.
Salle des Cariatides, ainsi dite des cariatides à l'autre bout.
Cette salle servit dans le principe d'antichambre aux appartements de Catherine de Médicis. C'est ici que Henri IV célébra son mariage avec Marguerite de Valois et qu'il fut exposé après son assassinat par Kavaillac, en 1810. La Ligue y tint ses réunions en 1693, et Tannée suivante, le duc de Guise y fit pendre quatre des Ligueurs les plus acharnés. En lo59, Molière y établit son théâtre et y joua kii-mêrae ses immortels chefs-d'œuvre.
D'abord, en venant des salles précédentes, une sorte de vestibule avec une cheminée faite en 1806 par Percier et Fontaine. Devant cette cheminée, *Hercule et Téllphe, son fils, ainsi que la biche qui a nourri l'enfant. A g., à la fenêtre, V Hermaphrodite Borghèse, de la décadence grecque, qui avait des tendances toutes sensuelles: le matelas est une invention du Bernin (xvn e s.).
Salle proprement dite. Entre deux piliers, * Jupiter de Versailles, torse colossal et superbe, rajusté sur une gaine moderne: «il n'existe pas d'image ancienne du maître de l'Olympe qui produise un effet plus grandiose que celle-ci.» (Frœhner). A dr. de là, Posidonius (?), un philosophe; à g., *De'mosthène, l'orateur, tête rapportée.
Rangée du milieu : Mercure et Apollon (?), de l'école de Pasitèle
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(i er s. av. J.-C.) ; vasque antique en albâtre fleuri, placée, avec une pareille à l'autre extrémité, de façon qu'il y a un écho entre les deux, pour les personnes qui se parlent en se penchant au-dessus ; *dieu ou héros (?) attachant sa sandale; Bacchus au repos ; *vase Borghèse, avec représentations bachiques; * Bacchus Richelieu; Discobole; Minerve au collier, reproduction médiocre du type de la Minerve de Phidias.
Les ^cariatides qui supportent une tribune à l'extrémité de la salle, sont de Jean Goujon (p. 91). Le bas-relief au-dessus est un moulage de la Nymphe de Fontainebleau par Benv. Cellini (p. 92).
Autour de la salle, de dr. à g. : Bacchus; un grand et beau candélabre reconstitué au xvm e s. de fragments antiques ; Hercule jeune ; — de l'autre côté, Venus accroupie au bain; Alexandre le Gr., tête rapportée et n'appartenant pas au corps; Enfant à l'oie; Jupiter- Pluton; Nymphe de Diane, dite Vénus à la coquille; Jupiter; Vénus accroupie, tête moderne.
Bronzes antiques, v. p. 125 : terres cuites, vases, etc., p. 130 et 131.
L'escalier Henri II , à côté de la salle des Cariatides , dans le pavillon de l'Horloge ; monte aux principaux musées du premier étage (v. les plans, p. 76-77; collection la Caze, p. 124). Il vaut toutefois mieux s'y rendre par le grand escalier , en retraversant la salle des Cariatides et tournant à dr. L'escalier Henri II a de beaux caissons sculptés par Jean Goujon.
Les visiteurs qui ne seront pas trop pressés sortiront au contraire dans la cour du Vieux Louvre, pour visiter encore au rez-dechaussée les musées suivants, ouverts à partir de 11 h.
♦Musée des antiquités asiatiques. — Ce musée, dont l'entrée se trouve dans le Vieux Louvre, à g. du passage du côté de la colonnade, lorsqu'on vient de la cour (plan du rez-de-ch., B) , comprend d'abord une partie du produit des fouilles faites sur l'emplacement de3 anciennes villes d'Assur et de Ninive, puis des antiquités rapportées de différentes autres parties de l'Asie, soit par des savants chargés de missions spéciales , soit par des particuliers qui en ont fait don au musée.
La I re salle ou grande galerie est surtout consacrée à V Assyrie, d'après la Bible le pays de Nemrod, qui s'étendait sur la rive g. du Tigre et eut pour capitale Ninive, puis Assur, qui vainquit vers 1250 av. J.-C. l'empire de Babylone, et qui étendit ensuite sa domination jusqu'à l'Asie Mineure. Des fouilles y ont fait retrouver les ruines de vastes palais, dont les salles étaient garnies de bas-reliefs, sur lesquels la vie des souverains était racontée comme sur les monuments de l'Egypte, mais d'une façon encore plus expressive : des chasses , des batailles , des sièges alternaient avec des scènes paisibles, où le roi était représenté entouré de ses gardes du corps , de sa cour et de monstres fantastiques. Les inscriptions sont composées de signes en forme de coins, dits écriture cunéiforme. La plupart
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Le Louvre.
des sculptures exposées ici proviennent du palais de Khorsabad, du vm e s. ; de celui de Nemrod, du x e s., et de celui de Sardanapale V à Ninive, du vn e s. av. J.-C.
C'est notamment du palais construit par Sennache'rib, le Sargon d'Isaïe, à l'endroit appelé aujourd'hui Khorsabad, que proviennent ces *taureaux ailés gigantesques, qui se plaçaient comme les sphinx d'Egypte à l'entrée des édifices , et oui étaient sans doute des personnifications royales, car ils ont des têtes humaines coiffées d'une tiare. Ces animaux symbolisent aussi la force unie à l'intelligence. Les ailes surtout se rencontrent souvent dans les monuments assyriens comme emblème de la puissance. — Les figures colossales placées en face des fenêtres complétaient la décoration de l'entrée du palais. On remarque surtout les personnages qui, sans effort ni colère, pressent sur leur poitrine un lion impuissant à se dégager; ils représentent l'Hercule assyrien. Dans les intervalles, des basreliefs où figurent des cortèges royaux, un roi et un prêtre, un dieu auquel un roi sacrifie une antilope, etc. Les détails de ces bas-reliefs et des autres sont fort intéressants au point de vue historique, et certaines parties, surtout les chevaux, sont aussi remarquables par la seulpture. Au milieu de la salle, 9 statues décapitées et 2 têtes, rapportées de la Chaldée s elles sont couvertes d'inscriptions. Autres antiquités chaldéennes et pavage de porte, d'un dessin fort élégant.
Nota. Les visiteurs pressés ressortiront immédiatement pour aller au musée suivant (p. 88).
II e et III e salles : sarcophages phéniciens , en marbre noir et en marbre blanc , les restes les plus importants de l'art chez les Phéniciens , peuple des côtes de l'Asie (Syrie) qui subit l'influence des Egyptiens et des Assyriens , et qui, par ses colonies sur les rivages de la Méditerranée, fut le plus ancien intermédiaire entre l'Orient et l'Occident. On remarque surtout au milieu le sarcophage (V Eshmounazar, roi de Sidon, qui porte la plus longue inscription phénicienne que l'on connaisse. Ce sont les Phéniciens qui ont inventé notre système d'écriture, en substituant aux signes compliqués des Egyptiens des signes simples pour chaque son.
IV e salle, à g.: encore un certain nombre d'antiquités phéniciennes et d'autres de Syrie et de Chypre, surtout le vase d'Amathonte (Chypre), taillé dans un seul bloc de pierre, et qui a 3 m. 70 de diamètre; 7 statues remarquables provenant de l'île de Chypre.
Salle db Milet, la 36 e des antiquités grecques: sculptures de Milet et d'Héraclée du Latmos, en particulier des fragments du temple d'Apollon didyméen. Au milieu , deux bases de colonnes du même temple, quoique différant l'une de l'autre. Statues mutilées de la scène du théâtre, rappelant le style grec; statues mutilées de la nécropole. Dans le haut des murs , des bas-reliefs du temple d'Assos, en Mésie, spécimens de l'art ionien primitif.
.Salle de Magnésie i>u Méandre, près d'Ephèse (37 e salle), surtout des fragments du temple d'Artémis Leucophryne, Diane aux sourcils blancs, de la basse époque. La frise, une des plus vastes compositions de ce genre qui nous reste de l'antiquité, d'env. 80 m. de développement, représente des combats entre les Grecs et les Amazones. On remarquera encore le vase de Pergame, décoré d'une frise de cavaliers, et une Diane provenant de Phrygie.
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Salle judaïque, à dr. sous l'escalier , la 9 e des antiquités asiatiques, antiquités juives, de la Palestine et des contrées voisines: porte et sarcophages du tombeau des Rois, fragments d'architecture, bas-reliefs, vases, terres cuites, inscriptions, surtout, au milieu, la stèle de Mésa, roi de Moab (ix e s. av. J.-C), relatant ses combats contre les Juifs, le plus ancien spécimen connu d'écriture alphabétique ; sculpture moabite, etc.
En face, sous la colonnade, une galerie de moulages de sculptures trouvées par l'Ecole française d'Athènes dans les fouilles de Delphes et de Délos: un Antinous, une réplique du Diadumène dePolyclète, deux têtes de cariatides , des frises , des métopes ; au fond, deux Apollon de style archaïque, un Sphinx assis, etc.
Suite des antiquités asiatiques t au 1 er étage dans le haut de
l'escalier voisin, dit «escalier asiatique», v. p. 128.
*Musée des antiquités égyptiennes. — Ce musée, dont l'entrée est en face de celui des antiquités asiatiques (v. ci-dessus), à dr. en arrivant par la cour (plan du rez-de-eh., A), est la collection de ce genre la plus remarquable de l'Europe. Il nous donne, sur la religion, les mœurs et les arts chez le plus ancien des peuples civilisés, l'idée à peu près la plus complète que puissent nous fournir les monuments encore subsistants, sauf naturellement ceux du domaine de l'architecture. 11 y a des étiquettes explicatives.
La salle Henbi IV, la l re , renferme les objets de plus grande dimension. On y remarque surtout des sphinx, figures fantastiques à corps de lion et têtes d'homme (dieu ou roi), symboles de la force unie à l'intelligence, qui se plaçaient deux à deux aux portes des temples ; des stèles, monuments en l'honneur des défunts, avec des inscriptions , des représentations de divinités infernales (Osiris) et des sacrifices qu'on leur faisait ou que les parents faisaient aux défunts ; des statues , provenant aussi pour la plupart de chambres sépulcrales ; des bas-reliefs et des sarcophages.
La chronologie de l'histoire égyptienne étant très Incertaine, on n'a pas donné d'autres dates aux monuments que celles des dynasties^ qui ont eu des durées fort inégales, depuis 70 jours jusqu'à plus de 450 ans. On compte 31 dynasties, la première remontant, selon Mariette, à Tan 5004, et la dernière à Tan 340 av. J.-C. Les dates se précisent seulement jusque vers Tan 685, au temps de la 26 e dynastie; la 20 e serait déjà du xn e s., la 15 e du xxn e s. et la 10 e du xxxn e s. av. J.-C.
Le grand sphinx en granit rose qui attire d'abord l'attention à l'entrée de la salle est moins remarquable, bien que mieux conservé, que le pendant à l'autre extrémité. Adr., A 18, A 19, pied et tête d'une statue colossale d'Aménophis III, le Hemnon des Grecs. *D9, sarcophage de J'oAo, de l'époque saïte, tchef-d' œuvre de la gravure sur pierre dure aux dernières époques de l'art égyptien». La décoration de ce sarcophage, comme des ' autres, a pour objet* les rapports symboliques supposés entre la course du soleil, après son eoueher, dans les cieux infernaux, et la pérégrination de l'ime dans les mêmes régions (métempsychose). — A g., D8, autre sarcophage de Faho y du règne de Psamétik !«* (xxvi e dynastie). A 20, statue de Jiamsès Jly probablement le Pharaon de la mer Bouge* elle a été usurpée par lui, car elle doit être d'un souverain du premier empire (xn e ou xm e dyn.). Au milieu, deux nouvelles acquisitions, un chapiteau à double tête d'Hathor, du temple de Bubaste, et un fragment de colonne faseiculée
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L Louvre.
à chapiteau en forme de bouton de lotus. Devant le grand chapiteau, un ♦bas-relief peint représentant le roi Séti 1 er (Sésostris; xix e dyn.) et la de'esse Hathor. «Le galbe maigre et élancé du roi Séti peut être pris pour un véritable type des proportions recherchées, alors par les artistes.* Derrière, Sekhet, divinité à tête de lionne (il y en a d'autres). A côté, A 21, statue de Séti 11, colosse en grès rouge, coiffé du pschent, emblème de la toute-puissance, et tenant un bâton d'enseigne, sur lequel sont gravés ses noms et titres royaux. Derrière, une portion de la base de l'obélisque de Louqsor (p. 74), avec quatre singes cynocéphales, représentant les esprits de 1T) rient en adoration devant le soleil levant. A 16, statue de Sebek- Hotep 111 (xm e dyn.). D 1, sarcophage de Ramsès 111 ((xx e dyn.) , en granit rose, de dimensions colossales, dont le couvercle est à Cambridge. — A dr. et aux fenêtres, des parties de sarcophages et des stèles remarquables par la beauté de la gravure. D 10, sarcophage de llorus, un fonctionnaire. A l'intérieur, les 42 juges infernaux qui assistaient Osiris dans le jugement de râme humaine. — A g., au mur, C48, une stèle en granit rose imitant une porte égyptienne sous la xvm e dynastie. Plus loin, D29, le naos d'Amasis, chapelle en granit rose d'un seul bloc (\ e s. av. J.-C).
Dans I'escalier à la suite de cette salle, à g., un revêtement en pierre d'une muraille du sanctuaire de Karnak, avee un fragment du récit des campagnes de Thoutmès III, le plus grand roi d'Egypte (xvme dyn.). Plus haut, une statue en albâtre, fortement restaurée, de Ramsès II (Pharaon); puis une vitrine avec des chaussures.
La salle d'Apis, à g. au bas de l'escalier, est moins intéressante
pour le simple visiteur. Elle est ainsi nommée d'après la statue qui
s'y trouve, du temps de la xxx e dynastie (iv e s. av. J.-C).
Le bœuf ou plutôt le taureau Apis était l'animal consacré à Ptah, dieu suprême des Egyptiens. Il devait être noir, avec un triangle blanc sur le front et une tache en forme d'aigle sur le dos, et il devait avoir sous la langue une excroissance rappelant la forme du scarabée sacré. A sa mort, l'animal était inhumé en grande pompe, dans un endroit que les anciens ont nommé «Sérapéum», par corruption des mots «Osiris Apis», qui désignaient le bœuf Apis chez les Egyptiens.
A côté, des canopes ou vases funéraires à têtes humaines. Aux murs, tout autour, des stèles, qui étaient mises par les croyants dans le tombeau d'Apis et qui sont maintenant d'une valeur inappréciable pour l'histoire de l'Egypte, parce qu'elles sont datées et donnent le nom du roi régnant. Le lion près de la fenêtre, de la basse époque, est très remarquable. — A l'entrée d'une petite salle latérale, sous verre, les jambages de la porte du Sérapéum, avec des inscriptions du commencement de la dynastie des Ptolémées. — Cette salle renferme aussi une statuette de m-s, divinité monstrueuse, etc. Elle communique avec la l re salle des sculptures de la renaissance que nous allons visiter. -, .
On doit ouvrir à côté de la salle d'Apis, sous la colonnade, une galerie consacrée aux monuments antérieurs au Nouvel Empire.
Suite des antiquités égyptiennes au 1 er étage , v. p. 129.
♦Musée des sculptures du moyen âge et de la renaissance. — L'entrée spéciale est au S. dans la cour du Louvre, à g. du passage en se tournant vers la Seine (pl. D), mais on y parvient aussi par la petite salle sous l'escalier à l'extrémité de la grande salle des antiquités égyptiennes (v. ci-dessus), d'où nous partons, parce que la collection commence de ce côté. — Catalogue, 1 fr. 25.
Salle Bbauneveu ou l Te salle: statues tumulaires et statuettes de l'école française des xiv e et xv° s. , surtout le "'monument de Philippe Pot, grand-sénéchal de Bourgogne et favori de Philippe le Bon, dalle avec statue couchée, portée par huit personnages en
Sculptures.
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deuil. A la l re fenêtre du côté de la Seine, un *Calvaire flamand en bois, du xvi e s. En face, un Christ crucifié du xn e s. A la fenêtre du côté de la place, la plaque tombale, en bronze, d'un marchand catalan mort en 1400. Au milieu, la statue tumulaire de Blanche de Champagne, du xiv e s., en cuivre battu.
Salle du Moyen Age (II) ; autres statues tombales françaises, du xiv e s. ; Vierge en bois du xn e s., 3 Vierges, Christ et bas-reliefs du xiv e s.; statue de Childebert, roi de France, du xiu c s. ; porte goth. d'une maison de Valence, en Espagne, du xv e s. ; fragments de sculptures, dont 4 du jubé de la cathédrale de Bourges et 1 de celui de Notre-Dame de Paris (milieu); chapiteaux, etc., des xi e -xm e s.
Salle Michel Colombe (111) , ainsi nommée en l'honneur du principal représentant de l'école de la Loire de la fin du xv e s. et du commencement du xvi e s., Michel Colombe ou Michault Columb (1431-1514). C'est de lui qu'est le *St Georges à la porte suiv., un grand bas -relief en marbre. A dr., une * Vierge de la même école. Au-dessous du bas-relief, une statue gisante d'un tombeau ou un Christ mort attr. à G. Pilon. Au milieu, des bronzes : *Mercure et Psyché, par A. de Vries; une répétition du Mercure de Jean de Bologne («I. de Boulongne») ou de Douai; la Renommée, par Berthelot. Derrière et sur les côtés , des statues tombales et des basreliefs des xv e et xvi e s., une statue de Henri IV attr. à B. Tremblay et G. Gissey, un buste de Jean de Bologne par P. Tacca, une *Vierge du xvi e s., un buste en bronze de François I er et la *pierre tombale de Jean de Cromois, abbé de St-Jacques de Liège (m. 1525). A la 2 e fen., le squelette dit la Mort St-Innocent, de l'anc. cimetière des Innocents , et de beaux bas-reliefs , en particulier une Ste Famille d'après Durer, attr. à H an s Daucher.
Salle Jean Goojon (IV), qui doit son nom au plus remarquable des sculpteurs français du xvi s., lequel contribua beaucoup aussi à la décoration du Louvre. Son œuvre la plus connue est le grand groupe de *Diane à la biche, au milieu de la salle. Elle montre jusqu'à quel point certaines formes plastiques , surtout une taille svelte et élégante, sont dans le goût français. Le même caractère, qui sera bientôt aussi celui de la peinture française, se retrouve dans le groupe des trois Vertus théologales ou des Grâces portant une urne dorée, qui devait renfermer le cœur de Henri II, et dans les statues de bois des quatre Vertus cardinales , destinées à porter un reliquaire, ouvrages de Germain Pilon. Autour de la salle, de dr. à g.: Barth. Prieur, Génies funéraires en bronze; école franç. du xri e s., Charles de Magny ; G. Pilon, Valentine Balbiaue; Vierge de douleur, terre cuite peinte; B. Prieur, statue tumulaire d'Anne de Montmorency; G. Pilon, cheminée, avec buste de Henri II attr. à J. Goujon; le Hongre, mausolée de la famille de Cossé - Brissac ; G. Pilon, buste de Henri III, statue tumulaire en bronze du chancelier deBirague; Fremin Roussel, Génie de l'histoire; école franç. (Jean Cousin?), statue de l'amiral Phil. de Chabot; G. Pilon, buste
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de Henri II; J. Qoujon, bas-reliefs de la fontaine des Innocents. A la 3 e fenêtre : Jean Richier, le Jugement de Daniel, bas-relief; Ligier Richier, l'enfant Jésus; inconnu du xvn e s., Pieté; Fr. Roussel, le Réveil des nymphes; G. Pilon, buste de Charles IX, Mise au tombeau, bas -relief en marbre. 2 e fen. : B. Prieur, statue tombale; école de J. Qoujon , Vénus et Nymphes , bas - reliefs ; G. Pilon, Mise au tombeau, bas -reliefs en bronze, l 1 " 6 fen. : G. Pilon, fragments d'une chaire.
Salle Michel- Ange (V) : sculptures italiennes des xv e -xvn e s., notamment, à dr. et à g. de la porte monumentale, deux «Prisonniers ou statues d'esclaves enchaînés, en marbre, par Michel-Ange, destinés au mausolée du pape Jules II et restés inachevés.
«Ils se tordent magnifiquement comme pour rompre leurs liens. L'un d'eux, désespéré, sentant ses efforts inutiles, rejette la tête en arrière et ferme les yeux. Rien de plus sublime que eette figure de la force impuissante.» (Th. Gautier.)
