BIBLIOTHEQUE NATIONALE
celle de la salle publique de lecture, au n° 3 de la rue Colbert. Sous la porte qui précède la cour d'honneur du côté de la rue de Richelieu, des statues de l'Imprimerie, par Labatut; la Calligraphie, par Coutan; la Gravure en taille- douce, par J. Hugues, et la gravure en médailles, par J. Becquet. Le vestibule à dr. de la cour d'honneur est décoré d'un vase de Sèvres, à la mémoire des savants français qui observèrent le passage de Vénus sur le soleil en 1884. À dr., une buvette-restaur. pas chère (prix affichés); à g., le vestiaire, obligatoire, mais gratuit, pour les cannes et les parapluies.
La salle de travail^ construite par H. Labrouste , est une vaste et haute salle carrée de 1155 m. de superficie, surmontée de 9 coupoles en faïence, par où elle reçoit le jour, et que supportent 16 colonnes fort légères en fonte , de 10 m. de hauteur. Les visiteurs la voient du vestibule, grâce à une glace sans tain qui esta l'entrée. Au fond, dans un hémicycle, se tiennent les bibliothécaires, derrière
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lesquels est le «magasin», éclairé aussi du haut et dont les rayons
sont accessibles par des galeries longitudinales et transversales. A
dr. et à g. dans la salle sont des tables, divisées en 344 places, sous
lesquelles passent des tuyaux de calorifère.
En entrant dans les salles de travail et de lecture, on reçoit un bulletin, sur lequel on éerit le numéro de la plaee qu'on a choisie, son nom et son adresse. Ce bulletin sert pour le contrôle, et il faut le rendre pour sortir. Les employés y inscrivent les ouvrages prêtés et y apposent un timbre lorsqu'ils sont rendus. Les livres eux - mêmes se demandent à l'aide de bulletins spéciaux, que vous donnent les conservateurs, au bureau du fond, au milieu de la salle. — Il n'existe pas encore de catalogue complet de la Bibliothèque mais on y travaille toujours. Les nouvelles acquisitions sont mentionnées dans un bulletin mensuel, mis à la disposition du public, et ee bulletin sert à en faire des catalogues provisoires, placés dans des casiers sur les côtés du bureau dans la salle de travail, eelui de dr. par noms d'auteur, celui de g. par ordre de matières. — Les demandes ne sont plus admises 1 h. avant la fermeture. Pour plus de détails, voir le règlement qui est afûehé dans les salles. On trouve de l'encre sur les tables et il y a autour des salles, surtout autour de la salle de travail, des ouvrages d'un usage général qu'on peut toujours consulter. Sur une table spéciale près du bureau de la même salle, à g., se trouvent les publications périodiques, une quarantaine de revues, bulletins, journaux scientifiques, etc. — U faut pour sortir d'une salle avec des papiers, un livre ou un portefeuille un laisser-passer de l'un des bibliothécaires.
A g. au bout du vestibule se trouvent l'escalier des salles mentionnées ci-deesous, les bureaux de V administration et le
Département des estampes. Il comprend 2500000 pièces, réunies en 14500 vol. ou dans 4000 cartons. Les salles sont insuffisantes, mais un certain nombre de pièces curieuses y sont cependant exposées et les visiteurs y sont admis comme à la salle d'exposition des imprimés et des manuscrits (v. p. 177 et ci-dessous).
La l re salle est consacrée aux estampes françaises, parmi lesquelles on remarque surtout, en commençant à dr., des œuvres de CalU>t % Rob. Nanteuil % Oér. Audran, Pierre Drevet, P. hnb. Drevet et Claude Drevet t Bervic y Henriquel Dupont, etc. Dans la II e sallb, la galerie, ou sont les volumes et les cartons, il n'y a d'estampes exposées qu'au mur du côté de l'entrée et dans les embrasures des fenêtres, où il est difficile d'en approcher. A l'entrée, l'école anglaise. l*e-3 e fen. : écoles d'Italie, à commencer par Finiguerra. 4 e et 0 e fen. : école allemande. 6 e fen.: école hollandaise. 7 e fen. : école flamande. 8 e fen. : éeole espagnole. — Les amateurs auront déjà vu ou verront une exposition plus importante de gravures à la Chalcographie du Louvre (p. 134).
Le dé pa ete ment des MANUSCRITS occupe le premier étage du
bâtiment sur la cour du côté de la rue de Richelieu. L'entrée est à
dr. en haut de l'escalier déjà mentionné. Ce département compte
près de 100000 volumes.
Dans le vestibule, des dessins faits eu Egypte sous Bonaparte et des inscriptions puniques. En face de l'escalier, la petite galerie des Chartes t où sont aussi provisoirement (à dr.) des portulans ou cartes marines manuscrites des xiv e -xvi e s. — Autre exposition de Chartes, v. p. 201.
