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hollandais qu'il est inutile d'tfnumérer ici , l'amateur sachant déjà trouver par lui-même le genre qui lui plaît.
La célébrité des tableaux espagnols au Louvre date du temps où l'on voyageait peu en Espagne et où l'on ne connaissait guère les chefs-d'œuvre des deux plus grand peintres de l'Espagne, Velasquez et MuriUOj qui se trouvent à Madrid et àSéville. Nous savons maintenant que l'art espagnol ne peut bien s'apprécier qu'au delà des Pyrénées. C'est surtout le cas pour l'œuvre de Velasquez, dont le Louvre ne possède qu'un tableau remarquable, le portrait de Philippe IV (p. 127). On peut néanmoins se faire à Paris même une bonne idée de plusieurs de ses chefs-d'œuvre en voyant les copies qu'en possède l'école des Beaux- Arts [p. 241), observation qui du reste ne s'applique pas seulement à Velasquez. Parmi les toiles de Murillo, la Conception immaculée (p. 119) est la plus célèbre du Louvre. Ce sont aussi d'excellentes pages que la Naissance de la Vierge (p. 127) et surtout la Cuisine des Anges (p. 127).
Quant à 1' école FRAN0AI8B, elle n'est qu'incomplètement représentée au Louvre, car il faut aller chercher au Luxembourg (p. 252) et à Versailles (p. 289) une grande partie de ses œuvres. C'est cependant encore de l'école française qu'il y a le plus de tableaux.
Le premier peintre français original qui mérite d'être mentionné est Fr. Clouet, dit Jehannet (m. vers 1572), d'origine flamande, qui fit des portraits d'une grande finesse et d'un excellent coloris, tels que celai d'Elisabeth d'Autriche, femme de Charles IX (p. 118). Jean Cousin , qui peignit aussi des vitraux et fut sculpteur et graveur de talent, nous a laissé dans son Jugement dernier (p. 134) une page d'un dessin et d'un coloris vigoureux. Simon Vouei fut un maître très-influent , mais doué d'une grande facilité dont il abnsa. Son meilleur tableau au Louvre est la Présentation au temple (p. 136).
Nicolas Poussin (1 594-1 665) fut un peintre très-célèbre et essentiellement français , bien que fixé à Rome à partir de sa trentième année. Aussi caraotérise-t-il bien le genre de l'école, dont la mise en scène .est la qualité dominante. C'est un maître laborieux et fécond , mais chez lequel la science et le raisonnement l'emportent sur l'imagination. Lob paysages sont supérieurs dans ses tableaux aux scènes historiques et mythologiques. Le Louvre est riche en Poussin, parmi lesquels il faut surtout mentionner : dans le Salon Carré (p. 120), Diogène jetant son écuelle (paysage); dans la lre galerie française (p. 134), Eliézer et Rébecca, composition aimable et gracieuse ; le Jugement de Salomon , œuvre classique par excellence ; les Bergers d'Arcadie , un des tableaux de l'artiste les plus admirés; Orphée et Eurydice (paysage). Malheureusement les tableaux de Poussin ont pris avec le temps un aspect triste et rembruni. Claude Qcllée, dit Claude Lorrain , un des plus grands paysagistes connus , qui a surtout rendu les effets de lumière avec une perfection inimitable , subit plus que Poussin l'influetfee de
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l'Italie , où il passa également la plus grande partie de sa vie. La Vue d'nn port, le Campo-Vaccino, la Fête villageoise et le Port de mer au soleil couchant (p. 135) sont des chefs-d'œuvre. Par contre, on met ordinairement au nombre des artistes français Philippe de Ckampaigne, peintre de grand talent originaire de Bruxelles , mais qui vint à Paris dès sa jeunesse et travailla pour Marie de Médicis, Richelieu et Louis XIII. Ses sujets religieux reflètent la doctrine sévère de l'abbaye de Port-Royal. On remarque surtout de lui le Christ mort (p. 120), les Religieuses (p. 132) et le portrait de Richelieu (p. 120). — Eustache le Sueur nous a laissé des tableaux généralement faibles comme composition et comme coloris , mais plusieurs pages de sa Yie de St Bruno (p. 134) sont encore admirées pour la candeur et la sincérité des sentiments. Ch, U Brut», au contraire, est l'incarnation du genre pompeux , emphatique et déclamatoire des artistes de la cour de Louis XIV. C'était surtout un peintre décorateur dont les œuvres principales sont les plafonds de la galerie d'Apollon au Louvre (p. 137) et .de la galerie des Glaces à Versailles (p. 296). Quelques artistes tels que Jean Jouvenet , peintre très-fécond mais dont le modelé et le coloris manquent de finesse , conservèrent les bonnes traditions jusqu'à la fin du xvne s. , mais dès la seconde moitié de ce siècle avait commencé, avec P. Mignard\ une période de décadence, durant laquelle l'école française tomba dans le maniérisme , qui refléta les mœurs et la littérature de l'époque.' Cependant Mignard se distingua dans le portrait , auquel LargUliere et Rigaud durent une célébrité encore plus méritée. Nous mentionnerons surtout, de Largillière son portrait avec sa femme et sa fille (p. 142), et de Rigaud, les portraits de Louis XIV (p. 135) et de Bossuet (p. 120). — Watteau, le meilleur des maniéristes, a un dessin, correct et un coloris vrai dans ses tableaux de genre. On admire surtout de lui au Louvre l'Embarquement pour Cythôre (p. 137) et Gilles, le célèbre Pierrot de la Comédie Italienne (p. 142). — Quant à Boucher, son nom rappelle immédiatement la nature travestie , les qualités et les défauts de l'école pompeuse du xvra© s. exagérés avec talent ; il n'est qu'imparfaitement représenté au Louvre. Fragonard fut moins maniéré et l'histoire de la peinture française au xvine s. compte, du reste encore de bons artistes fidèles aux saines traditions, par ex. Jos. Vernet, le plus grand peintre de marine après Claude Lorrain (p. 134 et 1 36). Vien fut le premier régénérateur de la peinture en France ; mais le Louvre ne possède pas son chef-d'œuvre , la Prédication de St-Denis, qui est à St-Roch (p. 76). — A la même époque apparaît dans la peinture un élément nouveau , l'élément bourgeois et sentimental, que cultivent Chardin et surtout Oreute, dans l'Accordée de village, la Malédiction paternelle, le Fils puni et la Cruche cassée (p. 1361.
Louis David (1748-1825), suivant en cela les tendances de la fin du xvme 8. et surtout de l'époque révolutionnaire, rompit tota-
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lement avec le passe*, en tâchant de retrouver la forme et le style de l'antique. Il devint le chef d'une é*cole qui soigne malheureusement le dessin au dépens du coloris, et en général le chef de l'école moderne française, bien incomplètement représentée au Louvre dans la salle des Sept-Cheminées (p. 140) et dans une des salles supplémentaires du second étage (p. 149). Les chefs-d'œuvre de David sont Léonidas aux Thermopyles et les Sabines. — Girodet- Trio8on , Gérard , Qros et Guérin furent les principaux élèves de David. La Scène du déluge, le Sommeil d'Endymion et Atala au tombeau, sont les meilleures œuvres de Girodet, qui eut dé l'imagination et fut assez bon coloriste. De Gérard, on remarque particulièrement su Louvre l'Amour et Psyché, composition charmante et pleine de poésie. Les Pestiférés de Jaffa et le Champ de bataille d'Eylau, sont deux chefs-d'œuvre de Gros.
En même temps que David, PrwFhon travailla à la réforme de la peinture française par des compositions pleines de charme et d'un coloris savant, qui s'est bien conservé, mais que n'égale pas toutefois le dessin. L'attention sera nécessairement attirée par son chefd'œuvre, la Justice et la Vengeance divine poursuivant le crime.
Le Radeau de la Méduse de Gérieault fut un événement, une révolution, car le sujet n'était rien moins que classique. Gérieault fut le chef de l'école de peinture romantique, dont la naissance coïncide à peu près avec celle de l'école littéraire romantique. Il est vrai qu'elle dut une partie de ses succès à la nouveauté des sujets qu'elle emprunta aux écrivains du moyen Âge, à l'histoire nationale et même aux événements du jour, mais elle n'en acquit pas moins des qualités incontestables, en -revenant à l'observation exacte de la nature et en devenant fort habile dans le coloris. Ingres , Eug. Delacroix, Horace Vernet et Paul Delaroche furent longtemps les peintres les plus célèbres de la France et même de l'Europe. Ingres fut le premier d'entre eux qui se fit remarquer, et il leur survécut à tous. Il travailla beaucoup et réussit dans une foule de genres. Admirateur de l'antique et de Raphaël, il se distingua par la forme et la précision jointes à la simplicité, et au naturel , et il fut un brillant coloriste. Ingres excelle à rendre la beauté féminine. Le Louvre possède particulièrement de lui l'Œdipe, une de ses premières œuvres (1808), l'Apothéose d'Homère, et la Source (p. 121). < — Eug. Delacroix visa surtout au coloris et à la lumière et sacrifia les règles de la composition à l'inspiration du moment. Dante et Virgile^ la Scène des massacres de Scio, et la Noce juive, sont ses principales toiles au Louvre (p. 149), mais il faut encore mentionner ses peintures décoratives du palais Bourbon (p. 268), du palais du Luxembourg (p. 249) et de St-Sulpice (p. 247). -— H. Vernet fut le peintre le plus populaire, grâce aux grandes et belles pages où il retraça les glorieux faits d'armes des Français sous Napoléon 1er et en Algérie. Aujourd'hui qu'ils ont perdu avec le temps une partie de leur intérêt, ses tableaux témoignent toujours une ha-
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bileté exceptionnelle à rendre les types militaires , à retracer les Bcônes si variées d'un champ de bataille , mais l'infériorité* de son coloris n'échappe pins à l'observateur. H. Vernet n'a an Louvre que des tableaux de second ordre ; ses grandes compositions sont à Versailles. — P. Delaroche tint le milieu entre Delacroix et Ingres. 11 donna à ses figures beaucoup de vie et de fraîcheur, et il attacha aussi une grande importance au coloris, mais il fut en même temps beaucoup plus correct dans son style. La Mort d'Elisabeth, les Enfants d'Edouard (p. 150), et l'hémicycle de l'Ecole des Beaux- Arts (p. 243} suffiront pour nous faire connaître et apprécier son talent, mais beaucoup d'autres chefs-d'œuvre de cet artiste sont dispersés : Richelieu et Cinq-Mars , Mazarin mourant, Cromwell contemplant le cadavre de Charles Ier, Supplice de Jane Grey, Assassinat du duc de Guise.
Parmi les coryphées de l'école romantique brilla encore pour un temps Ary Scheffer, d'origine hollandaise. Son tableau le plus remarquable, aussi au Louvre, est celui des Femmes souliotes (p. 150), admirable de composition, d'énergie et de couleur. Enfin il faut encore joindre à la liste des grands peintres de l'époque qui s'étend de la Restauration au second empire , Hippolyte Flandrin. Il ne figure guère dans les musées, mais ses fresques de St-Vincent-de Paul (p. 191) passent pour la meilleure création de ce genre dans les églises de France.
Les artistes de second ordre de la même époque ne figurent qu'en petit nombre au Louvre et sont seulement représentés par quelques tableaux : Léopold Robert, par le Retour du pèlerinage et l'Arrivée des moissonneurs (p. 136); Devéria, parla Naissance de Henri IV ; Benouville, par la mort de St François d'Assise ; Théod, Rousseau, par sa Sortie de la forêt de Fontainebleau; Troyon, par ses Bœufs se rendant au labour, etc. (p. 149 et 150).
Voici maintenant quels sont à peu près, tels qu'on les rencontre dans les différentes salles, les principaux tableaux du musée du Louvre. Ce n'est naturellement qu'une liste de ceux qu'on devra surtout voir si l'on est obligé de se borner à quelques visites à ces vastes galeries. Un grand nombre des citations qui suivent sont empruntées à une excellente monographie du musée du Louvre par Th. Gautier, qui ne fut pas seulement un écrivain distingué, mais un critique d'art sagace.
Le **Salon Carré est la salle qui contient les perles de la collection. Nous avons indiqué p. 109 les chemins à suivre pour s'y rendre. Excepté quand nous avertissons du contraire, nous commençons h droite, dans cette salle à partir de la galerie d'Apollon, et nous mentionnons d'abord, s'il y a lieu, les tableaux du bas. f
i Pour les dates et pour les indications relatives aux maîtres sous lesquels se sont formés les artistes, etc., voir la table spéciale à la un de ce volume.
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♦426, Le Pêrugm (P. Vannùcci), la Vierge et l'Enfant, entre des ange s et Ste Rose et Ste Catherine.
«Œuvre de jeunesse excellente par la clarté des contours, la pureté, la variété et la richesse du coloris et le ton jaune clair et souple des chairs ; mais les formes sont encore maigres et l'enfant est un peu maniéré. » {Crotce et Cavalcaselle, Histoire de la peinture en Italie.)
59, Oentile Bellini, deux portr. d'hommes. — 447, Nie. Poussin, son portrait à l'âge de 56 ans.
♦100, P.Vêronese(Caliari), Jupiter foudroyant les crimes, ancien plafond de la salle du Conseil des Dix à Venise.
**446, le Titien (Vecelli), la Mise au tombeau, peinte vers 1523.
«C'est une oeuvre belle, noble et sérieuse, sans avoir cette profonde mélancolie chrétienne qu'exige le sujet et que Titien n'exprima complètement que dans sa dernière toile, représentant un Christ au tombeau, qu'il peignit à 99 ans et qui fut achevée par Palma le jeune après la mort du grand artiste ... Il fallut à Titien l'ombre de la mort prochaine pour assombrir son ' coloris . . . Cela n'empêche pas le Christ porté au tombeau d'être un tableau de premier ordre . . . Dans les costumes , on relèverait plus d'un anachronisme . . . mais quelle couleur, quelle vérité, et comme il est beau ce jeune homme en tunique jaune striée de rouge, à l'abondante chevelure rousse, qui, à demi incliné, soutient le corps inerte du Sauveur ! »
*536, Herrera, St Basile dictant sa doctrine. — *410, Rembrandt, chef de l'école hollandaise, la Ste Famille, appelée communément le Mé"nage du menuisier, de 1640.
«Rembrandt prend pour fond un humble intérieur hollandais ... Ce tableau si contraire au génie italien , c'est l'Evangile traduit en langue vulgaire à l'usage des pauvres gens et des humbles de cœur que gêneraient la solennelle élégance et les attitudes rhythmées des belles madones. . . . Ajoutez à cela une exécution merveilleuse et la magie de couleur de Rembrandt. »
**20, le Cortège (Ant. Allegri), Àntiope endormie et Jupiter sous la forme d'un satyre soulevant la draperie sur laquelle elle est endormie.
« Le dieu contemple ce beau corps assoupli par l'abandon du sommeil. Dans sa blancheur tiède et blonde, baignée de demi-teintes, qui en noient les contours et lui donnent les rondeurs de la vie, sous ce torse d'une grâce si molle et si tendre, on sent pourtant les détails d'anatomie . . . Au pied de l'Antiope, l'Amour fait semblant de dormir . . . mais croyez bien qu'il ne dort que d'un œil . . . Un riche paysage étouffé et sourd , avec des tons de velours fauve , sert de fond à cette voluptueuse scène mythologique, et fait admirablement ressortir la blancheur dorée de l'Antiope. »
*370, Adr. van O stade , le Maître d'école, modèle du genre, au ton doré plein de chaleur, où se trouvent au plus haut degré' toutes les qualités du maître. — 325, le Guide (Reni), Déjanire et le centaure Nessus,
108, Fr. Clouet (p. 114), Elisabeth d'Autriche, femme de Charles IX de France. — 365, Raphaël (?) , Ste Famille , œuvre d'atelier. — 434, Nie. Poussin, St François-Xavier rappelant à la vie la fllle d'un Japonais.
*419. Rembrandt, portrait de femme. — 89, Phil. de Champaigne, son portrait' — *526, Oér. Terburg, Un militaire offrant des pièces d'or à une jeune femme, chef-d'œuvre de ce maître, par la compo-
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sition , le dessin et le coloris. — *293, Gabriel MeUu, Un officier recevant une jenne dame, le digne pendant du précédent.
229. Seb. del Piombo, la Visitation, grande et noble composition. — *121, Oér. Dov, la Femme hydropique, le chef-d'œuvre de l'artiste , une merveille de fini et de délicatesse. — 87, Bromino, portrait d'un sculpteur.
**539, Murillo, la Conception immaculée.
Elle a été achetée en 1862, à la vente de la collection du maréchal Soult, pour la somme de 615,300 fr., et la valeur artistique qu'on lui donne est un peu basée sur ce prix. Le peintre espagnol, qui Ta exécutée en 1678, s'est évidemment inspiré du passage suivant de l'Apocalypse : «11 parut nn grand prodige dans le ciel, une femme revêtue du soleil, qui avait la lune sous les pieds, et sur la tête une couronne de douze étoiles».
♦452, le Titien, Alphonse de Ferrare et Laura de' Dianti, tableau désigné ordinairement sous le nom de «Titien et sa maîtresse» (1522 ?).
