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COMPIÈGNE

Boulogne et Amiens (p. 355), et la nôtre, celle de Belgique et d'Allemagne par Compiègne ; il y passe ou il y arrive environ 80 trains de voyageurs par jour et autant de trains de marchandises. La localité* même (5,000 hab.), dans un beau site sur l'Oise, offre peu d'intérêt; il faut cependant citer son église, des xne-xve 8-j ses ruines de St-Evremont, église canoniale du xn« s., et sa grande manufacture de porcelaine opaque, dont dépendent les ruines.

Embeanchement de 32 kil. sur Beauvais, par la vallée du Thérain.

Beauvaia (hôt. du Cygne), ville de 16,600 hab., chef-Heu du département de TOise, possède une ^cathédrale gothique très-remarquable. Le chœur et le transept sont , il est vrai , les seules parties achevées ; mais ils se distinguent par leurs dimensions, surtout par la hauteur: la nef centrale a 47 m. 50 de haut et 14 m. 50 de large; elle est donc plus élevée que la cathédrale de Cologne. On remarque surtout à l'extérieur le portail du S. ; à l'intérieur, outre les proportions gigantesques de l'édifice, diverses œuvres d'art, telles que des tapisseries du xvn«, d'après les cartons de Raphaël, et d'autres du xvi« s. ; une grande horloge astronomique moderne par Vérité, de Beauvais, etc. — A côté de la cathédrale, à l'O., la Basse-Œuvre, ancienne église antérieure au xie s. Le Palais-de- Justice, aussi à côté de la cathédrale, St-Etienne et la manufacture nationale de tapisseries, succursale des Gobelins, l'un et l'autre plus près du chemin de fer, sont également à voir. Sur la grande place de lHôtel-de- Ville, la statue de Jeanne Hachette, l'héroïne de Beauvais, qui repoussa de ses murs Charles le Téméraire, en 1472, bronze par Dubray.

Le train longe ensuite l'Oise, laissant à g. la ligne d'Amiens.

— 62 kil. Pont-Ste-Maxence, petite ville de 2,400 hab., avec un beau pont sur la rivière. — 72 kil. Vcrberie.

84 kil. Compiègne. — Hôtels : de la Cloche , à côté de l'hôtel de ville; de France, dans une rue voisine; de Flandre, près de la gare, à côté du pont. — Restaurant du Pont- Neuf , après le pont. — Capes sur la place de l'Hôtel-de- Ville. — Omnibus pour Pierrefonds à la gare et à r hôtel de la Cloche (le même), à 10 h. 30 et à 3 h. 30, trajet en 1 h. 30; prix : 2 fr. ou 1 fr. 75. — Voituee particulière, 10 à 12 fr.

Compiègne est une ville de près de 13,400 hab., qui a toujours é"té" le séjour favori des souverains de France, et à laquelle se rattachent par conséquent bien des souvenirs historiques. Elle est connue aussi comme le lieu où Jeanne d'Arc fut faite prisonnière par les Bourguignons, en 1430, au pont St-Louis.

La rue à dr. au sortir de la gare traverse TOise et conduit à VHôtel-de-Ville, du commencement duxvies., dont la belle façade, autrefois décorée de statues, est surmontée d'un beffroi de 47 m. de hauteur. L'aile de dr. a été reconstruite et agrandie dans les derniers temps. On a érigé en 1880 sur la place une statue de Jeanne à! Arc.

L'Hôtel-de-Ville renferme un musée formé par l'architecte Vivenel et légué à la ville en 1843. Il est ouvert au public les dim. et jeudi de 2 h. à 4 ou 5 h. et les autres jours aussi aux étrangers moyennant pourboire.

Rez-de-chaussée, Ire salle, des tableaux : 2, 3, Panini, Arc de triomphe de Constantin à Rome; la Vierge et l'enfant Jésus; 13, Murillo, Petits mendiants jouant aux boules; 15, Champaigne, portrait de Descartes; 20-23, Mich. Wohlgemuih, 4 panneaux dont les sujets sont tirés de la Passion de J.-C. ; 33, Jean Cousin, Allégorie ; 46, Papeti, Un rêve de bonheur.

— 2« salle, des dessins de Bronzino, Raphaël (?), Rembrandt, Van der Meulen, Alb. Durer, Boucher, Jacques Callot, etc.