Les salles d'exposition des imprimes et des manuscrits sont à g. en haut du même escalier (entrée, v. p. 177). Cette exposition, où se voient les ouvrages les plus curieux, dont beaucoup avec de magnifiques peintures et de très belles reliures, occupe deux salles, dans le bâtiment qui fait face à la rue Vivienne. La seconde salle, la
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galerie Mazarine, mérite déjà d'être vue pour elle-même. Il y a par* tout de8 étiquettes explicatives.
I re salle. Au milieu, le Parnasse français, groupe en bronze des litte'rateurs et artistes français du xvn e s., par Louis Garnier. En face de la fenêtre, une tapisserie des Gobelins, les Lettres, les Sciences et les Arts dans l'antiquité, d'après Ehrmann. Aux autres murs, des copies d'épitaphes et de plaques tumulaires. Dans les vitrines LU, III et V, de magnifiques reliures. Dans la IV e , à la fenêtre : à g., 989, «Chriatianismi restitution, de Michel Servet, exemplaire sauvé des flammes ; ensuite, 372, 371, Théophraste et Hippoerate, avec autographes de Rabelais-, 373, Philon le Juif, avec signature de Montaigne ; 374, Sophocle annoté par Racine; 376, manuscrit de musique de Rousseau, etc.
II e salle, la 'galerie Mazarine. Elle a conservé son beau plafond, peint par liomanelU ( 1617-1662 1. Les principaux sujets sont, à partir de rentrée: Komulus et Rémus allaités par la louve, Mars et Vénus, l'Enlèvemeut d'Hélène, Tlneendle de Troie, l'Enlèvement de Ganymède, Jupiter foudroyant les Titans, le Réveil de Vénus, Narcisse , Jupiter et Mercure , le l'amasse, le Jugement de Paris, Vénus sur son char, Apollon et Daphné.
Première moitié de la galerie : imprimés et reliures. Armoires VII et VIII, à dr. de l'entrée: livres imprimés en Espagne et surtout en Italie.
— IX: impressions xylographiques -, impressions de Fust et SchoilTer (dans le bas). — VI, au milieu de la galerie: livres du plus grand format, sur vélLn et sur papier; reliures superbes du xvi e a., celle du haut, en argent repoussé, du xvn e s. — XXI XXVI, du côté des fenêtres, en retournant vers l'entrée : livres imprimés en France ; livres à figures (fenêtres) ; livres imprimés dans les Pays-Bas, en Angleterre et en Allemagne. — XXVII- XXIX, au milieu: livres imprimés à Paris, avec de magnifiques miniatures, et au-dessus des reliures.
Seconde moitié de la galerie: manuscrits et reliures. X, à dr. : origines de la bibliothèque, aux xrv e et xv e s. Portrait du roi Jean II, le Bon (m. 1364), peinture sur bois du xiv* s. — XI : paléographie de la France depuis Charlemagne jusqu'à la fin du moyen âge. — XII : paléographie de l'Italie, de l'Espagne, de l'Angleterre et de l'Allemagne, depuis Charlemagne jusqu'à la fin du moyen âge; manuscrits avec miniatures des xiv r et xv e s. — XIII: paléographie latine, depuis l'antiquité jusqu'à l'époque carlovingienne. — Vitrine sans n°: tablettes de cire avec des comptes des xin e -xiv e s. — XIV (à la fenêtre): atlas et portulan des xv e et xvi e s.
— XV: manuscrits orientaux et américains. — XVI: documents divers. — XVII : manuscrits grecs. — XVIII : autographes. — XIX : manuscrits avec peintures. — XX : manuscrits des rois et des reines de France. — XXX et XXXI, au milieu : magnifiques reliures du moyen âge avee ivoires et ornements d'orfèvrerie, ete., en particulier, dans la xxxi e vitr., un missel de l'abbaye de St-Denis, des xi e -xii e s., un évangéliaire de même provenance, des ix e -xm e s., et 4 évangeliaires de la Ste-Chapelle, des xi e -xv e s. — XXXII : autographes, surtout des grands écrivains français du xvn e s.
A l'extrémité est la salle de travail de la section des cartes et collections géographiques.
Le ♦cabinet des médailles et antiques (entrée, v. p. 177) a sa porte particulière rue de Richelieu, après celle du poste de police en v enant des boulevards, la première en venant du Palais-Royal (sonner). Ce cabinet renferme une très riche collection de médailles (400000) et d'antiques, c'est-à-dire d'intailles et de camées, de bijoux, de petites œuvres d'art, de verres, de vases, d'armes, etc.
