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PIERREFONDS

La galerie des Fêtes a en outre un plafond remarquable par CHrodet et renferme encore des statues de Napoléon I«r et de sa mère Laetitia, par Canota. — Dans un vestibule, une composition inspirée par Zedlite, la Bévue des Champs-Elysées, par F. Dietz.

Salon de la Chapelle: tapisseries des Gobelins d'après Raphaël, vases de Sèvres. — La chapelle, qu'on voit de la tribune, renferme une Ste Famille attribuée k Léonard de Vinci, Jésus ches Simon le Pharisien, par Paul Véronèse, etc.

Dans le pare (v. ci-dessus), où l'on entre de la cour d'honneur, par une grille à dr., diverses statues, entre autres, à dr. en arrivant : Mucius Scœvola, par Gruyère; Cerès et Flore, par Droz; Caïn, par Jouffroy; à g., Argus, par Debay; Ulysse, par Barré fila. En outre, ça et là des copies en marbre et en bronze d'après l'antique.

La forît a 14,509 hectares de superficie et plus de 94 kil. de tour ; elle est sillonnée par 354 routes. Il y a partout des poteaux indicateurs et, comme dans la forêt de Fontainebleau , des marques rouges donnant la direction de la ville. On peut y faire bien des excursions intéressantes, mais on devra visiter avant tout Pierrefonds, situé* à 14 kil. au S.-E. de Compiègne (voitures, v. p. 351).

Le chemin de Pierrefonds traverse toute la forêt. Au carrefour de la route de Berne , on . a en face le chemin de Vieux-Moulin (v. ci-dessous), sur lequel se trouve 8t- Corneille, avec les ruines d'une église abbatiale du xn* s. En allant par là, c'est un détour de V2 h- ka route qui y conduit traverse toute la forêt.

Pierrefonds. — Hôtels: des Bains, à rétablissement thermal, ouvert seulement en été ; du Château , à g. , dans le bas du château, recommandable. — Café-restaurant en face du lac.

Pierrefonds est un village de 1900 hab., au bord d'un petit lac, avec une source d'eau minérale et surtout célèbre par son magnifique

•château fbodal. Ce château, bâti en 1390, par Louis d'Orléans, frère de Charles VI, un des plus forts et des plus remarquables de cette époque, fut assiégé" quatre fois par les troupes royales et démantelé" en 1617. Vendu sôus la Révolution, il a é*té* acheté" pour l'Etat par Napoléon 1er et parfaitement restauré" dans ces derniers temps par M. Viollet-le-Duc. C'est un édifice imposant, sur une éminence escarpée au-dessus du village. Huit grosses tours à mâchecoulis, de 35 m. de hauteur, et dont les murs ont jusqu'à 5 et 6 m. d'épaisseur, s'élèvent aux angles et au milieu de chaque face. L'entrée est au S. On monte pour y arriver la petite rue à g. de la place, jusqu'à la 2e porte (par la 1*«, on ferait un grand détour; v. ci-dessous), n y a deux ponts fixes et un pont levis à traverser, à g. des deux plus grosses tours.

La partie la plus curieuse est le donjon, à dr. ; on y trouve le gardien qui conduit les visiteurs (pourb.).

Au 1er étage : salle de réception du châtelain avec son ancienne cheminée; cabinet de travail, chambre à coucher ornée de fresques représentant la vie d'un chevalier et les Chevaliers de la Table ronde. — Au 2e étage ; une belle chambre hexagone , d'où Ton peut monter sur une des tours, qui offre une vue très-étendue.

Après le donjon, à dr., vient la chapelle, qui n'est pas encore terminée à rintérieur. A côté est une cour, qui était séparée de l'autre par

Bjedeker, Paris, 6« édition. 23

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