L PLAGE DE LA CONCORDE. OBÉLISQUE. FONTAINES
La **place de la Concorde (pi. R. 15, 18; //), la plus belle, la plus grande et la plus curieuse des places de Paris, forme un espace carré long de 357 m. et large de 217 , borné au S. par la Seine , au N. parles anciens garde-meubles (v. ci-dessous), àl'E. par le jardin des Tuileries, et à l'O. par les Champs-Elysées. En se plaçant au milieu, on jouit d'une quadruple perspective : sur la Madeleine, le palais de la Chambre des députés, les Tuileries et l'arc de triomphe de l'Etoile. Le soir, à la lueur du gaz, c'est un spectacle vraiment magnifique, surtout du côté des Champs-Elysées, où l'œil découvre une rangée de flammes s' étendant à perte de vue, en montant légèrement, jusqu'à Tare de triomphe (2,100 m.). Lorsqu'il y a des illuminations, la place et l'avenue comptent 25,241 foyers de lumière , outre ceux des édifices, des cafés, etc. Les deux beaux édifices presque pareils, qui bornent la place au N. , et entre lesquels passe la rue Royale (v. ci-dessus) , sont les anciens gardemeubles, celui de gauche occupé aujourd'hui parle club de la Rue- Royale et converti en logements particuliers, celui de droite le Ministère de la marine.
Cette place n'a été achevée qu'en 1854, par Hittorff. Elle présente un ensemble imposant et n'a peut-être pas son égale au monde. Au milieu du xvme s. , c'était encore un endroit désert. Après la paix d'Aix-la-Chapelle (1748), qui mit fin à la guerre de la succession d'Autriche, LousXV «gratifia» le prévôt et les éche- Tins de Paris de la permission de lui ériger une statue. L'œuvre