Entre les deux, une *porte superbe du xv e s., provenant du palais Stanga de Crémone; elle est attribuée aux frères Rodari. Les basreliefs représentent surtout des scènes de la vie d'Hercule, auquel est attribuée la fondation de Crémone, et de la vie de Persée. Au milieu de la salle, une vasque du château de Gailion (v. p. 235), ouvrage italien du xvi e s.
Du côté de l'entrée: un buste de St Jean -Baptiste enfant par Mino da Fiesole , un bas - relief par Donatello (?), Jules César ; 6 Vierges par des inconnus des xv e et xvi e s, et une par Jac. Tatti, dit Sansovino; divers bustes, un bas-relief en bois de l'école vénit. du xv e s., etc. Dans le haut, la «Nymphe de Fontainebleau, par Benvenuto Cellini, ainsi appelée parce qu'elle fut exécutée pour décorer un tympan au château de Fontainebleau.
Au fond, 2 statues en bronze, Jason et Hercule vainqueur de l'hydre; une statue équestre en haut-relief du capitaine-général Rob. Malatesta (fin du xv e s.); une Vierge et l'ange Gabriel, en bois, de l'école florent. (fin du xiv e s.), des bustes d'homme et de femme du xv e s., une Vierge en terre émaillée attribuée à André délia Robbia, une autre Vierge, en haut-relief, du xv e s., etc. Devant, une tête en bronze qui est le portrait de Michel-Ange (xvi e s.), un buste de *Phil. Strozzi, par Ben. da Majano, et un buste de femme, en bois peint, de l'école florentine (xv e s.).
A la l re fenêtre, la Louve allaitant Romulus et Rémus, travail italien du xvi e s. , en rouge antique, les enfants en marbre blanc. Il y a dans l'embrasure de cette fenêtre et dans celle de la 2 e de petits * bronzes fort remarquables du commencement de la renaissance, surtout 8 bas-reliefs du tombeau de Marcantonio délia Torre, par André Briosco, dit le Riccio, représentant à la façon antique la vie et la mort du savant médecin, et encore 6 Vierges en bas-relief, dont 3 par Mino da Fiesole. A la 2 e fen. aussi une statue de nègre imitée de l'antique et un médaillon en bronze de Charles-Quint, par TAone-Lioni d'Arezzo.
Sculpture*
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Salle italienne VI : la Vierge et l'Enfant, groupe en bois peint et doré (xv e s.); buste de St Jean-Baptiste par Donatello ; une Cérémonie funèbre imitée de l'antique, haut-relief ; en face, 3 Vierges en relief du xv e s. ; à la fenêtre, de belles sculptures ornementales, etc.
Salle italienne VII : près de 50 bas-reliefs, statues et statuettes en terre cuite émaillée des ateliers des délia Robbia ; puis, au milieu, un St Christophe, en bois peint et doré, par Vecchietta, et, de g. à dr. en partant de l'entrée, des bas-reliefs, tels qu'une Descente de croix en bronze, trois scènes de la vie de Ste Anne, en bois peint et doré (xv e s.); des bustes et des statues, par ex. l'Amitié, par P.- P. Olivieri, et la Nature par le Tribolo (au fond); des Vierges en bas-relief, dont une grande de V école de Donatello; un buste de Ferdinand 1 er d'Aragon, roi de Naples (1424-1494); une statue de Louis XII par Lor. da Mugiano, etc.
Salle des antiquités chrétiennes, en continuant le tour: sarcophages, hauts-reliefs, inscriptions et mosaïque, la plupart des iv e et v e s., du midi de la France, d'Italie, d'Algérie, etc.
Vestibule, à l'entrée du côté de la cour: reconstitution d'un groupe d'une fontaine de Fontainebleau, avec une Diane chasseresse en bronze, d'après l'antique (p. 86), et quatre chiens aussi en bronze, de l'école franç. duxvii 6 s. — Salles de dr. non encore installées.
♦Musée des sculptures modernes. — Ce musée , suite du précédent, est dans la partie 0. du Vieux Louvre (pl. E). Nous y entrons par la 2 e porte à dr. du pavillon de l'Horloge, celle de la
Salle de Puoet, ainsi nommée d'après Pierre Puget , le plus célèbre des artistes français du xvn e s. , qui ont recherché l'effet. C'est de lui que sont, entre autres, au milieu : Hercule au repos (1660), Persée délivrant Andromède (1684) et *Milon de Crotone attaqué par un lion (1682), son œuvre la plus connue et la plus admirée. Selon Viardot, il y a, dans ce groupe, «un souvenir, plus encore, un rival du Laocoon». Au mur de g.: aussi de Puget, Alexandre et Diogène, bas-relief de marbre; Coyzevox (v. ci-dessous), le tombeau de Mazarin, dont on remarque particulièrement les figures allégoriques. A la fen. voisine, Theodon, Atlas. Aux trumeaux, les Saisons, termes par P. Legros. A la 2 e fen., un grand vase dit «vase deMarly», de l'école franç., comme les deux du milieu. Ensuite le modèle en bronze et un fragment de la statue de Louis XIV qui était sur la place Vendôme , par Oirardon. A la fen. suiv., Theodon, Phaétuse transformée en roseau. A dr. : de Fr, Anguier, le monument de Jacques de Thou (m. 1617), avec les statues de ses deux femmes, la seconde par le même, la première par B. Prieur ; de Sim. Guillain, Louis XIII, Louis XIV enfant, qui n'a pas le nez caractéristique bien connu, et Anne d'Autriche, bronzes.
Salle de Coyzevox, celle qui est à g. en entrant. Elle doit son nom à l'un des meilleurs sculpteurs portraitistes de l'école française, Ch.-Ant. Coyzevox, <lont on a déjà vu le tombeau de Mazarin. Au
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Le Louvre
milieu: de Fr. Anguier, le monument de Henri de Longuevillc. Au mur du fond et à celui de g., de Coyzevox: le Rhône, une Nymphe à la coquille, une duchesse de Bourgogne en Diane, un Berger jouant de la flûte, une Vénus et des bustes. Entre les fen., de P. Francheville ou Franqueville , les restes de l'anc. monument de Henri IV sur le Pont -Neuf. Du côté de l'entrée: Mich. Anguier, Amphitrite ; R. Fre'min, Flore ; Francheville, David vainqueur de Goliath; Fr. Anguier, Jacques de Souvré; S. Guillain, Charlotte de la Tréraoîlle; Francheville, Orphée; Fremin v Diane. Enfin, encore au milieu, les statues tombales du duc et de la duchesse de la Vieuville, par G. Guerin.
Salle des Coustou ou à dr. en entrant, consacrée aux frères Nicolas Coustou et Guillaume Coustou et au fils de ce dernier, nommé aussi Guill. Coustou, des artistes des xvn e -xvm e s. qui ont encore exagéré les tendances de leurs prédécesseurs. Au milieu, Nie. Coustou, statue d'Adonis se reposant de la chasse. Derrière, Tassaert, l'Amour (lire l'inscription, qui est de Voltaire); L.-S. Adam, la Poésie; Allegrain, Vénus et Diane au bain. A g., Falconet , la Musique; Nie. Coustou, César; Guill. Coustou le père, statue de la reine Marie Leczinska; Pajou, la même sous les traits de la Charité. En face, Nie. Coustou, Louis XV. Entre les fen., Pigalle, Mercure, statue en plomb qui était dans le jardin du Luxembourg. De l'autre côté de la porte, Slodtz, Annibal. Enfin, dans le haut des murs, Martin Desjardins, six bas-reliefs en bronze du piédestal de l'anc. statue de Louis XIV sur la place des Victoires. — Puis la
Salle de Houdon, consacrée à Ant. Houdon, sculpteur français des xviiï e - xix e s. Au milieu , de lui , une statue de Diane complètement nue , en bronze, reproduction de celle qu'il fit en marbre pour l'impératrice Catherine II de Russie. A dr. de l'entrée et plus loin à dr. : Pajou, Psyché, une Bacchante. Dans une niche, Bouchardon, l'Amour se taillant un arc dans la massue d'Hercule; une copie du Faune Barberini; P. Julien, Amalthée. En deçà et au delà, de Houdon, des bustes de Mirabeau (2), Washington, Rousseau (bronze), l'abbé Aubert (fabuliste), Diderot, Franklin, Buffon, Voltaire (bronze); de Pajou, ceux de Buffon, de Mme Dubarry, etc. Devant la fenêtre, Pigalle, l'Amour et l'Amitié, et le modèle, en bronze, de la statue de Louis XV qui était sur la place de la Concorde, par Bouchardon.
Salle de Chaudet, sculptures du commencement du xix e s., où l'on reprit les traditions classiques. A g. de l'entrée : Clodion, Bacchante ; Chaudet, l'Amour avec un papillon ; Roland , Homère ; Cortot, Daphnis et Chloé; Delaistre, l'Amour et Psyché; Roman, Nisus et Euryale. Rangée du milieu: Bosio, Aristée; +Canova, l'Amour et Psyché s'embrassant; Chaudet, le Berger Phorbas et Œdipe. — Autour de la salle, en retournant sur ses pas: Cortot, le Soldat de Marathon; Lemire, l'Amour; Bridan, Epaminondas; Legendre-Heral, Giotto ; *Canova, l'Amour et Psyché avec le papillon ;
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Dupât y, Biblis changée en fontaine; Bosio, la Nymphe Salmacis;
Ruxtiel, Zéphyre et Psyché ; Sergell, Faune ivre. — De l'autre côté
de la porte: Cortot, la Victoire, bronze; Bo$io, Hyacinthe; Caldc-
lari, Narcisse; Debay, Mercure; Roman et Rude, Caton d'Utique.
Salle de Rude, suite du xix e s. De dr. à g. : Foyatier, Spar-
tacus; Jaley, Louis XI; Barye, Animaux, Centaure et Lapithe,
bronzes ; * Carpeaux, les Quatre parties du monde soutenant la sphère,
modèle du groupe de la fontaine de l'Observatoire (p. 269) ; Rude,
Mercure, bronze; Perraud, le Désespoir; Rude, Maurice de Saxe,
Jeanne d'Arc, modèle d'un monument qui représente Napoléon 1 er
8'éveillant à l'immortalité, Jeune pêcheur napolitain (à dr.); Pradier,
Sapho; * David d'Angers, dont il y a aussi beaucoup de médaillons
aux murs, Philopœmen; Rude, le Christ; *Duret, Jeune pêcheur
dansant la tarentelle, bronze; Jaley (en face), la Prière; Pradier,
Psyché; Et. Ramey , Thésée combattant le Minotaure; Nanteuil,
Eurydice; *Duret, le Vendangeur improvisant, bronze; *Perraud,
Enfance de Bacchus; *Carpeaux , la Danse, modèle du groupe de
l'Opéra (p. 70) ; Dumont, le Génie de la Liberté, réduction de celui
de la colonne de Juillet (p. 63); Pradier (en face), un fils de
Niobé, reconstitution de la célèbre antique de Florence; la Toilette
d'Atalante. — A la suite, des salles non encore ouvertes.
Nota. Pour aller d'ici au mutée de peinture, on tournera à dr. en sortant et prendra par le premier pavillon pour aller à la grande entrée ou monter immédiatement à g. Y escalier Henri II mentionné ci-dessous.
Premier étage.
Le musée de peinture est la collection la plus importante du premier étage; il occupe plus de la moitié de la galerie du bord de l'eau, entre le Vieux Louvre et les Tuileries, ainsi que la galerie intérieure du Nouveau Louvre qui lui est parallèle, une salle transversale et encore plusieurs salles du Vieux Louvre. Dans cette dernière partie se trouvent aussi les bronzes antiques (p. 12Ô), les dessins (p. 126) et les objets d'art du moyen âge, de la renaissance et des temps modernes (p. 127), la céramique antique et les petites antiquités (p. 130), les bijoux (p. 123), les gemmes et joyaux, les émaux et l 1 orfèvrerie (p. 121).
Entrées. — Comme il est dit p. 80, la grande entrée du premier étage est par le pavillon Denon (vestiaire à volonté) et Vescalier Daru (p. 80). On y monte cependant encore assez souvent par Vescalier Henri II (p. 87), d'où Ton passe, à dr., dans la salle la Caze (p. 124), la salle Henri II (p. 124), la salle des Sept -Cheminées (p. 123), la salle des Bijoux (p. 123), la rotonde (p. 120) et la galerie d'Apollon (p. 120), qui donne entrée au Salon Carré (p. 101).
En montant par Vescalier Daru, comme il est bon de le faire, on voit sur le palier une partie de la collection de terres cuites étrusques (p. 130) et la * Victoire de Samothrace, sur une base en forme de galère, monument érigé en mémoire d'une victoire navale de Démétrius Poliorcète, vers 305 av. J.-C. Cette statue très mutilée,
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Le Louvre.
mais d'un style majestueux et fort remarquable par les draperies, représente la déesse donnant, avec une trompette, le signal du combat. On l'a attribuée à l'école de Rhodes. A g. , une reproduction de la Victoire de Brescia, variante de la Vénus de Milo (p. 84).
De là on entre par la porte de g. et la galerie d'Apollon (à dr.), comme il est dit ci-dessus, ou bien par la porte de dr., un vestibule à colonnes et la salle Duchâtel (p. 104) , à la suite de laquelle est le Salon Carré (p. 101).
Entrées particulières des autres musées du premier étage, voir
les articles spéciaux.
Le vestibule à colonnes dont il vient d'être question a fait partie d'un escalier, supprimé quand on a continué le Louvre, et il a un plafond peint par Meynier^ la France, sous les traits de Minerve, recevant les hommages des Beaux -Arts. Dans ce vestibule se vendent des photo* graphies des tableaux, sculptures et dessins du musée, faites par la maison Braun (p. 45). Elles ont 50 em. sur 50 ou 30 sur 24 et se vendent 12 et 5 fr. Les prix sont marqués sur les spécimens, dans des albums à la disposition du public. On en trouve aussi chez les autres marchands de photographies, à 2 fr. (40 cm. sur 26) et 1 fr. (26 sur 20) ou 20 et 10 fr. la douzaine.
♦♦Musée de peinture.
Les numéros des tableaux ont été changés pour refaire le catalogue, et l'on a commencé par un abrégé pour tout le musée, en dernier lieu à 1 fr. 05. L'ancien est lui-même à peu près épuisé , mats les tableaux portent généralement dans le bas, à g., un second numéro, qui est celui de ce catalogue. Il y a du reste des inscriptions indiquant non seulement les noms des peintres, mais encore les sujets des tableaux.
Le musée de peinture, dont les salles, en partie assez mal éclairées , forment une longueur d'env. 1 kil. , compte env. 2500 tableaux de choix. Presque toutes les écoles y sont représentées par des cbefs -d'œuvre; c'est même le seul musée où Ton puisse étudier l'œuvre de certains peintres.
Avant de parcourir les galeries, il est bon d'avoir une idée générale de leur contenu; nous allons essayer d'en donner un aperçu.
Les peintres italiens sont naturellement eeux qui intéressent davantage. Parmi les anciens maîtres, les plus remarquables sont ceux de l'école de Florence, dans la salle des primitifs (p. 105). Fra AngeJico est bien représenté, avec sa délicatesse de sentiment et son mysticisme, dans le Couronnement de la Vierge, de même que Benoxxo Qottoli nous montre, dans le Triomphe de St Thomas d'Aqum, comme les traditions du moyen âge se sont conservées longtemps. Fra Filippo Lippi est aussi très bien caractérisé par sa Vierge avec l'Enfant entre deux saints abbés. Du Pérvgin, le chef de l'école d'Ômbrie, il y a une Vierge avec l'Enfant, qui est dans sa première manière, et le Combat de l'Amour et de la Chasteté, dans sa meilleure manière. Le Louvre possède dea compositions importantes d'André Mantegna : le Parnasse et la Sagesse victorieuse des Vices, qui nous montrent la mythologie antique se transformant en allégorie, et la Vierge de la Victoire.
Les tableaux des grands maîtres italiens que possède le Louvre, c'est-à-dire ceux de Léonard de Vinci, de Raphaël et du Titien, méritent une étude attentive. La plus eélèbre composition de Léon, de Vinci dans ce musée est la Joconde (S. iv). L'artiste travailla quatre ans à ce portrait et le laissa cependant inachevé. Malheureusement les couleurs en sont fort passées. Un autre portraif.de femme remarquable et mieux conservé est celui qui est connu sous le nom de la Belle Ferronière (Grande Galerie ou S. vi).
Peintures.
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Aucune galerie de l'Europe n'est aussi riche en œuvres de Raphaël que le Louvre, même en faisant abstraction des tableaux douteux : aussi y peut-on suivre facilement ses progrès. Parmi les œuvres dans sa première manière, du temps où il ne s'était pas encore complètement affranchi de l'influence de l'école du Pérugin, il y a les petits tableaux de St Georges et de St Michel (Salon Carré ou S. iv, comme les suiv.). La Belle Jardinière, de 1507, est un chef-d'œuvre du temps où Raphaël était à Florence. Le motif de ses nombreuses Madones, le bonheur maternel, y est rendu sous les traits les plus vifs. Il peignit aussi alors Apollon et Marsyas, chef-d'œuvre d'un autre genre, acquis en 1883 par le Louvre et dont tout le monde n'admet pas 1 authenticité. Du commencement de la période romaine dans sa carrière artistique, nous avons la Vierge au voile. Il s'élève à la composition dramatique et il acquiert un coloris accentué dans les tableaux datant de 1518, la Ste Famille de François I er et St Michel terrassant le démon. Ses élèves l'ont aidé à faire ces tableaux, qui de plus ont été peints à la hâte-, cela explique les ombres noircies et les clairs brillants aux tons froids, qui produisent un effet désagréable. Pour connaître la meilleure manière de Raphaël (en 1515), il faut étudier le portrait de Castiglione (8. vi). On y admire la finesse de son dessin, le talent avec lequel il sait passer d'un jaune chaud à un gris tendre dans les ombres, son habileté à arrondir les surfaces sans contrastes forcés, à éclairer ses sujets sans effets de lumière exagérés. A tous ces tableaux de Raphaël s'ajoutent encore maintenant, pour le public, les deux du musée de Chantilly (p. 359).
Le Corrige est bien représenté au Louvre, quoique seulement par deux tableaux, une Ste Catherine (S. iv, comme les 2 suiv.) et l'Antiope regardée par Jupiter sous les traits d'un satyre.
Le Titien y occupe une place bien plus considérable ; on peut l'y étudier sous tous les rapports. Sa Mise au tombeau est d'un effet des plus saisissants et d'un coloris magique. Celui des Disciples d'Ëmmaiis (S. vi, comme les suiv. sans indie. spéciale) est plus un tableau de genre plein de vie et de sentiment, une scène que l'école vénitienne représenta avec prédilection et qui finit par dégénérer en festin pompeux. Le Christ couronné d'épines est une composition pleine de caractère. Parmi les Vierges, nous mentionnons la Vierge au lapin. Ce tableau idyllique a son pendant presque aussi remarquable dans la Ste Famille portant le n° 1580. Une composition pleine de charme et de poésie, e'est celle de Jupiter et Antiope, connue sous le nom de la Vénus del Pardo, du palais de Madrid où elle se trouvait autrefois : Jupiter, sous les traits d'un satyre, soulève la draperie qui couvre Antiope, tandis que des faunes sont couchés au bord de la forêt, qu'un jeune chasseur tient deux chiens en laisse et qu'un autre dans le lointain sonne l'hallali. Les paysages qui forment le fond de ces tableaux sont remarquables. On ne connaîtrait toutefois qu'imparfaitement le Titien si l'on passait par-dessus ses portraits. Il en a fait de deux sortes; il a cherché dans les uns à reproduire l'idéal de la beauté féminine, dans les autres à montrer son talent de physionomiste. A la première catégorie appartient, au Louvre, le tableau d'Alph. de Ferrare et Laura de' Dianti, bien connu sous la désignation de Titien et sa maîtresse (S. iv): c'est une jeune femme se coiffant en présence de son amant, qui lui tient deux glaces. Une des figures de caractère les plus curieuses du Titien, e'est son portrait de François I er , d'autant plus remarquable que le roi n'a pas posé pour ce portrait. L'Homme au gant est aussi un excellent portrait, fait par le Titien au milieu de sa carrière. Le portrait d'Alphonse d'Avalos, marquis de Guast, se rapproche de l'allégorie. Le marquis, général de Charles-Quint, se tient arme à côté de sa femme, qui est assise mélancolique à la pensée de son départ; elle tient un globe de cristal, et la Victoire, Vénus et l'Hymen lui apparaissent pour la consoler.
Les œuvres des autres peintres vénitiens pâlissent à côté de celleslà. On remarque encore néanmoins un Concert champêtre attribué au Giorgio n (8. iv). Il n'est par nécessaire d'attirer l'attention sur les festins de PaulVéronèse ; ils se font assez remarquer d'eux-mêmes par leurs dimensions et la vie, un peu matérielle, il est vrai, qui les anime toujours (S. iv).
