‹ Paris et ses environs; manuel du voyageurChapitre 91 sur 100 · I. De Paris à Sceaux · texte numérisé non relu

I. De Paris à Sceaux

1. Far le chemin de fer. — 12 kil. Ligne de Sceaux et Limours. Garé près du Luxembourg, boul. St-Miebel, 69, dans la maison au coin de la rue Gay-Lussac(pl. R. 19; H, où l'on n'enregistre toutefois pas les bagages, qui doivent être portés à l'ane. gare de la place Denfert. Départs toutes les Vab- P'ix: l fr. 35, 90 et 60 c, 2 fr., 1 fr. 46 et 95 c. aller et retour.

La voie, qui doit encore être prolongée en aval vers les quais, est établie en tunnel sous le boul. St-Michel, jusqu'au carrefour de l'Observatoire (p. 270), où est la stat. dite de Port- Royal, à cause du boulevard voisin ; puis sous une partie de l'avenue de l'Observatoire, la rue et la place Denfert-Rocbereau (p. 272), après laquelle vient la stat. de Paris - Denfert , Pane, gare de Sceaux (pl. G 20). Ensuite elle traverse le parc Montsouris (p. 273), où elle croise le chemin de fer de ceinture, qui passe dans une tranchée. Vue de là, à g., sur la vallée de la Bièvré et les hauteurs de Bellevilie.

3 kil. Sceaux-Ceinture. Correspondance avec la ligne de ceinture. Hors des fortifications , à g. , l'hospice et le fort de Bicêtre (p. 34Ô). Carrières et cultures maraîchères. Les petites pyramides en planches qui se voient çà et là sont sur les ouvertures d'anc. carrières, dans lesquelles on cultive des champignons» t 4 kil. Gentilly< f à g., vieux village peu intéressant de 6153 hab. rf dtkil. Laplace. A g., r aqueduc d'Arcueil, sous l'extrémité O. duquel on passe.

6 kil. Arcueil, bourg de 7004 hab., dans la vallée de la Bièvre,

BOURG-LA-REINE. Env. de Par. 20. 337

que dessert aussi le tramway d'Arpajon (p. 343) et qu'un autre doit encore relier au Luxembourg. L' église est un monument assez curieux des xm e -xv e s. Dans la Grande-Rue, V école Albert-le- Grand, tenue par des ecclésiastiques, en 1870-71 par des dominicains, dont plusieurs furent massacrés par les communards. Il y a une chapelle funéraire et une statue du P. Captier, par Bonnassieux. La principale curiosité d'Arcueil est son *aqueduc, en réalité deux aqueducs superposés, atteignant ensemble une hauteur de 41 à 42m. On le voit assez bien du chemin de fer avant et après la station. Il y avait déjà ici du temps des Romains un aqueduc auquel la localité a dû son nom (Arculi). Jacques Debrosse en construisit un autre de 1613 à 1624, pour amener au jardin du Luxembourg les eaux de Rungis, qui se trouve plus au S. C'est une belle construction en pierre de taille, de 400 m. de long et jusqu'à 24 m. de haut. Sur cet aqueduc, on en a élevé de 1868 à 1872 un autre de 17 à 18 m. de haut et environ le double de longueur , un des ouvrages les plus considérables du grand aqueduc de la Vanne (p. 274). Il est construit en

pierre meulière et par conséquent moins remarquable que l'autre.

Un chemin à g. de l'aqueduc monte à ViUejttif (p. 845), dont on aperçoit après Arcueil les hauteurs fortifiées (redoute des Hautes-Bruyères).

La vallée s'embellit. A dr., Bagneux, Foutenay-aux-Roses et le fort de Châtillon (v. ci-dessous); à g., VHay et ChevUly, connus par des combats durant le siège de Paris par les Allemands.

9 kil. Bourg-la-Reine (rest.-café Perdereaux, sur la place), village moderne de3649hab., un des principaux lieux de villégiature de ce côté de Paris. Sur la place Condorcet, à 200 m. en face de la gare, le buste de Condorcet, qui mourut ici en 1794, marbre par Truphème. — Tramw. à vap. de Paris, v. p. 343.

La ligne de Sceaux laisse à g. à cette station colle de Limours (p. 341) et tourne à dr. A g., le lycée Lakanal ; à dr., Fontenay-aux- Roses et les hauteurs de Châtillon; en arrière, à dr. , l'aqueduc d'Arcueil et les hauteurs de Villejuif.

