TROISIÈME CATÉGORIE
Ableges (D').
Antoigny (D' ).
Avennes (D').
Biaudez (De).
Breton (Le).
Achics (D').
Arde (D').
Biaumenis (De).
Briançon (De).
Acis (D').
Argenteuil (D').
Baieux (De).
Biauvez (De).
Broiselles (De).
Acre (D').
Arsis (D').
Baigneux (De).
Bocage (Du).
Brye (De).
Allemand (L').
Ascele^De 1').
Ballenval (De).
Bontalu (De).
Bureville (De).
Allemant (L').
Asnières (D').
Baran (De).
Botigivul (De).
Ambligny (D').
Ateinville (D').
Baubigny (De).
Bourges (De).
Caau (De).
Amiens (1)').
Aties (D').
Beaufort ( De ).
Bourguignon (Le).
Cacichole (De).
Ancre (D').
Auceurre (D').
Beuzeville ( De).
Bray (De).
Caours (De).
Anglois (L').
Aulliac (D-).
Bezannes (De).
Brcauté (De).
Carbeul (De).
Anthorgin ( D').
Auxonne (D').
Biauboer (De).
Brebançon (De).
Casteles(Dos ).
LA BOURGEOISIE PARISIENNE AUX XIVe ET XVe SIÈCLES.
de Crécy et.de Poitiers l'ont appauvrie, car il lui a fallu payer d'énormes contributions de guerre; mais ils ont eu pour elle un autre résultat plus funeste encore : en affaiblissant la royauté, ils ont contribué à pousser brusquement au delà de ses limites naturelles cette même influence marchande, qui avait tout intérêt à se développer dans des conditions normales. La prévôté d'Etienne Marcel est une date considérable dans l'histoire de la bourgeoisie parisienne ; non-seulement elle arrêta le développement régulier des classes moyennes, mais encore elle amena le recul de 1 3 8 3 , c'est-à-dire le séquestre du pouvoir municipal pendant une période de trente années.
Notre auteur, il est vrai, ne semble pas soupçonner ces intermittences; il n'a nul souvenir des Maillotins et des Chaperons blancs; pour lui, les bourgeois de Paris sont des gens riches, fort bien vêtus, somptueusement logés, entourés de nombreux serviteurs et donnant une hospitalité royale aux lettrés de ce temps-là : véritables Mécènes dont il se complaît, en sa qualité de r transcripvain , » à chanter les louanges. On s'étonne bien un peu de la prodigieuse fortune qu'il leur attribue; mais, tout en faisant la part de l'exagération qui paraît avoir été dans ses habitudes, on parvient à se rendre compte de cette
Chaalis (De).
Cballons (De).
Champenois (Le) Champiaux (De).
Chanevieres (De).
Chanz (De).
Chapelle (De la).
Charmaie (De la).
Charny (De).
Cliarlres (De).
Chasteaudun (De).
Chastillon (De).
Chàteau-Fetu (De).
Chelles (De).
Chennevieres (De).
Chiele (De).
Chiete (De).
Chimery (De).
Clairvaux (De).
Clamart (De).
Clèves (De).
Cloud (De Saint).
Compans (De).
Compingne (De).
Conches (De).
Condé (De).
Cormeilles (De).
Cormialle (De).
Couloingne (De).
Courcelles (De).
Couronne (De la).
Court (De la).
Cravant (De).
Crespy (De).
Crileul (De).
Croiseus ( De).
Dainars ( De).
Dammarlin (De).
Douay (De).
Eseot(L').
Espernon (D').
Espoigny (D').
Espongni ( D').
Estempes ( D').
Ferrieres ( De).
Flament (Le).
Flaurens (De).
Florance ( De).
Flori (De).
Fontaine (De Ja).
Fontuinnes (De).
Frison (Le).
Garennes (De).
Garit (Du).
Garnay (De).
Garonne ou Charonne
(De).
Gauray (De).
Gisors (De).
Gonesse (De).
Gouvernes (De).
Granches (Des).
Grand-Table (De la).
Greil (De).
Grolas (De).
Harrès (De).
