‹ Paris inconnu. Avec une étude sur la vie de l'auteurChapitre 22 sur 77 · LE CULTIVATEUR EN CHAMBRE · texte numérisé non relu

LE CULTIVATEUR EN CHAMBRE

essais de labourage dans sa caisse de fenêtre. Il est juste de dire qu'il réussit sans cesse, et que les produits que lui donne son champ aérien sont superbes. Mais nous devons aussi ajouter, pour être vrai, que tous ceux qui ont voulu suivre ses avis n'ont jamais réussi qu'à récolter de l'herbe où ils semaient du blé; c'est ce que Cloarec ne peut s'expliquer. Quoi qu'il en soit, Cloarec est un parfait honnête homme, très dévoué, très bon, qui remplit bien ses devoirs de citoyen et qui est enchanté de laisser de temps en temps le sarrau du paysan pour revêtir la tunique du garde national. C'est là le dernier lien qui le rattache à la société des villes. Il ne voit que champs, bois, prairies naturelles ou artificielles; mais, dès qu'on parle d'aller à la campagne, il trouve un prétexte pour se récuser. Il n'aime les champs que par théorie, et la campagne dans les environs de Paris que pour y aller manger une friture de goujons ou bien une gibelotte de lapin. En fait de ferme et de maison des champs, il n'aime que la Maison rustique au XIX^ siècle, publiée en dix volumes, par Bixio, à Paris.

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