II. DU MTJ8ÉE SX OLTO Y AU PAJTTH&ON
Collège de France. Borbonne. Bibliothèque Ste-Geneviève.
Bt-Etienne-du-Mont.
En remontant la rue de la S or bonne, en faoe de l'hôtel de Gluny, on traverse la grande et belle rue des Ecoles, qui part de la halle aux vins et aboutit au boul. S t- Michel. Plus loin dans cette rue se trouve le Collège de France (pi. R. 19 ; V), fondé en 1530 par François Ier, rebâti peu à peu de 1611 à 1774, restauré et agrandi en 1831 . Ce n'était d'abord qu'un simple collège, dit « collège des trois langues», mais c'est aujourd'hui un local où se font des cours supérieurs, sur toutes sortes de matières, comme l'indique l'inscription de l'entrée principale : « docet omnia ». Ces cours, publics et gratuits, à la portée de tous, sont spécialement fréquentés par les hommes faits et aussi par les dames. Le Collège de France compte 39 chaires ; il ne dépend pas de l'Université, mais il relève directement du ministère de l'instruction publique.
A dr. du Collège monte la vieille rue St-Jacqucs, autrefois la principale de la rive gauche ; elle suit , dit-on , le tracé d'une ancienne voie romaine, qui passait au palais des Thermes.
Les terrains vagues à dr. sont destinés à l'agrandissement de la Sorbonne, dont l'entrée est plus loin, dans la rue du même nom.
La Borbonne (pi. R. 19 ; V), édifice bâti en 1629, par le cardinal de Richelieu, pour la faculté de théologie de l'Université de Paris, est aujourd'hui en même temps le siège des facultés des lettres et des sciences. La faculté de théologie (cathol. ; protestante, boul. Arago, 81 et 83) a 7 chaires, la faculté des lettres en compte 12 et celle des sciences 18. La Sorbonne renferme en outre les bureaux de l'Académie de Paris, qui comprend 9 départements et dont dépendent les écoles primaires aussi bien que les écoles supérieures.
La Sorbonne était dans le principe un collège fondé en 1253 par Robert de Sorbon, confesseur de St Louis, pour quelques pauvres étudiants en théologie et leurs professeurs ; mais sa réputation en fit bientôt le centre de l'enseignement de la théologie scolastique , et la faculté finit même par prendre le nom de Sorbonne. Elle a exercé une influence considérable sur le catholicisme en France (église gallicane). Si elle a été l'ennemie acharnée du protestantisme, elle n'a guère moins vivement combattu les jésuites, rejetant pendant longtemps la bulle «Unigenitus», dirigée contre les jansénistes (1713). Elle fut naturellement aussi l'adversaire des philosophes du xvuie s. et en butte à leurs sarcasmes, jusqu'au jour où la Révolution la supprima. La Sorbonne est devenue ensuite le siège des trois facultés mentionnées ci-dessus, lorsque Napoléon Ier fonda en 1808 l'Université actuelle de France, par laquelle on entend la direction supérieure de l'enseignement dans toute la France. Les deux autres facultés de l'Université, leB facultés de droit et de médecine, ont leurs locaux particuliers