‹ Paris et ses historiens aux XIVe et XVe siècles;Chapitre 188 sur 221 · SENLIS · texte numérisé non relu

SENLIS

Je passe sous silence la ville de Senlis, ainsi nommée parce qu'elle est entourée d'une forêt (5).

(l) Le tf juste courroux n de Charles Vit se comprend, après la longue obstination des Parisiens à demeurer sous la domination anglaise. Le Bourgeois de Paris ne dissimule pas les mauvaises dispositions du monarque à l'endroit de sa capitale. Arrivé à Paris le 11 novembre i/i38, Charles VII n'y séjourna que jusqu'au 3 décembre: crLe Roy, est-il <r dit , se despartit de Paris, sans ce que nul bien y afist à la ville de Paris pour lors, et sembloit qu'il «ne fust venu seullemenl que pour veoir la ville. rtEt vrayment sa prinse de Montereau et sa venue «cousta plus de soixante mille francs à la ville de (r Paris, où qu'ils fussent prins. » (Journal d'un Bourgeois de Paris, édit. de 1729, p. 178.)

m Astesan veut sans doute parler du château de Plessis-lez-Tours , qui ne fut terminé que sous le

règne de Louis XI , et dont il ne reste plus que des ruines ; elles sont situées dans la commune de la Riche, à un kilomètre de Tours.

<3) La légende des sept corps saints a été célèbre au moyen âge , Artesan n'y croit qu'à demi : on rapporte , dit-il , perhibent.

[1) Le poëte n'a fait que traverser Noyon, transeo Noionum; il ne dit rien de la cathédrale, dont M. Vitet a fait récemment la monographie, et il réserve toute son admiration pour les reliques de saint Eloi. M. Paul Lacroix, dans son intéressante Histoire de l'orfèvrerie (p. 19), parle des deux crosses épiscopales , du sceau et des anneaux du saint.

l5) Voir la description de Senlis dans le livre de Jean de Jandun, p. 76-75 , ainsi que le plan et la vue cavalière que nous en donnons.

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