II. Les Invalides
Musée d'artillerie. Eglise des Invalidée. Tombeau de Napoléon I er .
L'hOtel des Invalides est ouvert au publie tous les jours , de midi à 4 h., mais 11 n'y a de publics à l'intérieur que les musées, l'église et le dôme, comme il est dit ci-après.-
Les musées sont visibles les mardi, jeudi et diin. seulement, de midi à 3 h. du 1 er nov. au 31 janv. et 4 h. le reste de Tannée; le tombeau de Napoléon I er , les lundi, mardi, jeudi, vendr. et dim., aux mêmes heures. On ne devra pas s'attarder aux musées si l'on veut visiter ee tombeau.
Pour se rendre aux Invalides ou en revenir, il v a les omnibus de la porte St-Martin à Grenelle (i% du quai de Valmy a la Porte Rapp (AD) et de la gare St-Lazare à Grenelle (AH)^ plus, jusqu'à un certain point, ceux qui passent à la place de la Concorde, les tramways des deux rives de la Seine et les bateaux-omnibus: v. l'appendice.
L'esplanade des Invalides (pl. R. 14; //et IV) est une belle place bordée de plusieurs allées d'arbres et de près de 500 m. de long sur 250 de large, entre la Seine et l'hôtel des Invalides. Elle va être reliée directement aux Champs-Elysées (p. 139), par le nouveau pont Alexandre III, et on y construit, près de la Seine, une gare jusqu'où se prolonge la ligne de chemin de fer qui s'arrête actuellement au Champ -de -Mars. L'esplanade doit être comprise dans l'exposition universelle de 1900.
L'hôtel des Invalides (pl. R. 14; /K), dont le dôme doré se voit de loin, fut fondé par Louis XIV et construit de 1671 à 1675 par Libéral Bruant et J.-H. Mansart. Il pouvait à la fin loger 7000 pensionnaires, mais leur nombre diminuant toujours, parce qu'on n'y admet plus que les anciens militaires dans l'impossibilité de travailler, il n'y a plus guère qu'env. 175 pensionnaires. Aussi diverses parties sont-elles maintenant affectées à d'autres usages , et l'on y a transféré en 1898 le quartier général du gouverneur de Parie.
Une grille sépare la place de la cour extérieure de l'hôtel, transformée en jardin et entourée de fossés maçonnés.
On n'a pas besoin, avec ce livre, des guides qui vous assaillent à l'entrée et qui sont étrangers à l'hôtel, malgré leurs casquettes galonnées.
Une batterie triomphale est établie derrière les fossés; ce sont les célèbres « canons des Invalides » , qu'on tire pour annoncer les événements importants.
Il y a 8 canons montés de chaque côté, plus un obusier, et 11 pièces non montées, dont 8 canons algériens, avec inscriptions arabes; un canon coehlnchinois d'un côté et un chinois de l'autre. Ceux de la batterie sont, à dr. en se tournant du côté de la Seine: deux canons autrichiens, l'un fondu à Vienne en 1681 , l'autre en 1580; ensuite quatre canons prussiens, pris à Berlin en 1706 par les Autrichiens et rapportés de Vienne par Napoléon I er , avec 2333 autres canons; une pièce hollandaise de la citadelle d'Anvers en 1832; une pièce russe de 8é bas topo 1 et un mortier algérien. — Pièces montées du côté gauche: *pierrier wurtembergeois, chef-d'œuvre de fonderie, avee seulptures, cannelé en hélice et décoré d'un serpent et de statuettes allégoriques; eanon vénitien de 1708; quatre canons prussiens et une pièce hollandaise, une pièee russe et un mortier algérien, comme de l'autre côté.
Dans le jardin, la statue du Prince Eugène de Beauharnais
(1781-1824), bronze par Dumont, autrefois sur un boulevard.
La façade du palais a trois étages et près de 200 m. de long.
Musée d'artillerie. PARIS.
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A l'entrée, une statue bas -relief de Louis XIV et des statues de Mars et de Minerve, bronzes par Coustou jeune. Aux pavillons des angles, quatre groupes de bronze par Desjardins, représentant des peuples vaincus, de l'anc. monument de Louis XIV, place des Victoires. Dans le haut, même aux lucarnes, des trophées en pierre. On peut circuler dans l'hôtel quand il est ouvert aux visiteurs, mais il n'y a guère de curieux que l'ensemble des bâtiments, la décoration extérieure, l'église, avec le dôme, et les musées.