Hedine (De).
Hoban (De).
Jardins (Des).
Jevres (De).
Jovin (De).
Laigni (De). Lamballe (De).
Lande (De).
Larroz (De).
Laye (De).
Lille (De).
Limoges ( De).
Lions (De).
Lisle (De).
Lorrain (Le).
Loubresac (De ).
Maas ( De).
Maates (De).
Malasiz ( De).
Mans (Du).
Marche (De la).
Marly (De).
Menstereul(De).
Moges (De).
Moidon (De).
Moiselles (De).
Montbar ( De).
Montdidier (De).
Montfort (De).
Montgiron (De).
Monsteriau (De).
Monleurain ( De).
Montmor ( De ).
Mouci (De).
Mouret (De).
Neuville (De).
Noisy (De).
Noyers ( De).
Omonl (D').
Orguelandes (D').
Orli (D').
Orliens (D').
Orange (D').
Ouralles (Des).
Paci (De). Paris (De).
Péronne (De).
Petit-Pont (De).
Picart (Le).
Pierrefons (De).
Picquigny (De).
Pin (Du).
Pont (Du).
Pontoise (De) Pontremble (De).
Ponz (De).
Porchainville ( De).
Porte (De la).
Portes ( Des ).
Poulies (Des).
Provins ( De ).
Prully (De).
Puis (Du).
Quiussi (De).
Rabuisson ( De).
Rains ( De).
Roan ou Rouen (De).
Rosai (De).
Routange (De).
Rueil (De).
Rulli (De).
Saint-Benoist (Dé).
Saiut-Cloost (De).
Saint-Cyr (De).
Saint-Denis (De).
Saint-Gervais (De).
SainL-Julien (De).
Saint-Lô (De).
Saint-Merri (De). Saint-Port (De).
Saint-Quentin (De).
Salins (De).
Saran (De).
Sarviller ( De).
Senlis (De).
Senz (De).
Sernay (De).
Soissons (De).
Surens (De).
Til (Du).
Tornan (De).
Tornayou Tournay (De) Toscanne (De).
Trayes (De).
Tremblay (De).
Troyes (De).
Trye (De).
Valenciennes (De).
Valois (Le).
Val Richier (De).
Vannes (De).
Villedieu (De).
Villeneuve (De).
Vitri (De).
Winancourt (De).
Yères (D').
Ytreville (D').
Yvri (D').
richesse qui l'éblouit. Vingt-cinq années de paix non interrompue ont permis aux marchands de Paris de rétablir leurs affaires, et quarante ans de folles dépenses ont achevé de remplir leurs escarcelles. Le gouvernement prodigue d'Isabeau de Bavière a même beaucoup plus contribué à l'enrichissement des bourgeois que la sage et parcimonieuse administration de Charles V. En effet, si le monarque économe n'a fait que de rares appels à leur bourse, il ne leur a point, en revanche, ménagé les moyens de thésauriser, tandis que la reine dissipatrice, en multipliant les fêtes et les entrées solennelles, en s'entourant d'une troupe de femmes luxueuses, en favorisant à Paris l'établissement de plusieurs cours aussi brillantes que celle de l'hôtel Saint-Paul, est arrivée à faire passer une partie des forlunes princières et seigneuriales dans les coffres des marchands de Paris. Voilà pourquoi Jacques Duchié, Digne Responde , Bureau de Dampmartin , Miles Baillet, Guillaume Sanguin sont «de petis royetaux de grandeur, » et pourquoi, autour de ces sommités de la finance, notre auteur remarque encore «grant foison de riches bourgois» qu'il ne nomme pas.
On objectera, il est vrai, que le Bourgeois de Paris, auquel nous devons le Journal écrit sous les règnes de Charles VI et de Charles VII, crie misère presque à chaque page; mais, outre que ses Mémoires ne commencent qu'en i4o8, il convient de faire observer que le narrateur parle surtout du pauvre peuple, vivant au jour le jour et subissant toutes les conséquences du renchérissement des denrées. Quant aux bourgeois, ils ont encore tellement de ressources qu'on les voit, en i/t36 , c'est-à-dire après un règne désastreux, après les longs déchirements des Bourguignons et des Armagnacs, après seize ou dix-sept ans d'occupation anglaise, réunir des sommes considérables, reconstituer le trésor du roi Charles VII et remettre ainsi la royauté à flot.
