ECOLE DES BEAUX-ARTS
avec des monnaies antiques et des armoires avec des médailles. Dans le cabinet du côté* opposé, des spécimens de timbres-poste.
Les nombreuses vitrines de la salle principale renferment une collection de monnaies françaises, classées par ordre chronologique, depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, les plus nombreuses datant des règnes de Louis XIV et de Louis Philippe ; une collection de monnaies étrangères de tous les pays (une pièce chinoise de Tan 1700 av. J.-C), et des médailles frappées en différentes circonstances. Les séries commencent à g. ; les monnaies sont au milieu et les médailles près des fenêtres.
Plus loin, dans un couloir, des essais d'argent ; puis une salle avec des modèles d'instruments et de fourneaux, pour le monnayage.
Dans la salle suivante, des coins de monnaies, et, dans des armoires, toutes les médailles du consulat et de l'empire. La même salle renferme un petit modèle (réduction au Va*6) de la colonne Vendôme. Ce modèle et des reproductions en cire placées à côté permettent de voir en détail les bas-reliefs de la colonne. Le buste de Napoléon I*r qui se trouve aussi là, a été sculpté en 1806 par Canova, et son masque, à côté, a été moulé 20 h. après sa mort.
Les ateliers, avec leurs machines à vapeur, leurs fourneaux et leur outillage, méritent réellement d'être vus. On ne voit que la partie où se fabriquent les pièces d'argent : fonderie , laminage, découpage et monnayage , et les ateliers de la fabrication des médailles. Les six fourneaux où se fond l'argent peuvent contenir chacun de 800 à 1200 kilogr. de métal (160,000 à 240,000 fr. en argent). Les machines à frapper la monnaie, de l'invention de M. Thonnelier, sont fort ingénieuses ; il ne faut pas une seconde pour frapper complètement une pièce de monnaie. Une machine seule en frappe 60 à la minute et toutes ensemble peuvent produire plus de 2 millions de francs en une journée. C'est aussi à la Monnaie que sont essayés et poinçonnés les articles d'orfèvrerie en or et en argent. *
Nous revenons du côté de l'Institut et nous tournons dans la deuxième rue à g. , la rue Bonaparte, où est, n° 14,
L'Ecole des Beaux-Arts, nommée aussi palais des Beaux-Arts (pi. B. 17, 20 ; IV). Elle est ouverte gratuitement au public le dimanche de midi à 4 h. , mais on peut aussi la visiter dans la semaine de 10 h. à 4 h. L'école proprement dite, fondée en 1648, a pour objet l'enseignement de la peinture , de la sculpture, de l'architecture et de la gravure. Les élèves qui obtiennent un grand prix dans leur section sont envoyés à Rome et pensionnés par l'Etat pendant quatre ans. Les œuvres qu'ils envoient de là sont exposées tous les ans au palais sous le nom de grands prix de Rome. Cette haute école compte 50 professeurs et plus de 1000 élèves de toutes les nations.
L'édifice a été bâti en 1820-1838 et 1860-62 par Debret, puis par Duban, à la place qu'occupait autrefois le couvent des Petits*
Bjsdkkea, Paris, 6« édition. 16