La cour d'honneur est entourée d'arcades , en partie décorées de peintures plus que médiocres par B. Masson , représentant des scènes de l'histoire de France sous Charlemagne, St Louis, Louis XIV et Napoléon 1 er . En face de l'entrée est V église (p. 264) ; à dr., le musée d'artillerie (v. ci-dessous); à g., le musée de V Armée (p. 263).
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Corridor menant au dôme.
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Cour d'honneur ira Jn.TaiiU.es
Le *musée d'artillerie est dans les bâtiments du «côté de l'Occident». Entrée, v. p. 258. Pas de vestiaire.
C'est un musée d'artillerie dans le sens large du mot, de toutes
sortes d'armes offensives et défensives, anciennes et modernes, le
plus complet de l'Europe (plus de 10000 pièces) et fort intéressant.
Le catalogue forme 5 vol. : 1 (lettres A-F), origines du musée, armes antiques, 75 c. ; 2 (G-I), armes défensives, armures, casques et boucliers, fr. ; 3 (J-L), armes offensives, armes blanches, etc., 1 fr. 25; 4 (M), armes à feu portatives, l fr. 25; 5 (N-P), artillerie et objets divers, 75>.
l re galerie des armures, à dr. en arrivant par la grande porte. Cette salle , comme la suivante , est décorée de peintures murales militaires du temps de la fondation de l'hôtel et qu'expliquent des inscriptions. A dr., des armures fort remarquables des xv e -xvn e s., dont plusieurs historiques. En face : G 178-180, armures italiennes pour combattre en champ clos, celle du milieu d'un Médicis; ensuite
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des armures de joute allem., dont une à tonne, pour combattre à pied. Du côté dr., des armures historiques, désignées par des étiquettes, et particulièrement aussi une série d'armures allemande? dites «maximiliennes» (cannelées), de la l re moitié du xvi e s., etc. Au fond, un modèle du château de Pierre fonds. Derrière, les portraits du général de Lariboisière (m. 1812) et de son 111s, par Gros. Au milieu, en revenant, des armures d'enfants. — Ensuite des armes à feu, des armes blanches et des parties d'armures, telles que boucliers et casques, parmi lesquelles il y en a de très remarquables, ornées de pierres précieuses , d'ivoires , de sujets au repoussé , de gravures, de ciselures, d'incrustations, de damasquine, etc.
l re vitrine, à partir du fond: M 37, arquebuse de Richelieu; M 1648, pistolet allein. du xvn e s. ; M 70, arquebuse à rouet, etc. — II e vitr. : *M 640 et 1752, fusil et pistolets faits par ordre de Napoléon I er , à Rotterdam, pour le ehérif de Maroc*, M 3262, pistolet grec, du général M. Botzaris (m. 1823); M 1781 et 1718, autres pistolets de prix des xvni e -xix e s. — III e vitr. : épées et sabre de la 2 e moitié du xvi e s.; 0246, hausse-col du xvn e s.; armes à feu allem. des xvi e et xvu e s.; M 63, arquebuse franc. duxvi e s.; 169, rondache (bouclier de cérémonie) ital. du xvi e s., avec le triomphe de Galatée d'après Raphaël. — IV e vitk.: L66, arbalète à cric flam. ou allem.. à sculptures en ivoire (vers 1500) ; rondaches (*I 61 et 72) et boucliers italiens du xvi e s., surtout les num. *?7 et *82; G 599, cbanfrein de tournoi (Au xvi e s.). - V e vitr. : à dr., M 35, mousquet à mèche de 1629 :J 233 et 240, rapières espagnoles -, M 82, arquebuse à rouet(xvi e -xvn e s.)iGd08, muserolle 'l'un harnais de eheval allem. (xvi e s.); H 50 et 51 (autre côté), salades de joute (casques) maximiliennes •, G 93, armure du commenc. du xvn e s. ; H 263. casque de carrousel allem. (xvn e s.); H 114, armet (casque) gravé et doré (xvi e s.); M 202 et 126, mousquet et arquebuse allem. à rouet. — VI e vite. : M 127, 1619 et 1644, pétrinal a rouet et pistolets allem. des xvi« et xvii e s.; M 362, arquebuse allem. à pied-de-biche (crosse); G 597 et (au revers) *593, chanfreins très remarquables, le second ayant appartenu à Philippe II d'Espagne. — VII e vit*. : belles épées franç., ital. et espagn. des xvi e et xvii e s. — VIII e vitr. : J 26, épée de connétable de France (fin xv e s.); M 2135 et 2156, cartouchières allem. (fin xvi e s.), etc. — IX e et X e vitk. ( plates): dagues, armes de chasse, trousses.
