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HÔTEL-DIEU

Mgr Affre (p. 57). — On montre aussi dans la salle capitulaire , à eôté de la 'sacristie , les vêtements ensanglantés et d'autres souvenirs de HMgrs Affre, Sibour (p. 236) et Darbov (p. 175).

Une jolie cour gothique à côté de la sacristie, la cour du chapitre, est décorée d'une petite fontaine en forme de reliquaire, surmontée de huit statues d'évêques assis, en pierre.

Toubs. — La *vue du sommet des tours de Notre-Dame, hautes de 68 m., est, après celle de la tour St- Jacques (p. 82), la plus belle dont on puisse jouir à Paris. L'œil y embrasse aussi tout le cours de la Seine et la foule de monuments grandioses des environs. On entre par la tour du N., en dehors de l'église, à g. du portai] (50 c.)ï il y a 378 marches. Dans la tour du S. se trouve le bourdon de Notre-Dame, une des plus grosses cloches qui existent, pesant 16,000 kilogr. (son battant seul, 488). Il y a aussi une cloche rapportée de Sébastopol.

La piiACB du Pabvis-Notm-Damb (pi. R. 22 ; V), devant la cathédrale, a été bien dégagée dans ces derniers temps. On doit y ériger une statue de Charlemagne à cheval, conduit par deux hommes d'armes, bronze d'après Rochet. On construit actuellement, là où était l'ancien Hôtel-Dieu, un pont destiné à remplacer le pont aux Doubles, près de Notre-Dame. De là partira, sur la rive g. , une rue neuve percée à travers le vieux quartier où est St- Séverin (p. 221) et qui se raccordera à dr. avec la rue St-Jacques (p. 231) et à g. avec la rue Monge (p. 236).

L'Hôtel-Dieu (pi. R. 22 ; F), auparavant du côté S. du Parvis- Notre-Dame, a été reconstruit au N. de 1868 à 1878. C'était le plus aneien hôpital de Paris et peut-être de l'Europe, fondé en 660, sous Clovis II. Le nouvel Hôtel-Dieu est parfaitement organisé et n'a que le défaut d'avoir coûté trop cher : 22 millions d'expropriation et 23 de construction. On blâme cependant aussi l'administration de l'avoir rebâti au centre et dans la partie la plus basse de la ville, entre deux bras de rivière. Il compte 839 lits et il y a deux chaires de clinique médicale et deux de clinique chirurgicale. — L'ancienne caserne de la Cité, construite en 1866, aujourd'hui la préfecture de police (p. 215), donne aussi sur la place du Parvis, à l'O. — Les petits pavillons entre cette caserne, l'Hôtel-Dieu et le tribunal de commerce (p. 214) sont ceux du principal marché aux fleurs de Paris (mercr. et sam.).

Derrière la cathédrale, sur l'emplacement de l'ancien archevêché converti en square, s'élève la fontaine Notre-Dame, petit monument gracieux, de 15 à 16 m. d'élévation, érigé en 1845 sur les dessins de Vigoureux : dans le bas, un double bassin, où l'eau est vomie par des dragons que terrassent des anges, et au-dessus un petit édicule gothique à colonnes, supportant une jolie flèche et renfermant une statue de la Vierge avec l'enfant Jésus.

Jt quelques pas de là, à l'extrémité de Hle, se trouve la Morgue, reconstruite en 1864. C'est le bâtiment où sont exposés, pendant trois jours, les morts inconnus trouvés dans la Seine ou autre part, afin qu'on puisse en constater l'identité. L'entrée est publique. Les corps reposent sur des dalles de marbre continuellement rafraîchies par de 1 eau courante. .Les

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