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BOIS DE VINCENNES

gation, vu qu'il abrège considérablement, la Marne faisant une courbe de 13 kîl. Plus loin, les stations de St-Maur-Port-Créteil , le Parc de St-Maur , Champigny. Champigny, sur la rive g. de la Marne, est connu par les batailles des 90 nov. et 2 déc. 1870 , dans lesquelles les généraux Trochu et Ducrot cherchèrent vainement à percer les lignes allemandes. On a érigé sur la hauteur derrière Champigny un monument avec une crypte où reposent les restes des victimes de ces journées, Français et Allemands. Champigny est aussi relié à Paris, gare de l'Est, par un tronçon du chemin de fer de grande ceinture, rejoignant la ligne de Belfort a Nogent-sur-Marne (p. 208). On jouit de beaux coups d'oeil sur la vallée de la Marne. Vincennes et Paris des localités situées sur les coteaux au delà de Champigny : Chennevièree (3 Ml.), dont la vue passe pour supérieure à celle de St-Germain-en-Laye ; Suey-en-Brie (4 Ml.) et Boissy-St- Léger (4 kil.). Ces localités sont desservies par les stat. de la Varenne- St-Maur Cl kil.)» Bucy-BonneuU (1 kil.), et Boùsy-St- Léger (500 m.). A Boissy-St -Léger, près du chemin de fer, le château du Piple, avec une école normale protestante de jeunes filles. A 2 kil. de l'autre côté du village, le beau château de Gros-Bois, du xvn* s., avec un vaste parc. — Les autres stat. de la ligne de Paris à Vincennes et Brie-Comte-Robert (36 kil.) sont à peu près sans intérêt. Brie- Comte-Robert est une petite ville fort ancienne, mais déchue. Son église, des xn« et xin* s., a été remaniée plus tard. On y voit aussi quelques ruines d'un château du xii« s. — Un tronçon de la Grande-Ceinture, partant de 8ucy-Bonneui), va rejoindre la ligne de Fontainebleau à Villeneuve-St-Georges (p. 325).

Un peu plus loin que la redoute de Gravelle se voit une ferme modèle dite ferme de la Faisanderie, où l'on peut boire du lait chaud. L'avenue de la Ferme passe ensuite à côté* des tribunes du champ de courses et monte vers le plateau où est le lac de Gravelle, alimenté par une machine à vapeur au bord de la Marne. De ce lac sortent le ruisseau des Minimes, qui coule dans une conduite souterraine jusque près de la route de Joinville, et le ruisseau de St- Mandé, qui se dirige vers le lac de St-Mandé* (p. 206), avec une bifurcation vers celui de Charenton (v. ci-dessous). A quelques pas du lac, le *rond-point de Gravelle , avec un pavillon , où l'on peut avoir des rafraîchissements en été. On a de là un panorama magnifique, notamment sur les vallées de la Marne et de la Seine (▼. le plan du bois et celui des environs de Paris , p. 206 et 282).

Les chemins à dr. au delà du rond-point sont barrés par des sentinelles lorsque des exercices ont lieu au polygone ; on prend alors V avenue de Gravelle, à g., pour se diriger vers le lac de Charenton, distant d'environ 1800 m. On passe de ce côté", à g. , non loin de Vhospice ^aliénés de Charenton-St-Maurice, et de Y asile de Vincennes, pour les ouvriers malades ou convalescents, qui est en réalité beaucoup plus près de Charenton que de Vincennes. Ensuite on arrive sur la route de Charenton à St-Mandé, où passe le tramway Sud de la Bastille (p. 205).

Charenton, bourgade de 8,822 hab. (avec Gonflons et les Carrières), doit sa notoriété a l'hospice d'aliénés qui de fait se trouve maintenant en amont sur le territoire de St-Maurice, commune de 4,577 hab., créée en 1842. Charenton fut aussi jadis célèbre par le temple que les protestants y construisirent en 1606, avec l'autorisation de Henri IV, et qui fut détruit en 1685. Le pont qui s'y trouve est sur la Marne, un peu au-dessus de son embouchure dans la Seine (bateaux et tramways, v. p. 206).

La partie du bois au N. de Charenton et qui touche à l'Q. aux fortifications de Paris, a été* cre'e'e lors de la transformation de ce

B^u>£Kbk, Paris, 6e édition. 1**

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