Vkstibcliç. Au fond, le Zodiaque de Denderah^ qui a donné lieu à bien des discussions parmi les savants, jusqu'au jour où l'on a découvert que le temple de Denderah avait été terminé dans les premiers temps de l'empire romain et que les Egyptiens avaient dû emprunter le Zodiaque aux Orées. A g., la chambre des rois de Karnak, construite par Thoutmès 111
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ixvme dyn. ; v. p. 89), très précieuse pour les inscriptions, mais mal placée. En outre des inscriptions antiques en diverses langues, des stèles, ete.
Dans 1' esc a lier et dans l'antichambre, la suite des inscriptions et des stèles. — Sonner aussi, au besoin, dans le haut. A g., la grande galerie.
Grande galerie. Les vitrines du milieu sont subdivisées en sections, de g. à dr. — I re vitrine: eylindres avec des inscriptions cunéiformes, pierres gravées de l'Assyrie , de la Chaldée et de la Perse, intailles antiques. Dans la dern. seet. du 2* rang (1, 8), au milieu, *1815, Apollon CHharède, petito améthyste signée d'un artiste grec, Pamphilos.
IP 2 vitrine: intailles et eamées antiques, du moyen âge, de la renaissance et des temps modernes, la plupart en sardonyx et fort remarquables, plusieurs dans des montures en or émaillé, en partie du temps où Ton
Î voyait des sujets religieux. Nous citons les principales curiosités. re sect. : 2093, Antonin le Pieux. 3 e sect. : au milieu, 2391, Jupiter sur un trône, entre Minerve et Mercure, cornaline; à dr., 2396, l'Abondance et la Paix, couronnées par deux génies, sardonyx; à g., à côté d'un médaillon de César (2406), 2404, Jugurtha livré à Sylla; 2338 (5* rang), triomphe de Silène*, 2337 (à g.), bacchanale qui passe à tort pour avoir servi de cachet à Michel -Ange, cornaline: elle n'a que 15 mm. de large sur 13 de haut, bien qu'elle compte 15 figures humaines et 3 figures d'animaux. 4 e sect.: 2503 bis et suiv., portraits gravés par Ouay, maître de gravure de la Pompadour, cornalines montées en cachets. 5 e sect. : commencement des camées, sujets mythologiques et religieux; 402, Parallèle de V Ancien et du Nouveau Testament, camée du xvi e s., un des plus importants de la série moderne; 405, Adoration det mage», genre flamand du xv« s. 6 e sect.: 687, Auguste; dans le bas, à g., 485, Vénus résistant à VAmour, moderne. 7 e sect.: 593, roi nègre; 765, Elagabale (Héliogabale) ; 643-645, batailles; 612, la Fontaine des sciences; 624, 625, prétendus bracelets de Diane de Poitiers, composés chacun de sept camées, de la renaissance. 8 e sect. : 780, François I* r ; 926, Louis XV, par Ouay; plus haut et à g. , 927, 788, lA>uis XV et Henri IV, avee montures garnies d'émeraudes. d'un ancien bracelet de la Pompadour; entre les deux, 950, le pape Paul III; audessus, 938, Diane de Poitiers (?) ; 786, à dr., Henri IV; 789, à g., Henri IV et Marie de Médias; au-dessus, 977, Charles- Q vint et Ferdinand F* \ en bas, 792, Louis XIII; 923, Louis XIV; 944, anc. caehet de Louis XV, avec le buste de la Pompadour à l'intérieur (ouvert).
III e vitrine, suite des camées. l re sect. : au milieu, 128, Rome; à dr., ♦308, Triomphe de Licinius; à g., 312, Constantin II, le Jeune; 274, Claude. 2 e sect. : au milieu, 240, 238, Auguste. 4 e sect. : 79, Bacchus et Ariane, dans un bige de centaures; 70, Hercule.
VI e vitrine, à la fenêtre, à voir avant les suiv., choix de camées antiques, mis dans un meilleur jour. l re sect. : au milieu, *220, Alexandre le Grand, haut-relief en agate cendrée translucide, dans une magnifique monture en or émaillé du xvm e s.; au-dessous, *265, Apothéose de Germanicus; en haut, 276, Claude et Messaline en Triptolème et Cérès, sur un char traîné par deux dragons. A dr., du haut en bas; 253, 260, Drusus V Ancien; 280, Agrippine Jeune; 244, 242, Julia, fille d'Auguste; 277, Messaline, avec ses enfants; 269, Claude; 3C0, le roi Sapor, faisant prisonnier l'empereur Valérien ; 366, le grand-mogol Chàh-Djihan, tuant un lion. A g., de bas en haut : *300, Septime-Sévère et sa famille ; »289, Trajan ; 270, Claude ; •251, Tibère; 268, Caligula et DrusUa; 243, Julie, fille d'Auguste, avec les attributs de Cérès ; 226, Alexandre le Grand et Minerve. — 2 e sect. : au milieu, *1, Jupiter, un des eamées les plus célèbres de la collection, dans une magnifique monture du xiv e s.; au-dessous, **44, le Jugement de Pâris; au-dessus, •11, Junon d"Argos; *27, la Dispute de Minerve et de Neptune. A dr., du haut en bas: 91, Satyre; 8, Europe, sur le taureau; 94, Satyre dansant; 22, Minerve; 97, Centaure, avec des génies bachiques, dans une élégante monture de la renaissance; *184, taureau; 111, Mercure; 41, Apollon et Marsyas; 43, Vénus au bain. A g., de bas en haut: 45. Vénus et Adonis; 7, Ganymède rendu à son père; 31, 32, Diane; *17, Minerve; •115, Amphitrite, sur un taureau marin: 3, Jupiter, donnant un ordre à
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PARIS. liiblioth. Nationale.
