‹ Paris et ses historiens aux XIVe et XVe siècles;Chapitre 176 sur 221 · LOUIS, DUC D'ORLÉANS · texte numérisé non relu

LOUIS, DUC D'ORLÉANS

\ux statues des neuf Preux, le père de notre prince, Louis, ce héros de si grande vertu, digne d'une éternelle renommée, Louis, qui a tant augmenté ce château (2), en a ajouté une dixième, qui appartient à la nation française.

(,) La grand'salle était postérieure à la construction du donjon : elle faisait partie des bâtiments ajoutés par Louis d'Orléans pour rendre l'habitation du château plus commode. Elle occupait un vaste espace compris entre deux tours d'angle , et régnait au-dessus de vastes magasins qui formaient le rezde-chaussée du bâtiment. On l'appelait la Grand'Saîle ou le Tribunal des Preux , parce (pie les statues de ces neuf guerriers y figuraient dans des niches. Elle était éclairée à son extrémité méridionale par une grande verrière ouverte dans le pignon , et chauffée . nous dit Astesan , par quatre cheminées. M. Viollet- !e-Duc n'en compte que deux : c'étaient les plus im-

portantes. Elle avait pour voûte une charpente en bois , avec berceau ogival en bardeau .

2 Ceci confirme l'opinion de M. Viollet-le-Duc : a Louis d'Orléans, qui fit bâtir le château de ^Pierrefonds. possédait ainsi entre Paris et la Flanrfdre deux places d'une grande importance. Ce fut "très-probablement lui qui fil reconstruire en grande * partie les bâtiments d'habitation du château de •' Coucy , les grandes salles des Preux et des Preuses . fet qui fit surélever les anciennes courtines du temps "d'Enguerrand III. D'après leur caractère archéologique, ces constructions doivent appartenir à rr l'époque de l'acquisition du domaine de Coucy par

BERTRANDUS (1) DE CLASCHIN.

Decimam Gallorum ex gente figuram.

53o Militis insignis Claschina, proie Britanna

Nati, Bertrandi, quo nullus major in armis Tempestate sua fuit, aut prœstantior omni Virtute, et loto fama prœclarior orbe.

NOVEM PROBjE.

Est et in hoc Castro thalamus pulcherrimus, in quo

535 Mira novem veterum mulierum(2) prostat imago, Quas solet appellare Probas gens Gallica vulgo. Hic est œterno memoranda Semiramis revo, Assiriorum habitu quondam regina virili, Quœ prima excelsam muro circumdedit urbem

54o Coctili , ubi magnus Macedo mala pocula sumpsit , Primaque femineo tulit arma virilia dorso. Hic est illa ferox Thomyris^, regina Scytharum (4), Quae, privata suo per Cyrum(5) acerrima nato, Regem intra montes astu produxit, et ense

545 Stricto biscentum comitatum milibus illum

Femina truncavit, penitusque superstite nullo. Hic est Deyphile, quœ cum virtute virili Prœstaret, validis Thebanam dicitur urbem Exsuperasse armis violentoque igne cremasse.

55o Sunt et Amazonidum reginœ, nomine claro Notœ, Lampedo, Menalippe, Marpesia atque Orithia, suo prœclari nominis aevo; Quaeque suum auxilium Trojanis prœstitit armis. Penthesilea ferox, doctis celebrata poetis;

555 Necnon Hippolyte, quœ, quanquam Thesea pugnans Straverat, Alcidem comitantem in prœlia magnum, Dein tamen Hippolytum castum concepit ab illo. Hae tanta ex petra fictœ sunt arte figura? , Quantam unquam credam quemquam novisse magistruni.

ô6o Non secus antiquos, Eufranora, vel Policletum, Aut Phidiam, artifices veterum simulacra deorum

ll) Le manuscrit porte Beltrandus, et de même f3) Le texte porte Thamiris.

au vers 53 1. ") Le texte porte Sithamm.

%) Miâiërûm; faute de quantité. 5) Le texte porte Cyrrwn.

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