« Magnifique portrait de jeune femme dont la robe de velours vert , à moitié défaite, laisse voir la poitrine. Elle soulève d'une main un flot de ces cheveux d'un or roux si cher aux élégantes et aux coloristes de Venise, et de l'autre tient une ûole de parfums. Une chemisette d'un blanc doré, dont le ton se confond presque avec le ton de chair ambré de la peau, concentre la lumière sur cette gorge délicate et puissante, digne d'être modelée dans le marbre de Paros. La tête, un peu inclinée vers l'épaule, a la sérénité de l'idéal antique, avec ce vigoureux accent de vie qui est particulier à Titien ... A cette belle femme, un homme à barbe brune et tenu dans l'ombre pour laisser resplendir la superbe créature, présente deux miroirs pour qu'elle puisse se voir sous tous les aspects. »
82, Parti Bordone, portr. d'homme, de 1540. — *523, école italienne du XV le s., probablement de Franciabigio , portrait de jeune homme. — *363, Raphaël, la Vierge au voile , dite aussi la Vierge au linge ou au diadème.
c Avec quelle grâce tendre elle exprime l'adoration maternelle ! . . . Quel abandon, quelle molle souplesse dans ce corps de bambin ! . . . Quel profil divinement pur que celui de la Vierge, quelle naïveté dans celui de 8t Jean!»
•202, le Ghirlandajo, la Visitation, de 1491.
•♦462 , Léonard de Vinci, la Joconde , dite aussi la Mona (Madonna) Lisa, portrait de la femme de Fr. del Giocondo de Florence, ami de l'artiste ; remarquable par son sourire d'un charme indicible, malgré son mauvais état de conservation. L'artiste travailla quatre ans à ce chef-d'œuvre et ne le considéra jamais comme fini.
42, F. Bol , portr. d'homme. — Au-dessus, *96, P. Véronèse, le Repas chez Simon le pharisien, de 1570-75.
♦543, Murillo, Ste Famille, admirable de coloris. — 121, 123, Ann. Carrache, la Vierge apparaissant à St Luc et à Ste Catherine ; le Christ mort, sur les genoux de la Vierge.
*162, Jean van Eyck , la Vierge au donateur , dans un paysage d'une finesse admirable.
« Le style des van Eyck nous apparaît ici avec toutes ses qualités et ses défauts. Tandis que le donateur est peint avec la plus exacte vérité, la Vierge a encore la symétrie gothique et l'enfant surprend par sa raideur. »
368, Raphaël, St Michel, peint, dit- on, en 1504. Paysage inspiré par l'Enfer du Dante. Le sujet est reproduit avec moins de soin dans le no 369, St Georges et le dragon, de 1506.
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'"364, Raphaël, la grande Ste Famille , peinte à Rome en 1518.
«Raphaël, alors arrivé à Y apogée de son talent, n'a rien produit de plus parfait . . . l'enfant Jésus s'élance de son berceau dans les bras de la Vierge, assise à droite et penchée vers lui avec une gracieuse complaisance maternelle. St Jean , présenté par Ste Elisabeth assise à g. , adore l'enfant Dieu. Un ange, d'une élégance divine , répand des fleurs sur la Vierge comme pour se conformer au vers de Virgile: cManibus date lilia plenis. > Un second ange se prosterne et St Joseph regarde cette scène d'un air majestueux et tranquille.»
*453, N. Poussin, Diogène jetant son e*cuelle. — 87. Phil. de Champaigne, Richelieu. — 232. Luini, Salomé* recevant la tête de St Jean-Baptiste, peinte sons l'influence de Léon< de Vinci. — 228, 229, Claude Lorrain, Marine ; paysage.
**362, Raphaël , la Belle Jardinière, ou la Vierge avec l'enfant Jésus et St Jean.
c Elle n'est pas drapée à l'antique comme la Vierge de la Ste Famille. Elle a un corsage rouge, bordé de noir, comme une simple contadina; elle est aussi plus jeune fille et moins femme. Ses traits, d'une délicatesse et d'une pureté exquises , ont une grâce toute ingénue . . . C'est autant la sœur aînée de Jésus qui le surveille et le fait jouer avec un petit camarade. »
*394, André Solario, la Vierge au coussin vert, d'un ton riche et brillant, avec un beau paysage.
79, Phil. de Champaigne, le Christ mort, ayant de l'analogie avec celui de Holbein à Bâle. — 301, Jouvenet, la Descente de croix.
477, Rigaudy portr. de Bossuet. — 254, Jordaens, Enfance de Jupiter.
288, 289, Memling, St Jean-Baptiste et Ste Madeleine, deux petits volets d'une finesse , d'une perfection extraordinaire. — *208 , H. Holbein le Jeune, Erasme de Rotterdam , portr. plein de vie et d'une exécution parfaite.
*459, Léon, de Vinci , la Vierge , l'enfant Jé"sus et Ste Anne, regarde* comme l'une des perles du musée. La couleur du vêtement de la Vierge a pâli.
« Avec une familiarité charmante, la Vierge, assise sur les genoux de Ste Anne, se penche tendrement vers le petit Jésus, qui joue avec un agneau ... La* tête de Ste Anne est charmante ... La Vierge a un type tout particulier à Léonard \ elle est douce , tendre , souriante et comme pénétrée d'une joie secrète qui rayonne lumineusement autour d'elle . . . L'enfant Jésus a toutes les grâces de l'enfance , que nul ne sut rendre comme Léonard de Vinci.»
*37, Ant. da Messina, portr. d'homme dit le Condottiere (1475). — 46, le Ouerchin (Barbieri), les Saints Protecteurs de la ville de Modène.
380, André Vannucchi dit del Sarto, Ste Famille. — 523, le Sueur, Apparition de Ste Scholastique à St Benoît.
433, P.-P. Rubens, Thomyris, reine des Scythes, faisant plonger la tête de Gyrus dans un vase rempli de sang. — 300, le Basson, Descente de croix.
**95, P. Véronese , les Noces de Cana , le pins grand tablean du Louvre, de 6m. 66 de haut sur 9 m. 90 de large, occupant presque tout un mur de la salle, «une brillante symphonie en couleurs».
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La plupart des personnages sont des portraits : la jeune mariée est Eléonore d'Autriche, reine de France ; derrière elle, son fou ; à ses côtés, le roi François I«*, avec une coiffure singulière; puis Marie d'Angleterre, en robe jaune $ le sultan Soliman, un prince nègre, et, au coin de la table, r empereur Charles-Quint, avec Tordre de la Toison d'or. Les musiciens sont des peintres vénitiens de cette époque. Paul Véronèse lui-même, en robe blanche, joue de la viole, de même que le Tintoret, qui est derrière lai; de F autre côté, le Titien joue de la basse et le Bassan de la flâte.
c Comme ordonnance, arrangement et couleur, c'est le dernier mot de la peinture d'apparat. Le génie de Venise respire tout entier dans ce splendide chef-d'œuvre, avec son insouciance cosmopolite, son mélange de tous les costumes, son amour du faste, son goût théâtral et décoratif, sa passion de lumière et d'éclat . . . Quant au sujet religieux, le peintre ne s'en est pas beaucoup plus préoccupé que le spectateur n'y pense devant son tableau ... A qui fera-t-on croire que ce somptueux palais ... ait une cave si pauvrement montée? . . . C'est le plaisir de la peinture en elle-même poussé à sa dernière puissance, en dehors de l'idée du sujet et de la vérité historique. »
**19, le Corrige, Mariage mystique de Ste Catherine d'Alexandrie, toile aux figures d'une expression toute céleste et aux lignes les plus gracieuses. — *39, le Giorgion(BarbareUi), Concert champêtre.
« Composition bizarre et d'une étonnante intensité de couleur . . . Jamais coloris plus blond, plus chaud, plus moelleux et d'une consistance plus riche ne revêtit d'opulentes et robustes formes féminines. »
♦142, Ant. van Dyck , Charles 1er d'Angleterre, d'une finesse charmante et d'une vérité admirable.
335, le Tintoret (Robusti), Suzanne au bain.
♦370, Raphaël, St Michel terrassant le démon, peint en 1518 pour François 1er âe France.
«Cette composition, si simple et si belle, montre combien Raphaël était naturellement sublime et comme d'un essor facile il arrivait aux plus hautes sublimités de l'art.»
306, le Francia (Francesco Raibolini), la Nativité, beau tableau eu miniature, dont l'artiste a fait une œuvre de prédilection. — 697, Rogiervan àer Weyden, la Vierge et Venfant Jésus. — *211, Holbein le J. , Anne de Clèves , quatrième femme de Henri VIII d'Angleterre , portrait que l'artiste fit à la fin de sa vie. — 27, le Caravage (Michelangiolo Amerighi), Alof de Vignacourt, grandmaître de Malte en 1601. — 402, le Spada, un Concert.
A peu près en face des Noces de Cana, se trouve une salle nommée maintenant la salle Duchàtel, auparavant la salle des Fresques , par où Ton peut venir du grand escalier dans le Salon Carré" (v. p. 117). On y a place depuis peu les cinq tableaux légués au Louvre en 1878 , par Mme la comtesse Duchàtel : 796, *797, Ingres (v. p. 116), Œdipe expliquant l'énigme; la Source, une des œuvres les plus parfaites de la peinture moderne pour le nu. — •680, Memling, la Vierge et l'enfant Jésus avec les donateurs. — 683, 684, Ant. Mor ou Moro, deux portraits, les volets d'un tryptique. — Cette salle contient aussi quelques fresques transportées sur toile, de l'école de Milan fondée par Léon, de Vinci : 236, *238, •237, Bern. Luini, la Nativité de J.-C, le Christ bénissant et l'Adoration des mages, de Milan. — 234, 235, Bern. Luini, deux Enfants sous une treille, de la villa Pallucca, près de Monza.
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Nous revenons ;'au Salon Carré" et nous entrons dans la Grande Galerie , par la porte opposée à celle de la galerie d'Apollon (y. le plan du 1er étage).
Cependant, pour avoir une idée d'ensemble de l'école italienne, on fera bien de visiter d'abord la première salle à droite, la
Galerie des Sept-Mètres ou Sept-Maîtres. Elle renferme des tableaux, remarquables des peintres italiens précurseurs de la Renaissance, surtout des maîtres florentins du xye s.
A dr. : *252, André Mantegna, le Parnasse.
«André Mantegna s'éprit tout jeune d'un grand amour pour l'antique et s'efforça heureusement d'atteindre à ce goût pur et noble qui caractérise les productions des anciens, alors inconnues en Italie, on peut le dire. Certes Mantegna ne put se .débarrasser complètement de la raideur et de la sécheresse gothiques, mais comme déjà son style est supérieur et fait comprendre qu'un élément nouveau s'est introduit dans l'art.»
*156 , Lor. di Credi , la Vierge et l'Enfant , avec des saints, tableau excellent, mais dont la composition est un peu maniérée et l'expression efféminée. — 60 , école de Oentile Bellini, Réception d'un ambassadeur vénitien au Caire, en 1512, scène bien éclairée et pleine de figures caractéristiques. — 165, P. Uccetto, portr. en buste de Giotto , de l'artiste, deDonatello, de Brunelleschi et de Giovanni Manetti , malheureusement retouchés. — *253, A. Mantegna , la Sagesse victorieuse des vices , pendant du Parnasse. — *72, Jean-Ant. Beltraffio, la Vierge de la famille Casio (à dr., le peintre de ce nom), le chef-d'œuvre de l'artiste, selon Vasari. — 113, VitL Carpaccio, Prédication de St Etienne, malheureusement endommagée. — ""îôl, Mantegna, la Vierge de la Victoire, une de ses dernières œuvres (1495). — 61, Giov . Bellini (?) , la Vierge, l'Enfant et des saints. — *250, Mantegna, le Calvaire, fragment de la prédelle du tableau d'autel de St-Zeno à Vérone , composition d'un grand style, les saintes femmes formant un groupe plein de vie. — 427, le Pérugin, Ste Famille (répétition à Vienne). — 78, 79, Al. Buonvicino, dit le Moretto, quatre Saints. — *221, Fra Filippo Lippi, la Vierge et l'Enfant, avec des anges et des saints, un des premiers tableaux du peintre. — 391, Luca Signorelli, fragment d'une composition , sept personnages debout. — *307, le Francia , le Christ en croix , avec la Vierge, St Jean et Job. — 290, le Pinturicchio, la Vierge et l'Enfant. — 500-514, la plupart placés au-dessus des tableaux déjà mentionnés, quinze portraits d'hommes célèbres peints à la manière de Justus de G and, Flamand qui travailla àUrbin : Raphaël en a fait des croquis à la plume qui sont aujourd'hui à l'Académie des Beaux-Arts de Venise. — *166, P. Uccello, Bataille. — *192, Giotto, St François d'Assise recevant les stigmates. Dans le bas (prédelle) : Vision du pape Innocent III, le même approuvant les statuts de l'ordre de St François, St François prêchant les oiseaux, tableau authentique, signé sur la bordure, mais dont la couleur est détériorée.
cil n'y a pas encore de ciel dans ce tableau, et le paysage se découpe sur une couche d'or gaufrée, mais c'est pour le temps une grande har-
Peintures. 3. LE LOUVRE. 123
diesse. La nature fait son entrée dans l'art. On voit le gazon, les rochers, les arbres de la montagne, les cellules blanches des ermites, tout cela rendu avec un sentiment naïf mais vrai. Le saint a bien la maigreur ascétique, l'expression de ferveur et d'extase que réclame le sujet ; sa pose offre des lignes contrastées -, il a rompu ce linéament, rigide comme le trait de plomb où sont emprisonnées les figures des vitraux, qui semble retenir captifs les personnages des tableaux de cette époque.»
La porte du fond donne sur le grand escalier (p. 109), où se voit encore une œuvre de la vieille école italienne, une fresque de Fra Angelico, Jésus en croix , avec la Vierge, St Jean et un dominicain, composition remarquable surtout par la profondeur du sentiment religieux. Galeries françaises, v. p. 134.
De l'autre côté de la salle des Sept-Mètres , en revenant vers l'entrée: 153, Cimabué , la Vierge aux anges, tableau étrange, «qui ressemble à une icône russe».
♦199, Ben. Gozzoli, Triomphe de St Thomas d'Aquin.
Dans le haut, le Christ bénissant; au-dessous de lui, StPaul, Moïse et les évangélistes. An milieu, St Thomas d'Aquin assis entre Aristote et Platon, et à ses pieds Guillaume de St-Amour, adversaire des ordres mendiants, vaincu par son éloquence. Dans le bas, l'assemblée d'Anagni présidée par le pape Alexandre IV.
171, Qentile da Fabriano, la Vierge et l'Enfant bénissant Pandolfo Malatesta, seigneur de Ri mini. — *664, Bar t. Montagna, Trois enfants exécutant un concert. — 220, Fra Filippo Lippi, la Nativité*.
Non seulement le fond d'or est remplacé ici par un véritable paysage, mais l'étude de la nature y est poussée jusqu'au réalisme ; les pierres de rétable en ruine y sont peintes une à une avec une inexpérience naïve. La Vierge passe pour être le portrait de Lucrezia Buti, la pensionnaire que l'artiste enleva du couvent pour lequel il peignit cette Nativité.
243, Mainardi, la Vierge et l'Enfant bénissant le petit St Jean. 308, le Francia, la Vierge et l'Enfant. — Sans num., le Ohirlandajo, portr. d'un homme avec un enfant. — 183, Bottieelli, le Magnificat (Vierge), composition à la fois très-sérieuse et trèsanimée. — *182, Fra Angelico, le Couronnement de la Vierge, trèsvanté par Vasari , mais fortement restauré. Les figures des saints sont pleines d'un noble enthousiasme. — 184, Bottieelli, la Vierge, l'Enfant et St Jean, œuvre de jeunesse. — 84, Borgognone, la Présentation. — 428, le Pérugin, St Paul. — »396, A. Solaria; Jé*sus en croix, daté de 1503, plein d'expression et habilement arrangé. — *662, Fra Angelico, la Danse de Salomé. — 158, Lot. di Credi, l'Annonciation, réduction d'un tableau de Florence attribué à Léo-, nard de Vinci. — 389, Signorelli, la Naissance de la Vierge. ■ — 403, lo Spagna, la Nativité. — 154, Lor. Costa, la Cour d'Isabelle d'Esté , duchesse de Mantoue, charmante allégorie. — *152, Cima da Conegliano , la Vierge et l'Enfant , avec St Jean et Ste Madeleine, d'un coloris vigoureux. — 429, le Pérugin, Combat de l'Amour et de la Chasteté, à comparer avec les tableaux du même genre de Lor. Costa (154) et de Mantegna (252, 253 en face). — 390, Signorelli, l'Adoration des mages. — 70, Bianchi, la Vierge et l'Enfant, avec St Benoît et St Quentin.
124 3. LE LOUVRE. Peintures.
*Grande Galerie. — Dans cette galerie se trouvent les antres tableaux des écoles Italienne, espagnole, allemande, flamande et hollandaise, sanf un petit nombre des deux dernières écoles, qui sont dans les salles annexes du second étage (p. 149).