Minerve; *148, la Rencontre à la fontaine; 40, Apollon et Marsyas; *12, Junon; 23, Minerve; 122, Cérèi et Proserpine.
IV e vitrine, au milieu de la salle, les objets les plus précieux. Dans le haut, de dr. à g., du eôté des fenêtres: coupe de» Ptoléméet y eanthare dionysiaque, en sardonyx oriental, orné de groupes figurant les mystères de Cérès et de Bacchus; 12 médailles d'or antiques, quelques-unes montées en bijoux ; coupe de Chosroës i cr , roi de Perse (m. 579 ap. J.-C), eomposée de médaillons en eristal de roche et en verre de deux eouleurs (dans le fond, Chosroës sur son trône); Julie, fille de Titus, aigue-marine avec monture du moyen âge; trésor de Oourdon (village de la Cote-d'Or), petit calice et plateau en or massif, des premiers temps du christianisme; collier antique et médailles romaines, en or; la 'Glorification de Qermanicus, le plus grand de tous les camées connus, composé d'une forte tablette de sardonyx, haute de plus de 30 centim., avec 26 figures ; ^médaille <F Eucratide, roi grec de la Bactriane, du poids de 20 statères d'or (170 grammes), la plus grande que l'on connaisse; nef antique en sardonyx, avec monture du moyen âge; Auguste , camée antique avec monture du moyen fige; *patère de Rennes , coupe trouvée en 1774 près de Rennes, en or massif, avec bas-reliefs représentant la lutte entre Bacchus et Hercule (triomphe du vin sur la force), et entourée de 16 médaillons d'empereurs romains (Antonins); bijoux en or probablement étrusques; buste de Constantin (?) en agate; trésor de Tarse, 4 médailles en or; sur le eôté, autre camée d'Auguste, en haut -relief, avec monture du moyen âge. Le reste de la vitrine contient encore quelques camées, des sceaux en or, des objets de parure, des monnaies italiotes et romaines primitives, etc.
Vitrine baks KUMKito, à la fenêtre voisine, une carte avec des médailles gauloises distribuées géographiquement.
V e vitrine, à la dernière fenêtre, les dons et les acquisitions de dates plus récentes.
VII e et VIII® vitrines, au milieu, monnaies antiques et byzantines, avec des étiquettes. — IX e vitrine, monnaies du moyen âge et des temps modernes, fort remarquables. — X e vitrine, petits bronzes, statuettes et miroirs.
Dans les armoires au mur en face des fenêtres, la suite des petit* bronzes, ustensiles, vases, armes antiques, etc.; ensuite (2 e arm.), le caillou Michaux, pierre ovoïde avec inscriptions cunéiformes, monument babylonien très important (1120 av. J.-C); des verres antiques, une collection choisie de vases peints, comme ceux du Louvre (p. 131); puis encore des bronzes, surtout des statuettes. — Dans l'armoire du mur sulv., de petites terres cuites antiques; dans celle qui est de l'autre côté de la porte, aussi des bronzes, un grand plat en argent, large de 70 centim., dit le Bouclier de Scipion, dont les bas- reliefs plats représentent peut-être Briséis rendue à Achille par Agamemnon; un plat plus petit avec Hercule étouffant le lion de Némée.
La salle du Duc de Luynes, de l'autre côté de l'entrée, contient une collection choisie d'intailles, de camées, de médailles, de bronzes, de bijoux, de vases et de terres cuites antiques, collection léguée par le duc de Luynes (1802-1867), de son vivant un antiquaire célèbre. — Au milieu, un beau torse de femme en marbre de Paros. — Dans l'armoire de dr., des armes antiques et une riche épée mauresque de la fin du xv e s., dite de Boabdil, dernier roi maure de Grenade.