10 kil. Sceaux (v. p. 338). La voie fait ensuite un circuit vers le N. pour passer à Fontenay et aller aboutir à l'O. de la ville. — 11 kil. Fontenay -aux- Roses (v. ci-dessous). — 12 kil. Sceaux- Robinsm, stat. entre la ville et Robinson (p. 339).

2. Par le tramway. — Ligne de Sl-Oermain -des-Prés (p. 288) à Fontenay aux-Ro*es y en correspondance avec les autres tramways et les omnibus (v. l'appendice); 9 kil., trajet en 1 h. 5, pour 60 ou 35 c. Il reste ensuite env. 2 kil. à faire à pied par une route agréable.

On suit d'abord la rue de Rennes, jusqu'à la gare Montparnasse (p. 272), puis à g. le boulevard du même nom. prend à dr. le boul. Raspail (p. 270), qui longe le cimetière du Montparnasse, jusqu'à la place Denfert-Rochereau (p. 272), ensuite l'avenue d'Orléans, jusqu'à l église St-Pierre-de-Montrouge (p. 273), et l'avenue de Châtillon, et l'on sort de Paris. — Plus loin, Malakoff, village de 11027 hab.

Châtillon (3096 hab.) est au pied d'un plateau d'où Ton a une belle vue sur Paris. Clamart (p. 280) est à env. 1500 m. à 10.

Bwdeker. Paris. 13« édit. 22

338 Env. de Par. 20. SCEAUX

Les hauteurs de Châtillon sont aujourd'hui fortifiées, mais elles ne Tétaient pas en 1870, et les Allemands en profitèrent pour s'y établir et Taire de la beaucoup de mal aux forts de Vanves et d'issy. Une tentative faite le 13 oet. pour les reprendre resta sans succès définitif: on réussit seulement à s'emparer de Bagneux (1742 hab ), à 1 kil. à TE., ou se voit un monument érigé aux victimes de la journée. Il y a aussi un monument sur le plateau de Châtillon. Bagneux, qui occupe un beau site, a quantité d'agréables villas et possède une église intéressante, en partie du xm e s. Tramway à vapeur, v. p. 343.

Fo n te nay- aux -Roses f à 1 kil. ty t * u S.-K. de Châtillon et sur la nouvelle ligne de Sceaux (stat.) , est un village ancien de 5343 hab. , qui fait moins le commerce des roses que celui des violettes et des fraises. Le village lui-même est peu intéressant, mais il occupe un joli site et il a de nombreuses maisons de campagne. On y a un beau coup d'œil sur Paris de l'extrémité N. de la place de la Mairie, où est la station du tramway.

Pour se rendre de là au chemin de fer (v. ci-dessus), on continue par la grand' rue ou rue Boucicaut. A dr. en descendant est l'anc. maison Boucicaut, une magnifique construction moderne; puis à g. Stc-Barbc-dcs- Champs, petit collège dépendant de celui de Paris. Plus bas, une école normale d'institutrices, après laquelle la rue se bifurque, à dr. sur Sceaux (20 min.; v. ci-dessous), par la stat. de Fontenay (v. ci-dessus), et à g. sur Bourg-la-Reine ( ! / t h.; p. 337).

Si au contraire on veut se rendre directement à Robin son (p. 339), il faut prendre la rue qui descend à dr. en venant de Châtillon, en deçà de la place où est le bureau du tramway, ou bien une ruelle en face de ce même bureau et au bout de laquelle on tourne à dr. Arrivé à un carrefour, on a encore le choix entre la rue de Châtenay, qui mène à g. à la route, près de la stat. de Sceaux-Robinson (v. cidessus), et la rue du Plessis-Piquet, à dr., d'où se détache plus loin

à g. un chemin qui aboutit dans Robinson (env. 2 kil.).

Le Plet»i$-Piquet % est un petit village qui se voit à peu de distance de la bifurcation ci-dessus, aussi dans un joli site, sur le flanc d'un eoteau. Une petite plaine, où passe la route montant de Châtillon, le sépare du bois de Meudon (2 kil. ^ p. 284).

