HENRIETTE, POUPARD, LÉON, BENJAMIN
[Benjamin entre en courant, et, apercevant que Poupard est placé comme pour jouer au chei'al fondu, d saute à califourchon sur ses épaules.:
Benjamin, sur le dos de Poupard. Garde à vous !
Henriette, effrayée. Ah! mon Dieu!
Poupard, stupéfait. Peuh ! qu'est-ce qui me monte là ?
Léon. Benjamin, es-tu fou ?
Benjamin. Ah ! ah ! demi-tour à droite.
Poupard, cherchant à se débarrasser. Ce poHsson me prend donc pour une bourrique !
Léon, faisant descendre Benjamin. Voyons, gamin, veux-tu fmir ?
Poupard. Je suis moulu, meurtri !
Benjamin. On joue avec vous, tu te fâches !
Poupard. Allez vous ébattre avec vos pareils, et laissezmoi tranquille.
Benjamin. Tiens, tout à l'heure c'est toi qui voulais jouer.
P-OUPARD, à Léon et à Henriette. Vous sentez bien, mes bons amis, que si c'était possible...
Benjamin. Alors, pourquoi ne viens-tu pas dîner? Que la nourrice a déjà chiqué la moitié de la tourte.
Poupard. Ah çà i as-tu bientôt fini de m'agacer ?
MONSIEUR PÛUPARD 2 3^
Benjamin, chunhuU cl le nargudnt.
Papa, les p'tits bateaux Qui vont sur l'eau Ont-ils des jambes ?
PouPARD. Ah ! quel petit cauchemar ! A Léon cl a Henriette.) Vous sentez bien, mes bons amis, que...
SCÈNK XVI.