CABINETS DE LECTURE
Gymnase, près du théâtre de ce nom, la Renommée de la brioche, boul. Bonne-Nouvelle, à dr. avant la porte St-Denis, etc.
Cabinets de lecture. — Le Salon littéraire, au boul. des Italiens, côte* N., passage de l'Opéra, galerie du Baromètre, 11 et 13, tient une foule de journaux français et étrangers. Il est ouvert de 9 h. du matin à 11 h. du soir. Séance, 25 c. Abonnement: un mois, 6 fr. (livres à emporter, 5 fr.); 15 jours, 3 fr. 50; 8 jours, 2 fr. — Sont dans le même genre : le Cabinet littéraire du passage Jouffroy, boul. Montmartre, 12, rendez- vous des correspondants des journaux étrangers ; les Salons littéraires du même passage, 26 ; le Salon littéraire national, rue de Méhul, 1. — Sur la rive gauche: rue Casimir-Delavigne, 10, près de l'Odéon ; rue de la Sorbonne, 6. — Un cabinet spécial pour les journaux anglais et américains, mais qui a aussi beaucoup de journaux français, est celui du New York Herald, avenue de l'Opéra, 49. Il est ouvert seulement de 10 h. à 6 h. Séance, 25 c.
Si l'on veut travailler ou écrire quelque lettre , on peut trèsbien le faire dans un cabinet de lecture ou encore dans une bibliothèque publique. Bien des personnes sont aussi dans l'usage de faire leur courrier au café; les garçons donnent papier, plumes, encre et enveloppe dès qu'on le demande (pourboire).
Journaux. — Le plus ancien des journaux de Paris est la « Gazette de France», fondée en 1631 ; mais la presse périodique française ne commença à se développer réellement qu'à la Révolution. Il parut 150 nouvelles feuilles en 1789, 140 en 1790 et 85 en 1791. Toutefois les divers partis qui arrivèrent au pouvoir en réduisirent le nombre, et il n'y en avait plus que 13 sous Napoléon Ier. Sous la Restauration, il en paraissait 150, mais seulement 8 journaux politiques. Depuis, leur nombre n'a fait que s'accroître, et Paris compte aujourd'hui plus de 1 ,250 publications quotidiennes et hebdomadaires , etc., dont près de 70 journaux politiques. La plupart se vendent sur la voie publique, notamment dans les kiosques des boulevards (p. 55) , 5, 10, 15 et 20 c. Nous citons les principaux.
Journaux du matin. Républicains: les Débat*, la République Française (Organe de Gambetta), le Siècle^ le XIX« Siècle, V Evénement, le Voltaire, le Parlement, le Rappel, la Justice, le Mot cT Ordre, Y Intransigeant, rédigé par Rochefort ; etc. ; — le Petit Journal (tirage de 600,000 exemplaires), la Petite République , la Lanterne , la Paix, le Petit National. — Légitimistes et orléanistes: le Soleil, le Petit Moniteur, la Petite Presse. — Bonapartistes : le Gaulois, le Paris- Journal. — Sans couleur précise : le Figaro, le Constitutionnel. — En outre, le Journal officiel.
Journaux du soir. Républicains: la France, le Temps, le National, le Gil Blas (Figaro républicain), le Soir, le Télégraphe, le Courrier du Soir. — Légitimistes et orléanistes: V Union (l'Officiel des légitimistes) la Gazette de France (légit.), la Défense sociale , la Civilisation ; Y Univers (ultram.), le Monde (cléric.) ; — le Français (orl.) , le Moniteur Universel (orl.). — Bonapartistes: YOrdre, la Patrie, le Pays. — Sans couleur précise: la Liberté, Y Estafette.
Il y a en outre , parmi les publications quotidiennes ou périodiques, un certain nombre de revues, dont la principale est la Revue des Deux