‹ Paris le bohémien [Texto impreso]Chapitre 20 sur 77 · S,^RA · texte numérisé non relu

S,^RA

Bien veuille, pauvre enfant, qu'il te soit salu* taire! il pourra seul ranimer ta force qui s'épuise. La fatigue a tué la douleur; il s'endort... craignons que le moindre bruit n’inicrrompc son repos ! Si je ne savait pas que Pàris et Flainedji ont entre les mains le tpslanieiit du duc, mon inqalétude maternelle agiterait tous mes sens ; mais j’al confiance, mon cœur est calme [D'une voix qui $*affaiblit...) Seigneur! pourquoi ne pas nous donner plus tôt le sommeil quand nous avons la peine et le mallieur! [Pâris rentrant scène portant un manteau sur son bras, et aj/ant un sac de voÿogeur qu'il porte en handouUière.) Kl maintenant a mon aide, espérance et terreur qui devez me chasser d'ici sans réflexions ei sans sou* venir! [Les apercevant). Mais que vois-je... (Ailant d eux.) Soyez béni, mon Dieu, qui avez permis que je pusse les voir encore une fois. (S’or> Tétant surpris ) Kndormis tous deux. [Il s'ap-

proche de la madone, s'agenouille lentementf et semble lui recommander sa femme et son file... Il se relève, faùun dernier e/fort sur /ui-méme, se dirige vert le fond, s'arrcie en le regardant une dernière fois, et le y ideau tombe, tandis que sous fa porte il leur envoie en pleurant le baiser d'adieu.) Et bicntdt quel sera leur réveil ! Si je les appelais? si je leurcontiais... non! Dans leur con* versalion secréte ils parleraient de moi, on pourrait lesentendre.etalors le poignard quimechercherait au loin pourrait les atteindre au (tassage !... Non, à moi seul la résolution, la tentative et la témérité!... [Prenant son manteau, sa mandoline et son épée.) Adieu, palais de Visconti le vainqueur; adieu, foyer de mou ami; adieu. Sara qui as tant souffert (>our m'avoir tant aimé!... Adieu, mon nis a la destinée resplendissante et dangereusel ( Il monte la scène pour sortir; s'arrêtant près de la porte. ) Adieu !... ou pliitdt, non pas adieu, car ce mot à jamais sépare. Ab! permettez. Seigneur, qu'en versant une larme mélée de crainte et d’espérance, je puisse dire en m'éloignant d’eux : Au revoir, tout ce que j’aime !

ACTK DEUXIEME.

Une salle au palais dé Hilao , précédant une galerie dont elle est séparée par une grande porte au fond et des fenêtres à vitraux. Portes latérales à droite et a gauclie. Des sièges.

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