« Quant les Francoys, dit le Journal de Paris, furent affermez avec le Parlement, et les ■■ grans Bourgois et le Conseil, ils se plaignirent que le Roy estoit très poure et toute sa Kgent, et quil convenoit avoir de largent, ou qui! fust prins. Si leur fusl dit : il faut faire «ung emprunt; et ainsi fust fait especialmcnt très grief sur ceulx quon cuidoit quils «amassent mieulx les Angloys que les Francoys; et fust lemprunt très grant, et se monta «a très grosse somme dargent et dor, car ils furent pou a Paris de mesnaigers qui nen «payassent pou ou grant M.»
Ces «mesnaigers,w qui apportent tous leur quote-part, et arrivent ainsi à faire ce que le clergé et la noblesse eussent été impuissants à réaliser, nous donnent la mesure de la puissance marchande appliquée à la formation de la richesse publique. Voilà de grands et de petits bourgeois, qui ont eu à fournir sans relâche, depuis plus d'un demi-siècle, des chevauchées, des prestations militaires, des logements pour les gens de guerre, et des corvées de toute nature; qui ont dû faire aux rois, aux reines, aux princes, aux souverains étrangers, aux chefs des partis alternativement victorieux, toute sorte de «dons «gracieux" et de «cadeaux de joyeux avènement;» pour lesquels tout a été occasion de dépense, arrivées et départs, visites et excursions, mariages princiers, naissances royales, fêtes et deuils, guerres, famines et mortalités, et qui, cependant, trouvent encore, au fond de leurs coffres , de quoi doter le nouveau règne : preuve manifeste de la puissance de l'épargne, et de cette merveilleuse facilité avec laquelle la bourgeoisie parisienne a toujours su reconstituer sa fortune, même à la suite des plus grands revers.
(1) Journal d'un bourgeois de Paris, edit. de 1729, p. 170.
LA BOURGEOISIE PARISIENNE AUX XIVe ET XVe SIECLES. 325
Mais, si cette intelligente bourgeoisie a eu le talent de faire tourner à la prospérité de son commerce les malheurs mêmes de la patrie, elle n'a pu obtenir ce résultat qu'au prix d'une économie sévère et par des habitudes d'ordre qui sont restées chez elle à l'état de tradition. Un livre fort curieux, le Mcsnagicr de Parisw, nous donne à cet égard les détails les plus intéressants : c'est le répertoire de tout ce qu'une riche bourgeoise doit savoir pour bien diriger sa maison, se faire honneur de sa fortune et arriver à tenir, à peu de frais, un état aussi honorable que les grands seigneurs avec tout leur faste. Ce traité d'économie domestique, composé par un Parisien à l'époque même dont nous nous occupons, révèle les habitudes et les tendances de ces marchands à qui ne suffit plus la possession d'une grande fortune légitimement acquise, mais qui veulent y joindre le décorum, le savoir-vivre, l'instruction même à un degré plus élevé que la noblesse, et qui marquent d'avance, ainsi que l'a judicieusement fait observer J. Le Clerc, la place qu'il faudra bientôt leur accorder ('2). Le bourgeois auteur de ce traité n'est point étranger aux lettres sacrées et profanes; il cite des romans et des livres de dévotion, fait des emprunts à Cicéron et à Tite-Live, et manie sans trop de gêne cet idiome des fabliaux et des ballades qui, en moins d'un siècle, sera notre langue française. Dans son livre, tableau fidèle de la vie des classes moyennes d'alors, on conçoit de la bourgeoisie parisienne une bien meilleure idée que ne peut nous en donner, sur la noblesse de celte époque, l'ouvrage du chevalier de La Tour-Landry. La réserve et la délicatesse du langage, en particulier , témoignent, chez les bourgeois de Paris, d'une civilité qu'on chercherait vainement alors chez les gentilshommes, dont les guerres incessantes entretenaient la rudesse et la grossièreté.