Pbbmiàbe tbavbe. — Italibns (suite).
(Période de prospérité.)
A dboite. — 412, 413, le Oarofalo, la Circoncision , Ste Famille. — *16, Albertinelli, la Vierge et l'Enfant, avec St Jérôme et St Zenobio. — 416, le Oarofalo, la Vierge et l'Enfant, réduction d'un tableau qui est à Dresde. — *293, Jules Romain, le Triomphe de Titus et de Vespasien , style des bas-reliefs antiques de l'arc de triomphe de Titus à Rome. — 397, Solario, la Tête de St Jean- Baptiste. — *294, Jules Romain, Vénus et Vulcain. — 378, (Vaprès Raphaël, la Madone de Lorette, dont l'original est perdu. — 464, copie de la Cène de Léonard de Vinci (fresque à Milan), probablement de son élève Marco da Oggiono, un tiers plus petite que l'original. — 17, AVbertinelU , le Christ apparaissant à la Madeleine («Noli me tangere»), composition pleine de poésie. — *227, L*>r. Lotto, St Jérôme dans le désert. Le paysage rend bien la profonde solitude du désert et la figure de l'ermite est en parfaite harmonie avec la nature. — 448, le Titien (? Schiavoné), le Concile de Trente.
*379, André del Sarto, la Charité, de 1518.
tUne jeune femme, d'une beauté robuste et douce . . . abrite deux enfants dans son giron hospitalier. Un de ses seins gonflés de lait jaillit hors de sa robe entr'ouverte. A ses pieds, sur un pli de draperie, dort un jeune garçon . . . Tout ce beau groupe rayonne d'une majesté tranquille. Jamais la bonté n'emprunta de traits plus charmants ni une grâce plus aimable. Cependant le peintre a su donner une indéfinissable expression d'indifférence à la figure de cette vertu, car la charité n'est pas la maternité.»
*274, Palma le Vieux, l'Annonce aux bergers.
«La beauté des têtes, l'agencement aisé des figures, la souplesse des draperies, la vivacité de la couleur en font une des plus belles toiles de l'école vénitienne.»
295, Jules Romain, son portrait. — *336, leTintoret, le Paradis. — 463, Léon, de Vinci (?), Bacohus, tableau d'atelier qui devait être un St Jean dans le désert. — *442, le Titien, Ste Famille. — *373, Raphaël et Jules Romain, portr. de Jeanne d'Aragon (p. 111). Selon Vasari, la tête seule est de Raphaël.
cUne des ces œuvres qui, outre le mérite d'art, ont un attrait de fascination . . . Jeanne d'Aragon reste dans le souvenir comme un de ces types de la perfection féminine qu'on rêve et qu'on désespère de rencontrer . . . C'est une beauté princiere dans toute la force.»
93, P. Véronese, Ste Famille. — *102, P. Véronèse, St Marc et les trois Vertus théologales, plafond du palais des Dogee à Venise.
458, Léon, de Vinci, St Jean-Baptiste, figure d'une expression tout extatique. — *367, Raphaël, Ste Marguerite, peinte presque entièrement, selon Vasari, par Jules Romain.
«Rien de plus doux, de plus pur, de plus virginal que les traits de
Peintures. 3. LE LOUVRE. 125
la sainte, étonnée de son pouvoir sur les monstres et tenant comme une fleur des champs la palme de son martyre.»
*168, D088O Dossi, St Jérôme, une de ses premières œuvres, d'un coloris moelleux.
101, P. Vérohèse, portrait d'une jeune mère. — *450, le Titien, portrait de François I«r de France, peint en 1530 d'après une médaille, mais qui rend cependant fort bien les traits bizarres, le profil d'une expression hardie, railleuse et sensuelle de ce prince. — *230, Luini, Ste Famille. — *73, Bonifazio, la Résurrection de Lazare.
366, Raphaël , St Jean-Baptiste dans le désert, probablement authentique, mais complètement gâté. — 437, Georges Vasari, l'Annonciation. — 456, leTitienÇi), portrait d'homme. — 98, P. Véronèse, le Calvaire. — 90, 91, P. Véronèse, l'Incendie de Sodome; Suzanne au bain. — *439, le Titien, la Vierge, l'Enfant et des saints. — 52, le Baroche, la Circoncision.
Au milieu de la galerie, 333, Dan. de Volterre, David vainqueur de Goliath, tableau à deux faces (ardoise) ; composition très-mouvem entée, exagérée.
A gauche, en recommençant à l'entrée: 198, Qirolamo dai Libri, la Vierge, l'Enfant, St Jean et des anges, composition charmante. — *74, Bonifazio, Ste Famille. — 393, SignoreUi, Quatre personnages debout, fragment d'une grande composition. — *374, Raphaël, deux portraits d'hommes , qu'on nomme à tort Raphaël et son maître d'armes. — '"465, école de Léon, de Vinci, peut-être Cesare da Sesto, la Vierge aux balances. — 177, Gaudenzio Ferrari, St Paul.
♦454, le Titien, l'Homme au gant, excellent portr. dans sa meilleure manière (v. p. 112). — 38, le Qiorgion, Ste Famille.
*453, le Titien, portr. d'homme dans le genre du n° 454.
**449, le Titien, Jupiter et Antiope, la Vénus del Pardo(1574).
«Cet important tableau, qui a longtemps séjourné en Espagne, a subi bien des vicissitudes. Deux fois il manqua d'être la proie des flammes et subit d'impudentes restaurations qu'heureusement on a pu faire disparaître. Nonchalamment couchée au milieu de la composition, Antiope, un bras arrondi au-dessus de la tête, ramène de l'autre main, par un vague mouvement de pudeur endormie, le pan de sa draperie sur la hanche. La blancheur de son corps fait au centre du tableau une tache lumineuse qui attire et retient le regard.»
*57, Pra Bartolommeo, la Vierge sur un trône et des saints.
La Vierge pose la main sur la tête de l'enfant Jésus, debout, qui remet l'anneau .à Ste Catherine de Sienne. La scène est empreinte de cette douceur et de cette tendresse qui sont dans le genre de Léon, de Vinci, et ce qui rend la Vierge charmante, ce sont encore moins ses traits que son attitude pleine de tendresse.
♦228, Lor. Lotto, Ste Famille. — **443 , le Titien, les Disciples d'Emmaûs, de 1547.
tTout cela est superbe, lumineux, plein de force et de santé . . . Avec de pareilles qualités, on peut bien pardonner quelques fautes de costume et de couleur locale.»
1 26 3. LE LOUVRE. Peintures.
291, Jules Romain, Nativité de J.-C., tableau d'autel.
♦460, Léon, de Vinci, la Vierge aux rochers, d'une grande valeur, bien que les ombres aient beaucoup pousse* au noir. — 75, Bonifazio, la Vierge, Ste Agnès et Ste Catherine. — *99, P. Véronese, les Disciples d Emmaûs. Les figures accessoires sont ici les plus attrayantes. — 441, le Titien, Ste Famille, peut-être pas entièrement de la main de l'artiste.
**445, le Titien, le Christ couronné d'épines, de 1560.
On trouve dans les œuvres de la vieillesse du Titien des réminiscences de l'antique ; c'est ainsi qu'il y a du Laocoon dans le Christ de ce tableau , où l'expression est toutefois exagérée, par rapport au modèle antique, dans l'intérêt de la réalité. C'est aussi un chef-d'œuvre de couleur, mais avec moins de variété qu'à l'ordinaire.
*371, Raphaël, portrait de Balthasar Castiglione, de 1516.
«Belle tête intelligente et virile, dont le teint brun s'harmonise avec un sobre vêtement noir tailladé de gris.» V. p. 111.
*56, Fra Bartolommeo, l'Annonciation. — *372, Raphaël, portr. d'un jeune homme, longtemps donné à tort comme celui de l'artiste.
«Qui ne s'est arrêté devant cette tête d'adolescent à cheveux blonds, coiffé d'une toque noire, le coude appuyé sur un rebord en pierre et la main contre la joue, qui semble suivre à travers sa rêverie nonchalante quelque rêve charmant? C'est l'idéal du joli, et jamais jeune fille n'a prêté de traits plus suaves au bel inconnu qu'elle attend.»
97, P. Véronese, J.-C. tombant sous la croix, inachevé.
•440, le Titien, la Vierge au lapin, de 1530.
«Heureux ces tableaux qui ont un nom familier et populaire . . . La Vierge assise à terre pose sa main sur un lapin blanc que l'enfant Jésus, porté par 8te Catherine, semble désirer avec une impatience de bambin. Cette tache blanche au milieu du tableau est la note dominante sur laquelle se règlent les valeurs du coloris, d'une richesse intense et d'une chaleur lumineuse admirables ... Le fond mêlé d'arbres, de prairies et de collines, montre quel merveilleux paysagiste c'était que Titien.»
♦461, Léon, de Vinci (f), portrait de femme, la Belle Féronnière.
Il ne représente pas, comme on l'a cru, la maîtresse de François I«r connue sous ce nom, mais probablement Lucrèce Crivelli. amante de Ludovic Sforza. Le joyau qui orne son front, appelé féronnière, lui aura fait donner son nom. «C'est une admirable tête d'une étonnante fermeté de dessin et de modelé, que rehausse un riche ajustement de velours nacarat brodé de galon d'or et coupé carrément sur la poitrine.»
92, P. Véronlse, l'évanouissement d'Esther, composition dramatique.
*451, le Titien, Allégorie peinte pour Alph. d'Avaios, marquis duVasto ou du Guast, général de Charles- Quint ; il représente ses adieux à sa femme, sœur de Jeanne d'Aragon, lorsqu'il fut appelé à Vienne en 1532, pour combattre les Turcs. «Ce qu'il y a de parfaitement clair dans ce chef-d'œuvre, c'est son immortelle beauté.»
447, le Titien , St Jérôme. L'ampleur de la composition et la richesse des tons lui assignent la date de 1533 ou environ. — 455, le Titien (?), portr. d'homme. — 88, Jean de Calear, portr. de jeune homme. — 53, le Baroche, Vierge glorieuse, avec Ste Lucie et St Antoine abbé.
Peintures. 3. LE LOUVRE. 127
Deuxième travée. < — Italiens bt Espagnols.
(Ecole académique de Bologne ou éclectique, école naturaliste de Naples.)
A dkoitb : 132, Ann. Carraehe, Diane découvrant la grossesse de Callisto. — 67, Pierre de Cortone (Berettini), la Vierge et l'Enfant, auquel Ste Martine offre un lys. — 342 (petit), Salvator Rosa, l'Ange et Tobie. — 321, le Guide, St Sébastien. — *320, le Guide, la Madeleine.
«Type inventé et créé par le Guide. . . La sainte, dont les traits rappellent ceux de la Niobé antique, lève vers le ciel des yeux extasiés pleins de larmes et de lumière. ... Il n'y faut pas chercher l'expression austère du repentir chrétien, mais une certaine mélancolie sentimentale et coquette, comme peuvent réprouver à certaines heures de lassitude les beauté* mondaines.»
•180, Dom.Feti, la Mélancolie. — 356, Sassofcrrato , l'Assomption. — 327, le Guide, l'Enlèvement d'Hélène , composition théâtrale. — 12, VAibane, Vénus et Adonis.
377, école de Raphaël (loSpagnaJ, fresque de la Magliana(Dieu le Père et des anges), acquise en 1873 pour la somme exorbitante de 206,500 fr. — 11, VAibane, les Amours désarmés. — 284, 285 (plus loin), Panini , Concert donné à l'ambassade de France , et Préparatifs de la fête donnée sur la place Navone, à Rome en 1729, à l'occasion de la naissance du Dauphin, fils de Louis XV.
557, Fr. Zurbaran, Ste Apolline. — *546, MurUlo, Miracle de St Diego, dit la Cuisine des Anges, mélange singulier de mysticisme et de réalisme.
A gauche, en recommençant à l'autre extrémité : 36, Anselmi, Vierge glorieuse, avec St Etienne et St Jean-Baptiste. — *119, Ann. Carraehe, la Vierge aux cerises ou la Vierge et l'enfant Jésus à qui St Joseph offre des cerises. — 112, le Cigoli(Cardi), St François d'Assise. — *316, le Guide, J.-C. donnant les clefs du ciel à St Pierre. — 478, le Dominiquin (Dom. Zampieri), Renaud et Armide, d'après le Tasse. — 24, le Catavage, la Mort de la Vierge. — 318, 319, 311, le Guide, Ecce homo; la Madeleine; l'Annonciation. — *105, le Canaletto, Vue de Venise, le Grand Canal, avec l'église de la Salute.
283, Panini, Intérieur de St-Pierre de Rome. — *343, Salvator Bom, Apparition de l'ombre de Samuel à Saûl, composition romantique et lugubre. — *344, Salv. Rosa, Une Bataille, « page d'une rare énergie et d'une beauté étrange ». — - *474, le Dominiquin, Ste Cécile, tableau bien connu par la gravure* — 345, Salv. Rosa, paysage, dans les Abruzzes. — 310, le Guide, David vainqueur de Goliath. — 549, Ribera, VEspagnolet, le Christ au tombeau.
•552, Velasquez (Don Diego V.de Silva), portr* de Philippe IV, roi d'Espagne : « rien de plus franc et de plus large ». — *554, Velasquez, réunion de treize portraits. — *5Ô1, Velasque%, l'Infante Marie-Marguerite, fllle^de Philippe IV. — **540, MuriUo, la Naissance de la Vierge. ' Digit,zedbyGoOQle
128 3. LE LOUVRE. PeinS
«Il y a dans ce charmant tableau deux côtés bien distincts et qui pourtant s'harmonisent de la façon la plus heureuse : d'abord une scène d'accouchement, telle qu'elle se passerait au fond d'un humble logis de campagne, puis l'intervention miraculeuse d'êtres célestes. . . Tout le groupe central, illuminé par l'auréole de la Vierge, est d'une incomparable fraîcheur ; c'est un vrai bouquet de tons délicats et lumineux comme des fleurs.»
534, Ooya, Guillemardet, ambassadeur de France à Madrid en
Troisièmb travéb. — Espagnols.
A droitb : *556, Zurbaran, Funérailles d'un évêque. — 548, Ribera, l'Adoration des bergers. — *555, Zurbaran, St Pierre Nolasque et St Raymond de Pegnafort.
A gauche : *ÔÔ3, Velasquez, Don Pedro Moscoso de Altamira, doyen de la chapelle royale de Tolède, de 1633. — 544, 545, MuriUo, J.-C. au jardin des Oliviers, le Christ à la colonne, peints sur marbre. — *Ô47, Murillo, le Jeune mendiant occupé à s'épouiller, « une merveille de vie, de lumière et de couleur». — *Ô38, MuriUo, la Conception immaculée de la Vierge. — 542, Murillo, la Vierge au chapelet, de Ba jeunesse.
Quatrième tbaybb. — Allemands, Flamands b* Hollandais. A dboitb: 595, école flamande du xv« s., l'Annonciation. — 278, Mabuse, la Vierge et l'Enfant. — 672, Alb. Durer, tête de vieillard, en détrempe, de 1520. — 277, Mabuse, Carondelet, chancelier de Flandre. — *279, Q. MaUys, le Banquier et sa femme, d'une grande finesse d'exécution. — *209, H. Holbein le J., portr. d'homme. — 698, Bogier van der Weyden, Descente de croix. — 210, Holbein, Thomas More, chancelier d'Angleterre, petit portrait plein d'intelligence, peint peu de temps après l'arrivée de l'artiste en Angleterre (1526). — 98, Lucas Cranach, Venus dans un paysage, de 1529. — 249, Karel Dujardin, paysage. — *109, Alb. Ouyp, Marine. — *1Ô1, Ant. vanDyck, portr. du duc de Richemond. — *184, Jan van Ooyen, Bords d'une rivière, de 1647. — 97, Craeabeke, l'artiste peignant un portrait, son chef-d'csuvre, dans lequel il a donné un brillant échantillon de son talent et une idée de son genre de vie; il n'en est encore qu'à l'esquisse, que déjà l'on apporte à boire, — 492, JV. Snyders, Chasse au sanglier. — 178, Jean Fyt, Gibier dans un garde-manger. - — 5, Ludolf Bahhuisen, Escadre hollandaise — 574, Phil. Wouwerman, Halte devant une hôtellerie. — *520, David Teniers le V. et non le J. , Chasse au héron. — -354, Aart van der Neer, Canal au coucher du soleil. — 415, Rembrandt, portrait de l'artiste dans sa vieillesse, de 1660. — 287, J. van der Meer van Harlem, Scène à la porte d'une auberge, de 1652. — 251, Jac. Jordaens, Jésus chassant les vendeurs du temple, d'une conception triviale, mais plein d'énergie. < — 516, Teniers le J., Cabaret près d'une rivière. — 396, Fr. Pourbua leJ., portr. de Marie de Médicis. — *465, Rubens, paysage avec des bergers, après un orage. — 202, J. van der Heyden, la Maison de Ville
Peintures. 3. LE LOUVRE. 129
d'Amsterdam, tableau d'un fini excessif, les figures par Adr. van de Velde. — 295 (petit), Oabr. Metsu, le Chimiste. — 308, van der Meulen, le Passage du Rhin, en 1672. — 374, Adr. van Ostade, le Fumeur. — 486, P. Slingelandt, la Famille, chef-d'œuvre de l'artiste, qui travailla, dit-on, un mois duraiit au col et aux manchettes du garçon. — • 691, Rubens, esquisses réunies du premier et du dernier tableau (424 et 454) de l'histoire de Marie de Mé*dicis par le même artiste , exposée au-dessus et que nous examinerons en finissant, parce qu'elle commence de l'autre côté*.