Sceaux {hôt. de V Etoile -du- Nord; restaur. du Parc, près de l'église) est une petite ville de 3926 hab. et un chef-lieu d'arrond. de la Seine, dans un beau site. Elle est considérablement déchue, mais elle a joui d'une certaine célébrité au xvn e et au xvm c s., grâce au château qu'y avait construit Colbert et que posséda ensuite le duc du Maine, fils de Louis XIV et de Mme de Montespan. La duchesse du Maine, sa femme, y réunit une cour nombreuse de seigneurs et de beaux esprits et y donna des fêtes célèbres. Cela dura env. un demisiècle, jusqu'à la mort de la duchesse, en 1753, et se continua même, avec moins d'éclat, jusqu'à la Révolution. Le domaine fut alors vendu , le château démoli et ses jardins détruits. Il ne reste plus qu'un petit coin du parc, ouvert au public, vers l'extrémité E. et près de l'église, où l'on arrive de la stat. de Sceaux proprement dite par la rue à dr., puis la première à g., la rue Penthièvre. De

BOIS DE VERR. Env. de Par. 20. 839

la stat. de Sceaux-Robinson, située à l'O., on tourne à g. et traverse toute la ville, h'église, au même endroit, n'a de remarquable qu'un Baptême de J.-C, au maître autel, marbre par Tuby. A côté, le buste de Florian (1755-1794), inhumé à Sceaux, et celui du poète provençal Aubanel (18*28-1886). 5 min. plus loin, le lycée Lakanal, belle construction dans un beau coin de parc, à peu de distance de Bourg-la Reine (v. p. 337).

Bobinson {café-restaur. dans la châtaigneraie et à la gare; déj., 2 fr. 50; dîn. ; 3), à 5 min. à PO. ou à dr. de la stat. de Sceaux-Robinson, est la principale promenade des environs de Sceaux, un hameau dans un site plein de fraîcheur, une châtaigneraie, au pied de hauteurs aux versants boisés. La proximité de Paris fait qu'il est très fréquenté par les promeneurs, surtout par la jeunesse et la petite bourgeoisie. Aussi quantité d'industriels s'y sont établis et en ont un peu gâté les charmes naturels. Il y a des cafés-restaurants avec des tables en plein air et dans les branches de gros châtaigniers, où Pon monte par des escaliers rustiques. Il y a aussi des loueurs de chevaux et d'ânes, avec lesquels il faut débattre les prix: cheval, env. 2fr. l'heure dans la sein., 3 fr. le dim.; âne, la moitié.

On a une belle vue de la hauteur à quelques minutes au-dessus

de Robinson, où il y a une maison de campagne avec une tourelle.

De Robinson an bois de Verrières, excursion intéressante, à cheval et à pied. A cheval, on monte d'ordinaire par la hauteur dont il vient d'être question, où il y a un bout de chemin monotone et exposé au soleil. A pied, on prend de préférence le chemin du bas, où Ton peut aussi passer à eheval. Ce chemin est très agréable. On est par là en 10 min. au hameau d'Au/nay, où Chateaubriand avait une maison de campagne. Ensuite on traverse une anc. avenue de Sceaux et Ton appuie à g. pour aller à Châtenay (1561 hab.), où Ton arrive en 1/jh. Selon certains historiens. Voltaire serait né à Châtenay. La route de Versailles à Choisy-le-Roi, de l'autre côté du village, descend à g. vers la halte de Bei*ny (2 kil.-, v. ci-dessous) et monte à dr. au bois. — Le boia de Verrières couvre un petit plateau dominant la vallée de la Bièvre à PE. et au S., ce qui fait qu'on y a construit depuis 1871 six redoutes. 11 n'est pas très étendu, sa plus grande longueur, de Châtenay à Bièvre, n'étant que de 3 kil. 1/2* On a tout autour de beaux points de vue. Les cavaliers passent ordinairement à Malabry, une auberge et une ferme, au bord de la route, à 2 kil. 200 de Robinson par le chemin direct et env. 2 kil. de Châtenay. De là on se dirige vers V Obélisque^ rond-point où aboutissent les principales avenues et où il n'y a pas d'obélisque, mais un beau tilleul, ou bien on y va en montant de Châtenay par la route d'Igny, à g. vers le haut. Tout droit au delà du rond- point, on arrive à l'extrémité du plateau qui domine la vallée de la Bièvre. Belle vue aussi de l'autre côté sur un vallon où sont les restes de Vabbaye anx Bois. Dans le bas. à dr. de la route d'Igny, ae trouve Bièvre (v. ci-dessous).

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