SCÈNE XIX POU PAR D, seul
Ut vous demandez des enfants, heini Voilà un échantillon des douceurs de la paternité! Voilà la dose de bonheur qui vous attend ! Quelle leçon ! quelle épreuve! Tous, du plus petit jusqu’au plus grand, m’ont supplicié selon leur degré de force et d’intelligence. Ils semblaient s’Clre donné le mot. Ah! me voilà bien guéri de ma folle manie. Quel calme maintenant! (il va s'asseoir d]ii< un rauteuil.) Je me l'etl'OUVCj je me sens un bien-être ; je savoure l’existence. Dame, je-' n’ai pas d’enfants! je n’en aurai jamais. Comme c’est heureux que ma femme ne soit pas restée à Dieppe le temps voulu; car enfin on ne sait pas ce qui- aurait pu
arriver. (ll fait un gesle et renverse le carton placé sur la table par Agathe au moment de l'arrivée do madame Poupard, plusieurs vêtements
s’en échappent. ) Qu’est-ce que c’est que ça! des béguins, des brassières, une layette complète, (ii regarde le couvercle du carton.) Ce carton appartient à ma femme... A qui peut-elle destiner un pareil cadeau? Dans ses connaissances, je ne vois personne d’assez jeune... Ah ! le petit de la nourrice... (ii examine les vèiemenu.) Diable I de la futaine, du molleton; il n’aura pas froid ce jeune maraîcher. Des bonnets bordés de Valencienne pour un petit va-nu-pieds! pour coiffer la tète agreste d’un marmot rural... Oh! non, ce ne peut être que pour un enfant... (Regardant la marque. ) U. P., Ugolin Poupard! ma marque ! c’est pour moi! oh! madame Poupard!
[Il reste accablé.)
PABIS INCONNU