•143, A. van Dyck, les Enfants de Charles 1er d'Angleterre.
— 134, J. leDueq, Intérieur d'un corps de garde, son chef-d'œuvre.
— 24, Nie. Berghem, paysage avec des animaux. — 248, 247, Dujardin, le Cheval blanc, lumière du soir; paysage avec figures.
— 474 (petit), J. van Ruisdael, paysage. — 117, Denner, portr. de femme, d'un fini que nul autre artiste ne sut atteindre.
«Rien n'est oublié dans ses figures , ni les rayures de la peau , ni les marbrures imperceptibles des pommettes, ni les points noirs éparpillés sur le nez, ni l'affleurement bleuâtre des veines microscopiques qui serpentent sous r épi derme, ni les luisants de l'œil, où se peignent les objets voisina . . . Mais en somme une large esquisse de van Dyck est cent fois plus puissante.» (Taine.)
•377, Isaac van 0 stade, Halte de voyageurs. — .301, van der Meulen, Entrée de Louis XIV et de la reine Marie - Thérèse à Douai, en 1667. — 429, Rubens, la Vierge , l'enfant Jésus et un ange, au milieu d'une guirlande de fleurs peinte par un autre artiste. — 521, Teniers, le Fumeur. — 129, Gérard Dov, la Lecture de la Bible, deux vieillards, tableau charmant d'intérieur paisible. — *246, *245, Dujardin , Animaux au pâturage ; paysage avec des animaux. — 124, Oér. Dov , le Trompette.
A GAtrcHB, cette fois en revenant sur ses pas , pour voir d'abord les tableaux du bas , ceux du haut , de Rubens , formant une série que nous examinerons à part en revenant : 223, P. de Hoogh, Intérieur d'une maison hollandaise. — *539 , Adr. van de Velde, Animaux au bord d'un canal, le soir. — *41, Ferd. Bol, portr. d'un mathématicien. — *192, J. -David de Heem, Fruits et vaisselle sur une table. — *528, 0. Terburg, le Concert, tableau charmant. — *355, Aart van der Neer , Village traversé par une route. — 399, Paul Potier, Chevaux attachés à la porte d'une chaumière. — 324, Fr. van Mieris, le Thé. — *152, A. van Dyck, son portrait. — *463, Rubens, Tournoi près des fossés d'un château au soleil couchant, esquissé' avec verve. — 147, A.vdhDyck, portr. de-François de Moncade. — *47, Adr. Brauwer, Intérieur de tabagie. — 514, *511, *513 , Teniers le J. , Tentation de St Antoine , composition des plus grotesques ; St Pierre reniant J.-C. , où l'artiste figure luimême jparmi les soldats à table; les ; Œuvres de la miséricorde. — 138, A, vanDjck, le Christ pleuré par la Vierge et par les anges, esquisse d'un tableau d'autel à Anvers. — *205, Meindert Hobbema, paysage.
Badbkss, Paris, 6« édition. 9
130 3. LE LOUVRE. Peinture».
**404, Rembrandt, l'Ange Raphaël quittant Tobie, de 1637.
Interprétation de la Bible pleine de sentiment «Ombre transparente et chaude, où éclate, comme un jet de foudre, l'éblouissants clarté que Tange répand autour de lui.»
•376, /«. van Ostade, Halte de voyageurs à la porte d'une hôtellerie. — 317, 318, van der Meulen, Batailles, fines comme des miniatures. — **407, Rembrandt, les Pèlerins d'Emmafis, de 1648.
rf/auréole soudaine qui s'allume au front du Christ . . . illumine tout le tableau.» Cependant le rouge domine moins dans ce tableau que dans celui de Tange et Tobie.
545, Adr. van de Venne , Fête donnée à l'occasion de la trêve conclue en 1609 entre l'archiduc Albert d'Autriche, souverain des Pays-Bas, et les Hollandais. — *172, Qovaert Flinck, porte, de petite fille. — 567, Ph. Wowwerman, Départ pour la chasse. — ♦375, Adr. van Ostade, Un buveur. — *417, Rembrandt, porte, d'un jeune homme, de 1658. — 542, WiU. van de Velde, Marine.
— *123, Oér. Dov, l'Epicière de village. — *197, Bart. van der HeUt, le Jugement du prix de l'arc, analogue mais antérieur au fameux tableau du musée d'Amsterdam, qui est plus grand. — 125, Oér. Dov, la Cuisinière hollandaise. — *536, Adr. van de Velde, le Prince d'Orange sur la plage de Schéveningue. — 126, Oér. Dov , Une femme accrochant un coq à une fenêtre. — 569 , Ph. Wouwerman , la Chasse au cerf. — *224, P. de Hoogh, Intérieur hollandais (dames et cavaliers); très-bel effet de soleil. — 19, Nie. Berghem, le Gué, dans la meilleure manière de l'artiste. • — *128, 130, Oér. Dov, le Dentiste ; portrait de l'artiste.
*461, Rubens, portr. d'une dame de la famille Boonen. — 394, 395 faprès le 369), Fr. Pourbus le J., portr. de Henri IV de France.
— *369, Adr. ou 1$. van Ostade, tableau de famille, donné comme représentant les deux artistes. — *412, Rembrandt, son portrait avec une chaîne d'or, de 1633. — *425, Rubens, Fuite de Loth. — 518, Tenietê le J., Intérieur de cabaret. — *472, Joe. van Ruisdael, le Buisson, paysage célèbre. — 512, Teniers le J., l'Enfant prodigue.
— *414, Rembrandt, son portrait, de 1637. — *458, Rubens, Henri de Vicq, ambassadeur des Pays-Bas. — 60, J. Brueghel, dit Br. de Velours, la Bataille d'Arbèles. — Au-dessus, 136, A. van Dyek, la Vierge et l'Enfant, avec Ste Madeleine , David et St Jean-Baptiste. — *207, HoVbein, Guillaume Warham, archevêque de Cantorbéry, de 1528. —424, Rottenhammer, la Mort d'Adonis. — .*206, HoVbein, Nicolas Kratzer, astronome de Henri VIII, de 1528. — 100, L. Cranach, portr. d'homme. — 699 , école flamande, triptyque, la Résurrection, l'Ascension et St Sébastien. — 212, Holbein, portr. de Richard Southwell , répétition ou peut-être une bonne copie de celui de Florence. — *679, Quentin Matsys , le Christ bénissant.
— 213, Holbein, portr. d'homme.
n nous reste a voir dans cette travée la série de grands tableaux de **Rubens (434-457), qui commence un peu plus loin, dans le haut. Marie de Médicis , veuve de Henri IV, pendant quelque
Peinture*. 3. LE LOUVRE. 131
temps régente au nom de son fils Lonis XIII , puis éloignée de la cour, revint à Paris en 1620 et voulut décorer splendidement son palais du Luxembourg (p. 248). Rubens, qui fut chargé des peintures, vint à Paris en 1621, y fit les esquisses et alla ensuite les exécuter à Anvers, où il se fit aider de ses élèves. En 1625, il y mettait la dernière main à Paris. — Voici quels en sont les sujets : 434, la Destinée de Marie de Médicis (les Parques). — 435, Naissance de la princesse (1575); Lucine y préside, son flambeau à la main ; Florence tient l'enfant, et à dr. se voit l'Arno. — 436, l'Education, à laquelle prennent part Minerve, Apollon et Mercure ; à dr., les Grâces. — *437, l'Amour montrant le portrait de la princesse à Henri IV, à côté duquel est la France ; dans le haut, Jupiter et Junon. — 438, le Mariage par procuration. — 439, le Débarquement à Marseille. — 440, le Mariage a Lyon : Henri IV en Jupiter, Marie de Médicis en Junon et la ville de Lyon sur un char. — 441, la Naissance de Louis XIII: derrière la reine, la Fortune; le nouveau né dans les bras de la Santé. — 442, Henri IV, partant pour la guerre d'Allemagne (1610), confie la régence à la reine. — *443, le Couronnement de la reine par le cardinal de Joyeuse à St-Denis ; on aperçoit le roi dans une tribune. — *444, l'Apothéose de Henri IV : dans le bas, à côté de la Victoire vêtue de jaune, Bellone avec un trophée ; à dr. , la reine entre Minerve et la Prudence ; plus bas , la France, et des seigneurs de la cour. — *445, le Gouvernement de la reine sous la protection de l'Olympe : Mars, Apollon (d'après celui du Belvédère) et Minerve chassent les puissances ennemies; Junon et Jupiter font atteler des colombes au char de la France. — 446, le Voyage de la reine aux Ponts- de-Cé (Anjou). -»— 447, l'Echange des princesses Elisabeth de France, destinée à Philippe IV d'Espagne et Anne d'Autriche, future de Louis XIH. — *448, les Félicités de la régence : la reine sur le trône avec les balances de la justice ; à dr. , Minerve, la Fortune et l'Abondance ; à g., la France et le Temps; dans le bas, l'Envie, la Haine et la Méchanceté. — *449, la Majorité de Louis XIII ou la reine remettant à son fils le vaisseau de l'Etat, monté par les Vertus. — 450, la Reine s'échappant du château de Blois (1619). — - 451, la Réconciliation de la reine avec Louis XIII. — 452, la Paix. — 453, l'Entrevue de la reine avec Louis XIII, dans l'Olympe; au bas, la Rébellion. — *454, le Triomphe de la Vérité; dans le haut, le roi remettant une couronne à sa mère. — 457 , portr. de Marie de Médicis. — 456, au commencement de la série, le portr. de sa mère, Jeanne d'Autriche, grande - duchesse de Toscane. — 455, en face, portr. de son père, le grand-duc François de Médicis.
Cinquième travée.
Au milieu, *14, Btham, Sujets tirés de l'histoire de David : entrée de Saûl à Jérusalem après la défaite des Philistins, David et Bethsabée, siège de Rabbath et le prophète Nathan devant David,
132 3. LE LOUVRE. Peintures.
Sixième tbavbb. — Flamands bt Hollandais. A droite : *400, Paul Potter, la Prairie , à la fois d'une grande simplicité' et d'une grande perfection. — 430, Rubens, la Fuite en Egypte. — *515, Teniers , Kermesse. — 94, Phil. de Champaigne, portr. des architectes Mansart et Perrault. — 490, Snyders, Entrée des animaux dans l'arche. — 416, Rembrandt, portr. de vieillard, de 1638. — *527, Terburg, la Leçon de musique, tableau charmant.
— *413, Rembrandt, son portrait, de 1634. — 83, Phil. de Champaigne , portr. de deux religieuses de Port-Royal , la Mère Agnès Arnaud et la fille du peintre , malade , ex-voto en souvenir de sa guérison. — 103, Gaspard de Craeyer, portr. équestre de l'archiduc Ferdinand d'Autriche , gouverneur des Pays-Bas. < — *371 , Adr. von Ostade, le Marché* aux poissons. — 141, A. vanDyck, Renaud et Armide (copie?). — *555, J. Weenix, les Produits de la chasse, œuvre capitale de l'artiste. — 411 , Rembrandt, Vénus et l'Amour, tableau portr. de la jeunesse de l'artiste. — 432, Rubens, Triomphe de la religion, et en face, 426, du même , Elie dans le désert, peints en Espagne pour être exécutés en tapisserie. — *193 , David de Heem, Fruits. —406, Rembrandt, St Mathieu, de 1661. — 257, Jordaens, portr. de l'amiral hollandais de Ruyter. — 168, J. Fietoor, Isaac bénissant Jacob. — 169, Fietoor, Jeune fille à une fenêtre. — 296, Metsu, Une femme hollandaise. — 297, Metsu, Une cuisinière hollandaise. — *146, A. van Dyek, portr. du marquis d'Aytona, gouverneur espagnol des Pays-Bas. — *459 , Rubens , portr. d'Elisabeth de France, fille de Henri IV et reine d'Espagne. — *460, Rubens , portr. d'Hélène Fourment , sa seconde femme , avec deux de leurs enfants, d'un grand effet. — *27, Berghem, paysage d'Italie.
— 150, A. vanDyck, Jean Grusset Richardot, président du conseil privé des Pays-Bas, et son fils.
A gauche, en recommençant à l'autre bout : *292, Metsu , le Marché aux herbes d'Amsterdam, une de ses principales œuvres. — •190, Fr. Hais, portr. de Descartes. — 554, J. Weenix, Gibier et ustensiles de chasse. — *674 , Hobbema, le Moulin à eau. — 314, Van der Meulen, Louis XIV à la chasse et vue du château de Fontainebleau. — 493, Snyders , les Marchands de poissons. — *470, Ruisdael, la Forêt, œuvre capitale de l'artiste, les animaux de Berghem. — *149, A. van Dych, portr. d'une dame et de sa fille. — •106, A. Cuyp, la Promenade. — 171, O. Flinck, l'Annonce aux bergers. — 256, Jordaens , le Concert après le repas , composition grotesque. — 426, Rubens, l'Elie mentionné ci-dessus. — *105, A. Cuyp, le Départ pour la promenade. — 255, Jordaens , le Roi boit , joyeuse kermesse de famille. — 148 , A. van Dyek , portr. d'un homme et d'un enfant. — *104, A. Cuyp, paysage, vache au pâturage. — 427, Rubens, l'Adoration des mages, peinte vers 1612.
— 304, van der Meulen, Entrée de Louis XIV et de Marie-Thérèse à Arras. — 467, Rubens, Diogène avec sa lanterne, tableau d'atelier.
— 154, A. van Dyek, portr. d'homme. — Au-dessous, *372, Adr.
Peintures. 3. LE LOUVRE. 133
van Ostade , Intérieur d'une chaumière , remarquable surtout par le clair-obscur. — *541, Adr. van de Velde , Un canal glacé*. — 418, Rembrandt, portr. d'homme. — 537, Adr. van de Velde, paysage et animaux. — 428, Rubens, la Vierge aux Anges. — *145, A. van Dyck, portr. d'Elisabeth d'Autriche, régente des Pays-Bas, en Clarisse. — Au-dessous, *182, Jean van Ooyen, Un canal.
Sbptibmb travée.
Pas de tableaux , mais seulement deux vases de Sèvres de la Restauration.
Huitième tbavée. — Flamands et Hollandais.
A droite: *462, Rubens, la Kermesse (v. p. 113). — 579, Wynants, la Lisière de la foret, œuvre capitale de l'artiste ; animaux et figures par Adr. van de Velde. — *464, Rubens, paysage ; à g. sur le devant, un oiseleur. — 198, 199, B. van der Helst, portr. d'homme et de femme. — *359, 358, Gaspard Netscher, la Leçon de basse de viole; la Leçon de chant. — 183, J. van Ooyen, Une rivière. — 243, Dujardin, les Charlatans italiens. — *473, Ruisdael, le Coup de soleil , paysage avec figures par Wouwerman , d'une conception poétique et d'une exécution magistrale , aveo son ton verdâtre argenté. — 519, Teniers, Intérieur de cabaret. — 688, Potier, Un cheval blanc, de 1653. — *290, Metsu, la Leçon de musique. — *144, A. van Dyck, portraits de Charles - Louis , duc de Bavière, et de son frère Robert, duc de Cumberland. — 218, 219, Honthorst, portr. des mêmes personnes.
A gauche, à partir de l'autre extrémité: *137, A. van Dyck, la Vierge aux donateurs. • — *580, Wynants, paysage avec figures par Adr. van de Velde.
*408, *409, Rembrandt, les Philosophes en méditation, de 1633. — *500, Jean Steen,- Fête flamande dans l'intérieur d'une auberge, de 1674, pleine de motifs heureux , d'humeur, de gaîté. — 378, ls. van Ostade, Canal gelé en Hollande. — 538, Adr. van de Velde, paysage avec animaux. — *471 , Ruisdael, Une tempête sur les cotes de Hollande, d'une merveilleuse poésie, de l'effet le plus surprenant et exécutée de main de maître. — 431, Rubens, le Christ en croix.
*405, Rembrandt, le Bon Samaritain, de 1648; moins bien réussi que les autres tableaux de l'artiste dans le même genre. — *695, Jean Ver Meer, nommé ordinairement van der Meer van Delft , la Dentellière. — 139, A. van Dyck, St Sébastien secouru par les anges.
La porte au fond de la galerie, fermée au public, donne entrée dans une grande salle reconstruite de 1863 à 1868 pour servir de salle des Etats. Nous retournons maintenant jusqu'à la porte la plus rapprochée, à g. , et nous entrons dans les
134 3. LE LOUVRE. Peintures.
Ballet Françaises. — Les 3 premières sont consacrées aux œuvres des écoles françaises antérieures à Louis XIV, intéressantes surtout au point de vue historique (p. 114 et 115).