Dans le haut et contre les murs: à dr., les originaux; à g., des copies de drapeaux et d'étendards français, le 2 e à g., l'oriflamme de St- Denis (rouge); le 9 e , l'étendard de Jeanne d'Arc (blanc fleurdelisé). Aux murs aussi des arbalètes du xvi e s. et des armes d'hast.
2 e galerie des armures, magnifique collection d'armures de toutes pièces, pour combattre à cheval ou à pied ; des demi-armures , etc., la plupart du xv e et du xvi e s., et encore, dans des vitrines, des parties d'armures, des armes blanches, des armes à feu plus remarquables que de l'autre côté. — Au milieu, entre autres, 2 e rangs *G 38, armure allem. du xvi e s.; *G 166, armure de joute de Maximilien I er ; G 40, armure bavaroise de 1533; G 717, armure sarrasine du xvi e s.; G 41 , autre armure bavaroise; *G117, armure du roi François I er ; G 52 et 53 (sur les eôtés), armures allem. du xvi e s.; *G 118 à 125, armures des rois Henri II, François II, Charles IX, Henri III, Henri IV, Louis XHI (123 et 124) et Louis XIV; G 196, armure de Louis XIV enfant (?): G 197. armure du duc de Bourgogne, petit-flls de Louis XIV.
Mutée d'artillerie. PARI 8
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I re vîti.: •JSîB à 386, magnifiques épées des rois François I er , Henri II, Charles IX, Henri IV (379 et 360; épées de mariage), Louis XIII, Louia XIV (382 et 383), Louis XVI (épée de sacre) et du dauphin Louis XVII ; H 143 et 93, bourguignote, armet (easque) et brassards de Henri II ; G 249, hausse-col de Louis XIII; H 280, easqne de Louis XIV enfant; K 50, masse d'armes de Henri II ; L 115. arbalète de Catherine de Médieis ; G. 425, 657 et 514, gantelets, étriers et éperons de Louis XIV; M 95, 36 (devant) et 96, arquebuses de Louis XIII; M 410, mousquet de Louis XIV. — Il e -IV e vitr. : *H2")7, 253 et 155, caaque à l'antique dit «à la Chimère* et casques ltal. du xvi e s. — V e vitr.: *G51, armure ital. du xvi e s., avec bas-reliefs •d'une composition et d'une exe'cution merveilleuses»; *I63, rondache ital.; *H 254, casque ital. à l'antique; *J 95-97, épées ital. du xvi e s.; •G 50, armure ital. dite «l'armure aux lions*, du xvi* s. — VI e vitr. : •H 184, morion ital., autres casques ital. du xvi e s. , G 239, hausse-eol du temps de Henri IV; 17, targe de Mathias Corvin, roi de Hongrie (m. 1490); K 58 et 56, masses d'armes (xvi e s.); *J 112, 74, 111, badelaires et cimeterre ital. (xvi e a.); J 119, sabre d'Et. Batori, roi de Pologne (m. 1586); K 47, 49, masses d'armes; *G 609, muserolle de cheval (1567). — VII e vitr. : casques ital. du xvi e s., surtout la *bourguignote H 149 et le *casque H 251 ; H 2ol, casque polon.; P 575, olifant du xii e s.; P567, menottes ou poucettes du xvi c s.; J 390 et 389, sabre de Stan. Poniatowski (? m. 1762) et épée de Charles XII (m. 1718); I 86, bouclier du duc de Bourgogne enfant (petit-fils de L. XIV); M 367 et 359, arquebuses à rouet allem. (xvi e g.). — VIII e vitr.: casques et bouclier (163) ital. du xvi e s. , poires à poudre, cartouchières et amorçoirs ital. ; masse d'armes ; pistolets allem. (crosse tooj. terminée en boule); arquebuses de même origine.
