‹ Paris et ses environs suivis d'excursions diversesChapitre 86 sur 285 · ARC DE L'ÉTOILE · texte numérisé non relu

ARC DE L'ÉTOILE

ainsi nommée parce que de là rayonnent 12 avenues (y. ci-dessous). Elle occupe une petite é*minence au sommet de laquelle s'élève

L'*aro de triomphe de l'Etoile, le plus grand de tous les monuments de ce genre et visible de presque partout aux environs de Paris. Commencé par Napoléon I<* en 1806, il n'a été terminé* qu'en 1836, sous Louis-Philippe, d'après les dessins de Chalgrin. Il consiste en un seul arc en pierre de taille, haut de 29 m. sous voûte et de 14 m. d'ouverture, croisé sur les cotés par un arc de 18m. sur 6. Tout l'édifice a 49 m. 80 de hauteur, près de 45 de largeur et plus de 22 d'épaisseur. Vu de près, l'ensemble en est lourd, et les énormes massifs de maçonnerie qui en forment les pieds-droits, n'ont pour décoration que des trophées de grandeur colossale , de près de 12 m. de hauteur, avec des figures de près de 5 m.

Sculptures de la façade du côté des Champs-Elysées : à dr. , le Départ de 1792, par Rude, le plus beau des quatre groupes, dont on a cependant critiqué la Bellone qui appelle aux armes, avec sa bouche démesurément ouverte et ses jambes trop écartées. Au-dessus, les Funérailles du général Marceau, bas-relief par Lemaire. — A g. , le Triomphe de 1810, après la campagne d'Autriche, par Cottot. Audessus , Murât faisant prisonnier le pacha Mustapha à la bataille d'Aboukir (1799) , bas-relief de Seurre aîné, — Bas-relief de la frise faisant le tour du monument : le Départ et le Retour des armées, par Brun, Jacquot, Seurre et Rude.

Sculptures à l'opposé des Champs-Elysées : à dr., la Résistance contre les envahisseurs; à g., les Bienfaits de la paix (1815), par Etex. Au-dessus, le Passage du pont d'Arcole (1796), par Feuchèrw, et la Prise d'Alexandrie (1798), par Chaponntere.

Bas-reliefs sur les côtés : au N., la Bataille d'Austerlitz (1805), au S., la Bataille de Jemmapes (1792), par Oechter et Maroehetti.

Les Victoires à côté des voûtes sont de Pradier. Les écussons le long de la corniche portent les noms des principales victoires de la République et de l'Empire. 142 autres noms de batailles sont gravés sous les voûtes. La voûte de l'arc transversal est couverte de noms de généraux de la République et de l'Empire ; les noms soulignés désignent ceux qui sont morts sur le champ de bataille.

La *vue de la plate-forme, où conduit un escalier en limaçon de i 261 marches, dont l'entrée se trouve sous l'arcade du S., mérite | sa renommée. On peut y monter toute la journée, en payant 25 c Le couronnement de l'édifice manque toujours ; il faudrait au sommet une œuvre de sculpture gigantesque.

Des 12 avenues qui rayonnent de la place de l'Etoile, nous mentionnerons particulièrement, outre l'avenue des Champs-Elysées, déjà connue, à dr., Yavenue Hoche, anc. avenue de laReine- Hortense, menant au parc de Monceaux (900 m. ; v. p. 199); de "'•utre côté de l'arc de triomphe, Yavenue de la Qrande-Armêe,

ongement de celle des Champs-Elysées dans la direction de

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