1™ salle : tableaux anciens, entre autres des portraits attribués a Clouet et à son école ; 656, 657, d'un inconnu du xvie s. , Bals à la cour de Henri III ; *875, de la fin du xrve s., sur fond d'or, le Christ sur la croix , St Denis recevant la communion de J.-C. et son martyre ; *652, 653, Jean Fouquet (?), portr. de Juvénal des Ursins , chancelier de Charles VII , et portr. de ce roi lui-même ; 137, J. Cousin, le Jugement dernier.
2e salle : 22 tableaux d'Eustache le Sueur, primitivement sur bois ; ils représentent les principaux traits de la vie de St Bruno ; on remarquera surtout le n° 546, la Mort de St Bruno.
cLa lueur d'un cierge unique fait glisser ses reflets blafards sur ces frocs blancs, semblables à des suaires, sur ces murs blanchis comme les parois du sépulcre, sur ce plancher nu, qui rappelle les ais d'une bière, et une tristesse pénétrante se dégage de cette toile presque monochrome».
3« salle, aussi consacrée à le Sueur: 551-55o, Naissance de l'Amour et différents épisodes de sa vie; 558-562, les Muses, de l'hôtel Lambert, dans l'île St-Louis (p. 220).
4e salle: 15 grandes marines de Joseph Vernet, représentant les ports de France et remarquables par les effets de lumière.
On passait d'ici précédemment dans les autres salles françaises; la communication a été supprimée provisoirement pour achever un escalier descendant au rez-de-chaussée (gai. Molli en, p. 97), et l'on est maintenant obligé de retourner sur ses pas. Le plus court est de passer par la galerie des Sept-Mètres (p. 122), de tourner à g. dans le grand escalier (fresque, v. p. 123), et de traverser les salles en question, pour reprendre la visite au commencement de la
l'e galerie fbançaise. Il y a surtout ici des tableaux des peintres français du xvue s. Entre autres, de dr. à g. : 65, Ch. le Brun , le Martyre de St Etienne. — 681 , Millet, paysage. — *515, le Sueur, le Père de Tobie donnant des instructions à son fils; Jésus portant sa croix, qui «attendrit par sa tristesse sympathique et son accablement profond». — 443, 421, 420, 452, 435, 417 , N. Poussin , le Triomphe de Flore ; les Israélites recueillant la manne, les Philistins frappés de la peste , deux tableaux particulièrement remarquables ; Orphée et Eurydice , « parfait modèle de paysage historique»; l'Enlèvement des Sabines; Moïse sauvé des eaux. — 298, J. Jouvenet, la Résurrection de Lazare, une des meilleures toiles de l'artiste et des plus caractéristiques. — *521, le Sueur, la Prédication de St Paul à Ephèse, un des chefs-d'œuvre de l'artiste , la figure principale d'après Raphaël. — *72, Ch. le Brun, la Tente de Darius, grand tableau peint pour être exécuté en tapisserie aux Gobelins , avec les quatre de la salle suivante : les tapisseries sont maintenant au château de Hampton-Court en Angleterre. —426, Poussin, les Aveugles de Jéricho. — *222,221, Claude Lorrain, Port de mer au soleil couchant ; la Fête villageoise.
Peintures. 3. LE LOUTRE. 135
— 437, Poussin, le Jeune Pyrrhus sauvé. — 586, Valentin, Un concert. — 297, Jouvenet , la Pêche miraculeuse. — 195, CL le Fevre, portr. d'un maître et de son élève. — 479, Bigaud, portr. du sculpteur Desjardins. — 224, Claude Lorrain, David sacré roi.
— 496, Santerre, Suzanne au bain. — *422, Poussin, le Jugement de Salomon , très-célèbre , plein d'expression. — *226, CL Lorrain, Port de mer. — *415, Poussin, Eliézer et Ré*becoa, « une des plus aimables et des plus gracieuses compositions du Poussin ».
— *232. CL Lorrain, Entrée d'un port. — 473, Bigaud, la Présentation, d'un coloris vigoureux.
Entre les deux portes, 516, le Sueur, la Salutation angélique.
800, Largillitre, portr. du comte de la Châtre. — 286, L. de la Hire, la Vierge et l'Enfant. — 58, le Brun, le Christ servi dans le désert par les anges. — 450, 433, 451, Poussin, l'Automne ou la Grappe de la terre promise, un des plus beaux paysages du peintre ; le Ravissement de St Paul; l'Hiver ou le Déluge, paysage aussi très-vanté, comme le 450. — 300, Jouvenet , le Repas chez Simon le pharisien. — *219, 220, Claude Lorrain, Vue d'un port au soleil levant; Vue du Campo-Vaccino, toutes deux fort estimées.
— 375, le Nain, Un maréchal dans sa forge. — 476, Bigaud, portrait de Philippe V d'Espagne. —223, CL Lorrain, le Débarquement de Cléopâtre à Tarse. — 447, Poussin, le Temps soustrait la Vérité aux atteintes de l'Envie et de la Discorde. — *445, Poussin, les Bergers d'Àrcadie.
Chef-d'œuvre de composition, mais d'une exécution un peu molle. cCe tableau exprime avec une naïveté mélancolique la brièveté de la vie et réveille, parmi les jeunes pâtres et la jeune fille qui regardent le tombeau rencontré dans la campagne ^l'idée oubliée de la mort. Ils se penchent vers la pierre funèbre dont ils déchiffrent l'inscription : et in Àrcadiâ ego.»
•349, Mignard, la Vierge à la grappe. — *475, Bigaud, portr. de LouisXIV, un de ses meilleurs tableaux. — 416, 432, Poussin, Moïse sauvé des eaux; St Jean baptisant le peuple. — 641, Vouet, la Présentation. — Fr. Puget, portr. de P. Puget, le sculpteur. — 299, Jouvenet, les Vendeurs chassés du temple. — 518, le Sueur, la Descente de croix, regardée comme l'un de ses chefs-d'œuvre. — 301, la Hire, la France recevant la Paix des mains de la Victoire.
— 66, le Brun, Ste Madeleine repentante, peut-être le portrait de Mlle de laVallière, maîtresse de Louis XIV. — 360, Mignard, portrait de l'artiste.
Nous retraversons la galerie et nous entrons dans une haute salle à coupole, au milieu de laquelle est un grand vase de Sèvres, le
Saxon Dbnon, renfermant 4 grands tableaux de l'histoire d'Alexandre par Ch. le Brun (v. ci-dessus), malheureusement placés trop haut et peu éclairés : 70, le Passage du Granique ; *71, la Bataille d'Arbelles ; 73, Alexandre etPorus ; 74, l'Entrée d'Alexandre à Babylone.
Au-dessous , en commençant à dr. par rapport à la galerie précédente, du coté de l'ancienne salle des Etats (fermée): 819, Na-
136 3. LE LOUVRE. Peinture».
toire, Triomphe de Bacchus. — 712, Fr. Boucher, l'Enlèvement d'Europe. — 780, Halle, l'Automne. —744, N.-N. Coypel, Vénus, Bacchus et l'Amour. —713, 714, 715, 711, Boucher, Vénus demandant des armes à Vulcain ; Amynthe tombée du rocher et Amynthe délivrée, d'après le Tasse, modèles de tapisseries ; Jupiter et Callisto.
Les voussures du plafond sont dé"coré*es de peintures de Ch. Muller: St Louis et la Ste- Chapelle, François I®* dans l'atelier d'un de ses artistes, Louis XIV continuant le Louvre, Napoléon Ier en ordonnant l'achèvement.
2e galerie française. Cette galerie renferme des œuvTes de maîtres français des xvine et xixe s. — De dr. à g. : 168, Fr. Desportes, Chiens de chasse. — 267, Qreuze, Jeune fille, étude. — *99, Chardin, le Bé*né*dicité*, sa meilleure œuvre. — 387, Oudry, la Chasse au loup. — *98, Chardin, la Mère laborieuse. — 266, Qreuze, Jeune fille. — 166, Fr. Desportes, la Chasse au cerf. — 265, Qreuze , portr. du peintre Jeaurat. — 329, C. Vanloo, Halte de chasse. — 86, Mme le Brun, portr. de Joseph Vernet , le peintre de marines.
— 28, 29, Fr. Boucher, Scènes pastorales. — 609, 610, Jos. Vernet, le Matin ou la Pêche ; le Midi ou la Tempête. — 24, Fr. Boucher, Diane sortant du bain, que Th. Gautier appelle une délicieuse peinture, malgré" le discrédit dans lequel est tombé l'artiste. — 264, *261, *262, *263, Greuze, son portrait; la Malédiction paternelle; le Retour du fils maudit: la Cruche cassée, la plus populaire de ses œuvres. — 330, C. Vanloo , portrait de Marie Leczinska, reine de France. — *82, Mme le Brun , portrait de l'artiste et sa fille. — *260 , Qreuze , l'Accordée de^village, regardée comme le chef-d'œuvre de l'artiste. — 457, Prud'hon, le Christ sur la croix.
— 891, Constable, la Baie de Weymouth à l'approche de l'orage.
— 276, Qros, François le* et Charles-Quint visitant les tombeaux de St-Denis. — 154, Louis David, les Amours de Paris et d'Hélène.
— 281, Guérin, Enée racontant a Didon les malheurs de Troie. 499, Sigalon, la Jeune courtisane. — *494, *493, Léop. Robert,
le Retour du pèlerinage à la Madone de l'Arc ; l'Arrivée des moissonneurs dans les marais Pontins. — - 813 , Constance Mayer , le Rêve de Bonheur. — 498, Sigalon, la Vision de St Jérôme. — 889, Constable, le Cottage.
Sans num., Ingres, la Baigneuse. — 455, le Prince, Embarquement de bestiaux à Honfleur. — 235, Fr. Gérard, Entrée de Henri IV à Paris. — 818. L.-Q. Moreau, Vue des environs de Paris, avec le donjon de Vincennes. — 237, Gérard, Daphnis et Chloé. — Sans num., *Prud'hon, portr. de l'impératrice Joséphine. — 241, Qérardy portr. de Canova. — 19, Boilly, l'Arrivée d'une diligence. — *160, L. David, portr. inachevé de Mme Récamier, qui fut célèbre par sa beauté. — 321, Lethiere, Brutus condamnant ses fils. — 150, 151, L. David, le Serment des Horaces, tableau par lequel l'artiste inaugura sa grande réforme de la peinture; les Licteurs rapportent
OaL d'Apollon. 3. LE LOUVRE. 137
à Brutus les corps de ses flls. — 678, Angelica Kauffmann, portrait de la baronne de K rude ner et de sa fille. — 577, Tocqué, portr. de Marie Leczinska. — 631, 632, J. Vernet, Vue du pont et du château St-Ange ; Vue du pont Rotto, à Rome. — *649, Watteau, l'Embarquement pour Tîle de Cythère, d'un coloris magique. — *724, Chardin, la Pourvoyeuse. — 506, P. Subleyrai, le Martyre de St Hippolyte. — 708, Boucher, Vénus commandant à Vulcain des armes pour Enée. — Puis encore des Chiens, des Natures mortes et des Chasses à'Oudry et de Déportes. — 504, Subleyras, la Madeleine aux pieds de J.-C. chez Simon le Pharisien. ■ — 820, Nattier, portr. de Mme Adélaïde, quatrième fille de Louis XV.
Revenus au Grand Escalier (p. 109), nous descendons quelques marches et nous remontons de l'autre côté à g. , pour entrer dans la
Salle Bonde, une sorte de vestibule. Au centre est un beau vase en marbre blanc, copie d'un antique du Vatican, au milieu d'une magnifique mosaïque moderne , par Fr. Bellonu Les riches décorations du plafond, de M.-J. Blondel, Couder et Mauzaisse, représentent le Soleil (chute d'Icare) et les quatre Eléments, figurés par des sujets de la Fable. A dr., la
'Galerie d'Apollon, avec une belle porte en fer ouvré du xvne s. Cette galerie, longue d'une centaine de pas, fut construite sous Henri IV , incendiée en 1661 , sous Louis XIV, reconstruite alors d'après les dessins de Ch. Lebrun, qui n'en put terminer la décoration, abandonnée ensuite pendant longtemps, au point qu'elle menaçait raine, et achevée enfin de 1848 à 1851 ; c'est incontestablement la plus belle salle du Louvre. Elle doit son nom à la grande peinture du milieu, par Eug. Delacroix, Apollon vainqueur du serpent Python. La voussure au-dessus de l'entrée est décorée d'un Triomphe de la Terre par Ouiehard, d'après Lebrun. La voûte est divisée en cinq grands cartouches , retraçant la marche du jour. Quatre autres cartouches sur les côtés de celui du centre représentent les saisons, et douze médaillons en camaïeu, les mois de l'année. Les grands sujets sont, la Nuit ou Diane, par Lebrun; le Soir ou Morphée, aussi par Lebrun; l'Apollon déjà nommé; Castor ou l'Etoile du matin, par il. Renou; l'Aurore, par Ch.-L. Muller, d'après Lebrun. La voussure de la fenêtre, qui représente le Triomphe des Eaux (Neptune et Amphitrite), est par Lebrun lui-même. Les panneaux des murs sont ornés de 28 'portraits de souverains et d'artistes français, exécutés à la manufacture des Gobelins. Au milieu et tout autour sont des tables et d'autres meubles superbes du temps de Louis XIV , plus des vitrines contenant les gemmes, les joyaux, les émaux et l'orfèvrerie.
**Gbmmbs et joyaux , dans les trois grandes vitrines du milieu et quelques uns aux fenêtres.
I» vitbine. Rangée du haut: *248, vase en porphyre antique, dit vase de Suger, transformé au xn" 8. -, D 712, reliquaire du bras de Charlemagne, du xne s.; E 119, drageoir en cristal de roche, du xve s.; — autre vaae de Suger; E 186, bassin en jaspe vert à taches rouges, du xvi*s.; —
138 3. LE LOUVRE. Gai. d'Apo
vase d'Eléonore d'Aquitaine, femme de Louis VII de France, puis de Henri II d'Angleterre, dn xn« s.; E 172, drageoir en jade de Hongrie, du xvi« s.; — 'cassette de St Louis, du xiii« s. — Rangée du milieu: E 5-16, bustes des douze Césars ; D 733 , ostensoir cylindrique du xv« s. ; D 121, Vierge reliquaire du xin® s. \ à côté, un ciboire de la même époque ; D 729, statuette de la Vierge en argent repoussé, du xve fl. • 293, 274, reliquaires d'argent doré en forme d'ostensoirs , du xvn® s. ; entre les deux, D 70, reliquaire de St Henri, du xn« s. — Rangée du bas: D 734, ostensoir comme ci-dessus ; — anges de la chapelle de Tordre du St-Esprit, au Louvre, du temps de Henri III (1573): D 102, reliquaire du xiii« s. ; D 722, St Laurent du xiv«s.; E 270, patène d'un calice de Suger; — autres reliquaires et objets de la chapelle du St-Esprit.
Ile vitbink. Rangée du haut: *E242, nacelle en lapis, du règne de Louis XIV i *E 126, hanap en cristal de roche, du xvie s. (il y a encore dans cette vitrine une dizaine d'autres vases en cristal de roche avec des gravures très-remarquables, des xvie et xvn« s.); E 170, 173, drageoirs en jade de Hongrie, du xvi* et du xvn° s. — Rangée du milieu: E 268, gobelet en sardoine orientale ; *E 214, drageoir en jaspe vert sanguin , avec une riche monture; E 44, coupe d'agate orientale, dont la monture est aussi fort précieuse; E38, aiguière en agate orientale; *E 191, coupe en jaspe vert fleuri; *E 1, J.-C. attaché à la colonne, statuette en jaspe sanguin, tous ces objets du xvi« s. — Rangée du bas: E52, 45, coupe en agate orientale, du xvi« s.; *E 231, vase de jaspe orientale, orfèvrerie attribuée à Benv. Cellini; E 46, coupe d'agate orientale, du xyi« s.; *E265, coupe de sardoine onyx orientale, avec une riche monture, du xviios.; *E 251, aiguière, vase antique avec monture excessivement remarquable du xvi* s.; *E 261, coupe de sardoine onyx orientale de la même époque, dont l'anse est un dragon enrichi de diamants, de rubis et d'opales.
IIIe vitbine. Rangée du haut: autres cristaux de roche; D 868, centaure enlevant une femme , groupe en argent du xvn« s. ; fac-similé des couronnes de Louis XV et de Charlemagne; cassette d'Anne d'Autriche; *D 797, statuette équestre de femme en argent du xvi« s. — Rangée du milieu : urne en agate d'Allemagne ; E 259, 258, cassolettes de sardoine orientale , la lr« du xvii« s. , la 2e du xvi«. — Rangée du bas: E 252, 253. aiguières en sardoine orientale antique avec montures du xvii« s. ; E 168, coupe de jade orientale aussi du xvu« s., etc.