Il y a encore, tout autour de la salle, des armures dans Tordre chronologique, depuis le milieu du xv e s. jusqu'au milieu du xvn e , où Ton finit par ne plus porter que le bufTletin. Dans le haut de la salle, des drapeaux étrangers. Entre les armures du côté g., des spécimens d'armes d'hast, telles que hallebardes (K272, etc.), pertuisanes (K 378, etc.), espontons (K 596 et 597), couteaux de brèche (K 150, etc.), fauchait (K 195) et corsesque (K 201). Aussi d'autres armes blanches et des panoplies.
Salle de dr. : casques et boucliers de toutes les formes . cottes de mailles, harnais, bottes, etc.
Une porte au fond de la galerie ouvre sur un passage, de l'autre côté duquel se trouve, dans 4 salles, la • galerie ethnographique , collection intéressante de 78 personnages représentant les principaux types guerriers de l'Océanie , de l'Amérique et des côtes de l'Asie et de l'Afrique. Il y a des inscriptions. — Si l'on Sort par le fond, tourner à g. pour repasser à l'entrée du musée.
On revient au vestibule et l'on tourne dans le couloir à g. l/escalier qui s'y trouve conduit aux salles du 2 e t'tage. Il y a dans 4 salles à g. une collection très remarquable dans le genre de la précédente, une suite de 72 personnages représentant les ^costume» de guerre de l'âge préhistorique, des Gaulois, des Grecs, des Romains et des Français, depuis Charlemagne jusqu'à la fin du xvin e s. — La galerie de dr. contient une riche collection de petits modèles d'artillerie des temps les plus reculés jusqu'à notre époque. Des étiquettes y indiquent les différents systèmes d'artillerie, avec les dates. Au milieu et à g., l'artillerie de campagne; du côté des fenêtres, l'artillerie de siège.
26'2 Rive g. 12. PARIS. Musée d'artillerie.
Le couloir du rez-de-chaussée mène à d'autres parties du musée également intéressantes, surtout la salle orientale et les deux galeries des armes blanches et des armes à feu, celles-ci comprenant des collections depuis l'origine jusqu'à nos jours.
Salle orientale. l re travée: au milieu, à dr. et à g., des armes blanches, en particulier, J 1273, un beau sabre chinois, et quelques armes à feu, dont deux beaux fusils turcs (à g.), 2182 et 2183. Aux fenêtres aussi des armes blanches et aux murs des armes à feu. Au mur à dr. en entrant, un riche sabre annamite pris à Hué (1885).
2 e travée: selles orientales fort riches, du butin de l'expédition
«le Napoléon I er en Egypte, et suite des armes.
Vitrine dr un H 445 et 460, casques de Bajaret II (m. 1512) et casque mongol; J 1235, sabre cingalaia; J 1198, 1201 et 1200. poignards indiens; J 1237 et 1238, épées javanaises; J 1180, 1178 et 1176, sabres indomusulmans ; J 1249 et 1248, kris malais; M 2349, belle poire à poudre en vermeil, avec pierreries, du xvn e s.; arcs et carquois. — Vit», de e. : H 451 et 452, casques russe et tartare du xvi e s.; J 1210, etc., khouttars hindous ; J 1048, trousse de grand-maître d'hôtel du sérail; J 1173, sabre indo-musulman; J 1067 et 1066, khandjars des Balkans; J 1905, poignard indien.
Aux pilastres, à g., des fusils arabes ; à dr., des sabres chinois et japonais, puis des casques japonais.
3 e travée: 2 autres selles orientales; dans la vltr. de dr., des modèles de l'armement japonais ; dans celle de g., des fusils turcs. G 738, cuirasse persane du xvi e s. H 456, casque circassien. Vitr. du fond: *G 749, habit de guerre de l'empereur de Chine, pris au palais d'Eté dans l'expédition de 1860; K 1158 et 1159, 948 et 949, bâtons de commandement, hache d'armes et espèce de hallebarde de même provenance. Sur les côtés, encore des armures japonaises.
V e galerie des armeê blanches et armes à feu, k dr. de la précédente: armes d'hast, armes blanches depuis le xn e s., et armes à feu du xv e au xix* s., les plus remarquables dans des vitrines. Des étiquettes y indiquent les divisions générales. Du côté g., les armes à feu les plus anciennes, des selles d'armes des xv e et xvi e s. des parties de harnais. Au mur du côté de la porte, une armoire vitrée contenant des spécimens des ordres français, des récompenses militaires et des bâtons de maréchaux. Ci-après quelques détails (types).