Il est vrai, ajoute-t-on, que les menus détails contenus dans Je Mesnogier de Paris, ainsi que les descriptions des somptueuses demeures de Jacques Duchié, de Miles Baillet, de Guillaume Sanguin, etc. nous révèlent surtout l'amour du chez-soi, qui a toujours caractérisé le bourgeois. Ce soin extrême de la maison était tourné de préférence, il faut bien l'avouer, vers ce qu'on appelle de nos jours le « confortable. » Le charme qu'y trouvait le marchand enrichi tenait surtout aux soins qu'il y recevait, aux aises qu'il pouvait s'y donner, à la satisfaction intime qu'il éprouvait en faisant à ses amis les honneurs de son hôtel; mais ce sentiment, si vulgaire qu'il puisse paraître, a son beau et honorable côté: et M. Renan, après en avoir souri, n'a pas résisté au désir de reproduire une page du Mesnagier où cette félicité domestique, si éminemment honnête, est peinte au naturel (3}.
;' Le Mesnogier de Paris, traité fie morale et d'économie domestique, a été composé vers 1 rj 3, par un Parisien, et publié par M. le baron Jérôme Pichon, pour la Société des bibliophiles français. (Paris, 18^7, 9 v°l- in-8'.)
(ï) Discours sur l'état des lettres au xiv' siècle, dans le tome XXIV de YHistoire littéraire de la France, p. 2 38.
3 n-Et pour ce que aux hommes est la cure et -soing des besongnes du dehors, et en doivent les -maris soingnier, aler, venir et racourir de çà et •'de là, par pluies, par vens. par neges, par
rrgresles, une fois mouilié, autre fois sec, une fois « suant, autre fois tremblant, mal peu, mal héberffgié, mal chauffé, mal couchié; et tout ne lui fait rrmal, pour ce que il est reconforté de l'espérance «■ qu'il a aux cures que sa femme prendra de lui à rrson retour, au\ aises, aux joies et aux plaisirs * qu'elle lui fera ou fera faire devant elle : d'estre ffdechaux à bon feu, d'estre lavé les piés, avoir tr chausses et soulers frais , bien peu , bien abreuvé , s bien servi , bien seignouri , bien couchié en blans t draps et cueuvre chiefs blans, bien couvert de *bonnes fourreures, et assouvi des autres joies et
D'ailleurs, le bourgeois de Paris savait, quand il en était besoin, s'arracher aux délices de Capoue; on le voyait, au premier signal, descendre sur la place publique, aller tenir sa place au « Parioner, » prendre son rang dans les milices urbaines, et, s'il le fallait, son poste sur les remparts. Un peu frondeur de son naturel, il aimait à garder son franc-parler : il s'exprimait quelquefois assez librement sur le compte des grands seigneurs et des gens de cour, dont il voyait de près les prodigalités et les désordres; mais il restait dévoué aux grands principes de conservation sociale; et, si on l'a vu, dans les temps calamiteux où vivait notre auteur, se rallier d'abord à la cause bourguignonne, puis à la dynastie anglaise, c'est qu'il croyait, en maintenant la couronne dans la descendance féminine de Charles VI, n'adhérer qu'à un changement de personnes et mettre un terme aux malheurs du pays.