Deux vitrines au fond de la salle renferment des armures et d1 autres objets historiques d'un grand intérêt. Vitrine de dr., l'armure démontée de Henri II (m. 1559). Vitrine de g. : insignes du couronnement des rois de France, é*pée dite de Charlemagne et sceptre à l'effigie de ce prince ; fermail du manteau royal de St Louis et bague du même roi ; main de justice des rois de la 3e race ; éperons d'or; *casque et *bouolier de Charles IX (m. 1574), l'un et l'autre doré*s et émaillés ; *bouclier de Henri II, ""reliquaire du XIVe s., avec une Vierge tenant l'enfant Jésus, et dont les amateurs remarqueront surtout les émaux.
•Emaux et orfbvrbrib, dans les vitrines devant les fenêtres et au mur de l'autre côte* de la galerie. La collection d'émaux du Louvre passe pour la plus riche de l'Europe.
L'émail proprement dit est un verre coloré par des oxydes métalliques, qui le laissent transparent ou le rendent opaque, et avec lequel sont décorées des plaques de métal, désignées elles-mêmes sous le nom d'émaux. Ces émaux sont dits cloisonnés lorsque rémail est fondu dans des compartiments formés sur la plaque par des lames métalliques, champlevés quand les compartiments ont été creusés dans l'épaisseur du métal, translucides dans le cas ou le fond est ciselé comme un bas-relief, et peints si la plaque est entièrement recouverte d'émaux. by\jC
Salle des Bijoux. 3. LE LOUVRE. 139
Ir« eenêtbe, près de rentrée: émaux translucides des xiv« et xv« s.; *D 711, boîte d'évangéliaire en or repoussé et ornée d'émaux, ouvrage byzantin. — IIe fenêtre: émaux champlevés du xii« s., de fabrique rhénane, et du xme s., de fabrique limousine. — III* fbkbtkb : 'émaux peints de Nardon Penieaud et de Pierre Reymond, de Limoges. — IV» fenstbe: émaux de Léonard Limotin. — V« fenêtre : orfèvrerie , entre autres : un "bassin en argent doré et émaillé, orné de 49 camées représentant Ferdinand III (m. 1659), empereur d'Allemagne, des princes de la maison d'Autriche et leurs armoires avec leurs devises ; puis un monument commémoratif de la paix de Teschen (1779), deux ouvrages allemands trèsremarquables. — VIe pénétre: suite des émaux de Lion. Limoiin, divers Sortraits. — VIIe fenêtre : 'bougeoir et "miroir de Marie de Médicis, garnis e sardoines et d'agate* taillées et gravées, donnés à la reine par les Etats de Venise; plateau en jaspe vert, du xvi«s.; chaîne de ceinture allemande , montres et pendeloque française de la même époque ; D 866, insigne de l'ordre de la Jarretière, ouvrage anglais du xvn« s. — vin* fenêtre: émaux limousins, surtout de Jean Courteys. — IX© -XI I« ferbtbb: émaux coloriés et en grisaille.
I*e armoieb , à partir de l'extrémité de la salle : émaux de P. Courteys et de P. Repmond. — IIe armoise : 'aiguière et bassin en argent doré, avec des reliefs et des ciselures dont les sujets sont des épisodes de la prise de Tunis par Charles-Quint, en 1535; plats émaillés de Limoges. — III« abmoibe: 'tableaux émaillés de Léon. Lûnosin. — IV® abmoire: 'tableau émaillé de Léon. Limotin, autres émaux par P. Courteys; plat à ombilic en argent repoussé et doré, ouvrage français du xvi« s. — Ve abmoibe : 5 à 12, émaux cloisonnés; autres émaux de divers artistes limousins.
La porte latérale au fond de cette galerie donne entrée dans le Salon Carré" (p. 117); nous revenons a la Salle Ronde, nons tournons à dr. et nous entrons dans la
Balle des Bijoux. Ici sont exposés des bijoux antiques très-précieux, qui nous montrent en particulier la perfection extraordinaire que l'orfèvrerie avait atteinte chez les Etrusques. On y voit en outre quelques autres antiques de grande valeur, tels que les casques de la vitrine du milieu et des objets en argent trouvés en 1836 dans V Anjou, dits le trésor de Notre-Dame-d'Alençon.
Vitrine du milieu. Dans le haut, des couronnes d'or, surtout, du côté de la cour, un "diadème gréco-étrusque, cconsidéré comme un monument d'orfèvrerie unique et presque inimitable». Puis un casque de fer doré et émaillé, d'époque romaine, trouvé dans la Seine près de Rouen ; un casque étrusque de forme conique avec une couronne d'or et surmonté d'ailerons, et un carquois en or. — Au-dessus, d'autres couronnes en or, des colliers en or, en argent, en émail, en pierre dure, quelquesun» avec des pendants artistement travaillés, parmi lesquels on remarquera surtout, du côté de la Salle Ronde, *198, un collier d'or étrusque, avec une tête barbue, peut-être de Bacchus, portant des cornes et des oreilles de bœuf, dont la barbe est recouverte de granules excessivement fins et réguliers et les cheveux faits de fils ténus tournés en spirale. Dans la mime vitrine, des amulettes, des fibules, des épingles à cheveux en métal précieux et en métal commun-, des croix, etc.
Vitrine do mur: objets en argent, *Cérès à bras mobiles; masques antiques du trésor de Notre-Dame-d'Alençon, pendants d'oreilles étrusques de Volsinii (Bolsène); anneaux grecs et romains.
Du côté de la Seine. lr« vitrine: intailles •, anneaux en bronze et en or -, bracelets divers. 2« vitrine : bagues en or, avec et sans pierres gravées ; colliers et pendants d'oreilles en or; fibules en bronze. 3* vitrine: vases en argent du trésor de Notre-Dame-d'Alençon.
Do côt* de la code, à la fenêtre: fibules; bracelets en or et en bronze ; pendants d'oreilles , travail grec des temps primitifs , provenant de M égare; deux bagues sigillaires en or, l'une d'elles avec une tête de Ptolémée.
140 3. LE LOUVRE. Salle des
Les peintures décoratives de cette salle sont de Mauzaisse; celle du plafond a pour sujet le Temps montrant les ruines qu'il amène et les chefs-d'œuvre qu'il laisse découvrir.
La salle des Sept- Cheminées, qui vient ensuite, contient une partie des tableaux les plus remarquables des peintres français du commencement de ce siècle (v. p. 115 et 116). De g. à dr. :
*149, David, les Sabines, un de ses meilleurs ouvrages.
«La figure de Romulus, s'apprêtent à lancer son javelot contre Ta tins, est de la plus juvénile élégance. . . Tatius, qui voit venir le coup, se baisse pour l'éviter; entre les deux, Hersilie se dresse les bras étendus, et cherche à les séparer. . . Quoi de plus joli que le groupe d'enfants que les jeunes mères ont apportés sur le champ de bataille pour attendrir et désarmer la colère des guerriers? . . . Tout, dans cette remarquable composition, est pensé, étudié, cherché et poussé à la limite de perfection dont l'artiste était capable.*
Au-dessus, *148, David, Léonidas aux Thermopyles.
«L'impression de la scène est solennelle et grandiose, et la tonalité rembrunie de la couleur y ajoute encore. Cela est beau, d'une beauté sérieuse et un peu froide, comme certains morceaux de tragédie, mais ils sont rares en tout temps les artistes qui mèneraient à bien une machine de cette importance.»
250, *251, Girodet- Trioson, Scène du déluge; le Sommeil d'Endymion, que Phé*bé* visite sous la forme d'un rayon de lune.
*275, Gros, Napoléon visite le champ de bataille d'Eylau (1807).
«Monté sur son cheval, le héros contemple avec mélancolie le spectacle sinistre qui l'entoure, et il semble, en face de cette hécatombe humaine, déplorer le prix que coûte la gloire. Des Lithuaniens, embrassant sa botte, implorent sa miséricorde, tandis que près de lui caracole son brillant étatmajor . . . Au premier plan, des chirurgiens donnant leurs soins à des blessés à demi enfouis sous la neige, les débris de caissons et d'affûts, les cadavres et le hideux détritus de la bataille. Au fond, sous le ciel noir, s'étend la vaste plaine blanche, où s'ébauche la silhouette de quelque cheval se relevant, et que rayent les lignes lointaines des troupes tombées sur place. Eylau qui brûle, éclaire la scène de sa torche sinistre.»
*459, Prud'hon, la Justice et la Vengeance poursuivant le Crime.
«Nous ne savons rien de plus beau et de plus grand style dans aucune école que ces deux déesses, qui glissent d'un élan si sûr et si tranquille à travers l'air bleu de la nuit, rien de plus dramatiquement sinistre que la silhouette de l'assassin et de plus touchant que la victime.»
460, Prud'hon, portr. de Mme Jarre. — 277, Guérin , Marcus Sextus (nom imaginaire) revenant de l'exil. — 282, Guérin, Agamemnon et Clytemnestre.
775 , Géricault, Course de chevaux à Epsom. — 159, David, portr. de Pie VII (1805). — 243, Géricault, Officier de chasseurs à cheval chargeant. — **242, Géricault, le Radeau de la Méduse.
Qui le croirait? A l'apparition de ce chef-d'œuvre, en 1819, «on ne sentit pas cette poésie poignante dans sa réalité; on resta insensible à l'effet dramatique de ce ciel livide, de cette mer sinistrement glauque, écrasant son écume sur les cadavres ballottés entre les poutres du radeau, insultant de son eau salée la soif des mourants, et secouant de son épaule énorme ce frêle plancher , théâtre d'agonie et de désespoir : cette science de musculature, cette force de couleur, cette largeur de touche, cette énergie grandiose et qui fait penser à Michel- Ange, ne soulevèrent que dédains et que réprobations», tant le sujet était en contradiction avec les idées de l'époque , où Ton ne < considérait comme digne ■de la peinture d'histoire que les sujets de mythologie ou d'antiquité classique.»
Sept-Chemmées. 3. LE LOUVRE. 141
*244, Gérieault, le Cuirassier blessé". — 83, 802, Mme le Brun, portrait de l'artiste avec sa fille ; portrait de Mme Mole* Raymond, de la Comédie Française. — 279, Guérin, Phèdre et Hippolyte. — *236, Gérard, Psyché reçoit le premier baiser de l'Amour.
«C'est une composition charmante et pleine de délicate poésie. Psyché, le bas du corps enveloppé d'une gaze transparente, reçoit avec étonnement le premier baiser de F Amour, gracieusement penché vers elle. Cette sensation inconnue l'agite; elle porte les mains à son cœur ému; la pensée et le sentiment s'éveillent dans son être jusque là endormi, et sur son front, le papillon de rame palpite et bat des ailes.»
*252, Gwodet- Trioson, Atala an tombeau (roman de Chateaubriand). — *274, Gros, Bonaparte visitant les pestiférés de Jaffa.
cl/horreur tragique n'est diminuée en rien, mais il y a encore une certaine beauté dans cet entassement de corps expirants ou déjà morts. L'artiste accepte la laideur, mais il ne la cherche pas, et il l'idéalise dans le sens touchant ou dramatique. Son tableau est comme celui de la peste dans Virgile et conserve eneore les nobles couleurs de l'épopée.»
458, PrutPhon, l'Assomption de la Vierge. L'élégance, la grâce et la fraîcheur en sont encore relevées par le charme du coloris. — 785, Heim, Charles X distribuant des récompenses aux artistes à la fin de l'exposition de 1824. — 240, Gérard , portrait du peintre Isabey. — 280, Guérin, Andromaque et Pyrrhus.
Nous passons maintenant par la porte à g. des Sabines dans la
Salle Henri II , qui a un plafond de Blondel, le Différend de Neptune et de Minerve. Elle contient encore quelques tableaux de peintres de la fin du xvm« s. et du commencement du xix«, surtout de peintres français. — 497, Spaendonck, Fleurs et fruits. — 163, Desportes, portrait d'un chasseur. — 716, Boucher 1 le But ou des Amours tirant à la cible. — 617, J. Vernet, le Retour de la pêche. — 746, Ch.-Ant. Coypel, les Noces d'Angélique et Médor, modèle de tapisserie. — 615, J. Vernet, le Torrent. — 671, J.-Fr. van Dael, le Tombeau de Julie, fleurs et fruits. — 811, P.-D. Martin, Vue de Paris en 1716. — A l'autre mur: 774, Fr. Gérard, portrait en buste du roi Charles X. — 863, 864, Ch. Vanloo, la Toilette d'une sultane; la Sultane commande des ouvrages aux odalisques, modèles de tapisseries. — 829, Prud'hon , Entrevue de Napoléon 1er et de François II après la bataille d'Austerlitz.
La salle suivante renferme la
Collection la Case, riche galerie léguée au musée en 1869, à la condition que les tableaux n'en seraient pas disséminés. Elle a, sous plus d'un rapport, heureusement complété ce musée, notamment en ce qui concerne les peintres français du xvuie s. et les hollandais. — Nous faisons la tour de cette salle de gauche à droite ; si l'on partait de la porte du côté d'escalier Henri II (p. 109), on commencerait au second alinéa.
155, école hollandaise, portrait de vieille femme. — 104, Rubens, le Couronnement de la Vierge, petite esquisse du plafond de l'église des jésuites à Anvers, plafond qui n'existe plus (il y en a deux autres, plus loin, 102 et 103). — 78, Nie. Maes, le Bénédicité. —91. Is. van Ostade, paysage, effet d'hiver. — 230, Nattier, portr. de M»e de
142 3. LE LOUVRE. Coll. la Cate.
Lambesc et du jeune comte de Brionne. — 16, le Tint or et, Suzanne au bain. — 131, Tentera, le Fumeur. — 213, Oreuze, le Gascon puni, d'après les contes de Lafontaine. — 124, Tentera, Kermesse.
— *224, Largilliere , portr. du peintre, de sa femme et de sa fille.
— 171 , Chardin, le Château de cartes. — 43 (très-petit) , Adr. Brauwer, Homme taillant sa plume. — *47, J. Brueghel, dit Br. de Velours, le Pont de Talavera. — *66, Fr. Hais, portr. de femme.
— *260, Watteau, Gilles. — 193 (ovale), J.-H. Fragonard, l'Heure du berger. — *94, Raveatein, portr. de femme. — 97, Rembrandt, Baigneuse. — 227, le Nain, Repas de paysans. — 50, PhU. de Champaigne, le Prévôt des marchands et les échevins de Paris. — 10, L. Oiordano, la Mort de Sénèque. — 221, Largilliere, portr. du président de Laage. — 206, Oreuze, tête de jeune fille. — 127, Tenier8 , Intérieur (duo), grisaille. — 268, Watteau , Jupiter et Antiope. — 95 (au-dessus de la porte), Ravestein, portr. de femme.
88, la. van Ostade, Scène d'intérieur. — 74, Karel Dujardiny paysage. — *45, Adr. Brauwer, le Fumeur. — 241, Rigaud, portrait du cardinal de Polignac. — *65, ^V. HaU, la Bohémienne, tête de fille. — 177, Chardin, Nature morte (il y en a d'autres plus loin: 179, 176, 184). —263, 264, Watteau, Assemblée dans un parc ; l'Escamoteur. — *98, Rembrandt, portr. d'homme, de 1651 .
— 100, Rubens , portrait de Marie de Médicis figurant la France.
— 37, Velasquez, l'Infante Marie - Thérèse , plus tard reine de France. — 90, la. van Ostade, Scène d'intérieur. — 84, *&o, Adr. van Ostade, la Lecture; la Lecture de la gazette. — *96, fîembrandt, Femme au bain, de 1654. — 70, Hondecoeter, le Dindon blanc. — 51, Phil. de Champaigne, portrait. — *32, Ribera, le Pied-Bot, de 1642. — 83, 82, Adr. van Ostade, le Liseur, le Buveur. — *122, J. Steen, Repas de famille.
En sortant de la galerie, on se trouve sur le palier de l'escalier Henri II, dans le pavillon Sully ou de l'Horloge, par où l'on peut sortir du musée. Au delà de cet escalier, à g. , se trouve la
Balle des bronzes antiques, l'ancienne chapelle du vieux Louvre, où l'on entre par une belle porte en fer comme celle de la galerie d'Apollon. Elle renferme une riche collection d'ustensiles, d'armes, de statuettes antiques, etc.
Vitrine du milieu, des statuettes et des bronzes divers tels que : fibules, bracelets, miroirs, sceaux et clefs; plus, du côté des fenêtres, quelques petits monuments assyriens (inscriptions), etc. La statuette au costume oriental est celle d'un Atys, ministre phrygien de Cybèle. La manière dont s'enfle son vêtement indique qu'il tourne sur lui-même, ce qui faisait partie des actes frénétiques d'adoration des prêtres de Cybèle.
Près des fenêtres : au milieu, une statue d'Apollon en bronze doré, plus grande que nature; à g., un Apollon de style archaïque, intéressant au point de vue historique; a dr., un Enfant tenant un oiseau et portant au cou la bulle.
Vitrine a de. de celle du milieu en retournant vers la porte : parties d'armures antiques, surtout des casques; armes, vases et ustentiles de toute espèce.
Armoires le long des murs, en recommençant du même côté: statuettes, bustes, fragments de statues, coq trouvé dans la Saône, boucliers,
Dessins. 3. LE LOUVRE. 143
presque tous les types de candélabres antiques, lampes, etc.; puis encore des statuettes et des vases. Il y a aussi des bustes sur ces armoires.