Bœdeker. Paris. 13e édit. 7
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Le Louvre.
i/art espagnol ne peut bien s'apprécier qu'au delà des Pyrénées et le Louvre possède seulement quelques tableaux de Murillo, de Ribtra et de Vélasquee. Ce dernier est toutefois encore représenté à Paris par des copies à l'école des Beaux-Arts (p. 233). Parmi les toiles de Murillo, la Conception immaculée (S. iv) est la plus célèbre du Louvre. Ce sont aussi d'excellentes pages que la Naissance de la Vierge (S. vi) et surtout la Cuisine des Anges (S. vi).
Quand l'œil s'est rassasié de la vue des peintures idéales et d'un coloris brillant qu'a produites le Sud, il est difAcile d'apprécir convenablement Tait du Nord. Cependant le Louvre possède encore de ce côté bien des œuvres remarquables. La vieille école allemande n'est représentée que par un petit nombre de tableaux. Il y a en particulier les portraits par Holbein le Jeune (S. x).
Des tableaux de la vieille école flamande, le plus remarquable est la Vierge au donateur de Jean van Eyck (S. iv). Viennent ensuite des parties de retables par Jfemling, St Jean - Baptiste et 8te Madeleine, avec de riches paysages pour fond (S. ix), et l'ex-voto du legs Duehâtel (S. v).
Les tableaux de Rubent, le plus brillant des peintres de la seconde école flamande, sont si nombreux au Louvre que la revue en devient presque fatigante. En première ligne figurent les SI grandes compositions retraçant des scènes de la vie de Marie de Médicis. Quelque objection qu'on ait, au point de vue esthétique, eontre le mélange de l'allégorie et du portrait, on oublie tout scrupule en présence de ces tableaux, et même lorsqu'on ne comprend pas immédiatement le sujet, on y admire la fraîcheur de la composition, la vie toute particulière qui l'anime, la variété des caraetères et l'éclat du coloris. On peut étudier ailleurs l'œuvre de Rubens comme peintre de sujets religieux, de sujets mythologiques et historiques d'apparat, mais sa Kermesse flamande du Louvre le montre sous un nouveau jour. La grosse gaîté de ses compatriotes n'est pas étrangère à son génie; il connaît aussi bien le peuple flamand que Teniers, qui, comme on le voit, n'a pas créé le genre. L habileté de Tenier» dans la reproduction de ces sortes de bacchanales se constate très bien au Louvre, où ses tableaux sont au nombre des plus brillantes pages de la collection . — Pour PhU. de Champaigne, que le catalogue elasse parmi les Flamands, v. p. 99.
Sans être très riche en tableaux de l'école hollandaise du xvn« s., le Louvre possède des échantillons de l'œuvre de presque tous les grands peintres de cette éeole. De Rembrandt, il y a particulièrement l'Ange et Tobie, le Ménage du menuisier (S. iv), les Pèlerins d'Ëmmaiis (S. iv), le portrait de l'artiste avec une chaine d'or (S. xv), et la Femme au bain (S. i). Fr. Hait est représenté par la Bohémienne (S. i), qui nous montre en lui le peintre vigoureux, et des portraits (S. i et vi), où il est brillant coloriste. Van der Helst est aussi bien représenté par son Jugement du prix de l'arc. Les tableaux de genre les plus célèbres sont le Militaire offrant des pièces d'or à une jeune femme, par Ter Borchi l'Epicière de village et surtout la Femme hydropique de Gérard Dou (S. iv et vi); la Fête flamande dans l'intérieur d'une auberge par Jean Steen-, le Maître d'éeole par Adr. van Ostade (8. iv); et un Intérieur par P. de Hooch. Il ne manque pas non plus d'excellents paysages hollandais.
Quant à I'bcole française, elle n'est qu'incomplètement représentée au Louvre, car 11 faut aller chercher dans les monuments, à Versailles (p. 297 et suiv.), au Luxembourg (p. 242) et en province une grande partie de ses chefd'œuvres. C'est cependant eneore de cette éeole qu'il y a le plus de tableaux.
Le premier peintre français original qui mérite d'être mentionne est Fr. Clouet, dit Jehannei (m. vers 1572), d'origine flamande, qui fit des portraits d'une grande finesse et d'un excellent coloris, tels que celui d'Elisabeth d'Autriche, femme de Charles IX (S. iv). Jean Cousin, qui peignit aussi des vitraux et fut sculpteur et graveur de talent, nous a laissé dans son Jugement dernier (S. vi) une page d'un dessin et d'un eoloris vigoureux. — Simon Vouet fut un maître très influent, mais doué d'une grande facilité dont il abuss. Son meilleur tableau au Louvre est la Présentation (8. xiv).
Peinture*
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Nicolas Poussin (1594-1665) fut un peintre très célèbre et essentiellement français, bien que fixé à Rome à partir de sa trentième année. Aussi caraetérise-t-il bien le genre de l'école française, dont la mise e:» scène est la qualité dominante. C'est un maître laborieux et fécond, mais chez lequel la science et le raisonnement remportent sur l'imagination. Les paysages sont supérieurs dans ses tableaux aux scènes historiques et mythologiques. Le Louvre est riche en Poussin, parmi lesquels il faut surtout mentionner*, dans la galerie française du xvii e s. (S. xiv), Diogène jetant son écuelle (paysage) ; Eliézer et Rébecea, composition aimable et gracieuse; le Jugement de Salomon, œuvre classique par excellence les Bergers d'Areadie, un des tableaux de l'artiste les plus admirés; Orphée et Eurydiee (paysage), etc. Malheureusement les tableaux de Poussin ont pris avec le temps un aspect triste et rembruni.
Claude Oellée, dit Cl. Lorrain, un des plus grands paysagistes connus, qui a surtout rendu les effets de lumière avee une perfection inimitable, subit plus que Poussin l'influence de l'Italie, où il passa également la plus grande partie de sa vie. La Vue d'un port, le Campo-Vaccino , la Fête villageoise et le Port de mer au soleil couchant (.6 xiv) sont des chefs-d'œuvre. Par contre, on met ordinairement au nombre des artistes français Philippe de Champaigne, peintre de grand talent originaire de Bruxelles, mais qui vint à Paris des sa jeunesse et travailla pour Marie de Médicis, Richelieu et Louis XIII. Ses sujets religieux reflètent la doctrine sévère de l'abbaye de Port-Royal. On remarque surtout de lui le Christ mort et le portrait de Richelieu (S. iv).
Busiache Lenteur nous a laissé des tableaux généralement faibles comme composition et comme coloris, mais plusieurs pages de sa Vie de St Bruno (S. xn) sont encore admirées pour la candeur et la sincérité des sentiments. Ch. Lebrun, au contraire, est l'incarnation du genre pompeux des artistes de la cour de Louis XIV. C'était surtout un peintre décorateur dont les œuvres principales sont les plafonds de la galerie d'Apollon au Louvre (p. 120) et de la galerie des Glaces à Versailles (p. 900).
Quelques artistes, tels que Jean Jouvenet % peintre très fécond, dont le modelé et le coloris manquent de finesse, conservèrent les bonnes traditions jusqu'à la fin du xvii e s.; mais dès la seconde moitié de ce siècle avait commencé, avec P. Mignard, une période de déeadence, durant laquelle l'école française tomba dans le maniérisme, qui refléta les mœurs et la littérature de l'époque. Cependant Mignard se distingua dans le portrait, auquel Largilltère et Rigaud durent une célébrité encore plus méritée. Nous mentionnerons surtout: de Largillière, son portrait avec sa femme et sa fille (S. i), et de Rigaud, les portraits de Louis XIV (S. xiv) et de Bossuet (8. iv).
Vfatteau, le meilleur des maniéristes, a un dessin correct et un colorit vrai dans ses tableaux de genre. On admire surtout de lui au Louvre l'Embarquement pour Cythère (S. xvi) et Gilles, le célèbre Pierrot de la Comédie Italienne (S. I). Quant à Boucher, son nom rappelle immédiatement la nature travestie, les qualités et les défauts de l'école pompeuse du xvm e s. exagérés avec talent; il n'est qu'imparfaitement représenté au Louvre; mais on verra encore de ses œuvres au musée des Archives (p. 201), à Versailles (p. 310) et à Fontainebleau (p. 350). Fragonard fut moins maniéré, et l'histoire de la peinture française au xvm e s. compte du reste encore de bons artistes fidèles aux saines tradition».
Vien fut le premier régénérateur de la peinture en France; mais le Louvre ne possède pas son chef-d'œuvre, la Prédication de St Denis, qui est à St-Roch (p. 75). A la même époque apparaît dans la peinture un élément nouveau, l'élément bourgeois et sentimental, que cultivent Chardin et surtout Greuze, dans l'Accordée de village, la Cruche cassée, la Malé? diction paternelle et le Fila puni (S. xvi).
Louis David (1748-1825), suivant en cela les tendances de la fin du xvm e s. et surtout de l'époque révolutionnaire, rompit totalement avec le passé, en tâchant de retrouver la forme et le style de l'antique. Il fut le chef d'une école qui soigna malheureusement le dessin au dépens du coloris, et en général le chef de l'école moderne française, représentée
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FAKIS.
Le Louvre.
au Louvre dans la salle des Sept-Cheminées (8. m) et dans la nouvelle galerie française (S. vin). Les chefs-d'œuvre de David, dans la première de ces salles, sont les Sabines, Léonidas aux Thermopyles et le Couronnement de Napoléon 1 er . Girodet-Trioson, Gérard, Gros et Guirin furent ses principaux élèves. Le Déluge (S. m, comme les suiv.), le 8ommeil d'Endymion et Atala au tombeau, sont les meilleures œuvres de Girodet, qui eut de l'imagination et fut assez bon coloriste. De Girard, on y remarque particulièrement Psyché et l'Amour, composition charmante et pleine de poésie. Les Pestiférés de Jafla et le Champ de bataille d'Eylau sont deux chefs-d'œuvre de Gros.
Prudlton travailla en même temps que David à la réforme de la peinture française, par des compositions pleines de charme et d'un coloris savant, qui s'est bien conservé, mais que n'égale pas le dessin. L'attention sera attirée par son chef-d'œuvre, la Justice et la Vengeance poursuivant le crime (S. in) et par son Enlèvement de Psyché (8. m). Toutefois son Christ en croix (S. vin) et son Assomption (S. ni) plairont davantage. Le Radeau de la Méduse de Géricault (S. m) fut un événement, une révolution, car le sujet n'était rien moins que classique. Géricault fut le chef de l'école de peinture romantique, dont la naissance coïncide à peu près avec celle de l'école littéraire romantique. Il est vrai qu'elle dut en partie ses succès à la nouveauté des sujets, empruntés aux écrivains du moyen âge, à l'histoire nationale et même aux événements du jour, mais elle n'en acquit pas moins des qualités incontestables, en revenant à l'observation exacte de la nature et en devenant fort habile dans le coloris.
Ingres, Eug. Delacroix, Jlor. Vemet et Paul Delaroche furent longtemps les peintres les plus célèbres de la France et même de l'Europe. Ingres se fit remarquer le premier et leur survécut à tous. Il travailla beaucoup et réussit dans une foule de genres. Admirateur de l'antique et de Raphaël, il se distingua par la forme et la précision, jointes à la simplicité et au naturel, et il fut un coloriste. Ingres excelle à rendre la beauté féminine. Le Louvre possède surtout de lui l'Œdipe, une de ses premières œuvres (1808), l'Apothéose d'Homère, et la Source (S. vmetv), mais on en verra aussi des chefs-d'œuvre à Chantilly.
Eug. Delacroix visa surtout au coloris et à la lumière et sacrifia les règles de la composition à l'inspiration du moment. L'Entrée des croisés à Constantinople, Dante et Virgile aux enfers, le Massacre de Scio, la Noce juive et le Naufrage de Don Juan sont ses principales toiles au Louvre (S. vin), mais il faut encore mentionner ses Foscari à Chantilly et ses peintures décoratives de la galerie d'Apollon (p. 120), du palais Bourbon (p. 256), du palais du Luxembourg (p. 341) et de St-Sulpice (p. 239).
//. Vemet fut le peintre le plus populaire, grâce aux grandes et belles pages où il retraça les glorieux faits d'armes des Français sous Napoléon I er et en Algérie. Aujourd'hui qu'ils ont perdu avec le temps une partie de leur intérêt, ses tableaux témoignent toujours une habileté exceptionnelle à rendre les types militaires, à retracer les scènes si variées d'un champ de bataille, mais l'infériorité de son coloris n'échappe pas à l'observateur. Ses grandes compositions sont à Versailles; il n'a au Louvre que des tableaux de second ordre, si ce n'est le Raphaël au Vatican (S. vin).
P. Delaroche tint le milieu entre Delacroix et Ingres. Il donna à ses ligures beaucoup de vie et de fraîcheur, il attacha aussi une grande importance au coloris, et il fut en même temps beaucoup plus correct. La Mort d'Elisabeth, les Enfants d'Edouard (S. vin), et l'hémicycle de l'Ecole des Beaux-Arts (p. 236) suffiront pour nous faire connaître et apprécier son talent, mais beaucoup d'autres chefs-d'œuvre de cet artiste sont dispersés. On en verra à Chantilly le Meurtre du duc de fluise.
A cette liste des grands peintres de l'époque qui s'étend de la Restauration au second empire, il faut encore joindre particulièrement Hippolyte Flandrin. Il ne figure guère dans les musées, mais ses fresques de St- Vincent-de-Paul (p. 194) passent pour la meilleure création de ce genre dans les églises de France.
L'ouverture de la salle française du xix e s. au Louvre a donné la consécration à un certain nombre d'artistes français contemporains, mais c'est au musée du Luxembourg (p. 242) qu'il faut aller pour étudier l'école
Peintures.
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actuelle, qui n'y est encore représentée que d'une manière fort incomplète et, au plus, par trois œuvres du même artiste. Parmi les élus du Louvre (S. vi il), on remarquera surtout les paysagistes : Théodore Rousseau, Corot, Courbet, Chintreuil, Millet, etc. Troyon y figure au premier plan avec ses Bœufs et son Retour à la ferme.
Voici quels sont à peu près les principaux tableaux, dans Tordre des salles. Un grand nombre des citations qui suivent, sont empruntées à une monographie du Louvre par Tb. Gautier.
**Salon Carré ou salle IV. — Cette salle, qui a un riche plafond avec sculptures par Simart , contient les perles de la collection de peintures. Nous avons indiqué p. 95 les directions à suivre pour s'y rendre. Excepté quand nous avertissons du contraire , nous commençons à droite, dans cette salle à partir de la galerie d'Apollon, et nous mentionnons d'abord, s'il y a lieu, les tableaux du bas f.
♦2545, Rembrandt, portr. d'un jeune homme (1658). 151G, André del Sarto, Ste Famille. 1373, Mantegna, le Calvaire. 731, N. Poussin, Echo et Narcisse. *2547, Rembrandt, portr. de femme, «une peinture sans rivale». 1354, J/uini, le Sommeil de l'enfant Jésus. *1198, P. V ironise (Cation), Jupiter foudroyant les crimes, ancien plafond de la salle du Conseil des Dix à Venise, «œuvre d'un artiste d'une science profonde».
♦•1584, le Titien (Vecelli), la Mise au tombeau.
«C'est une œuvre belle, noble et sérieuse, sans avoir cette profonde mélancolie chrétienne qu'exige le sujet.*
1706, Herrera, St Basile dictant sa doctrine. *2542 (petit),
Rembrandt, la Ste Famille, dite le Ménage du menuisier (1640).
. **1118, le Corrige (Allegri), Antiope et Jupiter, en satyre. • Le dieu contemple ce beau corps assoupli par l'abandon du sommeil. Dans sa blancheur tiède et blonde, baignée de demi-teintes, qui en noient les contours et lui donnent les rondeurs de la vie, sous ce torse d'une grâce si molle et si tendre, on sent pourtant les détails d'anatomie . . . Au pied de l'Antlope, l'Amour fait semblant de dormir . . . mais croyez bien qu'il ne dort que d'un œil . . . Un riche paysage étouffe et sourd, avec des tons de velours fauve, sert de fond à cette voluptueuse scène mythologique et fait admirablement ressortir la blancheur dorée de l'Antlope.»
. *2496 (petit), Adr. van Ostade, le Maître d'école, modèle du genre, au ton doré plein de chaleur, où sont au plus haut degré toutes les qualités du maître. 325, le Guide (Reni) , Déjanire et le centaure Nessus.
•1509, Raphaël , Apollon et Marsyas.
Ce petit chef-d'œuvre (39 cm. sur 29), dont l'authenticité est, dit-on, prouvée par l'existence d'un dessin du maître a l'Académie de Venise, a été acheté en 1883, la somme de 300000 fr. - «De quoi s'agit-il? de la lutte éternelle entre l'idéal et la réalité . . . Aussi voyez quel contraste entre les deux personnifications . . . Marsyas est beau . . . mais cette beauté est purement humaine et quelque peu commune. Ses cheveux sont ras, sa peau est hâlée. Sa tête, ronde et sans noblesse, se détache sur un fond d'herbe pâle et son corps sur les tons fauves du rocher. Il est tout entier dans une demi-ombre, tandis qu'Apollon est debout en pleine lumière. Sa tête,
t Pour les dates et autres indications relatives aux artistes, voir la table spéciale à la fin de ce volume.
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Le Louvre.
aux longs cheveux bouclés et dorés , se détache sur la profondeur bleue du ciel limpide et son corps sur la transparence de l'eau et sur la vivacité du feuillage. Ses traits sont remplis de la plus auguste noblesse et sa forme tout entière resplendit de la beauté la plus idéale ...» (A. Méliot, «Apollon et Marsyas».)
1048, Jean Perréal ou J. de Pat U, Vierge aux donateurs.
723, Aïe. Pounsin, St François-Xavier rappelant A la vie la fille d'un Japonais. *1731, Velasquez, l'Infante Marguerite. 1976, A. van Dyck, portr. d'homme. *2587, Ge'r. Ter Borch, Un militaire offrant des pièces d'or à une jeune femme, chef-d'œuvre de ce maître. 2459, (lab. Metsu y Un militaire recevant une jeune dame, digne pendant du précédent. 1352, Se'b. dcl Piombo, la Visitation, grande et noble composition. *2348, Qc'r. Dou, la Femme hydropique, chef-d'œuvre de l'artiste, une merveille de fini et de délicatesse. 1947, Ph. de Champaigne, son portrait.
**1709, Murillo, la Conception immaculée, grande et magnifique
toile achetée 615300 fr. en 1852.
Le peintre s'est inspiré du passage suivant de l'Apocalypse: «Il parut un grand prodige dans le ciel, une femme revêtue du soleil, qui avait la lune sous les pieds, et sur la tête une couronne de douze étoiles".
*1590, le Titien, Alphonse de Ferrare et Laura de'Dianti, tableau
désigné d'ordinaire sous le nom de «Titien et sa maîtresse» (1522?).
«Magnifique portrait déjeune femme . . . Elle soulève d'une main un flot de ces cheveux d'un or roux si cher aux élégantes et aux coloristes de Venise, et de l'autre tient une fiole de parfums. Une chemisette d'un blanc doré, dont le ton se confond presque avec le ton de chair ambré de la peau, concentre la lumière sur cette gorge délicate et puissante ... La tète, un peu inclinée vers l'épaule, a la sérénité de l'idéal antique, avec ce vigoureux accent de vie qui est particulier à Titien . . . Aucun effort visible; il atteint la beauté facilement et du premier coup.*
1977, Ant. van Dyck, portr. d'homme. *1644, école d'Italie du xrf s., probablement de Franciàbigio, portr. de jeune homme.
*1497, Ha phael, la Vierge au voile, au linge ou au diadème.
• Avec quelle grâce tendre elle exprime l'adoration maternelle ! . . . Quel abandon, quelle molle souplesse dans ce corps de bambin ! . . . Quel prolil divinement pur que celui de la Vierge!»
♦1514, Andr. del Sarto. la Charité, de 1518.
• Jamais la bonté n'emprunta de traits plus charmants ni une grâce plus aimable. Cependant le peintre a su donner une indéfinissable expression d'indifférence à la figure de cette vertu, car la charité n'est pas la maternité.*
**1601, Le'onard de Vinci, la Joconde ou la Mona (Madonna) Lisa, portrait de la femme de Fr. del Giocondo de Florence, ami de l'artiste; remarquable par le sourire, d'un charme indicible, mais mal conservé. 1184, Bronzino, portr. d'un sculpteur.
♦1193, P. Ve'ronèse, le Repas chez Simon le pharisien (1570-75).
