‹ Paris et ses historiens aux XIVe et XVe siècles;Chapitre 25 sur 221 · DES EGLISES ET PRINCIPALEMENT DE NOTRE-DAME ET DE LA CHAPELLE ROYALE · texte numérisé non relu

DES EGLISES ET PRINCIPALEMENT DE NOTRE-DAME ET DE LA CHAPELLE ROYALE

A Paris, sanctuaire privilégié de la religion chrétienne, de beaux édifices consacrés à S 1". Dieu ont été fondés en si grand nombre, qu'il n'y a probablement pas beaucoup de villes, Des,frl,!"s e" Ke '' parmi les plus puissantes de la chrétienté, qui puissent se vanter de compter autant de maisons de Dieu. Parmi ces palais, l'imposante église de la très-glorieuse Vierge Marie, s 9. mère de Dieu, brille au premier rang et à juste titre, comme le soleil au milieu des autres De ^ 18eJotre"Da astres. Et, bien que certaines personnes, par la liberté de leur appréciation, ne pouvant voir facilement que peu d'objets, soutiennent que la beauté de quelques autres églises l'emporte sur celle-ci, je pense, sauf leur respect, que, s'ils l'examinaient attentivement dans l'ensemble et dans les détails, ils abandonneraient bientôt cette opinion. Où trouver, je vous le demande, deux tours d'une, telle magnificence, aussi parfaites, aussi hautes, aussi larges, aussi fortes, enrichies d'une telle variété, d'une telle multiplicité d'ornements? Où rencontrer, je vous prie, une suite si compliquée de voûtes latérales tant inférieures que supérieures? Où trouver, je le répète, l'éclatante splendeur d'une telle ceinture de chapelles? Ce n'est pas tout : dites-moi dans quelle église je verrai une croix d'une pareille grandeur'1', dont un bras sépare le chœur de la nef? Enfin l'on me ferait plaisir de me dire De ia c™*jï* l'éehse

Des voûtes le IVglise Notre-Dame

Des chapelles.

Des deux roses que I on nomntr les 0,

(l) Il est remarquable de voir indiquer ici cette influence du renouveau que fauteur, malgré son estime pour les médecins, semble considérer comme étant aussi puissante que leur art.

<S) Voir, à l'égard du Petit-Pont, ce qui en est dit dans la notice placée en tête des deux Éloges.

(3) Le savant auteur du Discours sur l'état des lettres au xiv' siècle cite ce chapitre comme fort intéressant. Il y voit l'expression d'une certaine tendresse de la part de Jean de Jandun pour les mé-

decins qui l'avaient peut-être guéri; aussi traduit-il le passage : 0 quant graciosi sunt illi optimi medicorum, par ces mots : rrOh! qu'il faut aimer ces bons r- médecins. i Il trouve le panégyrique des apothicaires rrplus court et plus simple, v (Hist. litt. de la France, t. XXIV, p. A72.)

(4) La plupart des historiens de Paris ont passé sous silence ce grand crucifix qui séparait le chœur de Notre-Dame de la nef et qui fut détruit, probablement en 1 699 , lors de la construction du maître

PARTICULE Vil

De régis capeiia

recta m lineam opposite situati, quibus propter similitudinem nomen attribuunt quarte vocalis; infra quos minores orbes et orbiculi miro artificio, sic quidem circulariter, sic autem angulariter ordinati, circumdant vitreas rutilantes pretiosis coloribus ac figuris picturarum subtilissimis venustatas. Rêvera puto hanc ecclesiam talis attente cernentibus admira tionis causarn prebere, ut vix ex ejus inspection e possit anima satiari.

Sed et illa formosissima capellarum, capeiia régis, infra menia mansionis régie decentissime situata, integerrimis et indissolubilibus solidissimorum lapidum gaudet structuris. Picturarum colores electissimi, ymaginum deauratio preciosa, vitrearum circumquaque rutilantium décora pervietas, altarium vennstissima paramenta, sanctuariorum virtutes mirifice, capsularum (1) figurationes extranee(2) gemmis adornate fulgentibus , tantam utique illi orationis domni iargiuntur decoris yperboïem , ut, in eam subingrcdiens, quasi raptus ad celum, se non immerito unam de Paradisi potissimis cameris putet intrare.

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