‹ Paris inconnuChapitre 45 sur 66 · SCÈNE XXII · texte numérisé non relu

SCÈNE XXII

Les Mêmes, HENRIETTE.

HENRIETTE, hors d' elle-même. Ah ! ma bonuo marraine ! quel affreux malheur! si vous saviez!

MADAME poüPARD. Qu’est-cc donc,ma chère Henriette? HENRIETTE. Ce pauvre Léon !

POÜPARD. Que lui est-il arrivé?

HENRIETTE. Malgré mes instances, il a voulu partir. POÜPARD. Eh bien?

HENRIETTE. Ces vUains hommes qui l’attendent dans la rue... ils l’ont arrêté, ils l’emmènent...

POÜPARD. A Clichy, pauvre garçon !

MADAME POÜPARD, à son mari. Ah! OlOn ami!

POÜPARD. Ne te bouleverse pas. (courant à la fenêtre et criant de toutes se^ forces.) Jc payerai, (a Grandoiiillel.) Gl‘an-

douiilet, cours donc leur dire que je payerai.

(Graudonillet sort en cooraut.)

HENRIETTE. Oh! merci mille fois, monsieur; je n’osais plus espérer en vous, et j’avais tort.

POÜPARD. Vous m'avez donc cru bien méchant, bien terrible, ma jolie petite Henriette? J’ai pu avoir un instant d’impatience, de colère, mais le fond n’est pas mauvais.

MADAME POÜPARD, I embrassant. Tu 68 le meilleur deS

hommes.

MADAME GRANDOuiLLET, piencanu Hein ! je suis émouvée, je suis émouvée.

BENJAMIN. Est-ce qu’on va pleurnicher comme ça toujours? Ça ânit par être embêtant.

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