♦1967, Ant. van Dyck, Charles I er d'Angleterre, d'une finesse charmante et d'une vérité admirable. 1219, Ann. Carrache, laVierge apparaissant à St Luc et à Ste Catherine. *1533, André Solario, la Tête de St Jean-Baptiste.
1499, Raphaël (?), Ste Famille, œuvre d'atelier, dont l'original est, selon F. Notte, au château de l'Isle-Adam (p. 333).
Peintures,
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**1498, Raphaël, la Ste Famille de François 1 er , peinte en 1518.
«Raphaël , alors arrivé à l'apogée de son talent, n'a rien produit de plus parfait . . . L'enfant Jésus s'élance de son berceau dans les bras de la Vierge, assise à droite et penchée vers lui avec une gracieuse complaisance maternelle. St Jean, présenté par Ste Elisabeth assise à g., adore l'enfant Dieu. Un ange, d une élégance divine, répand des fleurs sur la Vierge . . . Un second ange se prosterne et St Joseph regarde cette scèue d'un air majestueux et tranquille.»
1510, Raphaël (?), l'Abondance. 1221, Ann. Carrache, Pietà. •741, N. Poussin, Diogène jetant son écuellc. 2077, P.-P. Rubens, V Adoration des mages. 60, Jean de Boulongnc, dit le Valentin, Réunion de buveurs. *2539, Rembrandt , les Pèlerins d'Emmaus. 319, 320 (plus loin), CL Lorrain, marine, paysage.
**1496, Raphaël, la Belle Jardinière, ou la Vierge avec l'enfant
Jésus et St Jean, de 1507.
«Elle n'est pas drapée à l'antique comme la Vierge de la Ste Famille . . . elle est aussi plus jeune fille et moins femme. Ses traits, d'une délicatesse et d'une pureté exquises, ont une grâee toute ingénue . . . C'est autant la sœur aînée de Jésus qui le surveille et le fait jouer avec un petit camarade.»
•1986 , Jean van Eyek, la Vierge au donateur, avec un paysage
d'une finesse admirable.
•Le style des van Eyck nous apparaît ici avec toutes ses qualités et ses défauts. Tandis que le donateur est peint avec la plus exacte vérité, la Vierge a encore la symétrie gothique et l'enfant surprend par sa raideur.»
1932, Phil. de Champaigne, le Christ mort.
437, Jouvenet, la Descente de croix. 783, Rigaud, portr. de Bossuet. 1427, /. da Ponte, dit Jacques Bassan, le Christ descendu de la croix.
♦129, Fr. Clouet, Elisabeth d'Autriche, femme de Charles IX de France.
• On ne saurait pousser plus loin la finesse, l'exactitude et la perfection du dessin; sur ce délicat. linéament s'étale une couleur d'une suavité pâle, plus vraie que les tapages de tons des peintres dits coloristes.*
♦2715, H.Holbein le Jeune, Erasme de Rotterdam, portr. plein
de vie et d'une exécution parfaite. *1598, Léon, de Vinci, la Vierge,
l'Enfant et Ste Anne, l'une des perles du musée, mais mal conservé.
«Avec une familiarité charmante, la Vierge, assise sur les genoux de Ste Anne, se penche tendrement vers le petit Jésus, qui joue avec un agneau ... La tête de Ste Anne est charmante ... La Vierge a un type tout particulier à Léonard; elle est douée, tendre, souriante et comme pénétrée d'une joie secrète qui rayonne lumineusement autour d'elle . . . L'enfant Jésus a toutes les grâces de l'enfance, que nul ne sut rendre comme Léonard de Vinci.»
♦1134, Antonello de Messine, le Condottiere (1475). 1143, le Ouerchin (Barbieri), les Saints Protecteurs de Modène. 288, Foucquet, portr. de Guill.-Juvénal des Ursins. — *1136, le Oiorgion
(Barbarelli) , Concert champêtre.
«Composition bizarre et d'une étonnante intensité de couleur ... Jamais coloris plus blond , plus ehaud , plus moelleux et d'une consistance plus riche ne revêtit d'opulentes et rooustes formes féminines.*
743, N. Poussin, son portrait. 2082, Rubens, le Christ en croix. 63, le Valentin, Réunion de buveurs.
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Le Louvre.
**1192, P. Y ironise, les Noces de Cana, le plus grand tableau du Louvre, de 6 m. 66 de haut sur 9 m. 90 de large, occupant presque tout un mur de la salle, «une brillante symphonie en couleurs».
«Gomme ordonnance, arrangement et couleur, c'est le dernier mot de la peinture d'apparat. Le génie de Venise respire tout entier dans ce splendide chef-d'œuvre, avec son insouciance cosmopolite, son mélange de tous les costumes, son amour du faste, son goût théâtral et décoratif, sa passion de lumière et d'éclat . . . Quant au sujet religieux, le peintre ne s'en est pas beaucoup plus préoccupé que le spectateur n'y pense devant son tableau. » — La plupart des personnages sont des portraits: la jeune mariée est Eléonore d'Autriche, reine de France ; à ses eôtés, François 1 er , avec une coiffure singulière; puis Marie d'Angleterre, en robe jaune; le sultan Soliman; au coin de la table, Charles-Quint. Les musiciens sont des peintres vénitiens de l'époque. Paul Véronèse lui-même, en robe blanche, joue de la viole, de même que le Tintoret, derrière lui; de l'autre côté, le Titien jone de la basse et le Bassan de la flûte.
*255f>, Rembrandt, son portrait dans un âge avancé (1660). **H17, le Corrige, Mariage mystique de Ste Catherine d'Alexandrie, toile aux figures d'une expression toute céleste et aux lignes des plus gracieuses. *1592, le Titien ( Vecelli), l'Homme au gant, portr. dans sa meilleure manière.
♦1713, Murillo, Ste Famille, admirable de coloris. 1137, le Qnerchin (Barbieri) , Loth et ses filles. 1436, le Fraticia, la Nativité. *1504, Raphaël, St Michel terrassant le démon, de 1518, composition qui montre combien Raphaël était naturellement sublime. S. n° (petit), école ombrienne, St Sébastien. 1139, le Querchin, la Résurrection de Lazare.
Sans num., Memling, Mariage mystique de Ste Catherine et donateur avec St Jean-Baptiste. 2195, Rog. van derWeyden, la Vierge et l'Enfant. 1938, Ph. de Champaigne, portr. de Richelieu. 1538, le Spada, un Concert.
Salle Duchàtel ou salle Y, à peu près en face des Noces de Cana, celle par où l'on peut venir de l'escalier Daru dans le Salon Carré (v. p. 95). Elle renferme cinq tableaux légués au Louvre par la comtesse Duchâtel: 421, *422, Ingres, Œdipe expliquant l'énigme, tableau qui se distingue par la simplicité et le naturel de la composition, la pureté et la fermeté musculaire du dessin; la Source, une des œuvres les plus parfaites de la peinture moderne pour le nu, le premier du commencement (1808) et l'autre de la fin de la carrière de l'artiste (1856). *2026, Memling, la Vierge et l'enfant Jésus avec les donateurs. *2480, *2481, Ant. Mor ou Moro, deux portraits , les volets d'un triptyque. — Cette salle contient aussi des fresques transportées sur toile, de l'école de Milan fondée par Léon, de Vinci: 1357 et 1358, 1359, *1360, *1361, Bern. Luini, deux Enfants sous une treille, la Nativité de J.-C, le Christ bénissant, l'Adoration des mages.
Dans la même salle, provisoirement, deux nouvelles acquisitions: une •Vierge, par Piero délia Francesca, et les *Damués, par //. van Aken, dit Jir t Bosch.
Nous revenons au Salon Carré et nous passons à dr., par la porte
Peintures.
PARIS
Rive dr. 2. 105
opposée à celle de la galerie d'Apollon, dans la Grande Galerie (p. 106) , mais pour visiter d'abord la première salle à dr. , afin d'avoir une idée d'ensemble de l'école italienne.
Salle des primitifs ou salle VII, dite auparavant salle des Sept- Mètres. Elle renferme des tableaux remarquables des peintres italiens précurseurs de la renaissance, surtout des maîtres florentins du xv* s. La série commence à l'autre extrémité , dont la porte est maintenant bouchée, bien qu'il y ait encore de l'autre côté des peintures de primitifs.
A dr.: 1268, C. Crivelli, St Bernardin de Sienne. 1668, école bolonaise, le Jugement de Paris. 1400, Palmezzano, le Christ mort. 1211, Carpaccio, la Prédication de St Etienne à Jérusalem. *1259, Cima da Conegliano. la Vierge et l'Enfant. 1350, Lot. Lotto, St Jérôme. 1394, Moiitagna, Concert d'enfants. 1156, 1157, Oentile Bellini et son école , portr. d'hommes, Réception d'un ambassadeur vénitien au Caire. *1158, Oiov. Bellini, la Vierge entre St Pierre et St Sébastien. 1540, lo Spagna, la Vierge et l'Enfant. 1384, Massone, la Nativité, des saints et les donateurs. 1621, Lor. Costa, la Cour d'Isabelle d'Esté, duchesse de Mantoue, charmante allégorie. ♦1375, 1374, *1376 t André Mantegna, le Parnasse ; la Vierge de la Victoire, une de ses dernières œuvres (1495); la Sagesse viotorieuse des vices, pendant du Parnasse. 1567-1570, le Pérugin (Vannucci), Combat de l'Amour et de la Chasteté; le Christ mort, St François d'Assise, St Jérôme. 2721, école du Nord de l'Italie, l'Annonciation. ♦1566A, 1566, le Perugin, St Sébastien, StPaul. 1422bis, V.Pisano, portr. d'une princesse de la maison d'Esté. 2721, Juste d'Allemagne (travailla à Gènes), l'Annonciation et des saints. *1565', *1564 (plus loin), le Pérugin, Ste Famille, la Vierge et l'Enfant. 1278, 1279, Oent. da Fabriano, la Présentation, la Vierge. S. n°, école de Sienne, le Calvaire. *1383, Simone di Martini, Jésus marchant au calvaire.
Au mur du fond. 1312, Qiotto, St François d'Assise recevant
les stigmates et, dans le bas, des scènes de la vie de St François.
11 n'y a pas encore de eiel dans ce tableau , mais on voit le gazon, les rochers, les arbres de la montagne, les cellules blanches des ermites. Le saint a bien la maigreur ascétique, l'expression que réclame le sujet, et sa pose offre des lignes contrastées; «il a rompu ce linéament rigide, comme le trait de plomb où sont emprisonnées les Ûgures des vitraux, qui semble retenir captifs les personnages des tableaux de cette époque.»
1260, Cimabue, la Vierge aux anges, tableau étrange, «qui ressemble à une icône russe». 1151, Bartolo, la Présentation au temple.
A l'autre mur, en revenant. 1313-1317, école de Qiotto, Funérailles de St Bernard , Vierges et Naissance de St Jean - Baptiste. 1301 , Qaddi, l'Annonciation. 1658, école florentine, St Jérôme. 1293, l' Angelico (Giov. da Fiesole), Martyre de St Côme et St Damien. 1319, Ben. Oozzoli, Triomphe de St Thomas d'Aquin.
Dans le haut, le Christ bénissant ; au-dessous de lui, St Paul . Moïse et les évangélistes. Au milieu, St Thomas d'Aquin assis entre Arlstote et Platon, et à ses pieds Guillaume de St-Amour, adversaire des ordres
106 Rive dr. 2. PARIS. Le Louvre.
mendiants, vaineu par son éloquence. Dans le bas, rassemblée d'Anagni préside'e par le pape Alexandre IV.
•1290, l'Angelico, le Couronnement de la Vierge, très vanté par
Vasari, mais fortement restaure*. 1345, école de Fra FUippo Lippi, la
Vierge et l'Enfant. 1320, Gozzoli, Décoration d'autel. 1295, le Botti-
celli(Filipepi), le Magnificat. *1344, FraFU. Lippi, la Vierge etl'En-
l'ant entre deux saints abbés. 1296, le Botticelli, la Vierge, l'Enfant
et St Jean, œuvre de jeunesse. *1343, Fra Fil. Lippi, la Nativité.
Non seulement le fond d'or est remplacé ici par un véritable paysage, mais l'étude de la nature y est poussée jusqu'au réalisme; les pierres de l'étable en ruine y sont peintes une à une, avec une inexpérience naïve. La Vierge passe pour être le portrait de Lueresia Buti, la pensionnaire que l'artiste enleva du couvent pour lequel il peignit cette Nativité.
1322, 1321, le Qhirlandajo, portr. d'un vieillard et d'un enfant, la Visitation. 1367, Mainardi, la Vierge et l'Enfant. 1299, école du Botticclli, Vénus. 1482, Bons dit (?), Vierge glorieuse. *1263, Lor. di Credi, la Vierge et l'Enfant entre deux saints, tableau excellent, mais dont la composition est un peu maniérée et l'expression efféminée. 1167, Bianchi, la Vierge et l'Enfant, avec St Benoît et St Quentin. 1607, B. Vivarini, St Jean de Oapistran. Au-dessus de la porte, 1512, école de Raphaël (lo Spagna) , la fresque de la Magliana, Dieu le Père et des anges.
*Grmnde Galerie ou salle VI , comprenant 6 travées , marquées aux arcades par A, B, C, D, E, F. — Dans cette galerie se trouvent presque tous les autres tableaux des écoles italienne, espagnole, flamande et hollandaise et les primitifs français. La classification en a été remaniée depuis peu et on en a enlevé un certain nombre de tableaux de valeur secondaire. Les œuvres d'un même artiste ont été rapprochées autant que possible, mais il y en a encore du même des deux côtés de la galerie.
Travée A. — Italiens (suite). (Période de prospérité.)
A droite. 1417, le Pinturicchio , la Vierge et l'Enfant. 1539, lo Spagna, la Nativité. 1303, Raff. del Oarbo, le Couronnement de la Vierge. 1661, école flor. du xr e s., la Vierge, l'Enfant et quatre saints. 1526, Luca Signorelli, l'Adoration des mages. 1416, Piero di Lorenzo (di Cosimo) , le Couronnement de la Vierge. *1114, Albertinelli, la Vierge et l'Enfant. 1371, Manni, Adoration des mages. 1115, Albertinelli, le Christ apparaissant à la Madeleine. 1153, Fra Bartolommeo, l'Annonciation. 1153, *1154, Fra BartolommeOf l'Annonciation, Ste Famille. 1242, 1240, Carrucci, dit le Pontormo, la Visitation (copie), Ste Famille. 1515, A. del Sarto, Ste Famille.
*1506, Raphaël, portr. d'un jeune homme, longtemps donné à
tort comme celui de l'artiste.
«Qui ne s'est arrêté devant cette tête d'adolescent à cheveux blonds, coiffée d'une toque noire, le coude appuyé sur un rebord en pierre et la main contre la joue, qui semble suivre a travers sa rêverie nonchalante
Peintures. PARIS. Rire dr. ?. 107
quelque rêve charmant? C'est l'idéal du joli, et jamais jeune Aile n'a prêté de traits plus suaves au bel inconnu qu'elle attend.*
Puis, toujours à la cimaise: 1502, 1503, 1509 bis (seulement
attribué), Raphaël, St Michel, St Georges et le dragon, tête pour
une Ste Elisabeth.
•1505, Raphaël, portrait de Balthasar Oastiglione (1516). «Belle tête intelligente et virile, dont le teint brun s'harmonise avec un sobre vêtement noir tailladé de gris.*
•1507, Raphaël et Jules Romain, portr. de Jeanne d'Aragon.
Selon Vasari, la tête seule est de Raphaël.
•Jeanne d'Aragon reste dans le souvenir comme un de ces types de la perfection féminine qu'on rêve et qu'on désespère de rencontrer . . . C'est une beauté prinelère dans toute la force.*
1500, Raphaël, St Jean * Baptiste dans le désert, probablement authentique, mais complètement gâté. *1501, Raphaël, Ste Marguerite, peinte presque entièrement, selon Vasari, par Jules Romain.
• Rien de plus doux, de plus pur, de plus virginal que les traits de la sainte, étonnée de son pouvoir sur les monstres et tenant comme une (leur des champs la palme de son martyre.'
1511, école de Raphaël, Ste Catherine d'Alexandrie. 1508, Raphaël, portr. d'hommes. 1513, d'après Raphaël, la Madone de Lorette, dont l'original est perdu.
Au-dessus des Raphaël, 1418, Jules Romain, la Nativité de J.-C. 1183, Bronzino, le Christ et la Madeleine. 1484, Fr. Rossi, l'Incrédulité de St Thomas.
1420, Jules Romain, le Triomphe de Titus et de Vespasien, style des bas-reliefs antiques de l'arc de triomphe de Titus à Rome. 1258, Chimenti da Empoli, Vierge glorieuse.
A gauche, en recommençant du côté de l'entrée. *1436, 1437 (au-dessous), le Franeia (Raibolini), le Christ en croix, la Vierge et l'Enfant. 1388, Mazzolini, Jésus prêchant la multitude. 1553, le Oarofalo (Tisi), le Sommeil de l'enfant Jésus. 1276. Dosso, St Jérôme. 1353, B. Luini, Ste Famille. 1605, école de Léon. deVinci, portr. de femme. *S. n° et 1382, Marco da Oggiono, la Vierge et l'Enfant, Ste Famille. 1488, Sacchi, les Quatre Docteurs de l'Eglise. 1284, Lor. di Pavia, la Famille de la Vierge. *1355, B. Luini, Salomé recevant la tête de St Jean-Baptiste. 1181 , 1182, le Borgognone, la Présentation de J.-C, St Pierre de Vérone et une femme agenouillée. *1530, *1532, A. Solario, la Vierge au coussin vert, d'un ton riche et brillant, avec un beau paysage; Jésus en croix. 1597, Léon, de Vinci, St Jean-Baptiste, à comparer avec le Bacchus un peu plus loin (1602). *1604, école de Léon, de Vinci, peut-être Cesare da Sesto, la Vierge aux balances. *1599, Léon, de Vinci, la Vierge aux rochers, d'une grande valeur, bien que les ombres aient beaucoup poussé au noir.
♦1600, Léon, de Vinci (?), la Belle Ferronnière.
Il ne représente pas, comme on Ta cru, la maîtresse de François I er connue sous ce nom, mais probablement Lucrèce Crivelli, amante de Ludovic Sforza. Le joyau qui orne son front, appelé ferronnière, lui aura fait donner son nom. «C'est une admirable tête, d'une étonnante fermeté
108 Rivedr.2. PARIS.
Le Louvre.
de dessin et de modelé, que rehausse un riche ajustement de velours naearat, bordé de galon d'or et coupé carrément sur la poitrine.*
1602, Léon, de Vinci (?), Bacchus, tableau d'atelier qui devait être un St Jean dans le désert. 1531, Solario, portr. de Charles d'Amboise. 1603, copie de la Cène de Léonard de Vinci, probablement de son élève Marco da Oggiono, un tiers plus petite que l'original. 1169, Boltraffio, la Vierge de la famille Casio. 1519, Savoldo, portr. d'homme. *1578, le Titien, la Vierge au lapin, de 1530. 1318, Qirolamo dai Libri, la Vierge et l'Enfant. 1673, école vénit. du xri e s., portr. de femme.
**1583, le Titien, le Christ couronné d'épines (1560).
On trouve dans les œuvres de la vieillesse du Titien des réminiscences de l'antique ; c'est ainsi qu'il y a du Laocoon dans le Christ de ce tableau, où il y a toutefois plus d'expression. C'est aussi un chef-d'œuvre de couleur, mais avec moins de variété qu'à l'ordinaire.
♦1581, le Titien, les Disciples d'Kmmaûs (1547). 1425, le Bassan (Jacques ou le Vieux) , les Noces de Cana. *1588, le Titien, Allégorie en l'honneur d'Alpb. d'Avalos (v. p. 97). «Ce qu'il y a de parfaitement clair dans ce chef-d'œuvre, c'est son immortelle beauté.» *1588, 1586, le Titien, portrait de François 1 er de France, peint d'après une médaille, mais qui rend cependant fort bien les traits bizarres, le profil de ce prince, d'une expression hardie, railleuse et sensuelle; le Concile de Trente.
**1587, le Titien, Jupiter et Antiope, la Vénus dei Pardo (1574).
■Nonchalamment couchée au milieu de la composition, Antiope, un bras arrondi au-dessus de la tête, ramène de l'autre main, par un vague mouvement de pudeur endormie , le pan de sa draperie sur la hanche. La blancheur de son corps fait au centre du tableau une tache lumineuse qui attire et retient le regard.»
1591, 1577, 1582, *1580, 1593 (?), 1585, le Titien, portr. d'homme, Vierge, le Christ conduit au supplice, Ste Famille, portr. d'homme, St Jérôme.