Vith. des armes d'hast (K), la l re au fond de ce côté: pertuisanes (495, etc.), espontons (567, elc), marteau d'armes du xv e s. (22), hache d'armes d'Edouard IV «l'Angleterre (m. 1483; n° 84) épieus, dont 2 avec pistolets (659 et 658); hallebardes, dont une allem. avee 2 pistolets (262) ; couteau de brèche ital. (126), porte-mèches (607 et 603). — A l'extrémité de la rangée suiv. : M 1 et 2. les deux premières armes à feu, dites «seopettes». — Vitr. des armes a ked (M): tf, 5 et 10, mousquets et pétrinal à mèche ; 417, grand mousquet rayé à rouet, peut-être de Jacques II Stuart ; 053, arquebuse allem. à tabatière (xvi e s. ); ensuite des arquebuses à rouet remarquables par le travail, la plupart allem., celles de la rangée du haut surtout des armes de chasse dites «à pied-de-biche».
2 e galerie des armes blanches et armes à feu, au delà de la salle orientale, suite: armes à feu, particulièrement des pistolets et des fusils modernes, puis des arbalètes et encore des armures et des armes d'hast anciennes. Au fond, des casques et d'autres coiffures militaires des temps modernes. Du côté g., aussi des armes préuisto-
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Musée d'artillerie.
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riques, en partie des moulages et des imitations; du côté dr., des armes antiques, originaux et moulages.
Du côté de rentrée, des grenadiers, utilisés au xvm e s. pour lancer des grenades, et des fusils de cible de la même époque, des fusils revolvers, le n°431 du xvu e s.; des fusils de rempart. — Dans lbs vitrwes à la cloison, des pistolets de luxe des xvi e -xvm e s. , eeux à crosse terminée en boule presque tous allemands-, puis encore des fusils de luxe des xvie-xix e s., moins remarquables que dans l'autre galerie.
Les armes se chargeant par la culasse sont dans la travée de g. de la galerie, à la cloison, et du même côté se trouve, entre les fenêtres, une partie de la collection des armes modernes étrangères. Au fond, des modèles de casques et de shakos.
Galerie du fond , à g. : tambours , timbales , grosses caisses, haches de sapeurs, etc.; souvenirs de Napoléon 1 er , selles et armes de luxe, armes d'honneur et armes historiques, bâtons de maréchaux et décorations. Souv. de Napoléon : banc de Ste-Hélène. lit de camp, redingote grise, habit de Marengo, robe de chambre, chapeau porté dans la campagne de France, etc. Selles: G 624, de Louis XVI; 626, de Charles X ; 625, de Napoléon I er .
Le reste du musée est sous les portes et dans les cours voisines, de chaque côté du passage. Cour de la Victoire, à dr. en sortant: pièces modernes, modèles de bouches à feu de marine; au fond, affût et canon russes provenant de Sébastopol, canons des galions espagnols coulés dans la baie de Vigo en 1701 et retirés de la mer en 1872; à g., plaques de blindage transpercées. — Cour d'Angoulêmc, de l'autre côté: bouches à feu de tous les calibres, entre autres: à dr., N 239, une pièce allemande datée de 1523 ; N 49, un pierrier portant le nom de Pierre d'Aubusson (m. 1503) ; à g., le Griffon, coulevrine de 1528, prise à Coblentz en 1797. Statue de J.-B. Gribeauval (1715-1789), inspecteur de l'artillerie, bronze parBartholdi. Au mur , une des chaînes qui servirent aux Turcs, au siège de Vienne, en 1683, à soutenir et à garantir un pont de bateaux sur le Danube; elle a 180m. de long. Sous la porte cochère voisine, une chaîne garnie de 50 carcans, prise dans le camp marocain après la bataille d'Isly (1844) ; elle était destinée aux prisonniers.
Le musée de l'Armée, en face du musée d'artillerie, dans la cour d'honneur (p. 259) et ouvert en même temps , est de création récente et n'occupe encore qu'une grande salle, sur six qui lui sont destinées. Il est pour ainsi dire le complément de l'autre, car il est consacré aux souvenirs de l'armée. Il occupe actuellement, à dr., un anc. réfectoire , décoré de peintures murales du temps de la fondation des Invalides, et il occupera aussi plus tard la galerie en face
et les deux correspondantes de chaque côté, au 1 er et au 2 e étage.