Salle suivante ou de la Renaissance. l re arm. à dr. : ivoires remarquables, diptyques ou feuilles de diptyques consulaires (présents des consuls aux sénateurs), des v e -vi e s.; grandes médailles françaises, épée d'honneur des grands-maîtres de Malte, à poignée en or émaillé (xvi e s.) ; médaillon de femme par Mino da Fiesole (xv e s.); vases arabes en bronze et autres, etc. — Vitrine du milieu, dessus*, coffret de mariage italien du xvi e s., en ivoire; 2 volutes de crosses émaillées des xm e et xv e s., eoupe émaillée de J. Courtois de Limoges, aiguière en argent doré du xvi e s., bas-relief en bois, St- Antoine, par Lucas de Leyde; coffret de Frantz de Sickingen, du commenc. du xvi e s., en argent, à hauts -reliefs; sceaux, pièce de jeu d'échecs qui passe pour avoir fait partie de celui qui fut envoyé par Haroun-al-Raschid à Charlemagne ; sceaux de l'université de
N.-D.de» Victoires. PARIS.
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Paris au xm e s., de Louis XI, etc.; bijoux, émaux ^ en particulier de magnifiques * enseignes de chapeau du xvi e s. Derrière, de grandes et belles médailles des xvi e -xvii^ s. et des objets trouve's dans le tombeau de Childérie I er (m. 481). — 2 e arm. : médaillons par David d'Angers, ivoires antiques et byzantins, grand vase dit de Sobieski, avec partie en ivoire, où est représentée la bataille de Vienne en 1683. De l'autre côté de la salle, le prétendu siège de Dagobert, du vn e s., et de beaux médaillers.
Dernière salle: collections de Janzi et Oppermann, des statuettes antiques en bronze et en terre cuite et quelques vases. A dr., dans le bas, une jolie Danseuse. Vitrines suiv., 927, uue statuette en bronze donnée comme la meilleure réplique du Diadumène de Polyclète. Vitrine du centre : médailles françaises, disposées dans Tordre chronologique ; trésor de J}enay % trouvé en 1830 à Villeret (Eure), 67 statuettes et vases en argent de diverses époques, en partie du n e s. av. J.-C. Ces objets proviennent d'un ■sacellum» dédié a Mercure. Dessus , une tète de Cybèle en bronze, trouvée en 1675 à Paris.
La rue des Petits -Champs, qui longe la Bibliothèque au S. ou du côté du Palais-Royal, passe au hout de la rueVivienne (p. 185) et va jusqu'à la rue de la Banque, où nous reviendrons (p. 184).
Dans la rue de la Vrillière, à dr. après la rue des Petits-Champs,
la Banque de France, l'anc. hôtel de la Vrillière, considérablement
agrandi. Il y reste encore du xvm e s. une magnifique galerie , dite
la galerie dorée, qu'on peut visiter en le demandant.
La Banque de France n'est paa une institution appartenant à l'Etat, mais une société par aetions, sous la surveillance de 1 Etat , ayant seule le privilège d'émettre des billets pour toute la Franee. Elle escompte en outre des effets de commerce, fait des avances sur valeurs, reçoit des dépôts et délivre des billets à ordre payables dans ses succursales des chefs-lieux de département. Ses caves, qui contiennent pour des milliards de valeurs d'or, d'argent et d'autres objets précieux, sont absolument à l'abri de toute tentative de vol, tant par la solidité de leur construction que par les précautions minutieuses prises pour les protéger. La Banque de France est un des premiers établissements de crédit du monde entier.
Une petite rue latérale conduit de la Banque à la place des Victoibes (pl. R. 21 ; III), place circulaire construite en 1685, sur les dessins de J.-H. Mansart, et décorée alors d'une statue dorée de Louis XIV. Cette statue fut détruite en 1792, excepté les groupes qui sont aux Invalides (p. 259), et elle fut remplacée par un obélisque, où étaient inscrites les victoires de l'armée républicaine : de là le nom actuel de la place. Puis il y eut une statue du général Desaix, enlevée à son tour en 1814. — La statue équestre de Louis XI V qui s'y trouve depuis 1822, œuvre de Bosio, est remarquable, bien que le roi soit représenté eu costume romain. Il est avec une perruque et sur un cheval qui se cabre, et toute la statue, à l'imitation de celle de Pierre le Grand à St-Pétersbourg, ne repose que sur les pieds de derrière et sur la queue de ce cheval. Les basreliefs du piédestal représentent le passage du Rhin si vanté et Louis XIV distribuant des récompenses à l'armée.
La rue des Petits-Champs se prolonge à l'E. de la place des Victoires par la rue Etienne-Marcel, qui croise la rue du Louvre (p. 55) , y passe à l'hôtel des Postes (p. 157) et s'étend jusqu'au boul. de Sebastopol (p. 67).
A quelques pas au N.-O. de la place est l'église de Notre-Damedes-Victoires, construite de 1656 à 1740, en souvenir de la prise de
184 Rive dr. 6.
PAKLS.