Au milieu, 1462, Dan. de Volterre, David vainqueur de Goliath, tableau à deux faces, composition très mouvementée, exagérée.
Travée B. — Italiëks kt Espagnols.
(Ecole académique de Bologne ou éclectique, école naturaliste de Naples.)
A gauche ou en continuant du même côté. 1579, te Titien, Ste Famille, peut-être pas entièrement de sa main. 1185, Jean de Calcar (école vénit.), portr. d'un jeune homme. 1135, le Oiorgion (Barbarelli), Ste Famille. 1199, 1189, P. Veronèse, portr. de jeune femme, l'Evanouissement d'Esther.
♦1399, Palma le Vieux, l'Annonce aux bergers.
«La beauté des têtes, l'agencement aisé des figures, la souplesse des draperies, la vivacité de la couleur en font une des plus belles toiles de l'école vénitienne.»
1188, 1194, 1191, *1190, *1196, 1195, 1187, P. Veronèse, Suzanne et les vieillards, J.-C. tombant sous la croix, inachevé; 2 Stes Familles, les Disciples d'Emmaùs, où l'on remarque surtout les figures accessoires; le Calvaire, l'Incendie de Sodome. Au-dessus des Véronèses: 1171, 1172, Bonifazio, Stes Familles; 1180, Bordone,
Peintures.
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portr. d'homme et d'enfant. 1594, le Titien, portr. d'un chevalier
de Malte. 1467, 1464, *1465, 1469, le Tintoret (Robusti) , portr.
d'homme, Suzanne au bain, le Paradis, la Vierge et l'Enfant entourés
de saints. 1547, Tiepolo, la Gène. 1463, Fel. Riccio, Ste Famille.
♦1203, le Canaletto, Vue de Venise. — 1330, 1332, 1333, 1331,
Guardi, Fêtes à Venise. 1413, Pellegrini, Allégorie. 1408,1409,
Panini, Intérieur de St- Pierre de Rome et Concert à Rome. —
Le reste de la partie gauche de cette travée est consacré à Y école
espagnole, que nous verrons ensuite.
A droite, en recommençant à l'autre extrémité. 1438, le Bagna-
cavallo (Ramenghi), la Circoncision. 1150, 1149 (plus loin), le
Baroche, Vierge glorieuse, la Circoncision. Entre les deux, 1421,
Jules Romain, Vénus et Vulcain. 1493, Sassoferrato (Salvi), Ste
Famille d'après Raphaël. 1385, 1386, le Parmesan (Mazzola), Stes
Familles. 1433, d'après le Primatice, le Concert. 1163, P. de Cor-
tone (Berettini), la Vierge et l'Enfant. 1121, le Caravage (Amerighi),
la Mort de la Vierge. 1288, Feti, la Mélancolie. 1124, 1123, le
Caravage (Amerighi) , portr. d'Alof de Wignacourt, grand -maître
de Malte; Concert. 1368, Manfredi, la Diseuse de bonne aventure.
1210, Cardi da Cigoli, St François d'Assise. 1520, Schedone, Ste
Famille. 1287, Feti, la Vie champêtre. 1379, Maratta, portr. de
Marie-Madeleine Rospigliosi.
La salle voisine contient des tableaux de l'école française que nous verrons plus tard (p. 119).
1257, Cesari, le Josépin, Diane et Actéon. 1543, Strozzi, St
Antoine de Padoue. 1534 (plus loin), Solimena, Héiiodore chassé
du temple. *1479, 1480, 1478, Salv. Rosa, Bataille, «page d'une rare
énergie et d'une beauté étrange»; paysage; Apparition de l'ombre
de Samuel à Saûl. 1447, le Guide (Reni), Ecce Homo. 1232, Ann.
Carrache, la Pêche. *1613, le Dominiquin, Ste Cécile, bien connue
par la gravure. 1439, le Guide, David vainqueur de Goliath. 1233,
Ann. Carrache, la Chasse. 1450, le Guide, St Sébastien. 1111,
V Albane (Albani), Diane et Actéon. 1392, P. A/ofo, Vision de St
Bruno. 1227, Ann. Carrache, Martyre de St Etienne. 1546, Tia-
rini, le Repentir de St Joseph. 1616, le Dominiquin, Triomphe de
l'Amour. 1390, Mola, la Prédication de St Jean-Baptiste.
A gauche (suite), école espagnole, un peu au delà de la fenêtre. *1717, Murillo, le Jeune mendiant, «une merveille de vie, de lumière et de couleur». *1732, Velasquez (Don Diego Vel. de Silva), Philippe IV d'Espagne: «rien de plus franc et de plus large». 1715, 1714, Murillo, le Christ à la colonne et au jardin des Oliviers, peints sur marbre. 1734, Velasquez, réunion de treize portraits. *1723, 1721, Ribera, V Espagnolet, St Paul Ermite , l'Adoration des bergers, avec une délicieuse tête de Vierge du type espagnol.
**1710, Murillo, la Naissance de la Vierge.
«Il y a dans ce charmant tableau deux côtés bien distincts et qui pourtant s'harmonisent de la façon la plus heureuse : d'abord une scène d'aecou-
110 liivedr.V
PARIS
Le Louvre,
chement, telle qu'elle se passerait au fond d'un humble logis de eampagne; puis l'intervention miraculeuse d'êtres célestes . . . Tout le groupe central, illuminé par l'auréole de la Vierge, est d'une incomparable fraîcheur; c'est un vrai bouquet de tons délicats et lumineux comme des fleurs.»
♦1708, MurUlo, la Conception immaculée de la Vierge. *1738, Zurbaran, St Pierre Nolasque devant St Raymond de Pegnafort. 1722, Ribera, le Christ au tombeau. 1735, Velasquez, portr. de l'infante Marie-Thérèse. «1716, Murillo, Miracle de St Diégo, dit la Cuisine des Anges, mélange singulier de mysticisme et de réalisme. 1703, Collantes, le Buisson ardent. 1739, Zurbaran , Funérailles d'un évêque. 1704, Goya, Guiliemardet, ambassadeur de France à Madrid en 1798. 1712, Murillo, la Vierge au chapelet, de sa jeunesse.
Travée C. — Primitifs français.
A droite: 1004, 1005, école franç. duxv* 9., St Pierre et St Jean l'Kvaugéliste avec les donateurs. 1013, école de Fontainebleau du xv e s., Diane. 155, Jean Cousin, le Jugement dernier, un des deux tableaux qu'on possède de cet artiste et «qui, pour ia vigueur de la conception, la vérité des groupes, la science anatomique, fait penser à Michel-Ange». 1049, école franç. du x/o„ le Christ eu croix et des saints. 1035, inconnu du xri e s., Bal à la rour de Henri III. 1014, école de Fontainebleau du xri e s., la Continence de Scipion.
A gauche : 126, J. Clouet (?), portr. de François 1 er . 1007, école franç. du xvf s., autre portr. de François I er . 998, école franç. du xv e s., le Christ descendu de la croix. 995, attr. à Malouel et H. Bellechose (1415-1416), la Dernière communion et le Martyre de St Denis. 289, J. Foucquet, portr. de Charles VII. Autres portraits remarquables de la vieille école française.
Travée D. — Flamands kt Hollandais.
A gauche , surtout des Rubens: 2078, la Vierge ; *2075, la Fuite de Loth ; 2107, Jeanne d'Autriche, mère de Marie de Médicis ; 2117, la Kermesse; 2084, Thomyiis, reine des Scythes, faisant plonger la tête de Cyrus dans uu vase rempli de sang; *2116, Un tournoi; 2113, portr. inachevé d'Hélène Fourment, seconde femme de Rubens, et deux de ses enfants; 2106, François de Médicis, père de Marie de Médicis; *2111, Henri de Vicq; 2079, la Vierge dans les fleurs; *2114, portr. d'une dame de la famille Boonen; 2115, paysage; 2081, la Résurrection de Lazare, esquisse; 2110, esquisse du Triomphe de la Vérité qui est un peu plus loin à droite. — Nous nous arrêtons maintenant ici dans la rangée du bas pourvoir d'abord les Rubens du haut, qui attirent particulièrement l'attention.
La série des grands **Rubens (2085-2105), qui commence ici et se continue jusqu'en faee , de l'autre côté, lui a été comniande'e par Marie de Médicis, veuve de Henri IV, pour son palais du Luxembourg (p. 242). Rubens vint à Paris en 1621, y fit les esquisses des
Peintures.
PARIS
21 compositions et alla les exécuter à Anvers, où il se fit aider de
ses élèves. Ën 1625, il y mettait la dernière main a Paris.
• Dans cet immense travail, Rubens déploya une merveilleuse fécondité d'invention, quoique souvent il se soit trop laissé aller à sa facilité décorative et qu'il y ait bien çà et là quelque figure mythologique de remplissage, mais l'ensemble de l'œuvre est éclatant, superbe, fastueux et a bien la magnificence d'apparat qu'exigeait le thème imposé. »
En voici les sujets: 2085, la Destinée de Marie de Médicis (les Parques). 2086, Naissance de la princesse (1575) : Lucine y préside, son flambeau à la main; Florence tient l'enfant et à dr. se voit l'Arno. 2087, l'Education, à laquelle prennent part Minerve, Apollon et Mercure: à dr., les Grâces. *2088, Henri IV reçoit le portrait de la princesse : à côté de lui est la France ; en haut , Jupiter et Junon. 2089, la Mariage par procuration. 2090, le Débarquement à Marseille. 2091, la Mariage à Lyon : Henri IV en Jupiter, Marie de Médicis en Junon et la ville de Lyon sur un char. 2092, la Naissance de Louis XIII: derrière la reine, la Fortune; le nouveau né dans les bras de la Santé. "2093 , Henri IV, partant pour la guerre d'Allemagne (1610), confie la régence à la reine. *2094, le Couronnement de la reine par le cardinal de Joyeuse, à St-Denis; on aperçoit le roi dans une tribune. *2095 , l'Apothéose de Henri IV: dans le bas, à côté de la Victoire vêtue de jaune, Bellone avec un trophée; à dr., la reine entre Minerve et la Prudence; plus bas, des seigneurs de la cour; à g., la France. *2096, le Gouvernement de la reine sous la protection de l'Olympe: Mars, Apollon (d'après celui du Belvédère) et Minerve chassent les puissances ennemies , etc. — 2097, le Voyage de la reine aux Ponts-de-Cé (Anjou). 2098, l'Echange des princesses, Elisabeth de France, destinée à Philippe IV d'Espagne, et Anne d'Autriche, future de Louis XIII. *2099, les Félicités de la régence: la reine sur le trône avec les balances de la justice ; à dr., Minerve, la Fortune et l'Abondance; à g., la France et le Temps; dans le bas, l'Envie, la Haine et la Méchanceté. *2100, la Majorité de Louis XIII ou la reine remettant à son fils le vaisseau de l'Etat, monté par les Vertus. 2101, la Reine s'échappant du château de Blois (1619). 2102, la Réconciliation de la reine avec Louis XIII. 2103, la Paix. 2104, l'Entrevue de la reine avec Louis XIII , dans l'Olympe : au bas , la Rébellion. *2105 , le Triomphe de la Vérité : dans le haut, le roi remettant une couronne à sa mère. *2108, Rubens, portr. de Marie de Médicis.
A droite, à partir du commencement de cette travée et en omettant les Rubens ci-dessus. 1991, Fr. Franck leJ., la Passion. 2070, 2071 (plus loin), Porbus le J., portr. de Henri IV. S. n°, Brueghel le V., ou le Drôle, la Parabole des aveugles. 2191, O. van Veen ou Venius, le peintre et sa famille. 2074, Porbus le J., Guillaume de Vair. 2013 , 2014, Jardaens, l'Enfance de Jupiter, le Roi boit. 2068, Porbus le J., la Cène. 1921, Brueghel de Velours, la Bataille d'Arbelles. 2016, 2011, Jordaens, portr. de l'amiral de Ruyter; Jésus chassant les vendeurs du temple. *2159,
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Le Louvre
Tenter s le J., la Fête de village. *2015, '2012, Jordaens, le Concert après le repas, les 4 Evangélistes. 1927, de Champaigne, le Repas chez Simon le Pharisien. 2112, Rubens, Elisabeth de France, fille de Henri IV. — La porte où nous nous trouvons est celle des petites salles que nous verrons après cette galerie. — 2160, *2157, ♦2156, 2165, 2167, ♦2162, Teniers le J., Cabaret près d'une rivière, les Œuvres de miséricorde, l'Enfant prodigue, le Fumeur, le Joueur de cornemuse, Intérieur de cabaret. 1952, Cocx ou Coqui* f Réunion de famille. 2163, Teniers le J., Intérieur de cabaret. 2137, Ryckaert. Intérieur d'atelier. 2168, *2155, 2169, 2161, 2166, Teniers le J., portr. d'un vieillard, le Reniement de St Pierre, les Bulles de savon, Danse de paysans, le Rémouleur. 1960, Fr. Duchâtel, portr. d'un cavalier. 2359, *2353, G. Dou, portr. de l'artiste, Ménagère hollandaise. *2391, J.-D. de Heem, Fruits et vaisselle sur une table. 2355, 2354, G. Dou, l'Arracheur de dents, le Peseur d'or. 2623, Ph. Wouwerman, Départ pour la chasse. 2356, *2352, 2351, 2350, G. Dou, la Lecture de la Bible, la Cuisinière hollandaise, le Trompette, l'Epicière de village. 2430, K. du Jardin, le Bocage. 2325, van Bergen, paysage et animaux. *2421, *2422 (plus loin), van Huysum, Corbeille de fleurs, Fruits et fleurs. 2630, 2628 (plus loin), Ph. Wouwerman , Halte de chasseurs et de cavaliers, Choc de cavalerie. 2487, 2486 (plus loin), G. Netscher, la Leçon de basse de viole, la Leçon de chant. *2424, van Huysum, Vase de fleurs. 2606, de Voys, portr. d'un inconnu. 2473, *2475, W.van Miens, les Bulles de savon, la Cuisinière. 2469,2474, Fr. van Mieris, portr. d'homme, le Marchand de gibier. 2423, van lîuymm, Fleurs et fruits.
A gauche, en reprenant la rangée du bas au commencement de la série des grands Rubens. 2465, M -J. Mierevelt, portr. d'Oldenbaruevelt. 2601 (plus loin), van de Venue, Fête à l'occasion d'une trêve entre les Espagnols et les Hollandais. *2387, D. Hals } Festin champêtre. 1912, A, Brouwer, Intérieur de tabagie. 2376, 2378 (plus loin), van Goyen , Un canal en Hollande, Vue en Hollande. 2509, 1s. van Ostade, la Halte. 2498, 2500, *2495, 2497, 2501, A. van Ostade, Intérieur d'une chaumière, le Fumeur, la Famille du peintre, le Marché aux poissons, Un buveur. *2508, Js. van Ostade, Halte de voyageurs. *2394, van der HeUt, le Jugement du prix de Tare, répétition du célèbre tableau au musée d'Amsterdam, qui est plus grand, mais moins bien conservé. 2528, 2529, 2526, P. Potier, Cheval en liberté, le Bois de la Haye, Chevaux à la porte d'une chaumière. 2561 (au-dessous de 2528), *2561 bis, J. van Ruisdnel, paysages. 2594, 2593 (plus loin), A. van de Velde, paysage et animaux, la Plage de Schéveningue. *2373, Flinck, portr. de jeune fille. 2484, A. van der Neer, Village hollandais. 2600, W. van de Vel de, marine. 2564, van San tvoort, les Pèlerins d'Emmaus. 2571, Rokes, dit Zorg, Intérieur de cuisine. *2414, *2415, de Hooch, Intérieurs hollandais, avec de beaux effets de soleil. 2483, A. van det
Peintures.
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Neer, Bords d'un canal en Hollande. 2360, 2361 (plus loin), le Ducq, Intérieur d'un corps de garde, les Maraudeurs. 2320, 2315, Berchem, paysage et animaux, le Gué. 2597, *2596, A. van de Velde, la Famille du pâtre, paysage et animaux. *2580, Steen, la Mauvaise compagnie. 2307, Bakhuisen, le Vaisseau hollandais. 2456, J. Vermeer, la Dentellière. 2461, 2462 (plus loin), 2460, 2463, Metsu, le Chimiste, Une femme hollandaise, la Leçon de musique, Une cuisinière hollandaise. 2482, Moucheron, le Départ pour la chasse. 2450, 2447, Lingelbach, paysage, le Marché aux herbes à Rome. 2589, ter Borch, le Concert. 2602, Verkolie, Scène d'intérieur. 2306, Bakhuisen, marine. 2022, J. van der Meer de Harlem, Entrée d'auberge. 2436, Kalf, Intérieur d'une chaumière. 2490, van Niclcelle, Vestibule d'un palais. 2312, C. Bega, Intérieur rustique. 2399, van der Heyden, vue de la maison de ville d'Amsterdam. 2346, Decker, paysage.
Entre cette travée et la suivante deux vases de Sèvres.
TrayAk E. — Flamands et Hollandais (suite).
A gauche. D'abord surtout des tabl. de van Dyck : *1985, Grusset Richardot et son fils -, 1968, les Enfants de Charles I er d'Angleterre; 1963, le Christ pleuré par la Vierge et les anges ; *1975 , le Duc de Richemond; 1961 , la Vierge et l'Enfant; 1978, portr. d'un inconnu; 1965, Vénus demande à Vulcain des armes pour Enée; *1962, portr. d'une dame et de sa fille; 1973, la Vierge aux donateurs; 1964, portr. d'un homme et d'un enfant; 1983, St Sébastien secouru par les anges; 1972, *1971 (plus loin), Fr. de Moncade; 1969, Charles-Louis et Robert de Bavière; 1966, Renaud et Armide; 1970, Isabelle-Claire-Eugénie d'Autriche, infante d'Espagne et souveraine des Pays-Bas , en religieuse. — Au-dessus de ces tableaux, 2141, 2145, Snyders, le Paradis terrestre, les Marchands de poissons. — 2344, *2342 (plus loin), A. Cuyp, portr. d'enfants, le Départ pour la promenade. 2377, van Qoyen, Une rivière en Hollande. 2467, M.-J. Mierevelt, portr. d'un inconnu. 2142, Snyders, Entrée des animaux dans l'arche de Noé. *2341, A. Cuyp, paysage. 2327, Bloemaert, la Nativité. 2466, M.-J. Mierevelt, portr. d'une inconnue. *2343, A. Cuyp, la Promenade. 2144, Snyders, Chasse au sanglier. 2375, van Ooyen, paysage. 2576, Verspronck, portr. d'une inconnue. 2609, Weeniz, les Corsaires repoussés.
A droite, en recommençant à l'autre bout. 1940, 1939 (plus loin), de Champ aigne. portr. d'un inconnu et d'Arnaud d'Andilly. 2340, van Craesbeeck, l'artiste peignant un portrait. 2067, J. van Oost, St Charles Borromée pendant la peste de Milan. 1942, 1943 (pl. 1.), portr. de jeune fille et d'une inconnue. *2158, Teniers le J., Tentation de St Antoine. 1934, 1941 , de Champ aigne , portr. de deux religieuses et d'une petite fille. 2164, Teniers le J. ou plutôt le Vieux, Chasse au héron. 2369, van der Faes, dit Lelytf), portr. de femme. 2147, 2143, Snyders, Fruits et animaux, Cerf poursuivi
Baedeker. Paris. 13« édit. 8
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par une meute. *2163, Teniers le J., paysage avec figures. S. n°, Siberechts, Scène champêtre. 1953, 1954, de Crayer, St Augustin en extase, portr. équestre de Ferdinand d'Autriche, gouverneur des Pays-Bas. 2479, 2478, Mor ou Moro , le Nain de Charles- Quint, portr. présumé de Fr. Drake. 2636, Wynantê, Lisière de forêt. •2383, *mi, *2388, *2386, Fr. Hais, portr. de Descartes, la Famille van Beresteyn. 2604, Lievens, la Vierge visitant Ste Elisabeth. S. n°, Palamedes, portr. d'homme. 2642, école holl. du xvif s., Une chambre de rhétorique. 2338, van Ceulen, portr. d'un inconnu. Aux fenêtres, deux vases de Sèvres de la Restauration.
TravBb F. — Flamands et Hollandais (suite).
