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LE PANTHÉON

(p. 235 et 222). Les cours des cinq facultés sont fréquentés par plus de 8,000 étudiants. Ces cours sont gratuits et publics, sauf pour les dames. Au milieu du mois d'août a lieu ici la distribution des prix du concours général entre les lycées de Paris et de Versailles, fondé en 1733 par Legendre, chanoine de Notre- Dame. — La bibliothèque de l'Université, qui possède 80,000 volumes (catalogue) est ouverte tous les jours non fériés de 10 h. à 3 h. et de 7 à 10, le soir.

L'église de la Sorbonnb , dont l'entrée ordinaire est sur la place du même nom, est surmontée d'un dôme remarquable. Elle a été construite aussi par Richelieu, de 1635 à 1659. Elle est ouverte de 8 h. à 11 h. et de 1 à 4; si elle est fermée, s'adresser au concierge. — A l'intérieur on remarque, à g."1 de l'entrée , un grand tableau de Nic.-Aug. Hesse, Robert de Sorbon présentant à St Louis de jeunes élèves en théologie ; dans la coupole, des pendentifs par Phil. de Champaigne ,• dans le bras g. du transept, une grande composition par Timbal, l'Histoire de la théologie, et surtout le *tombeau de Richelieu , sculpté en 1694 par Qirardon, d'après Lebrun.

Au bout de la rue qui longe la Sorbonne au S., le lycét Louis-le-Grand (1400 élèves), l'ancien collège de Clermont, fondé en 1560 et à plusieurs reprises dirigé par les jésuites, qui lui ont donné son nom actuel.

Nous retournons de la place de la Sorbonne au boul. St-Michel. En face, le lycée St-Louis, construit de 1814 à 1820, par l'architecte Bailly, mais dont la façade a été refaite lorsqu'on a percé le boulevard. Ce lycée a remplacé l'ancien collège d'Harcourt, dont la fondation remontait à 1280. Plus haut, un carrefour décoré d'un petit jet d'eau, où l'on voit, à dr. , le jardin et le palais du Luxembourg (p. 248) ; à g. , au bout de la belle rue Souffiot nouvellement élargie, le dôme imposant du Panthéon.

Le «Panthéon (pi. R. 19 ; V\ entrée, v. p. 233) est bâti à l'endroit le plus élevé de la rive g., sur l'emplacement du tombeau de Ste Geneviève, patronne de Paris (m. 512 ; v. p. xxi et 236). On y construisit d'abord une simple chapelle et plus tard une église, qui fut démolie pour cause de vétusté vers le milieu du siècle dernier. Le plan de l'édifice actuel est dû à Soufflot. La première pierre en fut posée par Louis XV en 1764, et il fut achevé en 1790. On le dédia aussi à Ste Geneviève, mais la Constituante décréta eu 1791 qu'il serait converti en un temple appelé «Panthéon» et servirait à la sépulture des grands hommes, comme l'indique son inscription : «Aux grandi hommes , la patrie reconnaissante». Cette inscription fut effacée en 1822, puis rétablie en 1830, après la révolution de Juillet, et elle a subsisté jusqu'à ce jour, de même que le monument a gardé le nom de Panthéon, bien qu'on l'ait de nouveau transformé en église Ste- Geneviève. Il est du reste question de remettre en vigueur le décret de la Constituante.

L'édifice ne ressemble guère à une église, ni à l'extérieur ni à l'intérieur, mais c'est un temple imposant en forme de croix

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