MUSÉE DE CLUNY
et l'Amour, portrait de Diane de Poitiers par le Primatice (xvic s.). Au milieu, un lit à baldaquin du xviie s. Dans la vitrine à la fenêtre, 7003, psaltérion italien orné* de peintures, du xvnc s., et des mandolines, des pochettes, etc.
Ensuite la *chapelle7 construction go th. d'un style très-riche, avec un pilier au centre. Pendant la Révolution, elle servit de salle d'audience, puis de salle d'anatomie et d'imprimerie. A dr., 708, grand rétable flamand du xve s. ; 1511, 1512, sièges à dais avec basreliefs, de la même époque. A g., 1505, bancd'œuvre sculpté*, ouvrage flamand du xvr8 s. Au fond, 723, Christ en bois sculpté* de grandeur naturelle, du xir8 s. ; 726, 727, statues de la Vierge et de St Jean provenant d'un calvaire italien du xme s. On descend de là par un petit escalier tournant sous la chapelle et dans une sorte de cour où il y a encore des sculptures mutilées. — A g., et près du boul. St-Michel sont
Les Thermes, ou ruines des bains du palais des empereurs romains à Lutèce (v. p. 223), le plus ancien édifice de Paris. On jugera des dimensions qu'il devait avoir en voyant ces immenses salles de bains, dont la plus grande, le fHgidarium, où se prenaient les bains froids, a 18 m. de haut, 20 m. de long et 11m. 50 de large. L'architecture en est simple, composée d'un appareil carré mêlé de chaînes de briques superposées symétriquement, mais elle est d'une solidité à toute épreuve, car il y avait sur les voûtes au siècle dernier et jusqu'en 1820 un jardin suspendu, dont le poids et l'humidité n'ont pas même entamé la maçonnerie. On n'y voit comme ornement que des proues de navires terminant les retombées des voûtes, allusion au caractère de Lutèce, comme ville commerçante située sur un fleuve navigable, et qui sont, dit-on , l'origine des armes de la ville de Paris. Une partie des antiquités romaines découvertes à Paris sont exposées ici (autres, v. p. 204). Elles offrent peu d'intérêt pour le simple visiteur. Nous citerons cependant des autels de Jupiter trouvés sous le chœur de Notre-Dame, par ex. le n°2, avec l'inscription : «Tib(erio) Csesare Aug(usto) Jovi Optum(o) Maxsumo mo(numentum) nauta parisiaci publiée posierunt». C'est le plus ancien monument connu de Paris, et l'inscription nous montre que les bateliers de Lutèce formaient déjà une corporation au temps de Tibère. A g., 401, une statue de Julien l'Apostat, qui fut proclamé empereur dans ce palais en 363. Dans une partie plus basse de la salle, où était la piscine, un grand rétable peint et doré, de l'école française du xv6 s., haut de 8 m. et à sept panneaux, où sont représentés le Calvaire, la Vierge, St Martin, le pape St Grégoire, etc.
Le jardin ou square Cluny , où l'on n'entre que par la cour de l'hôtel (p. 223), renferme des sculptures provenant d'édifices du moyen âge, notamment un portail roman de l'ancienne église des bénédictins d'Argenteuil. A g., au milieu du jardin, une croix qui surmontait l'église de St-Wladimir à Sébastopol, etc»