A dboite. 2511 , Is. van Ostade, Un canal gelé en Hollande. 2338, Bol, Philosophe en méditation. 2371, Fictoor, portT. de jeune fille. *2527, P. Pottcr, la Prairie. 2396, van der HeUt, portr. d'une inconnue. 2401, 2400 (plus loin) van der Heyden, vues d'un village et d'une ville en Hollande. *2578, Steen, Fête flamande, dans l'intérieur d'une auberge. *2330, Bol, portr. d'un mathématicien. 2395, vander HeUt, portr. d'homme. ♦2404, Hobbema, le Moulin à eau. 2405, M. d' Hondecoeter , Aigles s'abattant sur une basse-cour. 2331, Bol, portr. d'homme. *2588, ter Borch, la Leçon de musique. *2611, J. Weenix, les Produits de la chasse, œuvre capitale de l'artiste. *2403, Hobbema, paysage. 2510. Is. van Ostade, Un canal gelé en Hollande. 2130, Rubens (?), Diogène cherchant un homme.
2083, à l'extrémité de la galerie, Rubens, le Triomphe de la Religion, modèle de tapisserie.
A gauche, à partir de l'autre extrémité. A la cimaise, surtout des tabl. de Rembrandt (autres, v.ci-dessous) : 2543, Vénus et l'Amour, œuvre de jeunesse; 2544, portr. d'un vieillard; *2536, l'Ange Raphaël quittant Tobie; 2553, -portr. de l'artiste en 1634 (autre du même genre, p. 118) ; 2541, Philosophe en méditation; 2557, le Bon Samaritain; 2540, Philosophe en méditation; 2546, portr. d'homme; 2554, portr. de l'artiste en 1637; 2530, St Mathieu; 2548, étude d'un intérieur de boucherie. — Entre ces tableaux et au-dessus : ♦2558, *2557, *2559, *2560, J. van Ruisdael, Une tempête, la Forêt, le Buisson, le Coup de soleil ; 2532, Pynacker, paysage; 2305, 2304, Bakhuisen, marines; 2458, Metsu, le Marché aux herbes d'Amsterdam ; 2370, Fictoor, Isaac bénissant Jacob.
Salle tupplétnentaire des écoles flamande et hollandaise, t. p. 139.
Petites Salles, qui ont une entrée de ce côté dans la 4 e travée de la Grande Galerie et une autre à l'opposé, dans le haut de l'escalier Mollien ou des galeries françaises.
Salle IX, primitifs flamands: *2196, van der Weyden, Déposition de la croix; 2202, e'coleflam., la Salutation angélique; 2024, 2025, *2028. Memling, St Jean-Baptiste, Ste Marie-Madeleine,
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Martyre de St Sébastien, la Résurrection et l'Ascension; 2197 7 école flam., Ste Famille; s. n°, école flam., St Jérôme; au-dessus, *s. n°, Matsys, David et Bethsabée; — 1997, 1998, Oossart, dit Mabuse, portr. de Carondelet, la Vierge et l'Enfant; *2205, *2201 , 2203, ♦2200, *2198, école flam., portr. d'homme, la Mère de douleur, portr. de femme, Instruction pastorale; *2029, 2030, Matsys, le Banquier et sa femme, le Christ bénissant ; — 2202, école flam. , Vierge avec les donateurs, triptyque; 1957, Qér. David (?), les Noces de Gana; — *s. n° (à la fen.), école flam., le Christ mort.
Salle X, école allemande: 2719, *2718, 2720, Holbein le J., portr. de Richard South well, répétition ou peut-être une bonne copie de celui de Florence; Anne de Clèves, quatrième femme de Henri VIII d'Angleterre, portrait que l'artiste fit à la fin de sa vie; portr. d'un inconnu ; 2703, Cranach le V., Vénus dans un paysage ; *2737, école de Cologne (xv e s.), Descente de croix ; *2713, *2714 (plus loin), Holbein le J., Nicolas Kratzer, astronome de Henri VIII (1528); Guillaume Warham, archevêque de Cantorbéry; 2709, Durer, tête de vieillard, toile à la détrempe, sous verre ; *2724, Mignon, le Nid de pinson; 2708, Dietrich, la Femme adultère; — 2732, Rottenhammer, la Mort d'Adonis ; — 2716, Holbein le J. t portr. d'homme figé; s. n°, école allem. du xv* s., la Vierge et l'Enfant; 2741, école allem. du xrfs., portr. d'homme; 2717, Holbein leJ., Thomas More, grand chancelier d'Angleterre ; 2738 , école de Cologne du xn e s. («maître de la Mort de Marie»), la Cène, les Apprêts de la Sépulture et St François d'Assise; s. n°, école de Cranach le V., portr. d'homme; *2739, Qumpolt Oiltinger, l'Adoration des mages ; 2743, école allem. du xvi e s., portr. d'homme; — 2706 (entre les fen.), Denner, portr. de femme, d'une finesse extraordinaire; 2722, Ang. Kauffmann, portr. de la baronne de Krûdener et de sa fille. — Au milieu , une table peinte par Beham, à quatre compartiments, représentant des scènes de l'histoire de David.
Salle XI, école anglaise: s. n°, Th. Lawrence, portr. de dame, dessin; 1803, Constable, la Baie de Weymouth; 1811, 1812 (plus loin), Qaimborough, paysages; s. n°, Romney, portr. de sir J. Stanley; 1298 bis, J. Russell, portr. de petite fille avec un panier de cerises, pastel; 1806, Beechey, Frère et sœur; 1805 bis, Bonington, la Vieille gouvernante; 1802, 1801, Comtable , Y Arc-en-ciel, paysage; 1813, 1813A, Lawrence, portr. de lord Withworth et de Jul. Angerstein et de sa femme; 1817, Raeburn, portr. d'un invalide de la marine; s. n°, R. Wilson, paysage; 1812 bis, Hoppner, portr. de la comtesse d'Oxford; 1816, Opie, la Femme en blanc; 1814, Morland, la Halte; 1808, 1807 (plus loin), Bonington, Mazarin et Anne d'Autriche, François I er et la duchesse d'Etampes ; 1818, Ramaay, portr. de Charlotte-Sophie de Mecklembourg-Strelitz, princesse de Galles ; 1810, Bonington, Vue de Venise.
Salle XII, école française, œuvres de Loueur, particulière-
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ment une série de 21 grands tableaux (deux dans la salle XI) représentant les principaux traits de la vie de St Bruno. On remarquera surtout le n° 584, la Mort de St Bruno.
«La lueur d'un cierge unique fait glisser ses reflets blafards sur ces frocs blancs, semblables à des suaires, sur ces murs blanchis comme les parois du sépulcre, sur ce plancher nu, qui rappelle les ais d'une bière, et une tristesse pénétrante se dégage de eette toile presque monochrome».
Salle XIII, école française, encore des toiles de Lenteur, surtout des peintures exécutées pour l'hôtel Lambert (p. 215), des scènes de la vie de l'Amour , des Muses , Phaéton , Ganymède. 805 , 804, Hubert Robert, Vue d'un parc; Temple circulaire surmonté d'un pigeonnier.
Puis l'escalier des galeries françaises mentionné p. 80 et, à dr., la galerie suivante. Dans l'escalier, un Rvbens , fait comme modèle de tapisserie, Elie servi par un ange.
Galerie française du XVII e s. ou salle XIV. De dr. à g. : 730, Nie. Poussin, Bacchanale. 57, 56 (ap. 742), Valentin, le Jugement de Salomon, l'Innocence de Suzanne reconnue. 742, Poussin, Apollon amoureux de Daphné, inachevé. 513, Lebrun, Entrée d'Alexandre à Babylone , grand modèle de tapisserie, comme les num. 509-512, qu'on verra ensuite. 558, Lesueur, Apparition de Jésus à la Madeleine. 504, Lebrun, Martyre de St Etienne. 556, Lesueur, Jésus portant sa croix, qui «attendrit par sa tristesse sympathique et son accablement profond». 713, Poussin, Ste Famille. 494, Lebrun, l'Adoration des bergers. 740, 709, 710, 706, Poussin, Orphée et Eurydice , a parfait modèle de paysage historique » ; les Israélites recueillant la manne, les Philistins frappés de la peste, deux tableaux particulièrement remarquables ; Moïse sauvé des eaux. 562 , Lesueur , Apparition de Ste Scholastique à St Benoît. 502, Lebrun, le Christ mort sur les genoux de la Vierge. 434, J. Jouvenet, Résurrection de Lazare, une des meilleures toiles de l'artiste et des plus caractéristiques. *560, Lesueur, la Prédication de St Paul à Ephèse, un des chefs-d'œuvre de l'artiste, la figure principale d'après Raphaël. 511, Lebrun, la Tente de Darius, de la série mentionnée ci -dessus. 715, Poussin, les Aveugles de Jéricho. *313, 312, Claude Lorrain, Port de mer au soleil couchant, la Fête villageoise. 726 , 712, Poussin, le jeune Pyrrhus sauvé, l'Adoration des mages. 59, Valentin, Un concert. 433, Jouvenet, la Pêche miraculeuse. 724, Poussin, l'Enlèvement des Sabines. 497, 501 (en bas), Lebrun, le Christ servi dans le désert par les anges, le Crucifix aux anges. 529, Cl. Lefebvre, portr. d'un maître et de son élève. 323 , 315 , Cl. Lorrain , Entrée d'un port , David sacré roi. 707, Poussin, Moïse enfant foulant aux pieds la couronne de Pharaon. 456, Laur. de Lahire, le Pape Nicolas V devant le corps de St François d'Assise. *317, Cl. Lorrain, Port de mer. 790, Rigaud, portr. de l'architecte Rob. de Cotte. 557, Lesueur, la Descente de croix. •510, Lebrun, la Bataille d'Arbeiles. 322, CL Lorrain, le Gué.
Peintures. PARIS. Rive dr. 2. 117
Entre les deux portes : 52, Bon Boulogne, St Benoît ressuscitant un enfant; 555, Lesueur, la Salutation angélique.
318, Cl. Lorrain, Un port de mer. 736, Poussin, le Printemps ou le Paradis terrestre. 780, Rigaud, la Présentation au temple. 737, 729, Poussin, l'Eté ou Ruth et Booz, Bacchanale. 325, 324, Cl. Lorrain, le Pas de Suse , le Siège de la Rochelle. 977 , Vouet, la Richesse. 738, 727, 721, 739, Poussm, l'Automne ou la Grappe de la terre promise, un des plus beaux paysages du peintre; Mars et Vénus, St Jean baptisant le peuple , l'Hiver ou le Déluge. 512 , Lebrun, Alexandre et Porus. 722, 720, Poussin, le Ravissement de St Paul, la Mort de Saphire. 543 A, 544 (attribué), Lenain, Réunion de famille , Procession dans une église. 782 , Rigaud, Philippe V d'Espagne. 716, 714, Poussin, la Femme adultère, Ste Famille. 515, Lebrun, la Mort de Méléagre. *314, Cl. Lorrain, le Débarquement de Gléopâtre à Tarse. 735, Poussin, le Temps soustrait la Vérité aux atteintes de l'Envie et de la Discorde. 24, 23, Blain de Fontenay, Fleurs et fruits. *316, Cl. Lorrain, Ulysse remet Chry-
séis à son père. *734, Poussin, les Bergers d'Arcadie.
Chef-d'œuvre de composition , mais d'une exécution un peu molle. «Ce tableau exprime avec une naïveté mélancolique la brièveté de la vie. La rencontre d un tombeau réveille parmi des jeunes patres et une jeune fille l'idée oubliée de la mort.»
♦628, Mignard, la Vierge à la grappe. *711, 705, Poussin, le Jugement de Salomon, très célèbre, plein d'expression ; Moïse sauvé des eaux. *781, Rigaud, Louis XIV, excellent portrait. 452, L. de Lahire, la Vierge et l'Enfant. 514, 498, Lebrun, la Chasse de Méléagre et d'Atalante, Entrée de J.-C. à Jérusalem. 971, 978, Vouet, la Présentation de Jésus au temple, la Foi. 505, Lebrun, la Madeleine, peut-être le portr. de Mlle de la Vallière, maîtresse de Louis XIV. 530, Cl. Lefebvre, portr. d'homme. 540, Lenain, Un maréchal dans sa forge. 500, Lebrun, Jésus élevé en croix. 311, Cl. Lorrain, Vue du Campo - Vaccino. 732, Poussin , le Triomphe de Flore. ♦310, Cl. Lorrain, Vue d'un port, effet de soleil levant. 634, 630, P. Mignard, Ste Cécile, Jésus sur le chemin du calvaire. 509, Lebrun, le Passage du Granique. 483, Largillilre, portr. du comte de la Châtre. *704, Poussin, Eliézer et Rébecca, «une des plus aimables et des plus gracieuses compositions du Poussin». 499, Lebrun, Jésus portant sa croix.
Au milieu, des tableaux de van der Meulen: 2039, le Passage du Rhin; 2046, Bataille à l'entrée d'une forêt; 2035, Entrée de Louis XIV à Arras; 2036, vue de Lille, etc.
Nous entrons plus loin dans une haute salle à coupole, au milieu de laquelle est un grand vase de Sè\res, la
Salle des portraits ou salle XV. Elle contient une collection de portraits d'artistes, tableaux et bustes. Un certain nombre ont été pris dans les autres salles , où il y en a cependant encore , mais la plupart proviennent d'ailleurs et n'ont guère de valeur qu'au point
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Le Louvre.
de vue historique. Ils portent des inscriptions. On remarquera particulièrement les suivants, de dr. à g.
373, Et. Jeaurat, par Qreute. 640, P. Mignard, par lui-même. 526, Jos. Vernet, par Mme U Brun. 214, Delacroix, par lui-même. 524, Hubert Robert^ par Mme le Brun. *2552, Rembrandt, son portrait avee une chaîne d'or. — 1148, le Ouerchin (Barbieri), par lui-même. 1944, Fr. Mantari et Cl. Perrault, par Ph. de Champ aig ne. 1380, Maratta, par lui-même. 476, David, le peintre par Langloi*. 482, Lebrun, par Largillière. — 760, P. Puget, par Fr. Puget. 147, Courbet (l'Homme à la ceinture de cuir), par lui-même. «521. Mme le Brun, avec sa fille, par elle-même. — 183, Ch. Coypel, id. — 4(12, Nie. Coustou, par Largillière.
Au plafond, des peintures de Ch. Muller: 4 époques de l'art en France, celles de St Louis, François 1 er , Louis XIV et Napoléon 1 er .
Nous passons encore la grande salle latérale (p. 119), qui contient des œuvres plus récentes , pour visiter d'abord la
Galerie française du XVIII e s. ou salle XVI. A dr. 180, Ch.- Ant. Coypel, Persée délivrant Andromède. 411, Huet, Chien attaquant deux oies. 902, L.-Mich. van Loo, portr. de Soufflot, avec deux dessins de l'architecte. 42 (plus loin), Boucher, le But. 170, A. Coypel, Esther devant Assuérus. 465-462, Lancret, les Saisons. 275, J. Dumont, dit le Romain, Mme Mercier, nourrice de Louis XV, et sa famille. 34, Boucher, sujet past( ral. 224, Desportes, portr. d'un chasseur. 9, Aved, portr. du marquis de Mirabeau. 798, 808, Hub. Robert, la Maison Carrée, les Arènes et la Tour Magne à Nîmes; Ruines d'un temple. 935, 936 (plus loin), Y émet, Pont et château St-Ange, Pont Rotto. 375, 374, Qreuze, têtes de jeunes filles. 896, J.-B. van Loo, Diane et End y m ion. 900, Ch. van Loo, portr. de Marie Leczinska. 33, 30, 31, 32, Boucher, la Musette, Diane au bain, Vénus commandant à Vulcain des armes pour Enée, Bergère endormie. 99, Chardin, la Pourvoyeuse. 809, 797, H. Robert, paysage; l'Arc de triomphe d'Orange, avec le théâtre de cette ville et les monuments de St-Remy. — 666, 671, Oudry, Chienne et Chien. 97, 94, Chardin, le Singe antiquaire, Ustensiles de chasse. 863, Taraval, Triomphe d'Amphitrite. 668, Oudry, Chien gardant du gibier. 658, Sattier, Mme Adélaïde, fille de Louis XV. 520, Boilly, l'Arrivée d'une diligence. 520, Mme le Brun, la Paix ramenant l'Abondance. 222, de Marne, Foire. 913, J. Vernet, Clair de lune. 766, Raour, Pygmalion et Galatée. 261, Drolling, intérieur d'une cuisine.
Mur du fond. 194, David, Paris et Hélène. 370, 372 (après la porte), Qreuze, la Malédiction paternelle, le Fils puni. 448, Lagrente, Enlèvement de Déjanire.
Côté g., en revenant. 381, Qreuze, portrait de l'artiste. 43, 44, Boucher , la Toilette de Vénus, Vénus désarmant l'Amour. *369, Qreuze, l'Accordée de village, regardée comme son chef-d'œuvre. 884, Fr. de Troy, la Toilette d'Esther. 35, Boucher, sujet pastoral. Dans le bas, plusieurs Chardin. 678, J. Parrocel, Passage du Rhin par l'armée de Louis XIV. 799, 807, H. Robert, Intérieur du temple de Diane à Nîmes, Ruines d'un portique. 899, Ch. van Loo, Halte de chasse.
Peintures
PARIS
Rivedr.2. 119
865, Tocque, portr. de Marie Leczinska. 803, H. Robert, le Portique d'Octavie. *92 (au-dessous), Chardin, le Bénédicité, sa meilleure œuvre. *982, Ant. Watteau, l'Embarquement pour Cythère, d'un «coloris tendre, vaporeux, idéal, si bien choisi pour un rêve de jeunesse et de bonheur». 91, Chardin, la Mère laborieuse. 802, 810, 800, H. Robert, le Portique de Marc-AurèLe, Intérieur de parc, le Pont du Gard. *372, Oreuze, la Cruche cassée, la plus populaire de ses œuvres. 923, J. Vemet, paysage. 45, Boucher, pastorale. 638, Mignard, le Grand Dauphin, flls de Louis XIV, et sa famille. 921, J. Vemet, paysage. 89, 90 (plus loin), Chardin, Intérieur de cuisine ; Fruits et animaux. 36, Boucher, Vulcain présentant à Vénus des armes pour Enée. 90, Chardin, Fruits et animaux. 229, 245, 249, 230, Desportes, Chiennes, Fruits et gibier, portr. de l'artiste, Chiens. S. n°, Boucher, Scène d'intérieur. 670, Oudry, la Ferme.
Entre les deux portes, 835, Santerre y Suzanne au bain. 938, J. Vemet, marine. 853, Subleyras, la Madeleine aux pieds du Christ.
Nota. Ceux qui voudront suivre tout à fait l'ordre chronologique dans l'étude de l'école française devront encore aller voir, avant la suivante, la salle des Sept-Cheminécs, comme il est dit p. 130 et 123. Pour avoir plus court, nous rentrons dans la salle des portraits et nous tournons à gauche.
Salle française du XIX e 8. ou salle VIII, l'anc. salle des Etats, construite pour servir à l'ouverture des Chambres et complètement transformée. La partie supérieure présente une décoration luxueuse, mais d'un goût contestable. On sait déjà (p. 109) qu'elle communique à r autre extrémité avec la grande galerie. Nous commençons à dr. en venant de la salle des portraits (p. 118). — 140 et, plus loin, 139, Corot, Vues de Rome. *250, Eug. Deveria, Naissance de Henri IV, * aurore d'un coloriste qui n'eut pas de jour». *'207, Eug. Delacroix, Dante et Virgile aux enfers, «toile ardente et sombre, éclairée d'un jour infernal». 415, 419, Ingres, le Christ remettant les clefs à St Pierre , Roger délivrant Angélique. 147, Courbet, Remise de chevreuils. 641, Millet, l'Eglise de Gréville. 702, Pils, Rouget de l'Isle chantant la Marseillaise. 363, Qleyre, les Illusions perdues. 156, Couture, les Romains de la décadence. 615, Marilhat, ruines de la mosquée du sultan Hakem. 841, Ary Scheffer, St Augustin et Ste Monique. 418, Ingres, portr. de Chérubini. 390, Gros, François 1 er et Charles-Quint visitant l'église de St-Denis. 138, Corot, Une matinée. *417, Ingres, Homère déifié, ancien plafond, «chef-d'œuvre simple et tranquille, composé comme un bas-relief». 145, Courbet, Combat de cerfs. 744, Prud'hon, le Christ en croix , inachevé. 426, 427, Ingres, portr. de M. et Mme Rivière. 643, Millet, le Printemps. S. n°, Ingres, portr. de M. Berlin. 956, H. Vemet, la Barrière de Clichy, défense de Paris en 1814. *<S89, Troyon, Bœufs se rendant au labour. S. n°, David, portr. de Mme Morel de Tangry et de ses deux filles. 610, Lethière, la Mort de Virginie. 817, L. Robert, Retour du pèlerinage à la Madone de l'Arc. 748, Prud'hon, Entrevue de Napoléon 1 er et de François II
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PARIS
Le Louvre.
après la bataille d'Austerlitz. — +847, Th. Rousseau, Sortie de la forêt de Fontainebleau. 443, de la Berge, Arrivée de la diligence dans un bourg de Normandie. 958, H. Vemet, Raphaël au Vatican. — Au-dessus de la porte, 142, Couder, le Lévite d'Ephraïm.
