II. De Paris dans la vallée de Chevreuse
Vallée de la Bièvre. Limours.
33 kil. de ch. de fer jusqu'à St-Remy-lès-Chevreuse, en 51min. à 1 h. 15, pour 3 fr. 70, 2 fr. 50 et 1 fr. 6ô, 5 fr., 4 fr. et 2 fr. 60 aller et retour. — 2 kil. 1/2 de route de là à Chevreuse, puis 4 kil. l/ 2 jusqu'à J)ampierre % l'un et l'autre desservis par des voit. (v. ci-dessous), et env. 6 kil. l/ 2 de Dampierre aux Vaux-de-Cernay. Correspond, pour Chevreuse. 30 c. ; pour Dampierre, 70 c. — Tramw. de Paris jusqu'à Antonv, v. p. 343.
310 Knv. de Par. 20. PALAJSEAU.
Si l'on ne veut pas trop marcher à pied et se eontenter des voitures publiques, partir de Paris vers 10 h., prendre à l'arrivée à St-Remy la voiture de Chevreuse, visiter la localité et en repartir vers 1 h. l/gi par la correspond, du ch. de fer pour Dampierre; continuer à pied jusqu'aux Vauxde-Cernay et revenir à Dampierre, d'où l'omn. part vers 8 h. pour de St- Itemy, en correspond, avec le dernier train pour Paris. — Visite du château de Dampierre, v. p. 342. En ne s'arrêtant pas, on pourrait abréger le retour des Vaux et rentrer plus tôt à Pari», en profitant, vers 5 h., de la correspond, de Cemay à la stat. de Boullay - les-Troux (50 c. en 1897; p. 341). Il y a aussi une correspoud. de Dampierre, vers 4 h. V21 pour la stat. de i.a verrière, sur la ligne de Paris à Chartres.
Jusqu'à Bourg-la-Iteine (9 kil.), v. p. 336-337. Ensuite un petit tunnel. A g. } les prisons de Fremes (p. 343). — 11 kil. Bemy. — 12 kil. Antony, village de 2533 hab., dans un assez beau site. A g., un tronçon du ch. de fer de Grande-Ceinture. A dr., le bois de Verrières, qui offre un beau coup d'œil. — 15 kil. Massy, à g., sur un coteau en face de la partie supérieure de la vallée de la Bièvre, qui offre de là une belle vue. — 17 kil. Massy-Qrande-Ceinture.
De Massy -Grande-Ceinture à Versailles: 15 kil. ; 32 à 35 min.*, 1 fr. 70, 1 fr. 15, 75 c. Ce tronçon de la Grande-Ceinture (gare spéciale) remonte la partie supérieure de la vallée de ta Bièvre, qui est pittoresque, grâce aux hauteurs boisées qui la bordent et sur les versants desquelles s'étagent les localités, des châteaux et quantité de villas. Elle est même intéressante à parcourir à pied, mais non du côté du bois de Verrières (à dr.), où les chemins passent trop souvent entre des murs. — 3 kil. l<j*y, à g., avec la grande école St-Charles, tenue par des frères. — 5 kil. Mètres (hot. du Chariot-d'Or) , à dr., sur le versant d'un plateau au N. -0. de celui de Verrières (bois, v. ci-dessus). Un chemin entre les deux monte au Petit- Bicêtre (env. 3 kil.), sur la route de Versailles à Choisy, non loin du boi.s de Meudon (p. 284). A g. de la vallée, les hauteurs fortifiées oit sont les étangs de Saclay, du Trou-Salé, etc., qui alimentent les pièces d'eau de Versailles. — 7 kil. Vauboyen. — 9 kil. Jouy-en-Josas. La voie tourne plus loin à dr., monte par un haut remblai et laisse apercevoir à g. Vaqueduc de Bue, qui mène à Versailles les eaux des étangs ci-dessus. 11 a 488 m. de long et 22 m. de haut. C'est une belle construction en pierre, de 1686, sur un remblai où passe une route. — Le chemin de fer rejoint ensuite la ligne de Bretagne. — 15 kil. Versailles, gare des Chantiers (p. 293).
De Massy-Grandb Ckirturk a Valhnton : 18 kil., tronçon peu intéressant de la Grande-Ceinture, qui dessert Wissous (p. 343), Rungis (p. 337), Orly et Villeneuve-le-Roi, et qui croise ensuite la ligne d'Orléans, la Seine et la ligne de Lyon. Valenton est une halte près de cette ligne, où le tronçon se raccorde avec la partie de la Grande-Ceinture venant par Champigny (p. 291) et Sucy-Bonneuil (p. 291; 4 kil.) à Villeneuve-St Georges, 3 kil. au S. de la même halte (v. p. 346).
