‹ Paris inconnu. Avec une étude sur la vie de l'auteurChapitre 67 sur 77 · A YVONNE PEN-MOOR · texte numérisé non relu

A YVONNE PEN-MOOR

Te souvient-il, enfant, des jours de ta jeunesse Et des grandes forêts où tu courais pieds nus. Rêveuse et vagabonde, oubliant ta détresse Et laissant le zéphyr baiser tes bras charnus?

Tes cheveux crêpelés, ta peau de mulâtresse, Rendaient plus attrayants tes charmes ingénus. Telle, avant ses amours, Diane chasseresse Courait dans la bruyère et sur les monts chenus.

Il ne reste plus nen de ta beauté sauvage ; Le flot ne mordra plus tes pieds sur le rivage, Et l'herbe a recouvert l'empreinte de tes pas.

Paris l'a faite riche ; entre les plus hautaines,

Tes frères, les chasseurs, ne reconnaîtraient pas

Leur sœur, cpii dans ses mains buvait l'eau des fontaines.

LA

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