De l'autre côté de la porte de la grande galerie, à dr. en venant de là: 185, 184, Daubigny, le Printemps, les Vendanges en Bourgogne. *216, P. Delaroche, Mort de la reine Elisabeth d'Angleterre. «La tête et la pose de la* reine sont superbes de sentiment, de caractère et de composition,*- 816, Leop. Robert, les Moissonneurs dans les marais Pontins. 840, A. Scheffer, la Tentation du Christ. 211, Delacroix, Noce juive Vu Maroc. 200 bis, David, portr. de Mme Chalgrin* *§jJ0j 'Xroyim, le Retour à la ferme. 305, Fromentin, Chasse au faucon. ejilÀjgérie. 609, Lethière, Brutus condamnant ses fils. 210, Delacroix, Femmes d'Alger. 147, Courbet, la Vague. 123, Chintreuil, l'Espace. 50bis, Bouchot, le 18 brumaire ou Chute du Directoire (9 nov. 1799). *213, Delacroix, Prise de Constantinople par les croisés. 141, Corot, paysage. 209, Delacroix, le 28 juillet 1830. 408, Heitn, sujet tiré de l'histoire des Juifs par Josèphe. 199, David, portr. inachevé de Mme Récamier, qui fut célèbre pour sa beauté* 14; Belly, Pèlerins allant à la Mecque. 217, Delaroche, les Enfants d'Edouard (Ed. IV d'Angleterre). »389, Gros, Napoléon I er parcourant 'le ehamp de bataille d'Eylau. 212, Delacroix, le Naufrage (la Barque)! de Don Juan, d'après Byron. 957, H. Vemet, Judith et Holopherne. Ulbis, Corot, Souvenir d'Italie. 644, Millet, les Glaneuses, dans le genre à la fois réaliste et poétique du fameux « Angélus», de-eet artiste, mort. méconnu. 830, Th. Rousseau, Marais dans les Landes. *208, X>eUicroix, Massacre de Scio. 770, H. Regnault, le Général lîrim.
Nous fetraversons maintenant la galerie française du xvni e s. (p. 115), puis l'escalier Daru*(p.80), où nous remontons du côté g., en passant devant la Victoire de Samothrace (p. 95), pour entrer dans la
Rotonde d'Apollon, uné sorte de vestibule. Au centre est un beau vase en marbre blanc , copié d'un antique du Vatican , au milieu d'une belle mosaïque moderne , par Fr. Belloni. Au plafond , le Soleil (chute d'Icare) et les quatre Eléments, figurés par des sujets de la Fable, de Blondel et de Couder. — A dr., la
♦Galerie d'Apollon. Cette galerie , qui a une belle porte en fer ouvré du xvn e s., fut construite sous Henri IV, incendiée en 1661, sous Louis XIV , reconstruite alors d'après les dessins de Ch. Lebrun, qui n'en put terminer la décoration, abandonnée ensuite pendant longtemps, au point qu'elle menaçait ruine, et achevée de 1848 à 1851. C'est incontestablement la plus belle salle du Louvre. Elle doit son nom à la grande peinture du milieu , par Eug. Delacroix, Apollon vainqueur du serpent Python. La voussure au-dessus de l'entrée est décorée d'un Triomphe de la Terre par Guichard, d'après
Gai. d'Apollon. PARIS
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Lebrun. La voûte est divisée en cinq grands cartouches , retraçant la marche du jour. Quatre autres cartouches, sur les côtés de celui du centre, représentent les saisons et douze médaillons en camaïeu, les mois de Tannée. Les grands sujets sont, la Nuit ou Diane, par Lebrun; le Soir ou Morphée, aussi par Lebrun; l'Apollon déjà nommé; Castor ou l'Etoile du matin, par A. Renou; l'Aurore, par Ch.-L. Mùller, d'après Lebrun. La voussure de la fenêtre, qui représente le Triomphe des Eaux (Neptune et Amphitrite) , est par Lebrun lui-même. Les panneaux des murs sont ornés de 28 *portraits de souverains et d'artistes français en tapisserie, exécutés aux Gobelins. Au milieu ettout autour sont des tables et d'autres meubles superbes du temps de Louis XIV, plus des vitrines contenant les gemmes, les joyaux, les émaux et l'orfèvrerie. — Belle vue des fenêtres. La porte du fond, à dr., donne entrée dans le Salon Carré (p. 101).
♦♦Gemmes, joyaux, émaux et obpèvbeeie. — Les vitrines ayant été remaniées et les objets n'étant pas tous placés définitivement ni catalogués, nous donnons seulement sous réserve quelques indications sommaires.
l re table, *châsse de St Potentien, travail allemand du xn e 8.
ire vitrikb (au milieu). Rangée du haut: bassins ém ai liés d'origine vénitienne, aux deux extrémités ; reliquaire du bras de Charlemagne, du xii e 8.; coffret dit de St-Louis, du xm e s.; coffret émaillé du xiv e s. ; ♦amazone à cheval, Centaure enlevant une^ femme, en argent doré, du xvi e s. — Rangée du milieu, du côté de la fenêtre : volutes de crosses émaillées du moyen âge; baisera de paix des xv e etxvi e s.; Vierge-reliquaire en argent du xv e s.; ostensoir cylindrique en argent du xv e s. ; autre Vierge-reliquaire du xve a , . gcyphus ou ciboire du xm e s. ; ostensoir cylindrique, du xv e s. — Rangée du bas: à l'extrémité de dr., puis en face de la fenêtre, 2 anges -reliquaires et d'autres objets de la chap. de l'ordre du St- Esprit au Louvre, mais du xv e s., et par conséquent antérieur à la fondation de Tordre, par Henri III (1579), en argent doré; petites châsses émaillées de l'époque romane. — De l'autre côté de la vitrine, des vases émaillés des reliquaires, etc.
II e vitrine, surtout des objets du xvi e s. : *baiser de paix de la chap. du St-Esprit, avec des émaux et des rubis ^ *ciboire dont la coupe est en cristal, le pied et le couvercle en argent dore, ciselé et orné de camées et de pierres fines ; *bagues ; *bijoux (en haut); *coupes en sardonyx, aiguière en -istal de roche, en forme d'animal chimérique; urnes qui ont appartenu à Hazarin, etc.
III e vitrine, particulièrement aussi des objets du xvi e s. Rangée du haut: *nacelle en lapis, vases en cristal de roche, tels qu'un *hanap et des *aiguière8 avec des gravures très remarquables, qu'on voit mieux de l'autre côté, par transparence, l'une des aiguières aussi avec une anse garnie d'émaux et de rubis; puis des drageoirs en jade de Hongrie. — Rangée du milieu, en revenant sur ses pas : *buire en sardonyx, avec monture émaillée; bustes des Césars, les têtes en pierres fines ou en cristal; coupe d'agate ornée de camées (au milieu); diverses autres eoupes également remarquables par leurs montures. — Rangée du bas: *buires en agate, cassolette en jaspe vert, avec émaux, vase de jaspe (rouge), orfèvrerie attribuée à Benv. Cellini (xvi e s.); à l'extrémité, une *aiguière faite d'un vase antique, avec monture excessivement remarquable, à dr., une *coupe de sardonvx dont l'anse est un dragon enrichi de diamants, de rubis et d'opales; a g., une autre coupe du même genre. — De l'autre côté, encore des vases fort remarquables.
IV e vitrine, dite des diamants dt la Couronne, parce qu'elle contient les joyaux réservés lors de la vente des anciens diamants de ce nom, en
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1887. L'attention y est d'abord attirée par le **Régent> le plus beau diamant connu, pesant 136 carats (env. 28 gr.) et estimé de 12 à lo millions. A dr., le *Magarin % autre gros diamant, à reflet rose et surnommé pour cela «Fleur de pêcher». Entre les deux, un gros •rtiWs, dit la *C6te de Bretagne*, taillé en dragon. Devant, Vépée militaire faite pour Napoléon I er et enrichie de pierreries, d'une valeur d'env. 2 millions. Dans le fond: à dr., la couronne de Louis X V, fac-similé en pierres fausses ; à g., la couronne de Napoléon i* r , imitée de celle de Charlemsgne, mais avec pierres antiques; entre les deux, le ^monument commémoratif de la paix de Teschen (1779), ouvrage allemand très remarquable; devant, la montre donnée par le dey d'Alger à Louis XIV, une broche dragon- perle et un éléphant de l'ordre danois de ce nom. Du côté g., la châtelaine de Catherine de Médias , en diamants.
V e vitrine, objets des xvi e xvn e s. Rangée du haut: vases en cristal de roche. — Rangées du milieu et du bas: coupes et buires en sardoine, en agate et en jaspe, avec émaux, etc. Au milieu, *J.-C. attaehé à la colonne, statuette en jaspe sanguin, sur un magnifique pied.
VI e vitrine, à g. dans le fond. A g. : une •Vierge-reliquaire du commencement du xiv e s., en argent doré et émaillé; derrière, un tableau-reliquaire du xm e s., imité d'un travail byzantin, et un bas-relief en argent repoussé, du xn e s. Au milieu : vases antiques en porphyre et en sardonyx, transformés au xn e s. , vase d'Aliénor ou Eléonore d'Aquitaine, femme de Louis VII de France, puis de Henri II d'Angleterre, en cristal de roche antique, monté aussi au xn e s.; sur le devant, un calice en argent émaillé du xiv e s. , et la patène de Suger, abbé de St- Denis (xn e s.); à dr., le *bras-reliquaire de St Louis de Toulouse, du xiv e s., en vermeil et émaillé, la main avec un anneau orné d'un saphir; reliquaire de St-Henri, du xu e s. ; croix-reliquaire française de la fin du xii e s. et plaque en argent repoussé aussi du xu e s.; bas -reliefs byzantins faits au repoussé.
VII e vitrine, à dr. dans le fond: cassette d'Anne d'Autriche, orfèvrerie de la chapelle de l'ordre du St-Esprit déjà mentionnée.
Devant la fenêtre, un magnifique *bureau de. Louis XV, par Biesener, avec bronzes par Hervieux.
Les vitrines devant les fenêtres et au mur de l'autre côté contiennent surtout des émaux. La collection du Louvre passe pour la plus riche de l'Europe. Il y en a aussi une très riche au musée de Cluny (p. 217).
V émail proprement dit est un verre coloré par des oxydes métalliques, qui le laissent transparent ou le rendent opaque, et avec lequel sont décorées des plaques de métal, désignées elles-mêmes sous le nom d'émaux. Ces émaux sont dits cloisonnés lorsque l'émail est fondu dans des compartiments formés sur la plaque par des lames métalliques, champlevés quand les compartiments ont été creuses dans l'épaisseur du métal, translucides dans le cas où le fond est ciselé comme un bas-relief, et peints si la plaque est entièrement recouverte d'émaux. Les cloisonnés et les champlevés sont de l'époque byzantine et du moyen âge et les translucides ont été inventés au xv e s. L'art de la peinture en émail fut surtout eultivé à Limoges dès le xn e s., atteignit son apogée au xvi e s. et se perdit au xvin e s. Les peintres émailleurs les plus renommés furent Nardon Pénicaud, Léonard Limosin, Jean et Pierre Courteys et Pierre Reymond (v. aussi p. 220 221).
I re fenêtre, près de l'entrée: émaux translucides des xiv e et xv e s., •boîte d'évangéliaire en or repoussé et ornée d'émaux, ouvrage byzantin. — II e pénètre: émaux champlevés des xn e -xiii e s., de fabriques rhénane et limousine. — III e fenêtre, *émaux peints de l'atelier des Pénicaud. — IV e fenêtre, émaux du même atelier. — V e fenêtre, 'orfèvrerie: chaînes, croix, coffrets, étuis, médaillons avec miniatures, bagues, pendeloques et autres bijoux, dont beaucoup, avec des perles ou des pierres précieuses; camées, intailles, etc. — VI e fenêtre, émaux limousins. — VII e fenêtre, objets ayant servi au sacre des rois de France: épée de la fin du xii e s.; agrafe de manteau, du xiv e s. , et éperons, du xn e s. ; •sceptre de Charles V(xiv e s.), main de justice des rois de la 3 e race,
Bijoux. PARIS. Rive dr. 2. 123
bague dite de St Louis; livre d'heure de Catherine de Médicis; miroir et bougeoir de Marie de Médicis, garnis de sardoines et d'agates taillées et gravées, donnés à la reine par les Etats de Venise ; dague des grandsmaîtres de Tordre de Malte (xvi^s.). — VIII e -XH e fbnbtbes, émaux limou sins, des xvi e et xvii e s.
XIII e -XVH e vitrines, en face des fenêtres, suite des émaux limousins, en particulier de L. Limosi* y dans la 2 e , la 3 e et la 4 e . Dans la dernière aussi de l'orfèvrerie, surtout le *bouclier et le *morion (casque) de Charles IX de France, en or émaillé, du xvi e s. ; une aiguière et un plateau en argent repoussé et ciselé représentant l'expédition de Charles-Quint eontre Tunis.
Nous retournons à la rotonde et nous passons à dr., dans la
Salle des Bijoux. Ici sont exposés des bijoux antiques très précieux, qui nous montrent en particulier la perfection extraordinaire que l'orfèvrerie avait atteinte chez les Etrusques. On y voit en outre quelques autres antiques de grande valeur, telles que les casques de la i n vitrine du milieu , et les objets en argent de la 2 e .
ire vitkimb du milieu. Dans le haut, 3 couronnes en or, surtout, du côté de la rotonde, un *diadème gréco-étrusque «considéré comme un monument d'orfèvrerie unique et presque inimitable». Puis un casque gaulois en fer doré et émaillé, d'époque romaine, trouvé dans la Seine; un casque étrusque de forme eonique, avec une couronne d'or et surmonté d'ailerons, et un carquois en or. — Au-dessous, d'autres couronnes en or, des colliers en or, en argent, en émail, en pierre dure, quelques-uns avee des pendants artistement travaillés, parmi lesquels on remarquera surtout, du côté de la Seine , *198 (5 e écrin du 2 e rang) , un collier d'or étrusque, avec une tête barbue, peut-être de Bacchus, portant des cornes et des oreilles de bœuf, la barbe recouverte de granules excessivement fins et réguliers et les cheveux faits de fils ténus tournés en spirale; puis les bijoux du 4 e écrin de l'autre côté, en continuant de faire le tour.
II e vitrine du milieu, *trésor de Bosco- Reale y près de Pompéi, 94 pièces d'argenterie nouvellement découvertes, données au musée par M. Edm. de Rothschild, et du nombre des pièces si bien conservées qu'on pourrait ne pas les croire antiques. Ce sont des ouvrages alexandrins , grecs et romains, du eommenc. du I er s. de notre ère, trouvés sur l'emplacement d'une villa détruite par l'éruption du Vésuve en l'an 79.
Vitrine du mur: objets en argent, *Cérès à bras mobiles; masques antiques du trésor de Notre-Dame-d'Alençon; anneaux grecs et romains; pendants d'oreilles étrusques de Vols In ii (Bolsène).
Du côté de la cour. Petite vitr. à la fenêtre, *tiare de Saitapharnès, magnifique ouvrage en or à bas-reliefs au repoussé, qui passe pour avoir été donnée au roi sarmate Saïtapharnès par la colonie grecque d'Olbia, sur le Borysthène (Dniéper), au m e s. av. J.-C, mais dont l'authenticité a été contestée. Au-dessous, un *collier et deux *couvre-oreilles de style grec et de même provenance. — Vitr. de dr. : fibules; bracelets en or et en bronze. — Vitr. de g. : bagues en or, avec et sans pierres gravées; colliers et pendants d'oreilles en or; fibules en bronze.
Du côte de la Seine. l re vitr. : intailles ; anneaux en bronze et en or; bracelets divers. 2 e vitr. : camées, intailles; phalères ou ornements qu'on mettait aux chevaux, etc. 3 e vitr. : colliers en or, plaques d'or repoussées, pendants d'oreilles. 5 e vitr. : vases en argent du trésor de Notre-Dame-d'Alençon.
Peintures décoratives de cette salle, par Mauzaisae: au plafond, le Temps montrant les ruines qu'il fait et les chefs-d'œuvre qu'il laisse découvrir; aux voussures, les Eléments. — Ensuite la
Salle dee Sept-Cheminées ou salle III de la peinture. Elle contient une partie des tableaux les plus remarquables des "peintres français du xix* s. ou de l'Empire et de la Restauration.
124 Rive dr. 2.
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Le Louvre.
De g. à dr. : *188, 187, L. David, les Sabines, un de ses meilleurs ouvrages; Léonidas aux Thermopyles. 360, Girodet-Trioson, le Déluge. 751, 747, Prud'hon, l'Impératrice Joséphine, la Justice et la Vengeance poursuivant le Crime. *338, Ge'ricault, le Radeau de la Méduse, tableau qui causa du scandale dans le monde artistique à son apparition, en 1819, où l'on ne considérait encore comme dignesde la peinture d'histoire que les sujets de mythologie et d'antiquité classique. 392, Gros, le Général Fournier-Sarlovèze. 746, Prud'hon, l'Assomption. *202bis, David, le Couronnement de Napoléon 1 er . *522, Mme le Brun, portr. de l'artiste et de sa rîlle. *198, 202, David, portr. de Pie VII (1805), portrait de l'artiste. *526, Mme le Brun, MmeMolé-Raymond. 343, Géricault, Carabinier. *337, Gérard, la Marquise de Visconti.
*328, Gérard, Psyché reçoit le premier baiser de l'Amour. S. n°, Gros, Christine Boyer, première femme de Lucien Bonaparte. 393, Guérin, le Retour de Marcus Sextus (nom imaginaire). *756, Prud'hon, l'Enlèvement de Psyché, chef-d'œuvre qui a surtout valu à l'artiste le surnom de «Corrège français». 362, Girodet-Trioson, Atala portée au tombeau (roman de Chateaubriand). *388, Gros, Bonaparte visitant les pestiférés de Jaffa. 332, Gérard, portr. du peintre Isabey et de sa rîlle. 396, Guérin, Pyrrhus prenant sous sa protection Andromaque et ses enfants.
Les salles à l'opposé, seront décrites p. 131. A g. de l'entrée, la
Salle Henri II ou salle II , qui a un plafond de Blondel, le Différend de Neptune et de Minerve , Mars et la Paix. Elle contient encore des tableaux de peintres français, en partie mal éclairés. A dr. de la porte: 834, St-Jean, la Récolte de fruits; 17, Benouville, St François d'Assise transporté mourant à Ste- Marie -d es- Anges; *83, Brascassat, paysage et animaux; s. num. , Ingres, 3 esquisses, dont une d'un plafond de l'anc. hôtel de ville, l'Apothéose de Napoléon; 143, Courbet, l'Enterrement à Ornans; 833, St- Jean, les Fleurs dans les ruines; 420, Ingres, Jeanne d'Arc au sacre de Charles VII; 82, Brascassat, le Taureau; 361, Girodet-Trioson, le Sommeil d'Endymion, que Phébé visite sous la forme d'un rayon de lune; 120, Chassériau, le Tepidarium; 359, V. Giraud, le Marchand d'esclaves; 14, J.-H. Belloc, portr. de sa femme et de sa fille; s. num., P. Delaroche, la Jeune martyre; JJ. Vemet, portr. d'Isabey; Bellangé et Dauzats, Un jour de revue aux Tuileries (1810); 416, Ingres, la Vierge à l'hostie; 771, Regnault, Exécution sans jugement. — Belle vue de la fenêtre voisine. — La salle suivante renferme la
Collection la Case (salle I). Cette riche galerie a été léguée au musée en 1869, à la condition que les tableaux n'en seraientpas disséminés. — Nous faisons le tour de g. à dr. ; en partant de la porte du côté de l'escalier Henri H (p. 95), on commencerait au second alinéa.
2208, école flamande, portrait de vieille femme. *2454, A'ic. Maes, le Bénédicité. 2515, Is. van Ostade, paysage, effet d'hiver.