De Massy-Grakde-Ceikturb a Juvisy (Villeneuve-St-Georges) : 14 kil. ; 20 à 30 min. ; 1 fr. 70, 1 fr. 15, 75 c. — 3 kil. Champion. — 5 kil. Longjumeau (p. 343). — 6 kil. Chilly-Masarin (p. 343). — 8 kil. Qravigny. — 10 kil. Petit-Vaux. — 12 kil. Savigny - sur - Orge (p. 346). — 14 kil. Juvisy (p. 346), d'où la Grande-Ceinture se dirige vers Villeneuve-St-Qeorges (7 kil.; p. 346).
18 kil. Palaiseau {hôt. de l'Ecu de France, Grand-Rue, 148), à g.,
bourg d'origine ancienne, qui a dû son nom à un palais royal («pala-
tiolum») maintenant détruit. Il se compose surtout d'une longue
rue, à l'E. d'une hauteur fortifiée. On y tourne à dr. en venant de
la station et l'on va en 10 min. a la place de la mairie, où il y a une
statue de Bara, volontaire de 13 ans mis à mort par les Vendéens
en 1793, bronze par Lefeuvre. Ve'glise, derrière la mairie et au delà
du ch. de fer, est du xn e et surtout du xm e s. Belle vue de là.
CHEYKEUSE. Env. de Par. 20. 341
Passé la station et une tranchée, on voit à g. Palaiseau et Massy. Puis on descend la jolie vallée de l'Yvette, qui est bordée de collines boisées. — 21 kil. Lozère. On traverse plus loin l'Yvette. Belle vue à dr. et en arrière à g. — 24 kil. Or$ay , bourgade bien située , à g. , en partie sur une colline et entourée d'importantes villas. - 25 kil. Buret. — 28 kil. Gif. - On aperçoit déjà à dr. eu arrivant à la stat. suivante les restes du château de Chevreuse. — 33 kil. St-Remy-lh-Chevrcwc, d'où on visite la vallée de Chevreuse.
Le chemin de fer tourne ici de nouveau au S. et quitte la vallée de l'Yvette, en montant encore dans un joli vallon jusqu'à Boullay-les-Troux (5 kil.), d'où il y a un service de correspond, pour Cernay-la- Ville (6 kil. 3; p. 343), par une plaine dénuée d'intérêt. Ensuite une petite plaine et Limoura (4 kil.), la dernière station, qui n'est qu'un gros village, sans intérêt pour le touriste.
La route de Chevreuse traverse St-Remy et l'Yvette et tourne ensuite à g. Il y a pour les piétons un chemin plus court et plus agréable, qui prend à g. le long du chemin de fer, passe au château de Courbetin, puis dans une prairie.
Chevreuse {hôt. du Grand- Courr ier } rue de la Mairie, 23, etc.) est une toute petite ville, assez mal bâtie et en elle-même à peu près sans intérêt, mais connue comme chef-lieu d'une baronnie, puis d'un duché, dont les titulaires se sont distingués sur les champs de bataille , dans les intrigues de cour ou par leur science.
Les reste* du château ont aussi par eux-mêmes peu d'importance, mais ils donnent de loin à la ville et à la vallée un aspect très pittoresque. Ils s'élèvent à plus de 80 m. au-dessus de la ville , à l'extrémité d'un petit plateau où l'on n'arrive directement que par de mauvais sentiers sablonneux. Ces restes se composent surtout d'une construction carrée massive en pierre meulière, l'ancien donjon ; d'une autre moins considérable et de deux tours en pierre de taille, par conséquent plus remarquables, mais presque entièrement recouvertes de lierre, la seconde, plus petite, derrière celle qui se voit du bas et de la terrasse. L'intérieur offre peu de curiosité. On a une belle vue de la terrasse sur la vallée, dans la direction de Dampierre, à l'E.
L'église, du même côté, n'a rien de remarquable à l'extérieur, parce qu'elle est bâtie en meulières, comme bien d'autres édifices de la contrée, mais elle est assez belle à l'intérieur et décorée de peintures murales d'une certaine valeur, par M. de Courbetiu. En face du portail, qui est au S., se voient quelques restes d'un prieure', transformés en magasin , surtout un portail romano-ogival.
