SCÈNE XXI
POUPARD, MADAME POUPARD, MADAME GRANDOUILLET et tom scs eoranls; après Grandonilict et Benjamia.
(Poapard ouvre la porte du fond. Ou aperçoit madame Grandouillet et ses
enhnts.)
MADAME GRANDOUILLET, sans entrer. AdieU, m’sieu, mam’
Poupard, la compagnie. Je m’en retourne dans mon endroit, avec mon homme et mes mioches.
POUPARD, la faisant entrer. Du tOUt, je m’y Oppose. YOUS ne vous en irez pas.
MADAME GRANDOuiLLfeT. Puisque CCS pauvres innocents ont évu l’inconséquence de vous importuner, vous ne les reverrez plus, mosieu, mam’ Poupard, ni moi, ni mon homme. ,
MONSIEUR l’OUPAHÜ
GRANDOUILLET, qui a fuivi »a femme. Ni elle, ni SOn honiniC,
niosieu, mam’ Poupard.
pouPARD. Mais, puisque je vous dis...
GRANDOUILLET. Nous D6 savons pas ce que c est que d’ôtre à charge à quiconque, et si ce n’avait pas dté la chose que nous pensions toujours que voOs auriez be* soin de nous...
POUPARD* Justement!
MADAME GRANDOUILLET, étonnee. Ah! bah! Et quaud donc?
POUPARD. Demandez à ma femme.
MADAME GRANDOUILLET. Comment! vrai?
POUPARD, se froltaut les mains. Oui.
MADAME GRANDOUILLET. EnOu!
GRANDOUILLET, MosieU Poupai’d. (Il donne affectueusement une poigndode main à Poupard.) Je ne VOUS dis qU6 ça...
BENJAMIN. M’sieu (il reniffe), ost-ce qu il faut quc jc r6tourne à la pension?
POUPARD. Non, mon ami, tu resteras, tu dîneras.
BENJAMIN, sautant de joie. Oh ! quel boulieui ! je mangerai de la tourte !
POUPARD, aux autres enfants. VoUS resterez tOUS.
(Les enfants se reculent cffrayës.)
MADAME GRANDOUILLET. Ces pauvres enfants! cest que vous leur avez fait une Gère peur. Ils ne savaient plus à quel saint se vouer.
POUPARD. Heureusement que vous étiez là !