Vitkink a o. de celle du milieu : cistes gravées, dont les plus grandes ont été trouvées à Palestrina, près de Rome; chaudrons, lampes, vases et ustensiles divers.
Au delà de cette salle, à g., on escalier par où l'on monte au 2e étage (y. p. 149). Ensuite le
Musée des dessins, occupant la moitié du côté* 0. et la moitié* du côté N. du premier étage du Vieux Louvre. La collection de ce musée est, avec celle des Offices de Florence , la plus grande qui existe. Elle compte environ 36,000 dessins, ou plus de 18,200 de maîtres italiens, 87 d'espagnols, 800 d'allemands, 3,150 de flamands, 1070 de hollandais, 11,800 de français, etc.; mais il n'y en a qu'une petite partie qui soit exposée, à peine 2,000 des plus remarquables.
ire salle : maîtres primitifs de l'école italienne, surtout le Pinturicchio, Filippo Lippi, Mantegna, André de Castagno (carton colorié), André VeroccMo, Lot. Ohiberti (lavis), Lor. di Credi, le Perugin, etc. Au mur du fond, 263, un carton de /. Romain, le Triomphe de Scipion. Plafond par BUmâel, la France victorieuse à Bouvines.
lie salle : Italiens, dessins des plus grands maîtres : Léonard de Vinci, les plus remarquables; Bern. Luini, Michel-Ange, André del Sarto, Séb. del Piombo , Raphaël, le Titien, Bandinelli, Fra BartoUmmeo. 262 et 264, sutres cartons de /. Romain, une Ville prise et incendiée et le Triomphe de Scipion. Au milieu, un meuble à écrans avec des études d'architecture et d'ornement — Plafond par M.-J. Blondel, la France, au milieu des rois législateurs et des jurisconsultes français , recevant la Charte de Louis XVIII.
Ille salle : Italiens, dessins du Primatice, des Palma, de P. Véronise, etc. En face de rentrée, 261, carton de /. Romain, les Prisonniers. Audessous, à chaque extrémité, *17 et *18, des gouaches du Corrige, la Vertu et le Vice. Plafond par Drolling, la Loi descendant sur la terre.
IVe salle : école de Bologne ; dessins des Carraehe, du Dominiquin, du Ovide, de YAlbane, du Guerchin, etc. — Plafond par Mauzaisse, la Sagesse divine donnant les lois aux rois et aux législateurs. — Vases de Sèvres. Ve salle : Allemands, Flamands et Hollandais : Durer, Lucas Cranach, Holbein, Rubens, van Dyck, Jordaens (cartons pour tapisseries), Rembrandt (peu de chose), Teniers, Adr. van Ostade (aquarelle du Maître d'école ; p. 118), Ruisdael, P. Potier, les van de Velde, A. Cuyp, iV. Berghem, etc. Au mur en face de la cheminée , à g. de la porte , *56ô, un Combat de cavalerie, dessiné par Rubens, d'après un carton de Léonard de Vinci qui n'existe plus.
Dans le passage menant aux salles suivantes, à g., se trouve la porte d'un petit sscaliee du second étage, par lequel ou y monte les dimanches et fêtes, tandis que celui qui est à l'autre extrémité sert alors seulement pour en descendre (v. p. 149). Dans la semaine, on monte et l'on descend d'un côté comme de l'autre. — Les salles suivantes sont consacrées à l'école française.
VI« salle : pastels, pour la plupart des portraits, par Vivien, Mme Oujard, Regnault, Peronneau, Lawrence, Russel.
VIIe salle: E. le Sueur, 1T. Poussin, Cl. Lorrain. VHI« salle: esquisses de la Vie de St Bruno (p. 134); cartons des vitraux de la chapelle de la famille d'Orléans à Dreux et de celle de St-FerdinariÛ à Paris (p. 167), par Ingres. Plus deux meubles à écrans avec des études d'ornement et des projets d'architecture.
IX* salle : Ch. le Brun et van der Meulen, Coypel, Rigaud, etc. Xe salle: Watteau, Boucher, et Qreuze. .
XIe salle : On remarque surtout ici un grand tableau a 1 huile inachevé, le Serment du jeu de paume, par David; il n'y a que quatre têtes
144 3. LE LOUVRE. Moyen- Age et
de peintes, entre autres celle de Mirabeau. Les figures nues prouvent avec quel soin l'artiste traitait la partie anatomique de ses tableaux. Le reste de la salle est occupé par de beaux dessins de Prud'hon, CHrodet- Trioêon, Paul Delaroehe, Ingres, Gérard , David, Gros, Qranet, Ouérin, Oéricault, Itabey et Heim (série de portraits).
Xlle salle: suite des dessins, miniatures à" Augustin, Mme de Mirbel, Jean Quérin, etc.; des pastels de Quentin de la Tour-, sous des rideaux, une magnifique gouache attribuée à Lorenzo Monaco et des dessins de Oéricault et de Marilhat, récemment légués au musée par M. His de la Salle; puis des "émaux: de Petitot. On remarquera encore du côté des fenêtres des dessins indiens du xvme s.
XIIIe salle : dessins de l'ancienne école française, surtout de Laçneau, du Moustier et Rob. NanteuU. En face de la fenêtre, un grand dessin sur soie, parement d'autel offert à la cathédrale de Narbonne par le roi Charles V (m. 1380).
XlV« salle : pastels par Chardin, notamment son propre portrait avec des besicles (2 fois); Vivien, Quentin de la Tour, surtout le portrait de Mme de Pompadour (819); Rosalba Carriera, Rob. Nanteuil. Dans le haut, deux tableaux de Phil. de Ghampaigne provenant des Tuileries, l'Education d'Achille, et d'autres tableaux de peintres italiens.
Salle supplémentaire du musée des dessins ou salle des Boîtes, ouverte seulement le samedi à partir de 2 h., v. p. 152.
Ensuite le *musée du Moyen-Age et de la Renaissance, où l'on
peut aussi monter par l'escalier du musée assyrien (v. p. 97).
I*« salle (8e en venant de l'autre côte") : ivoires des xive-xvm© s. ; dans le nombre, des ouvrages superbes, en particulier ceux de la vitrine près de la fenêtre ; un *Couronnement de la Vierge, dans la vitrine à g. de la porte de la salle suivante. Au mur en face de la fenêtre , le *rétable de Poissy , de la fin du xiv« s. , véritable chefd'œuvre de sculpture. Il est haut de près de 2 m. et se compose de 71 bas-reliefs en ivoire, représentant, au milieu, l'histoire de J.-C. ; à g. , celle de St Jean-Baptiste ; à dr. , celle de St Jean l'Evangé"liste, et en bas les apôtres.
Ile salle ou salle Sauvageot: collection d'objets d'art légués au Louvre en 1856 par M. Sauvageot. A l'entrée et à la sortie, de belles terres cuites italiennes, surtout les num. B 130 et B 47. Magnifiques cabinets de la Renaissance. Au fond, une vitrine où l'on remarque de beaux miroirs italiens du xvi* s. ; dans le bas à dr. , une statuette en albâtre attribuée à Durer, le comte Otbon- Henri du Palatinat. Dans les vitrines plates, des objets en bois d'origine allemande, des peignes sculptés, des médaillons en cire coloriée, du xvie s. ; des miniatures des xvie et XVIIe s-. Dans la 2e vitrine, du côté du mur, B 39, le prince de Bavière et la jolie fille d'Augsbourg, par Aldegrever.
Me salle : verres de Venise et d'Allemagne, des xve-xviiie s. Au mur de g. , une mosaïque en verre, le Lion de Venise, exécutée au xvie s. à Murano, par Antonio Fasolo, élève de Zelotti et de P. Véronèse. En face, un rétable composé à' émaux de Limoges, la Passion de J.-C.
lVe salle : objets en métal, surtout en bronxe} des xive-xvr© s. Aux murs, des surmoulages en bronze du tombeau de François 1er & H-Denis, par P, Bontemps. Dans les vitrines du milieu, des bas-
Renaissance. 3. LE LOUVRE. 145
reliefs et des médaillons , des assiettes en é*tain par Franc. Briot (plats dans la vitrine dn fond), des couteaux présentoirs allemands, des couteaux d'un couvent d'Italie , des clefs et des serrures fort remarquables , des trousses, des gaines, des coffrets, des montres, etc. Dans la vitrine du fond , il faut encore mentionner des horloges de table des xvi* et xvne s., particulièrement, à g., le n° 270, provenant de la famille Farnèse. Sur la vitrine, une châsse du xn« s.
V* salle : • faïences françaises, surtout du célèbre Bernard de PaUssy (m. 1589) ; plats avec des serpents, des grenouilles, des lézards, des poissons , des plantes, etc. Dans la vitrine de g. , de charmantes statuettes représentant une nourrice, Neptune, des joueurs de cornemuse et de vielle , un enfant portant des chiens, etc. Les plus beaux produits de la poterie française ancienne sont les « faïences de Henri II» exposées à la première fenêtre; elles ont été faites au xvie s. à Oiron, dans le Poitou. La coupe avec Vécu de France et son couvercle, posé à côté, valent, dit-on, plus de 20,000 fr. Au fond de la salle, la «tapisserie du Louvre», du xves., représentant un miracle de St Quentin, qui fait qu'un larron, condamné pour avoir volé un cheval à un prêtre, échappe au gibet grâce à l'intercession de ce prêtre.
VIe et Vil* salles : faïences hispano-mauresques et italiennes. Les premières, les moins nombreuses, et qui sont surtout dans la Ie salle , se reconnaissent aisément à leur dessin oriental, à leur fond jaune métallique et à leur feuillage bleu ; elles sont des xiv« et xve s. Le bleu est aussi dominant dans les poteries de Faenza, comme le montrent les SS. Orépin et Grépinien de la vitrine au milieu de la 7e salle, mais on n'y retrouve pas le jaune métallique. Les plu 8 belles majoliques ou faïences d'Italie datent du gouvernement de Guidobaldo II, duc d'Urbin (1538-74), qui s'intéressa beaucoup à la fabrication. Les principales fabriqueraient à Pesaro, Castel-Durante, Urbin et Gubbio.
VIIIe salle (aussi dans la 7e) : bas - reliefs peints , en terre cuite, de Luca délia Robbia et de son école (Florence; xv* s.).
Le petit escalier à g. dans cette salle monte au 2* étage (v. p. 149).
En sortant par la porte du fond, on arrive au palier de l'escalier du musée assyrien (v. p. 97). Nous entrons à dr. dans les salies de la partie E. du Vieux Louvre , où était autrefois le musée des Souverains ; on y expose aujourd'hui pour un temps les nouvelles acquisitions du musée.
Ve sallb : *Don Lenoir, ou du moins la plus grande partie de la collection léguée au musée en 1874 par M. et Mme Lenoir, anciens propriétaires du café Foy, et composée de 204 tabatières et bonbonnières , 3 émaux, 72 miniatures, 11 ivoires, 66 bijoux et 23 vieux laques. Quelques objets sont exposés dans la galerie d'Apollon (p. 137) et dans les salles du musée de la Renaissance ; on admire surtout ici les tabatières , les bonbonnières et les miniatures , dans
Bjbpbkbb, Paris, 6° édition. 10
1 46 3. LE LOUTRE. Antiq. grecques.
les vitrines et dans des cadre» à la lre fenêtre. Il y a notamment parmi les peintures des œuvres d'Augustin, Blarenberghe, Boucher, Dumont (à la fenêtre, sauf le 208, qui est d'Aw&ry), Oreuze, Hall, Petitot. — Cette salle renferme encore une statue en argent de Henri IV enfant, d'après Bosio; des harnais orientaux, des laques de la collection de Marie-Antoinette , un bassin arabe dit le baptistère de St Louis, qui servait aux baptêmes des princes royaux, et divers autres objets orientaux.
Vie sallb: portrait de Henri H; tentures de soie du xvr© s., dont les sujets sont empruntés à l'histoire des Juges ; magnifiques boiseries provenant de la salle des Sept- Cheminées ; statue en argent de la Paix par Chaudet ; selles orientales ; vitraux français , allemands et suisses des xvie et xvne s.
Vile salle : alcôve où expira Henri IV ; portraits de ce prince et de Marie de Médicis, sa seconde femme ; boiseries provenant des appartements de Henri II au Louvre, mais remaniées sous Louis XIV; vitraux français et suisses des xvie et xvn© s.
Ville sallb : portraits de Louis XIII, par Phil. de Cbampaigne, et d'Anne d'Autriche, sa femme ; trois grands vases de Sèvres.
Au sortir de cette salle, on se trouve dans le haut de l'escalier du musée égyptien (p. 93). Restent encore à voir, au premier étage, les salles des antiquités grecques et du musée Campana. Nous retraversons les salles des petites antiquités égyptiennes (p. 94) jusqu'à la salle à colonnes ou la cinquième, après laquelle vient le
Musée des antiquités grecques, l'ancien musée Charles X, qui, avec le musée Campana, parallèle du côté de la Seine (p. 147), et avec le musée du Moyen- Age et de la Renaissance, du côté de la rue de Rivoli (p. 144), forme une collection à peu près complète pour l'étude de la céramique. On peut entrer aussi dans ce muBée par la salle des Sept-Cheminées (p. 140); le mieux serait de commencer, en partant de cette salle, par le musée Campana, et de terminer par les salles des antiquités grecques.
Ire salle. Vases peints, à figures noires et violettes (v. p. 148) : à dr. de l'entrée, Crésus sur le bûcher; à g., Hercule enchaînant Cerbère; à dr. de la sortie, la Naissance de Minerve; à g., des amphores panathénaïques. Vitrine du milieu : terres cuites provenant de Tarse, en Cilicie. — Plafond : Cybèle protégeant Herculanum et Pompéi contre les feux du Vésuve, par Picot.
Ile sallb. Dans les vitrines, de jolies terres cuites grecques, des figurines funéraires trouvées dans les tombeaux de Tanagre, en Béotie et de la Grèce propre, surtout à dr. de la sortie. De chaque côté de la cheminée, de beaux lécythes athéniens (vases à onguent). Au milieu de la salle, un *vase sur lequel est représenté le combat des Dieux et des Géants. Dans la vitrine qui l'entoure , des terres cuites provenant de la nécropole d'Athènes et de Libye (Cyrénaïque romaine). — Plafond: les Nymphes de Parthénope (Naples) arrivant m les bords de la Seine, par Meynier. d
Mus. Campana. 3. LE LOUVRE. 147
Ille salle. Vases à figures ronges d'une époque moins recnlée, dont plusieurs de grandes dimensions sur une table de marbre, avec des étiquettes. Vitrines des fenêtres : "lampes romaines, camées et quelques phalères, décorations militaires des Romains. — Plafond : le Vésuve reeevant de Jupiter le feu qui doit consumer Herculanum, Pompéi et Stabies, par Heim.
IVe salle. Poteries étrusques et grecques. Vitrine du milieu : *ivoires antiques et du moyen âge, verres de Tarse en Gilicie, etc. — L'Apothéose d'Homère par Ingres, qui décorait le plafond, est maintenant parmi les tableaux du second étage (p. 149).
Au sortir de cette salle, on se trouve dans celle des Sept- Cheminées (p. 140), d'où l'on passe, à g. du même côté, dans le
Xusée Campana, une partie de la riche collection Campana, achetée en 1861 au gouvernement papal et considérablement augmentée des objets provenant de différentes missions en Orient. 11 y a des étiquettes marquant les principales divisions et un certain nombre qui expliquent les sujets des objets les plus curieux. Les . peintures très-remarquables des plafonds datent du temps où ces salles renfermaient les tableaux de l'école française.
Ire salle. Antiquités asiatiques. Au milieu, 5 statues trouvées dans 111e de Chypre, de style archaïque. Grandes vitrines, de g. à dr. : terres cuites, en particulier des statuettes et des bas-reliefs, dont deux représentant des danses bachiques ; urnes cinéraires à bas-reliefs peints; vases, etc., de Babylonie, de Phénicie, de Chypre , de la Basse-Egypte (époque alexandrine) et de Rhodes. Aux fenêtres , des bijoux , surtout un collier phénicien , à la 2e fenêtre. — Plafond: Poussin présenté à Louis XIII, par Alaux.
IIe salle. Terres cuites de la Grande- Grèce (Italie méridionale) : antéfixes, bas -reliefs dont les sujets sont empruntés aux mythes d'Hercule et de Thésée; statuettes, masques et vases, les plus grands , au milieu , de forme singulière , avec des figurines et des restes de peinture et de dorure. — Plafond : Bataille d'Ivry et clémence de Henri IV, par Steuben.
Ille salle. Vases étrusques, à commencer par les plus grossiers, presque tous noirs, quelques uns décorés de dessins ou de bas-reliefs. — Plafond, Puget présente à Louis XIV son Milon de Crotone (p. 107), par Devéria.
