PILATE
On dit aussi que dans cette ville naquit d'une union illicite le rusé Pilate, qui reçut
(1) Dans la partie supérieure de sou cours.
(2) Astesan fait ici allusion . non point à la persécution de fan 177 dont furent victimes Pothin . Hlandine, Attale et une cinquantaine d'autres chrétiens . mais à celle de l'an 2 08. Il n'y eut pas , comme en 177, un vain simulacre de jugement; le massacre fut instantané. On compta les victimes par milliers, dit M. Monfalcon: « Femmes, enfants, vieillards, chrétiens de toute condition périrent égorgés "dans leur demeure, sur les places publiques, dans "les champs, partout où l'on pouvait les atteindre, •'et tout païen était bourreau. Le sang des victimes ^jaillissait à flots dans les rues, et teignait de sa •-couleur les eaux des deux fleuves. » (Histoire de Lyon, t. I. p. 182.) M. Monfalcon ajoute en note :
r ie ne crois pas qu'il soit nécessaire de réfuter ^l'opinion de ceux qui font dériver le nom de la rue «•du Gourguillon du sang des martyrs coulant à • flots le long de cette pente.-" — Le mont de la Décollation est probablement Fourvières {forum vêtus). Quant à fétymologiedumotSrtttg'ona, qu'on trouve dans Ammien Marcellin et dans Grégoire de Tours . nous en laissons la responsabilité à Astesan. Consulter à cet égard le mémoire de C. X. Giraud suites noms et la source de la Saône. [Magasin encyclopédique, année 1812, t. V, p. i5o.)
(3) Le Tombeau des Deux-Amants était situé dans la campagne de Lyon, sur la rive droite de la Saône, au lieu appelé Bourgneuf. C'était une sépulture gallo-romaine.
Nam pater illustris Tus; mater, femina vilis,
Pilla, molendino fuit illi assueta paterno.
Urbe hac Baptistœ sunt inclita templa Johannis,
Centum canonicïs et ditia dotibus amplis; f>3'5 Ut taceam vasto castrum insuperabile saxo
Fundatum, toti dominans excelsius urbi.
Haec igitur fortis, formosa et fertilis urbs est ;
Nec minus est omnis ludique jocique referta.
Atque voluptatum cunctarum, ut possit in illa 64o (Irbe suas oredi sedes Epiciirrus habere.
BITURIS.
Vidi ùfbem Bituris, in qua fundaverat olim Dux Bituricensis, fama preestante, Jobannes, Quod mira ornarat forma, perlustre sacelliuii. Id tanta docti pictum fuit arte magistri,
665 Ut ferme vivens omnis videatur imago. Ne dicam fultas vitro îucente fenestras. Ornatas multis varioque colore figuris.
Hic ego relliquias qme conservantur in auro Argentove sacras vidi, quas dicere longum
65o Esset, prœcipue puerorum ob nomina Christi Ca>sorum partes, integraque bracbia totis Cum manibus, totosque pedes cum cruribus ipsis: l t taceam gemmas et magni ponderis aurum Quo crux est illic precio fabrîcata supremo.
655 Transeo quam magnum, quamque omni parte décorum Sil Stephani templum, quod toti prsesidet urbi. In quo sancti bujus fertup requiescere corpus. Hic etiam (lignas illustri principe vidi ./Edes, quas summo studio argentarius alti
66o Régis, tant u m animo quantum ditissimus auro. Non secus ac notus pneclaro nomine Grassus, Construit; et, quamvis nondum finiverit illas. Jam tamen absumpsit scutorum milia centum Aurea, dum pulcbras fabricare enitilur œdes, ,: Percupidiïs ne <[uid speciei desit earum.