Bourse
la Rochelle sur les protestants et le siège d une arckicon frêne. L'autel de la Vierge, à dr. du chœur, est très richement orné. Les murs des chapelles sont couverts de plaques de marbre avec des inscriptions, qui sont autant d'ex-voto. Les boiseries du chœur son très remarquables. Ses tableaux, une Allégorie de la prise de la Rochelle et des Episodes de la vie de St Augustin, sont de C. van Loo.
La rue de la Banque, un peu au delà de l'église, à dr. en sortant, nous conduit maintenant à la Bourse. Dans cette rue sont trois édifices modernes: à dr., la mairie du II e arrondissement (Bourse) et la caserne de la Banque ; à g., Yhùtel du Timbre. La mairie à dans la salle des mariages des peintures par Moreau de Tours.
La *Bourse (pl. R.21 ; II) est un bel édifice de style gréco-romain^ de 1808-1826, par Bronçniartet Labarre, la reproduction du temple de Vespasien à Rome. Elle a 69 m. de long, sur 41 m. de large et 30 m. de haut, et un péristyle composé de 66 colonnes corinthiennes, de 10 m. de haut sur 1 de diamètre, avec un perron de 16 marche* à chaque extrémité. Aux angles, quatre statues symboliques: Je Commerce, par J. Dumont; la Justice consulaire, par Duret ; VAgii~ culture, par Seurre, et l'Industrie, par Pradier.
La grande salle, a 32 m. de long sur 18 de large et autant de haut. Elle est entourée de galeries au rez-de-chaussée et au premier étage. On n'y remarque, comme ornement, que les grisailles des voussures du plafond, par Abel de Pujol et Meynier, représentant l'inauguration de la Bourse par Charles X , la France recevant les tributs des cinq parties du monde, l'union du commerce, des sciences et des arts, et les principales villes de France. La Bourse ouvre à midi, les jours non fériés, et l'entrée en est libre. Cependant la salle n'est bien animée qu'à partir de midi et demi. L'agitation déjà considérable sous le péristyle, les cris des commis d'agents et des particuliers qui y font des affaires (coulisse des valeurs en banque), ne sont rien en comparaison de ceux qui s'entendent à l'intérieur. Une foule compacte de spéculateurs se presse dans la salle , à l'extrémité de laquelle est le parquet, endroit isolé par une grille et réservé aux agents de change. Au milieu de cette partie de la salle se trouve la corbeille, grille ronde autour de laquelle se placent les agents. A dr., en deçà de la corbeille, le marché au comptant, près des employés qui notent les cours, annoncés à haute voix dès qu'il se fait une affaire. A g. dans le fond, la coulisse de la rente. — C'est du haut des galeries supérieures, où l'o narrive par des escaliers dans le vestibule, qu'on se rend le mieux compte du mouvement de la foule qui encombre la salle.
Le vacarme, les vociférations inintelligibles et les gestes passionnés de ce monde font une impression pénible sur le spectateur désintéressé. On comprendra du reste cette animation quand on se sera fait une idée de l'importance des affaires qui se traitent à la Bourse. En principe, les titres devraient s'y négocier seulement au comptant, mais les négociations à terme y sont beaucoup plus considérables. De nombreux spéculateurs y vendent des quantités considérables de titres qu'ils n'ont pas et ne sauraient même souvent se procurer, ou en achètent sans s'obliger à
Hôt. des Ventes.
PARIS
Rive dr. 6. 185
en prendre livraison, ayant uniquement en vue de bénéficier des différences de cours à la liquidation, autrement dit beaucoup jouent à la Bourse, y font de l'agiotage, et c'est là ce qu'il y a d'immoral dans les opérations de Bourse. D'un autre côté, il faut le reconnaître, la Bourse a contribué pour beaucoup aux grands progrès économiques réalisés depuis le commencement de ce siècle. C'est elle en grande partie qui a rendu possibles rémission de fonds d'Etat pour des milliards à la fois , la eréation des chemins de fer, de vastes entreprises industrielles, de grands établissements de crédit, etc. En 1816, pour ne pas remonter plus haut, les opérations de la Bourse de Paris portaient seulement sur 3 ou 4 milliards; aujourd'hui que le capital de la dette publique est à lui seul d'en v. 32 milliards, que celui des chemins de fer, des sociétés industrielles, des établissements de crédit, des dettes municipales, etc., n'est sans doute pas inférieur, et qu'il faut encore y ajouter env. 20 milliards de valeurs étrangères émises ou se négociant à Paris, cette Bourse peut facilement spéeuler sur plus de 80 milliards d'effets. Sans doute une partie des titres sont classés et ne reparaissent que rarement sur le marché, mais beaucoup sont aussi à l'état flottant et donnent lieu annuellement à de nombreuses transactions. Du Teste, comme nous l'avons dit, la quantité de titres disponibles importe peu aux joueurs, qui ne font, pour ainsi dire, que des paris. 80 milliards au moins servent donc de base aux négociations de la Bourse, et comme ce capital doit évoluer plusieurs fois sur lui-même dans le cours d'une année, on voit que les affaires traitées ici peuvent s'élever à des sommes énormes: on a dit 77 milliards à la coulisse et 30 au parquet.