Peintures
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2175, Teniers le Jeune, Intérieur de tabagie. 659, Nattier, portr. de Mlle de Lambesc et du jeune comte de Brionne. 1468, le Tintoret, Suzanne au bain. 2177, Teniers, Tabagie. 471, Lancrct, le Gascon puni, d'après les contes de Lafontaine. *2170, Tenter», Kermesse. ♦491, Largillière, portr. du peintre, de sa femme et de sa fille. 2184, 2187,2176, Teniers, le Ramoneur, paysage, Tentation de St Antoine. 106, 103, Chardin, Nature morte, le Château de cartes. 1914 (très petit), Adr. Brauwer, Homme taillant sa plume. *1 925, /. Brueghel, dit Br. de Velours, le Pont de Talavera. 2179, Teniers, le Quêteur. ♦2385, Fr. Hais, portr. de femme. *792, Rigaud, portr. de J.-F.-P. de Créqui, duc de Lesdiguières , enfant. *983, Watteau, Gilles et d'autres personnages de la comédie italienne. *1041, école française (xvm e s.), portr. de femme. 2337, Brekelenkam , la Consultation. 2174, Teniers, Fête villageoise. 292 (ovale), J.-H. Fragonard, l'Heure du berger. 2550, Rembrandt, Baigneuse. 2017, Jordaenu, Repas mythologique. 548, le Nain, Repas de paysans. 1995, J. Fyt, Gibier et engins de chasse. 2121 , 2127, 2120, Rubens, esquisses et étude. 1311, L. Oiordano, la Mort de Sénèque. *2384, Fr. Hais, la Bohémienne. 488, Largillière, portr. du président de Laage. 376, Greuze, tête déjeune fille. 115, Chardin, le Panier de raisins. 991, Watteau, Jupiter et Antiope.
105, Chardin, Nature morte (il y en a encore d'autres plus loin)* 1979, A. van Dyclc, tête de vieillard, esquisse. 2402, J. van der Heyden, paysage. *1916, Adr. Brauwer, le Fumeur. 2707, Denner, portr. de vieille femme , remarquable par la finesse. 2573, Zorg y Intérieur flamand. 2513, Is. van Ostade, le Toit à porcs. 791, Rigaud, portrait du cardinal de Polignac. 46, Boucher, Vénus chez Vulcain. 1469, le Tintoret, la Vierge, l'Enfant, des saints et le donateur. 986, Watteau, Assemblée dans un parc. 2132, école de Rubens, portr. de femmejouant de la mandoline. 2634, Ph. Wouwerman, les Pèlerins. 987, Watteau, l'Escamoteur. *2551, Rembrandt, portr. d'homme (1651). 2109, Rubens, portrait de Marie de Médicis figurant la France. 1735, Velasquez, l'Infante Marie-Thérèse, plus tard femme de Louis XIV. 2504, *2505 (plus loin), Adr. van Ostade, la Lecture, la Lecture de la gazette. 2178, Teniers le J., le Joueur de guitare. *2549, Rembrandt, Femme au bain (1654). 2406, ffondecoeter, le Dindon blanc. 2171, Teniers le J., le Duo. 1946, Phil. de Champaigne, portrait. 2172, Teniers le J., Intérieur de tabagie. *2503, *2502, Adr. van Ostade, le Liseur, le Buveur. 297, Fragonard, l'Etude. *1725, Ribera, le Pied-Bot (1642). 2579 , J. Stccn, Repas de famille. 2393, Heemskerck, Intérieur. Au milieu, deux vases de Sèvres, de 1878.
En sortant de la galerie, on se trouve sur le palier de V escalier Henri II (p. 87), dans le pavillon Sully ou de l'Horloge, par où Ton peut sortir du musée. Au delà de cet escalier, à g., se trouve la
Salle des bronzes antiques. Dans le vestibule, devant la fenêtre, une grande statue d'Apollon en bronze doré, trouvée à Lillebonne,
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en Normandie, etc. — La salle même, qui a une belle porte en fer
comme celle de la galerie d'Apollon , renferme une riche collection
d'ustensiles, d'armes, de statuettes antiques, etc.
Vitrier du milieu: cistes étrusques , dont les plus grandes ont été trouvées à Palestrina, près de Rome ; fibules, torques et bracelets, instruments de chirurgie et de précision, appliques, miroirs grecs, bronzes byzantins, timbres et clefs antiques. — Près des fenêtres , au milieu, un Apollon de style archaïque, intéressant au point de vue historique, et une vitrine avec des statuettes, des bustes, etc., d'origine grecque, surtout le Dionysos, donné comme une réduction antique d'après Praxitèle; une Vénus pudique et un athlète. Sur des piédestaux, à cette fenêtre comme aux deux autres, de plus grandes statuettes. Là encore des vitrines avee des miroirs grecs et étrusques. — Vitrines a droite de celle du milieu, en retournant vers la porte : bustes, en particulier une tête d'athlète vainqueur; quantité de statuettes, surtout de divinités masculines, et des vases. — Armoires le long des murs, en recommençant du même côté, bronzes divers: appliques, anses, vases en forme de têtes, pieds et ornements de meubles, balances romaines et pesons, instruments d'usage domestique, patères et casseroles, lampes, candélabres; — armes, fragments de statues, armure de gladiateur; animaux, surtout un taureau bondissant et un eoq, casques, etc. Il y a aussi des bustes sur ces armoires. — Vitrine a gauche de celle du milieu, en retournant vers la porte: miroirs grecs à pied, statuettes de divinités féminines, d'amours, etc.
Au delà de cette salle , à g., un escalier par où l'on monte au 2 e étage (musée de marine, etc.; v. p. 132). Ensuite le
Musée des dessins , qui occupe la moitié du côté O. et la moitié du côté N. du premier étage du Vieux Louvre. Cette collection est, avec celle des Offices de Florence, la plus importante qui existe. Elle compte env. 37000 dessins, soit plus de 18200 de maîtres italiens (358 d'Ann. C arrache), 87 d'espagnols, 800 d'allemands, 3150 de flamands, 1070 de hollandais, 11800 de français (2389 de Lebrun), etc. ; mais il n'y en a qu'une faible partie d'exposés, des plus remarquables, dans des cadres , avec les noms des artistes. — Les premières de ces salles ont servi au conseil d'Etat , ce qui explique les sujets de leurs plafonds.
I re salle : Italiens primitifs de l'école italienne. Au mur en face de l'entrée, un carton de J. Romain , le Triomphe de Scipion. Plafond par M.-J. Blondel, la France victorieuse à Bouvlnes. — II* salle: suite des Italiens, dessins des plus grands maîtres. Deux autres cartons de J. Romain, une Ville prise et ineendiée et le Triomphe de Seipion. Plafond par Blondel, la Franee recevant la Charte de Louis XVIII. — III e salle: suite des Italiens. En face de l'entrée, encore un carton de J. Romain, les Prisonniers. A côté et à l'entrée, des gouaches du Corrige, le Vice et la Vertu. Plafond par M.-M. Drollinç, le Triomphe de la Justice. — IV e salle : école de Bologne; Espagnols. Plafond par Mautait$e t la Sagesse divine donnant des lois aux rois et aux législateurs. Vase de Sèvres. — V e salle : Flamands, Hollandais, etc. Dans le fond, à g., *565. un Combat de cavalerie, dessiné par Rubens, d'après un carton de Léonard de Vinci qui n'existe plus. Plafond par Carolus-Duran, le Triomphe de Marie de Médicis. Au milieu, 33 Rembrandt et un très beau vase en argent à bas-reliefs, par Ant. Vechte.
A g. du passage qui mène aux salles suivantes se trouve un petit escalier du second etaob . aboutissant à l'extrémité du musée de marine (p. 133). De l'autre côte, un corridor avec des dessins d'architecture.
Vie salle: des pastels, pour la plupart des portraits.
VII e salle: dessins et 'miniatures de primitifs français, en particulier d'abord, à g., un dessin de Beaunevev; puis 2 * miniatures de J. Fouequet (8t Martin et Ste Marguerite) se rattachant à la collection qui
Dessins.
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eut à Chantilly (p. 360) -, le *dessin d'un parement d'autel sur soie offert à la cathédrale de Narbonne par Charles V (xiv e s.); près de l'autre porte, le portr. de Clouet, par lui-même, etc.
VIII e s al le *. Flamands primitifs, dessins remarquables par la finesse; meubles; petit groupe de bronze, Jupiter foudroyant les Titans, du xvm e s.; beaux fragments de vitraux aux fenêtres. IX e -XIII e salle: suite des Français. Dans la 11 e aussi les cartons des vitraux de la chapelle de la famille d'Orléans à Dreux et de celle de St- Ferdinand à Paris (p. 140), par Ingres. — Dans la 12 e salle, un grand tableau à l'huile inachevé, le Serment du jeu de paume, par David; il n'y a que quatre têtes de peintes, entre autres celle de Mirabeau. Les figures nues prouvent avec quel soin l'artiste traitait la partie anatomique de ses tableaux. — Dans la 14 e salle, des pastels par Chardin (son portrait avec des bésicles), Vivien, Quentin de la Tour (Mme de Pompadour, 819), Rosalba Carriera, Rob. Nanteuil, etc. Les vitrines du pourtour contiennent la majeure partie du *Don Lenoir, qui comprend 204 tabatières et bonbonnières, a émaux et 74 miniatures, plus 11 ivoires, 66 bijoux et 23 vieux laques, placés ailleurs. Il y a parmi les peintures des œuvres V Augustin (num. 103, 172, 181, 188, 189, 209 et 210), Blarenberghe (125-132 et 212), Hall (175-177 et 223-225), lsabey (227), Petitot (79, 155-158 et 238-240), van Fol (249 et 250), van Spatndonck (251), etc. Au milieu, d'autres miniatures de diverses provenances et de très belles gouaches par J.-O. Baur.
Salles supplément, des dessins et salle des Boîtes, v. ci-dessous et p. 134.
La collection Thiers , léguée au musée par l'ancien président de la république et par sa veuve, occupe deux salles à côté de la dernière des dessins et de la première du musée des objets d'art du moyen âge, de la renaissance et des temps modernes. Elle compte 1470 num., mais presque tous les objets sont petits et le nombre des ouvrages originaux et de grande valeur est assez restreint. Il y a un peu de tout: antiquités, terres cuites, surtout les num. 33-35 dans la vitrine de g. ; bromes (113, 110, bustes; 109, haut-relief; 125, statuette équestre; 126. Persée); marbres, ivoires (153, vidrecomej 158, St Sébastien) ; bois sculptés (169, Ecce Homo; 170, Charles-Quint; 177, coffret); marqueteries (porte), sculptures diverses, verres de Venise (209) ; copies de tableaux; objets d art chinois, japonais, etc. ; porcelaines, tabatières, émaux et miniatures. Il y a des catalogues sur des pupitres. — Dans la l re salle, à dr., le «portrait de Thiers par Bonnat.
A la suite, les dessins de Vécole allemande, parmi lesquels on remarque surtout les deux premiers, par E. S., de 1466; 3 Schongauer, 24 Durer, 7 Holbein et 5 Baldung Qrien.
Puis la donation His de la Salle, plus de 300 dessins de maîtres anciens. La galerie aboutit à l'extrémité du musée suivant.
"Musée dei objets d'art du moyen âge, de la renaissance et des temps modernes, à la suite de celui des dessins. On y monte aussi du côté des antiquités asiatiques (p. 87-89).
I re salle (8 e en venant de l'autre côté*), verres, surtout des verres de Venise et d'Allemagne, des xv e -xviii e s. Aux murs des mosaïques, eu particulier le Lion de Venise, de Murano; un meuble renaissance en ébène et une porte goth. en chêne.
II e salle : *ivoires des vi e -xvni e s. et, dans le nombre, des ouvrages d'une grande finesse. Armoires du pourtour: bacchanales de Q. van Opstal , quantité de Vierges, de Christ et de scènes religieuses; peignes, coffrets, diptyques et triptyques, vidrecomes, poires à poudre, etc. Vitrine du milieu: triptyque du xm c s., "Couronnement de la Vierge de la fin du xm e s., arçon de selle du xm e s. (italien), avec un combat d'amazones; Vierge de la Ste- Chapelle, du xiv c s. ; Descente de croix, du xin e s., etc. Entre les armoires, un coffre goth. en chêne et une "tapisserie flamande du
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xv e s., St Luc faisant le portr. de la Vierge, d'après R. van der Weydeu. Sur les côtés , quatre autres belles tapisseries flamandes des xv e et xvi e s. Entre les fenêtres, le grand retable de Poissy, ouvrage italien de la fin du xrv* s. en os sculpté et en marqueterie, 71 bas-reliefs, représentant les histoires de J.-C, St Jean-Baptiste et St Jean l'Evangéliste , et en bas les apôtres.
III e salle: grès de Flandre et d'Allemagne des xvi e et xvn e s. ; faïences de Palissy ou dans son style.
IV e 8 ALLE ! faïences françaises, surtout du célèbre Bernard Talissy (m. 1589). Dans la vitrine du milieu, les plus beaux produits de la poterie française ancienne, des faïences de St-Porebaire, dites de Henri II ou d'Oiron, du xvi e s. Tapisseries.
V e et VI e salles, vides au printemps de 1898, destinées surtout à une collection de meubles du xviii 6 s.
VII e salle: bronzes orientaux, vases et ustensiles, surtout le vase arabe dit «baptistère de St Louis», du xra e s., dans lequel étaient baptisés les fils des rois de France; faïences orientales et hispano-moresques, cristaux et verres orientaux.
VIII e salle, une sorte de vestibule : fin des faïences orientales, des carreaux de revêtement.
Le petit escalier à g. dans eette salle monte au 2 e étage (v. p. 133). — Suite des objets d'art de la renaissance et des temps modernes^ v. ci-dessous.
En sortant par la porte du fond, on arrive au palier de l'escalier des salles basses du musée des antiquités asiatiques (v. p. 87). Nous entrons à dr. dans les salles de la partie E. du Vieux Louvre.
Musée des antiquités asiatiques (suite) , trois salles , dites de la
Susiane et de la Chaldée.
l re s ALLB, la 6 e de ce musée (4 en bas , la 5 e l'escalier), petites antiquités : sculptures, surtout des figurines gréco-babyloniennes ; inscriptions, cylindres, pierres gravées et sceaux remarquables par la finesse; puis surtout, dans la 2 e vitrine isolée de dr., le vase en argent d'Entéméma, couvert de gravures, d'une époque antérieure au xxx e s. av. J.-C, de Tello, en Chaldée; dans la 2 e de g., des bijoux en or gréco-parthes, des vases en argent provenant de Chypre ; à la 2 e fen. de g., un beau lion assyrien en bronze, avec un anneau dans le dos; dans les armoires voisines, des briques vernissées de Babylone. des fragments de bronzes, des antiquités chaldéennes et des inscriptions et bronzes votifs.
II e sallb. l re travée : au milieu, le plan des tumulus où ont été trouvés, par M. Dieulafoy, de 1881 à 1886, les objets exposés ; au mur du côté de rentrée, une frise d'archers de la salle du trône de Darius I er , en terre cuite peinte et vernissée; à g., une rampe d'escalier du palais d'Artaxerxès Mnémon, aussi en terre cuite; à la cloison, le couronnement des pylônes du même palais, avec des lions de même matière; du côté dr., un fragment de baignoire et des vases. — 2 e travée : au fond, un 'chapiteau bicéphale des 36 colonnes de 21 m. de haut qui supportaient le plafond de la salle du trône d'Artaxerxès Mnémon (404 av. J.-C); dans l'armoire à g., des fragments de la frise des archers, etc. ; dans les autres, des verres, de petites terres cuites, des pierres gravées ; des cylindres susiens, chaldéens et assyriens; des sceaux, etc.
III e sxllb : suite des mêmes collections , surtout une restauration de la salle du trône d'Artaxerxès Mnémon, qui couvrait une superficie de 9200 m. carrés. A la 2 e fen., un buste de femme gréco-phénicien, trouvé en Espagne (1897).
Antiq. ejtypt
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IV e sallk ou salle du Dômk, «»ftc d*s otyff* rfar* <k /a rcuatoance et de» temps modernes^ (v. p. 127-128). A g., *armure de Henri II de France. l re armoire : coffrets, bronzes d'églises, statuettes. Aux murs et dans les autres armoires , de belles tapisseries et des meubles de la renaissance, plus encore de petits bronzes, par ex. de Jean de Bûlôçne^ Nessus enlevant Déjanire, et de P. Fïscnsr, son portrait, dans la 3 e armoire. Ensuite encore des armures et des armes fort remarquables. — Vitrines à la 3 e fenêtre: horloges de table des xvi e et xvn e s. ; médailles françaises et allemandes. A la 2 e fen. : statuettes en bronze de la renaissance italienne: Arion et St Sébastien, du Riccio; St Jean-Baptiste, de Vécole de Donatello; statuette équestre de J -Fr. de Goneague , par #«t*ltf, dit Spéranéio^ etc. A côté, des armes blanches des xv e et xvi e s. et une trompe de chasse de François I er de France. A la 3 e fen., des médailles italiennes. — Vitrines du milieu: bas-reliefs en métal, baisers de paix; serrurerie; coutellerie, cuillers, etc.; médaillons en cire; montres des xvi e et xvm* s.
V e s allé: majoliques ou faïences italiennes, dont les plus belles datent du xvi e s. et sont de Deruta, Faenza, Forli, Venise, Gubbio, Pesaro, Urbino, Castel-Durante, etc. Au milieu, aussi un beau coffre de la renaissance.
VI« salle: portrait de Henri II; tentures de soie du xvi e s., magnifiques boiseries provenant de la salle des Sept-Cheminées, les seules qui soient restées, avec celles de la salle suiv., des appartements royaux. — Dans les vitrines aux fenêtres, des médaillons et d'autres sculptures en buis d'une très grande finesse, aussi des sculptures sur d'antres matières, par ex. le Prince de Bavière et la jolie fille d'Augsbourg, bas-relief en pierre lithographique, par Aldtçrever. Il y en a encore aux murs, ainsi que * des panneaux de marqueterie. Au milieu de la salle, un buste en albâtre d'Othon-HenriI er , comte palatin du Rhin, le fondateur du château dcHeidelberg et un beau Coffre de mariage. Armoire du fond à g.* statuettes, surtout en bois. Armoire de dr., coffrets.
VII e salle: alcôve où expira Henri IV, boiseries des appartements de Henri II au Louvre, remaniées sous Louis XIV ; encore de beaux meubles.
VIII e salle: 3 grands vases de Sèvres; statue en argent de la Paix, par Chaudei; petit groupe en cire par /. Mèn s, l'Hallali du cerf; portraits de Louis XIII, par Phit. de Champai<jne y et d'Anne d'Autriche, sa femme.
A la sortie de ce côté, on est en haut de l'escalier du musée des antiquités égyptiennes (p. 89-90), qui se continue à dr. (v. le plan).
Musée des antiquités égyptiennes (suite). — Les salles à dr. contiennent les antiquités égyptiennes de petite dimension.
I. Sali.* historique ou des objets ayant un intérêt historique.
Au milieu, sur une colonne entourée d'une vitrine oetogone, une statuette en basalte vert de Psamétik II. En deçà, une statuette d'homme en bronze, nouvellement aequise. Au delà, la statuette en bronze, richement damasquinée (restaurée), de la reine Keromama, de la xxii e dynastie. — Vitrine: statuettes funéraires, scarabées, symboles de l'immortalité; •bijoux en or incrustés de pâtes de verres, coupe, masque de momie et chaînes en or, etc. — Armoire à g. de la cheminée, *Osiris, Isis et Ho rus , groupe en or du temps de la xxii e dyn., acheté 25000 fr. — Plafond: le Génie de la Franee animant les arts et protégeant l'humanité, par Grot (1827-1831).
II. Salle civile, consacrée aux monuments de la vie privée. Sur une l Te colonne, une statuette de Mesou. Au milieu, au-dessus
de la vitrine, +nn scribe accroupi, peint en rouge et avec des yeux Inerustés (v e ou vi e dyn.). Vitrine: bijoux, émaux, objets de toilette en bois sculpté, objets en os et en ivoire. Sur une 2 e colonne, la 'statuette en bois de Toui, supérieure des recluses de Min, dieu de Coptos (ThèbeB), d'une exécution très remarquable et . parfaitement conservée, bien qu'en bois et de la xx e dvn., c.-à-d. env. du xri e s. av. J.-C: elle a été acquise en 1894 pour 10009 fr. ■«- Armoires et vîtrîtfés, à g. à partir de l'entrée : statuettes, modèles d'édifice et de barques, tabourets, vases; verres;
Btedeker. Paris. 13 e édit. 9
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objets en sparterie, articles de toilette, fruits, grains, instruments et scène de labourage; emblèmes et instruments divers; armes et instruments de musique; •tissus d'une finesse extraordinaire et des statuettes; une boîte à jeu, etc. — Plafond, Jules II ordonnant les travaux du Vatican et de St-Pierre à Bramante, à Michel-Ange et à Raphaël, par H or. Vemet (1827).