Premier étage, trois salles contenant des sculptures antiques, du

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moyen âge et de la Renaissance ; des meubles, des armes et des inscriptions; *208 et 216, deux torses grecs. — 4e salle: sculptures modernes, pierres gravées, faïences, émaux et une petite collection ethnographique.

Un peu plus loin, l'église St- Jacques, du style ogival primitif, mais beaucoup défigurée au xve s. Il y a sur la façade, du xve s., une tour avec un dôme de la Renaissance, haute de 39 m. A l'intérieur, un bénitier du xn« s., de belles verrières, etc.

L'église SU Antoine, de l'autre côté de la ville , date du xiie et du xvie s. ; on en remarque surtout le chœur et les fonte, du XIIe s.

Le château de Gompiègne, son édifice le plus considérable, mais non le plus beau, est situé un peu plus loin derrière St- Jacques. Il a été construit sous Louis XV, par Gabriel. La façade du côté de la ville est précédée d'une double colonnade, formant une galerie de 43 m. de long. H y a une seconde façade de 193 m. de développement du côté du parc, avec une terrasse d'où l'on jouit d'une belle vue, grâce à une avenue de plus de 6 kil. de long dans la forêt. Un berceau en fer, de 1400 m. de longueur, conduit de cette terrasse à la forêt ; il a été construit pour l'impératrice Marie-Louise, afin de lui rappeler sa treille de Schœnbrunn.

Dans l'escalier d'honneur : un sarcophage antique, en marbre blanc ; deux amphores gallo-romaines.

Premier étage. Salle des Gardes, décorée de sculptures par Beauvallet: dix panoplies *, musée gallo-romain, composé d'objets provenant de fouilles faites dans la forêt; objets du temps des Mérovingiens.

Salle des Huissiers: peintures dî'Oudry et de Desportes ; petits groupes en bronze et en marbre.

Grands appartements, du côté du parc. — lre salle: meubles et tapisseries de Beauvais, une tapisserie des Gobelins; grisailles par Sauvage.

— 2e salle, salle à manger: vases de Sèvres, Gobelins. — Chambre à coucher : surtout un vase de Sèvres sur pivot, représentant le mariage du doge de Venise avec l'Adriatique.

Appartements de VEmpereur, — Petite salle à manger: deux Faunes en noyer servant de candélabres ; grisailles de Sauvage. — Salon des Aidesde-camp, meubles de Beauvais, vases de Sèvres. — Salon de famille: ameublement du même genre; deux beaux candélabres en bronze doré.

— Salle du conseil : meubles dans le style LousXV; table en mosaïque de Florence; tapisseries des Gobelins, le Printemps, l'Eté et l'Automne. — Chambre à coucher avec plafond par Oirodet: la Guerre, la Justice, la Force, l'Eloquence. —Bibliothèque: plafond par le même: Minerve, Apollon et Mercure.

Appartements de V Impératrice. — Salon de musique : ameublement Louis XVI ; Gobelins. — Chambre à coucher : plafond par Oirodet, l'Aurore ; panneaux par le même, les Saisons. — Boudoir: vase de Sèvres sur un support en marbre noir orné de camées. — Salon des Fleurs, ainsi nommé d'après ses panneaux, par Dubois; magnifique meuble en palissandre. — Salon de repos, ordinairement fermé, plafonds de Oirodet: le Départ d'un guerrier, le Combat, la Victoire et le Retour.

Les deux pièces suivantes , la salle de Stuc et la galerie des Fêtes* ainsi que l'escalier d'honneur, renferment une collection' d'environ 300 tableaux de valeur secondaire provenant du Louvre (catal., 15 c), entre antres: 8 à 38, Oh. Goypel, Histoire de Don Quichotte; 55, Gros, Napoléon Ier à cheval; 63, Lagrenée, la Fin du combat; 70, le Bi'un et Van der Meulen, Louis XIV à cheval ; 78 à 87 , Notoire , Scènes de la vie de Don Quichotte, modèles de tapisseries pour les Gobelins (elles sont dans la galerie menant au théâtre); 136, diaprés le Corrige, une Nymphe; 148, Luca Qiordano , la Présentation de Jésus au temple ; 173, Rubens, Jeune homme; 178, Van der Meulen, Bataille de Cassel.

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