A 3 h., un coup de cloche met fin aux opérations sur les fonds;
les agents de change se réunissent et notent les prix des affaires
qu'ils ont faites, et c'est le résultat de ces notes qui constitue le cours
du jour, immédiatement imprimé et livré à la publicité.
II. De la Bourse à Notre-Dame-de-Lorette, à la Trinité et à la
gare S t -Lazare.
A la place de la Bourse, un peu plus bas que le palais, commencent, à dr. la rue du 4 Septembre, qui va à la place de l'Opéra (p. 70) et à g. la partie neuve de la rue Re'aumur qui va vers les Arts et Métiers, etc. (p. 159). La rue Vivienne, qui vient du Palais- Royal (p. 53) et passe devant la Bourse, nous mène plus loin au boul. Montmartre (p. 69), que nous suivons un instant à g., jusqu'au boul. des Italiens, pour tourner à dr. dans la rue Drouot.
A g., n° 9, V hôtel des Ventes mobilières , où se font souvent en hiver des ventes d'objets d'art. La physionomie de cet hôtel, où les ventes ont lieu à partir de 2 h., est fort curieuse; mais il faut être connaisseur pour pouvoir y acheter avec avantage, et encore. . . Les brocanteurs sont «syndiqués», pour se favoriser dans leurs acquisitions et rendre les achats plus coûteux aux «bourgeois», lis y font de plus le trafic sur une grande échelle, mettant des marchandises en vente pour leur propre compte et les poussant le plus possible, 6auf à les revendre le lendemain si elles leur restent. Se défier des ventes dites «volontaires» ou non bien motivées sur les affiches et aussi des racoleurs. Les adjudications se font au comptant et moyennant 5°/ 0 en plus pour les frais. Les grandes ventes de livres ont lieu à la salle Silvestre, rue des Bons-Enfants, 28, près du Palais-Royal.
Plus loin dans la rue Drouot, à dr., n°26, l'hôtel du journal le
18C> Rivedr.6. PARIS. N.-D.-de-Lorette.
Figaro, avec une jolie façade du style de la renaissance espagnole, où se voit une statue de Figaro par Amy.
Nous traversons ensuite la rue Lafayette ou la Fayette, grande et belle rue moderne de 2789 m. de long qui commence derrière l'Opéra et traverse en ligne droite , avec son prolongement la rue
d'Allemagne (1820 m.; p. 192), les quartiers N.-E. de la ville.
Elle passe près d'ici, dans la partie de dr. , devant Yhôtel du •Petit Journal*, feuille la plus répandue du monde. Il tire à 1100000 exemplaires par jour, imprimés en quelques heures sur 12 machines rotatives et représentant, mis bout à bout, plus de 1000 kilom. de papier et une superficie de plus de 58 heetares. Le papier est fait avec du bois de sapin.
Un peu plus loin, le beau square Montbolon (pl. B. 21), qui est décoré de deux groupes en bronze: Aigle et vautour se disputant le cadavre d'un ours, par Cain, et un Joculateur ou Monnaie de singe, par Rolard.
En continuant tout droit, nous arrivons en un instant à un autre carrefour formé par les rues de Chàteaudun et de Maubeuge, moins longues, mais aussi belles que celle de Lafayette. La seconde monte vers la gare du Nord (p. 191); nous prenons la première à g.
Notre-Dame-de-Lorette (pl. B. 21) est tout près de là, à l'extrémité* de la rue La fût te, qui donne sur le boul. des Italiens. C'est une petite église dans le style des basiliques romaines, avec un portique corinthien, bâtie de 1823 à 1836, par liipp. Lebas. L'extérieur est d'un aspect sévère et n'a de remarquable que son portique,
avec fronton par Nanteuil (Lebœuf).
L'ixtébikuk, au contraire, est très richement décoré. Le plafond est divisé en caissons brillants de peintures et de dorures. Les murs sont aussi couverts de peintures. Dans la nef: à dr., la Naissance de la Vierge,
{►ar Monvoisin; sa Consécration, par Vinchon; son Mariage, par Langlois; 'Annonciation, par Dubois; à g. en revenant, la Visitation, par Dubois; l'Adoration des bergers, par Hesse; l'Adoration des mages, par Oranger; l'Assomption, par Dejuinne. Dans le chœur: à g., la Présentation au temple, par ffeim; à dr., Jésus enseignant dans le temple, par Drolling; au centre, le Couronnement de la Vierge, par Hcot. — Belle musique au service du soir durant le mois de Marie (mai).