IVe salle. Suite de la céramique étrusque , surtout un «*lit funéraire» ou sarcophage sur lequel sont à demi couchés un homme et une femme, comme le visiteur en a déjà vus dans le grand escalier (p. 109). Ces terres cuites proviennent la plupart de Cervetri, la Cmre des anciens Etrusques. Les vitrines contiennent surtout encore de petits lits funéraires, des bas-reliefs , des vases et des peintures recueillies dans un tombeau. A la première fenêtre, un bas-relief en ivoire. — Plafond : François 1er recevant les statues et les tableaux rapportés d'Italie par le Primatice, de Fragonard. Ensuite un passage avec des antéfixes et des masques.
148 3. LE LOUVRE. Mus. Campana.
Ve 8allb. Vases corinthiens, provenant des lies de l'Archipel et de l'Italie , ce qui s'explique par le fait que les vases grecs formèrent de bonne heure un article considérable d'exportation. U y a aussi des vases peints dans le musée voisin , dit des antiquités grecques (porte à g. et salles suivantes à g. ; v. p. 147).
Les plus anciens vases grecs ont des figures noires sur fond ronge; ceux à figures rouges sur fond noir sont moins vieux. Us n'ont naturellement pas été faits par de grands artistes, mais par des artisans. Cependant ces artisans ont su mettre tant de vie et de poésie dans les sujets tirés de la mythologie et dans les scènes de la vie commune, ils ont su, avec leurs connaissances et leurs moyens restreints, donner tant d'expression et souvent tant de grâce à leur dessin, que ces vases, dont se moquent sans doute les ignorants , rendent un témoignage éclatant en leur faveur et sont un reflet du grand art qui florissait à Athènes.
Plafond : la Renaissance des arts en France, par Heim.
Puis un second passage avec des masques et des bas-reliefs.
Vie sallb. Vases grecs h figures noires. Au milieu, des vases avec le nom de Nicosthenes. On y voit aussi des vases' à fond blanc, et dans le haut, un vase noir à figures blanches. Les sujets sont généralement empruntés aux mythes d'Hercule et de Thésée. À la lre fenêtre, à g., la *coupe de Nicosthenes, sur laquelle est représenté Ulysse passant dans son vaisseau près des Sirènes. — Plafond: François 1er armé chevalier par Bayard, de Fragonard.
VIIe sallb. Vases grecs à -figures rouges, dont beaucoup avec le nom de l'ouvrier. Un des plus importants est une coupe à'Euphronios , avec Thésée chez Amphitrite, dans la vitrine à g. de l'entrée ; elle est recomposée d'une quantité de fragments. Même vitrine, 3e vase de la rangée du bas , le Sphinx et des Grecs cherchant a deviner ses énigmes. Vitrine du milieu: amphore A'Andokidïs, Amazones s' armant ; deux grands cratères , avec la lutte d'Hercule et d'Antée, Apollon tuant Tityos, qui veut enlever Latone. A la fenêtre, de belles coupes grecques. — Plafond : Gharlemagne recevant d'Alcuin des livres manuscrits, par Schnetz.
Ville salle. Rhytons ou vases à boire grecs, en forme de corne et ornés de tête , et d'autres vases de formes singulières, notamment dans la vitrine du milieu , en haut , un vase avec les têtes d'Alphée et d'Aréthuse. Dans les autres vitrines, des terres cuites d'Arezzo, l'Arretium de l'antiquité, à vernis vert et rouge ; un cratère avec le cortège triomphal d'Hercule et d'Omphale, dans le coin à g. ; puis des vases italo-grecs de la décadence , quelques uns cependant d'un travail délicat. — Plafond : Louis XII proclamé Père du Peuple aux Etats-Généraux de Tours, par Drolling.
IXe sallb. Peintures murales de Pompéi et tfHerculanum, entre autres, au mur de g. les Muses, d'Herculanum. A l'autre mur, une femme avec un vase, une famille composée de douze personnes, avec leurs noms en grec. Au mur du fond, deux femmes jouant avec une chèvre, une divinité fluviale et deux nymphes. Dans les vitrines, une collection très - intéressante de verres antiques de Pompéi. — Plafond : Expédition d'Egypte sous les ordres de Bona-
SalUs supplém. 3. LE LOUVRE. 149
parte , par Léon Cogniet. — Nous sortons par le musée égyptien (P- 94).
SECOKD ÉTAGE.
Le second étage renferme encore des peintures, dea dessina, le musée de marine, le musée ethnographique, etc. Il y a trois escaliers pour y monter, Tun dans la petite salle du musée du Moyen-Age et de la Renaissance, a côté de l'escalier du musée assyrien (v. p. 146), le deuxième à l'extrémité opposée (p. 144) et le troisième dans le pavillon de l'Horloge, à côté de la salle des bronses (p. 143): ils ne sont ouverts qu'à partir de 11 h. Les dimanches et fêtes, à partir de 2 h., le premier escalier, qui est petit, ne sert plus maintenant que pour descendre , et Ton est obligé d'aller commencer la visite du second étage par les dernières salles.
*Salles supplémentaires du musée de peinture , au nombre de trois. Elles contiennent des œuvres de peintres français , surtout des tableaux apportés du Luxembourg en 1875 et 1881 (v. p. 250), et d'autres moins importants des écoles allemande, flamande et hollandaise, qui n'ont pu trouver place au 1er étage. Nous commençons à gauche.
1^ 8ali«b. — *636. Vien , l'Ermite endormi. — 87, Collet, les Saturnales ou l'Hiver. — 782, Halle, Cimon l'Athénien ouvrant ses jardins au peuple. — 90, Callet, les Fêtes de Bacchus ou l'Automne. — 751, 750, Decampij la Caravane, esquisse; les Chevaux de halage. — Brion, la Fin du déluge. — Daubigny, le Printemps.
— *K. Oiraud, Un marchand d'esclaves. — *704, BenouviUe, St François d'Assise , transporté mourant , bénit la ville d'Assise, «composition grave et douce, d'un ascétisme attendri.»
Ile sALiiB. — 722, Brascassat, le Taureau. — 872, Hor. Vernct, Judith et Holopherne. — H. Regnault, portr. équestre de Juan Prim, œuvre de jeunesse d'un artiste plein d'avenir, tué à Buzenyal en 1871 ; il a poussé la vigueur du coloris jusqu'à l'exagération.
— Au-dessous, 752, Eug. Delacroix, son portrait. — 791, Ingres, Roger délivrant Angélique , sujet tiré de l'Arioste. — 847, Th. Rousseau , Sortie de forêt à Fontainebleau. — 755 , E. Delacroix, le 28 Juillet 1830 ou la Barricade. — *758, P. Delaroche, Mort d'Elisabeth, reine d'Angleterre. «La tête et la pose de la reine sont superbes de sentiment, de caractère et de composition.»
— 849, St-Jean, les Fleurs dans les ruines. — *753, E. Delacroix, Dante et Virgile aux enfers, «toile ardente et sombre, éclairée d'un jour infernal.» — 787, Huet, Inondation à St-Cloud. — *789, Ingres, l'Apothéose d'Homère, plafond (p. 147), «chef-d'œuvre simple et tranquille, composé comme un bas-relief, dans lequel on admire surtout la figure de l'Iliade, vêtue de rouge». — 756, E. Delacroix, Femmes d'Alger dans leur appartement , le gynécée musulman dans sa mortelle somnolence. — 728, Chassériau, Tépidarium, «une des plus belles toiles qu'ait inspiré le ressouvenir de la vie antique . . . Vous devinez que ces jeunes femmes cuvent, dans l'apathie du bain, les ivresses de l'orgie romaine.» — 723, Brascassai, paysage et animaux. — 850, St-Jean, Fruits. — *765, Eug. Devéria, Naissance de Henri IV, «aurore d'un coloriste qui n'eu'
150 3. LE LOUVRE. Mus. de\
odint de jour.» — 769, H. Mandrin, portrait de jeune fille. — Oleyre, le Soir, composition pleine de poésie , symbolisant les illusions de la jeunesse et les désenchantements de l'âge mûr. — 852, Ary Scheffer, les Femmes souliotes. — 788. Ingres, Jésus remettant les clefs à St Pierre. — *759, P. Delaroehe, les Enfants d'Edouard.
— 792, Ingres, Jeanne d'Arc — 784, Heim, Sujet tiré de l'Histoire des Juifs par Josèphe, massacre dans une cour du temple. — 768, H. Flandrin, Figure d'étude. — *871, H. Vernet, la Barrière de Gliohy, ou Défense de Paris en 1814. «C'est comme la brillante escarmouche des grandes batailles qu'il a livrées plus tard et qui se déroulent dans les galeries du musée de Versailles.» — 790, Ingres, portr. de Chérubini. — *861 , Troyon, le Retour à la ferme. — ♦754, E. Delacroix, Scène des massaores de Scio (1822), «empreinte de cette désolation éclatante particulière à l'Orient, dont le ciel tragique accable de lumière les douleurs humaines.» — *7Ô7, E. Delacroix, Noce juive dans le Maroc. « Us savourent le repos, ils goûtent la fraîcheur, ils jouissent de cette danse et de cette musique, dont la monotonie ne trouble pas leur torpeur.» — ♦860, Troyon, Bœufs se rendant au labour. «C'est d'un effet large, grand, presque austère, à force de simplicité et de vérité.» — 736, Court, Mort de César , début de l'artiste , qui annonçait aussi un grand maître, mais qui n'eut pas de lendemain.
Ille salle. — 494, Snyders, Chiens dans un garde-manger. — 668, Ph. de Champaigne, le Christ en croix. — 670, J.-F. vanDael, Fleurs. — 694, Spaendonck, Fleurs. — *298 (dans le haut), Met su, portr. de l'amiral hollandais Corn. Tromp. — 159 (petit, dans le bas), Elzheimer, Fuite en Egypte, effet de lune. — 99 (très-petit, à dr. de la porte), Cranach, Jean-Frédéric, électeur de Saxe, œuvre d'atelier.
— 487 (très -petit), Slingelandt, portrait. — *242, Dujardm, le Calvaire , de 1661, remarquable par le clair-obscur et la finesse de l'exécution, malgré la faiblesse de la composition. — *6, Backhuysen, Vue de l'entrée du Zuiderzée à Texel , avec des vaisseaux de guerre hollandais. — 586, Zeeman, Vue du Vieux Louvre du côté de la Seine, datée 165? — *161, Everdingen, paysage norvégien, composition poétique. — 307, Van der Meulen, Reddition de Dole, avec Louis XIV au premier plan. — 573, Wouvoerman, Choc de cavalerie.
Le "musée de marine , à côté des salles supplémentaires de la peinture, se compose d'une collection très-riche d'objets relatifs aux constructions navales et à la navigation, de modèles de navires et de machines , de modèles en relief de ports de mer, de dessins, d'armes et d'objets historiques.
Ir« salle, la dernière en venant des antres escaliers, par où Ton monte, après 2 h., les dimanches et fêtes (v. p. 149): flotte française de 1786 à 1824 -, modèles représentant rabattage de l'obélisque de Louqsor (p. 73) , son embarquement et son érection sur lu place de la Concorde.
II© SALLe: 2 plans en relief de la ville et du port dé Brest: machine à mater de Brest; modèles de navires.
Mus.ethnog. 3. LE LOUVRE. 151
m« salle : vaisseau dans le chantier , sur. le point d'être lancé à la mer. Plan en relief de la ville et du port de Lorient; modèle du cValmy», vaisseau de lre classe; modèles de pompes et de machines de sauvetage.
IV e salle: grand modèle d'un vaisseau de ligne à voiles de 120 canons, avec explication de la voilure.
V« salle: cle Rivoli», vaisseau de troisième rang, représenté sur les chameaux (machines servant à faire flotter un bâtiment au-dessus d'un bas-fond) à l'aide desquels il sortit tout armé du port de Venise ; — « le 8phinx », corvette à vapeur construite et lancée à Rochefort en 1829.
Vie salle: grande pyramide composée de débris des frégates «la Boussole» et d* Astrolabe», qui se sont probablement perdues dans la mer du Snd en 1783, dans un voyage d'exploration sous les ordres du capitaine de Laper ouêe. Lettre et buste de Lapérouse. Bustes de marins et de navigateurs français. Modèle d'une colonne élevée à Port-Jackson à la mémoire de Lapérouse. Modèles de frégates et de corvettes, etc.
Vile salle: «la Belle-Poule», frégate qui rapporta les restes de Napoléon I«r de Ste-Hélène, modèle gréé; machine à vapeur du Sphinx.
Ville salle: 2 plans en relief de Toulon, de 1790 et 1860; peinture représentant l'intérieur du Marengo,' vaisseau cuirassé à tourelles de 1867 ; aux fenêtres, des spécimens de cordages, de poulies, etc.
IXe salle: «L'Océan», vaisseau de premier rang de la fin du xvme a., portant 118 canons; armes de toute sorte: caronade de 12; «orgues» à cinq et à sept canons, sorte de canon revolver à douze coups, etc.
Xe salle : «l'Achille» ; près de la porte, « le Plongeur » , bateau sousmarin: globe terrestre manuscrit; instruments de mathématiques.
XI« salle: modèle d'un vaisseau de guerre de première classe, «le Louis XV», du milieu du xvin» s.; plan en relief de Rochefort; joli modèle du vaisseau à rames «la Réale» , construit vers la an du xvii* s. et décoré de sculptures de bois par le célèbre P. Puget \ originaux de ces sculptures, en bois doré, suspendus aux murs.
Xlle salle : flotte française en 1867. Derrière, une partie du musée ethnographique , des armes , des instruments divers et des curiosités de l'Afrique centrale. Près de la porte, représentation du halage à terre du vaisseau de premier rang «le Majestueux». A la fenêtre, le modèle d'un cône de la digue de Cherbourg.
Xlîle salle. — L'Océan, frégate cuirassée à hélice ; pirogue de guerre de la Nouvelle Zélande; le Dangat ou masque calédonien.
Le musée ethnographique est une collection des plus variées, déjà très-riche, d'objets rapportés de pays éloignés par des navigateurs français et à la suite d'expéditions militaires, notamment des Indes, de la Chine, du Japon, etc.
On y voit en particulier: des vases et des ustensiles en or, en argent, en bronze, en terre cuite et en bois ; des statues de divinités indiennes, des tableaux, des trophées d'armes, des statuettes, des étoffes , des reproductions de costumes , des statues représentant des guerriers , etc. ; deux pirogues chinoises ; une pendule du dey d'Alger; un modèle de la pagode de Djaguernat, surmontée de l'image de "Wichnou, principale divinité des Hindous, qui sont obligés de se rendre au moins une fois dans leur vie en pèlerinage à cette pagode ; un modèle du chariot de Djaguernat , à Chandernagor, etc.
Le musée chinois, à g. en venant du musée de marine, et qui renferme encore quelques modèles de ce musée, occupe trois salles et une partie de la suivante, appelée salle de Lesseps ou du Canal de Suez, d'où l'on y entre aussi en venant par le grand escalier du pavillon de l'Horloge (v. p. 143).
152 3. LES TUILERIES. Mutée chinois.
I'e s allk: tableaux, dessina, lits, porcelaines, meubles, écrans ornés de sculptures , armes , instruments de musique , statues en porcelaine, bateau en ivoire découpé, d'une très-grande finesse ; livres et albums, etc.
Il» SALLE, à dr. en arrivant: armes, instruments de musique, porcelaines , laques, statues, cabinet en laque, avec dorures et statuettes-, meubles de toute forme, livres et albums, tableaux en ivoire colorié, dessins coloriés.
Ille salle : objets en ivoire, en particulier une boule qui en contient 6 ou 7 autres, très-finement découpées *, jeu d'échecs , statuettes en bois, laques, étuis en bambou, trousses, etc. •, — vases et autres objets émaillés; bronzes, surtout des vases, des brûle -parfums, deux clochettes, etc.*, vases et figurines en pierres fines -, — laques, objets en bambou, cristaux, étoffes , souliers de femme excessivement petits, etc. — Au milieu : trois "tables en vieux laque, avec des brûle-parfums en bronze antique à émaux cloisonnés, et une vitrine avec des ivoires admirablement sculptés.
IVe salle, dite tallt de Lcsseps ou du Canal de Suez. Contre le mur, à rentrée : le dieu Sei-jin, dispensateur des richesses -, le dieu Wen-chan, en bois, assis sur un trône doré-, Bouddha sur un trône, le tout sur un grand bahut en bois doré , sculpté et verni , avec de nombreuses figures. — Dans une vitrine, des vêtements. — Au milieu, le plan relief du canal de Suez, à l'échelle de 6 centim. par kil., et à côté, des modèles et des dessins qui s'y rapportent. — Au fond de la salle : un canon cochinchinois en forme de monstre, la déesse Kouanyn, en cuivre doré, dans une grande niche.
Au sortir de cette salle, on est dans un corridor, à dr. duquel se trouve la salle des Boites. C'est là et dans le corridor même que sont les dessins les plus précieux, de Raphaël (14), de Michel-Ange (6), de Léon, de Vvnei, du Titien, de Poussin (18), de Holbein, etc. I Cette salle n'est ouverte que le samedi, de 2 h. à 4 ou 5 h. ; on y ' monte directement par l'escalier mentionné p. 143 et ci -dessus, par où nous sortons du musée. I