A g., des souvenirs de Turenne et le boulet qui Ta tué à Sasbaeh (1675). A dr., des armes de mamelucks; puis, à dr. et au milieu, de petites peintures, en partie sans valeur artistique, mais intéressantes à divers points de vue et qu'expliquent des inscriptions. Plus loin, surtout des costumes de l'armée depuis la l re république , des costumes et souvenirs de certains maréchaux et généraux et particulièrement de Napoléon 1 er : pistolets, mors de son cheval à Waterloo, son chapeau à cor-
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ne*, table et chaises de son mobilier quand il n'était encore que lieutenant, entourage de son tombeau à Ste- Hélène et autres objets de même provenance, couronne offerte par Cherbourg lors de la translation de ses cendres, et encore des souvenirs de son fils, le duc de Reichstadt, etc.
L'église des Invalide» se compose de deux parties distinctes, l'église St-Louis et le Dôme. - >« i
L'église St-Louis a son portail dans la cour d'honneur, tu £. La nef est décorée de deux rangées de drapeaux pris sur l'ennemi,
surtout en Algérie, en Crimée, en Italie, en Chine et au Mexique.
Près de 1500 drapeaux, trophées des victoires de Napoléon furent brûlés dans la cour des Invalides le 90 mars 1814, la veille de L'entre'* des alliés à Paris; d'autres, des guerres de la République et de l'Empire", l'ont été par imprudence en 1851, à un enterrement.
Aux piliers de l'église sont des plaque* commémorativei et des monuments érigés en l'honneur d'anciens gouverneurs des Invalides. Sur 4rots plaques de cuivre, les noms de maréchaux et officiers supérieurs' dont les dépouilles reposent dans les caveaux de l'église. —
Derrière l'autel principal, une grande verrière et une porte <te Communication avec le Dôme, qui est ordinairement fermée.
Le *Dômb a son entrée au S., place Vauban, derrière l'hôtel, <Toù i on y va par le corridor de Metz, à g. de l'église (v. le plan p«>25&). Visite, v. p. 258. Vestiaire obligatoire, mais gratuit.
C'est une seconde église, avec son propre portail, construite >n 1706 par J.-H. Mansart. Elle forme un carré , qui sert de base à une tour ronde , supportant le dôme, que couronne une lanterne avec flèche, à 105 m. de hauteur. Ce dôme est en partie doré et orné de bas - reliefs en plomb représentant des trophées militaires.
Le *tombeau de Napoléon I er , construit par Viscvnti, est sou * le dôme. Il consiste en une crypte circulaire ouverte dans le bjiujt. Au milieu est le sarcophage de l'empereur, mort à Ste -Hélène eu 1821 et dont les restes ont été transférés à Paris en 1840. Ce sarcophage est en forme de cuve antique, de 4m. de long sur 2 m. de large et 4 m. 50 de haut, fait d'un seul bloc d'une espèce de grès rougeâtre de Finlande. Le pavé est une mosaïque avec une gloire, une couronne de laurier et des noms de batailles: Rivoli, Pyramides, Marengo, Auêterlitz, Ie'na, Friedland, Wagram, Moêkowa. Les 12 belles figures colossales autour de la crypte sont de Pradier; elles symbolisent les principales victoires de l'empereur. Les six trophées se composent de 60 drapeaux pris sur l'ennemi.
Aux parois de la crypte, 10 bas-reliefs de marbre, par Simart: Rétablissement de l'ordre. Concordat, Uéforine de l'administration , Conseil d'Etat, Code, Université, Cour des comptes, Développement du commerce et de l'industrie, Travaux publics, Légion d'honneur.
Le jour faible et bleuâtre qui tombe d'en haut contribue encore à l'impression de solennelle grandeur que produit ce tombeau.
L'entrée de la crypte (fermée) est derrière le maître autel. Il y a de chaque côté une statue de bronze colossale, par Duret, l'une portant sur un coussin le globe terrestre et l'autre un sceptre et une couronne. En deçà, du côté de l'église, deux sarcophages ou sont seulement les noms de Duroc (m. 1813) et de Bertrand (m. 1844), favoris de l'empereur et ses maréchaux du palais, le second son compagnon même à 8te-Hélène.
Le dôme se compose intérieurement de deux coupoles. La première est divisée en douze compartiments où sont peints les apôtres
St- Français-Xavier. PARI S.