La rue des Martyrs, derrière l'église, monte directement vers la butte Montmartre (p. 195) et celle de Notre-Dame-de-Lorette, à g., vers le cimetière Montmartre (p. 197).
La rue de Chàteaudun traverse, de Notre-Dame-de-Lorette à la Trinité, l'extrémité N. du quartier de la Chauste'e-d'Antin, qui doit son nom à la rue de la Chaussée-d'Antin, située entre le boul. des Capucines et l'église de la Trinité. C'est un des beaux quartiers du centre de la ville, avec l'Opéra, une partie des grands hôtels fréquentés par les étrangers, de grandes maisons de banque, etc.
Dans la rue de la Victoire, qui est parallèle au S. à la rue de Chàteaudun, se trouve une synagogue^ construite de 1865 à 1874 par Aldrophe, avec une façade monumentale de style néo-roman.
*La Trinité (pl. B. 18) est une église du style de la fin de la renaissance, bâtie de 1861 à 1867 par Ballu. Sur le devant s'étend un petit square, avec un bassin alimenté par trois fontaines, que décorent des statues de la Charité, la Foi et l'Espérance, par Lequesne, d'après Duret. La façade a un porche à trois arcades et audessus règne un étage élégant, surmonté d'un joli clocher de 63 m. de haut, flanqué de deux lanternes.
Gare St-Lazare. PARIS.
Rive dr. 6. 187
L'intérieur présente une grande nef et deux bas côtés étroits, sur* montés de tribunes et flanqués de chapelles. De belles colonnes en pierre du Jura alternent dans la nef avec des piliers décorés de statues des apôtres. La galerie des bas côtés fait saillie dans le chœur, qui est au-dessus d'une crypte et dont le maître autel a un joli dais. Les tribunes reposent ici sur des colonnes en stuc vert. L'abside est occupée par une grande chapelle richement décorée, avec une Vierge par P. Dubois, des peintures par Êm. Livy et Elit Delaunay et des vitraux d'Oudinot. La nef et les autres chapelles sont également ornées de peintures, celles de la nef par Jobbé-Duval % celles des chapelles de dr. par Brisset, Lecomte du Nouy (St Vincent de Paul), F.-J. Barrias (St Geneviève) et Laugée (St Denis), les autres, en revenant, par Eug. Thirion> Rom. Caret, Mich. Dumas et L. Français. On remarquera encore, près de la porte, d'élégants bénitiers avec statues en marbre de l'Innocence et de la Pureté, par Qumery. — La Trinité a une bonne maîtrise et un organiste de premier ordre, H. Guilmant.
La rue de Cliehy, à g. de l'église, monte à la place de ce nom (p. 300), en passant devant le Casino de Paris (p. 36) et le Pôle-Nord (p. 36).
La rue St-Lazare, à la suite à celle de Chiteaudun après la Trinité, passe au S. du quartier de l'Europe, ainsi appelé parce que la plupart de ses rues portent les noms de grandes villes de l'Europe.
La rue de Londres, qui monte de la Trinité à dr. de la rue St-Lazare, mène presque directement au parc Monceaux par la place de VEurope (pl. B 18) , place curieuse formée par la rencontre de six rues sur le chemin de fer de l'Ouest, derrière la gare St-Lazare.
La rue St-Lazare conduit en quelques min. de la Trinité à la Gare 8t-Laiare (pl. B. 18), où Ton va plus directement des boulevards par l'Opéra, la rue Auber et la rue du Havre. C'est aujourd'hui un vaste et bel édifice, reconstruit de 1886 à 1889, sur les plans de Lisch. Elle se compose de deux parties principales, reliées par une longue salle des pas-perdus, et d'un Hôtel Terminus (v. p. 3), sur le devant, au bord de la rue, masquant les autres parties. La première, du côté de la rue d'Amsterdam, est destinée au service des grandes lignes; l'autre, du côté de la rue de Rome, à ceux de la ceinture et de la banlieue. Cette nouvelle construction a embelli le quartier, mais le public n'y a guère gagné. On n'a pas supprimé les hauts escaliers, si incommodes pour les voyageurs pressés et chargés ou impotents, comme on eût pu le faire en construisant sur la rue et abaissant les voies; les deux services sont loin l'un de l'autre, les salles d'attente au premier étage, les bureaux des bagages et les
principales sorties au rez-de-chaussée , dans une sorte de sous-sol.
Sur 95 à 100 millions de voyageurs qui répresentent le mouvement des gares à Paris, celle de St-Lazare en compte env. 44, en partie toutefois surtout des promeneurs et des voyageurs de la ceinture et de la banlieue.