Le bourgeois de Paris ne savait pas seulement gagner de l'argent, tenir sa maison, mettre l'ordre dans la cité et subvenir aux charges publiques; il contribuait, en outre, et par son luxe même, à développer le goût des arts; il aimait à fonder des chapelles, à construire des églises, pour apaiser, a-t-on dit malignement, les inquiétudes de conscience qu'une longue pratique du commerce avait dû lui laisser. Deux des principaux édifices de Paris, Saint-Jacques-la-Boucherie et les Charniers des Innocents ont été élevés ainsi, pierre à pierre, par la riche et intelligente population qui se pressait dans ce quartier. Quant aux gens de lettres, sans les avoir à sa solde comme les grands seigneurs, ou dans sa domesticité comme les rois, le bourgeois les hébergeait libéralement et leur permettait de vaquer à l'étude, sans nul souci du lendemain. Laurent de Premier Fait rend témoignage de cette généreuse protection, dans des termes qui font le plus grand honneuràson hôte : «Je suis, -dit-il, depuis longtems demourant avec noble homme Bureau de Dampmartin, escuier, «conseiller du Roy et citoien de Paris, auquel requis et demanday secours et provision pour -ceste chose faire (la traduction du Décaméron de Boccace). Et il, de joyeux visaige, •administra a maistre Antoine de Aresche (Antoine d'Arezzo, son collaborateur) et a moy •toutes nécessités, tant en vivres que en quelconques autres choses convenables pour des- « pense et salaire de nous deux, qui, comme dictest, translalasmes ledict livre de florentin •en latin, et de latin en francois, a Paris, en lostel du dict Bureau de Dampmartin »
Nous ne terminerons pas ces considérations générales sans consigner ici le jugement (jue M. E. Renan a porté sur les bourgeois de Paris comparés aux citoyens des républiques italiennes, principalement au point de vue de l'art. «En ce siècle, dit-il, la bourgeoisie «parisienne était rangée, sérieuse, pleine de justes aspirations à la vie politique; mais -elle n'avait, heureusement peut-être, aucune des qualités brillantes de la bourgeoisie '•italienne. La naissance de l'art est accompagnée, d'ordinaire, d'une certaine facilité dans •'les mœurs. Conduite par l'austère Université, notre bourgeoisie ne voyait dans le luxe, •fort critiquable à la vérité, des princes du sang, que des dérèglements et une augmen- « tation des taxes. En Italie, tout était pardonné à celui qui embellissait la cité et créait des
"psbatemens, privetés, amours et secrets dont je trme tais; et lendemain, robes, linges et vestemens "nouveaux : certes, tels services font amer et dé- "sirer à homme le retour en son hostel, et veoir ••sa prude femme, et estre estrange des autres. *
(Le Mesnngier de Paris, édition publiée par M. le baron Jérôme Pichon, tome I, pages 168 et suivantes.)
(I) Bibl. imp. ms. n° 6798, signalé par M. Paulin Paris.
LA BOURGEOISIE PARISIENNE AUX XIVe ET XVe SIÈCLES. 327
k monuments dignes d'un peuple libre. En France, cela s'appelait des prodigalités, de «l'argent perdu, et le droit de prise n'expliquait que trop cette impopularité » Cette différence de sentiments, un peu moins tranchée peut-être que ne le pense M. Renan, tenait surtout à la dissemblance des institutions politiques et des situations commerciales. Le bourgeois de Paris, qui devait d'abord wachapter le mestier au Roy, » voyait toutes les fantaisies artistiques des princes se traduire pour lui en impôts arbitraires, et, comme son trafic était loin d'être aussi étendu que celui des marchands de Gênes ou de Venise, de Pise ou de Lucques, il n'avait pas la ressource de faire payer, par ses correspondants des pays levantins, les tailles qu'il plaisait au Roi de lui imposer. Il aimait l'art, mais à l'église ou chez lui, par cette excellente raison qu'il ne vivait point sur la place publique, comme les citoyens des républiques italiennes, et que, en dehors de sa maison, il ne connaissait guère que sa chapelle ou son banc d'oeuvre. Au demeurant, le bourgeois de Paris est un type fort curieux à étudier, et nous n'avons pu qu'esquisser à grands traits les lignes- principales de cette intéressante physionomie. Le peu que nous en avons dit, était nécessaire pour éclairer certains passages de notre auteur; mais le sujet reste entier et appelle une étude approfondie. Pour notre part, il ne nous reste plus qu'à faire connaître les cinq ou six bourgeois opulents auxquels Guillebert de Metz a consacré une mention particulière. L'ordre dans lequel il les énumère amène précisément le Mécène dont nous venons de parler, ce Bureau de Dampmartin, dans la maison duquel les gens de lettres avaient libéralement le vivre et le couvert.