Rive g.. 12. 265
par Jouvenetf et ouverte au milieu, laissant apercevoir la seconde, ornée d'une grande composition par Ch. de Lafosse, St Louis qui offre au Christ l'épée avec laquelle il combattit les ennemis du christianisme. Les Evangélistes des pendentifs sont aussi par de Lafosse.
Dans les deux chapelles hautes de chaque côté de la crypte sont les monuments de Vauban (m. 1707) et de Turenne (m. 1675), avee les statues de ces généraux, le premier, parËtex, de 1807; le second, par Tutu et Marsy, apporté de St-Denis. La chapelle à g. plus près âeTentrée contient le monument de Jérôme Bonaparte (m. 1860). roi de Westphalie , avec sa statue par Guillaume ; un sarcophage plus petit avec les restes de son fils aîné et un autre où est le cœur de fa reine de Westphalie. Dans la chapelle de dr., le sarcophage 'le, Joseph Bonaparte (m. 1844), roi d'Espagne. Ces chapelles ont des peintures par Bon et Louis Boulogne et les autres en ont par Bon Boulogne et Mich. Corneille.
Sur la place Vauban , devant le dôme , doit être érigé un monument colossal, par Gaudez, à la mémoire des morts des armées coloniales françaises. De cette place part Yavenue de Breteuil^ où l'on aperçoit une Jour; c'est là que se trouve le puits artésien de Grenelle, foré de 1834 à 1841 , jusqu'à 549 m. de profondeur ou 510 m. au dessus du niveau de la mer, et dont l'eau montejusqu'au sommet de cette tour, haute d'env. 38 m. Le débit n'est que de 200 à aOO m. cubes par jour.
Plus près de la place, à g., l'église St-FrancoiB-Xavier, construite de 1861 à 1875, dans un style pseudo-renaissance, par Lusson et Uchard. Elle a des peintures murales par Lameire, E. Delaunay, Cazes et Bouguereau, une Vierge de Bonnassieux et des vitraux par Maréchal. Ordonnance originale à l'intérieur.
Du même côté, à l'extrémité du boul. des Invalides, l'Institution des jeunes aveugles (pl. B. 13), bel édifice construit de 1839 à 1845. Le basrelief du fronton, sculpté par Jouffroy , représente, au milieu d'enfants aveugles protégés par la Beligion, Valentin Ifaiitj (m. 1822), le fondateur de l'établissement, dont on voit aussi dans la cour la statue, par Badion de la Tronebère. Excepté durant les vacances (août et sept.), l'établissement est visible avec une permission du directeur. — Il y a même derrière, rue. Bertrand, 14, un musée d'aveugles dit musée Hafly, public tous les mardis, de 11 h. à 4 ou 5 h. Il comprend deux collections, l'une d'objets inventés pour les aveugles, l'autre d'objets inventés ou fabriqués par eux.
Le quai à l'O. de l'esplanade des Invalides (p. 258) sera aussi englobé dans l'exposition de 1900, et l'on y a déjà ouvert des chantiers de construction. Au n° 63, se trouve la manufacture dea Tabac», vaste établissement dont la visite est fort intéressante et à faire ai l'on ne craint pas l'odeur de tabac dans les habits. On y est admis le jeudi, quand ce n est pas un jour de fête, en s'y présentant un peu avant 2 h. Cette manufacture, dite du Gros - Caillou, qui doit bientôt disparaître, oecupe env. 2200 personnes, dont 20 femmes, et elle produit env. 7 650000 kilos de tabac par an. Les diverses manufactures de l'Etat en vendent plus de 56 millions de kilos par an et donnent un bénéfice net de plus de 366 millions de francs.
Plus loin, n° 103, près du Champ - de - Mars, est le Garde-Meuble de l'Etat (pl. H. ii\ /), avec un musée qui est public tous les jours de 10 h. à 4 h., excepté le lundi. Il est dans un bâtiment provisoire, comme presque tous les autres, au fond de la eour à g. Il y a une petit salle contenant des porcelaines et des objets d'art en matières préeieuses et deux grandes salles avec un choix de meubles: lit, consoles, commodes, bureaux, secrétaires, sièges, tapisseries, bronzes divers, lustres, vases, etc., tous authentiques et d'nne grande valeur artistique. Le catalogue (1 fr. 50)
266 Rive g. 12.