La route de Chevreuse à Dampierre, à g. au sortir de la localité, offre aussi de beaux coups d'œil, mais n'est pas assez agréable pour être parcourue à pied durant les chaleurs. Il n'y en a qu'une petite partie à Pombre. Elle passe à dr. au pied de coteaux boisés, et on aperçoit sur les hauteurs de l'autre côté le château de Bevillers, une belle construction moderne. Plus loin, dans un enclos à g. près de la route , le château de Mauvière , du xvm e s. Ensuite à g. un
342 Env. de Par. 20. DAM PIERRE.
autre enclos, dont le long mur cache le château de Becquencourt, et on arrive à Dam pierre après un moulin sur l'Yvette.
Dampierre (hôt.-rest. St-Pierre; voit., v. p. 339) est un village connu par son magnifique * château de la famille ducale de Luynes, alliée à celle de Chevreuse et illustrée de nos jours par l'archéologue dont ou voit la riche collection à la Bibliothèque Nationale de Paris (p. 182). Ce château , bâti surtout par J.-H. Mansart , au xvii c s., et restauré par Duban en 1840, est une construction monumentale en briques et en pierre , située entre une belle cour d'honneur et un vaste parc, mais dans un vallon où la vue est masquée par les hauteurs voisines. On peut visiter l'intérieur du château et le parc le vendredi, de 1 h. à 5 h., avec une autorisation qu'il faut demander par écrit à Mme la duchesse de Luynes, en été au château, avant le mois de juillet à Paris, cité de Varenne, 51. Une curiosité parmi les œuvres d'art qui y restent est une Minerve de Simart, en ivoire, or et argent, reproduction au quart de la Minerve colossale du Parthénon. On y voit aussi la célèbre Pénélope endormie de Cavelier et une statue en argent de Louis XIII, par Rude. — Véglise, un peu plus loin, a à g. du chœur une chapelle fermée où est le caveau des ducs de Luynes.
C'est du côté de l'église qu'on prend pour aller aux Vaux-de- Cernay, en laissant à g. Sentisse et son château. On remonte tout droit au S. le vallon du ruisseau des Vaux, par une route que l'on quitte à moins de 2 kil. , pour continuer encore tout droit, en passant au hameau de Oarnes. Le chemin aboutit ensuite au moulin des Rochers (V2 h.), à une route où les voitures tournent à g., pour suivre l'autre côté de la vallée, non loin de Cernay-la-Ville (v. cidessous). Il y a au contraire à dr., pour les piétons, un sentier pittoresque et plus court, entre des rochers au bord du ruisseau. Au bout de 7 min., le Petit - Moulin (rafraîch.), avec une belle chute d'eau. On y peut passer sur l'autre rive, où est Vhôtel des Cascades ou Le'opo'd, rendez- vous des promeneurs et des artistes, dans le bas de Cernay-la-Ville (10 min.; v. ci-dessous) et d'où part l'un des deux omn. allant à Boullay-les-Troux (p. 341). Le sentier sur la rive g. du ruisseau est ensuite moins intéressant. A 6 min. du précédent, le Grand- Moulin, à l'extrémité inférieure du long étang de Cemay. Dans le voisinage, sur la même rive, le monument de Pelouse (m. 1892), paysagiste qui a fait connaître les beautés de ce vallon. On peut encore gagner d'ici le chemin des voitures ou continuer tout droit, sous bois, pour atteindre, en 25 min. env., le hameau des Vaux-de-Cemay , dans un site pittoresque, au bord de V étang des Vaux. Il y a de plus des restes d'une abbaye, fondée en 1128, maintenant à la baronne Nathaniel de Rothschild. La partie la plus curieuse sont les ruines de l'église, du style roman, qu'on ne peut visiter sans autorisation. Les bords du lac, transformés en parc, ne sont pas non plus accessibles au public, qui peut seulement passer à l'extrémité, devant l'anc, abbaye,
LONGJUMEAU. Env. de Par. 20. 343
Cernay- la -Ville (bot.: de la Poste ou Avril, etc., sur la grand' place; des Cascades , dans le bas, v. ci-dessus), village sur la hauteur au S. et dont le clocher domine le vallon, près de l'étang de Cernay (v. ci-dessus), n'a par lui-même rien de curieux et n'a d'important pour les promeneurs et les artistes que ses dépendances dans le vallon. Correspond, pour Boullay-le8-Troux, v. p. 341.