‹ Paris le bohémien [Texto impreso]Chapitre 3 sur 77 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

RODOLPHO. puis MICH AELLl •.

. AODOLPHo, fermant te meuble à gauche.

J'ai maintenant acrupnlen.ement tout Ttait^, et j'ai pu le faire aani rien déranger, rien briaer. Ohl ai PIrU avait le teataraent de Viiconti, ce n'eat pai ici qn'il le cacherait. Voyon. un peu oùeneilMichanli. (/I fofl unpaa ver, la porte tatirale à droite.) Ab ! le voici. Eh bien T ' La droite et U gauche Mot toujours celles de l’acteur.

mciuiLLi, entrant par ta droite.

Aucun parchemin; il n'j a dana celle chambre que des peinlurei achevée! ou commencées, des outila de atatuaire, dea armea, dei vélemenla de toute aorte. El maintenant, faia-moi l'amitié de me dire où noua aommea, quel est ce parchemin introuvable que tu m'at fait chercher, et ce que je dois faire enRn pour le prince Galéas , auquel lu m'aa préienlé ce malin, et que je suis prêt à lervirî

MAG.-^lN THÉÂTRAL.

■OOOLPHO.

Cu Mllet. qui, comme lu le eoii, dépendeol du palii» de Milen, loul hebiléei per une Italienne, la nourrice du prince Giovanni, qui ae nomme Sara; par ton époux P4rU, et par une jeune fille à leur iervice.

UICH«KI.U.

Comment tomraei-noui ai bien 4 l’alie chez eux?

RonOLPao.

Noua avoua cboiai 1‘ heure de la aainte meaae, |K)ur pouvoir viaiter partout aana crainte de aurprise Ce parcbemin que noua cherchona pour le livrer au prince Galéaa eal le leaumenl du duc Jean Viaconii, mort depuia déni joura.

Micaau.Li. i

Tout ceci me parait à la foia aérieui et em- i brouillé !

RODOirao. .

Écoute, Miebaelii : comme il faut que tu m'aidea , dana la lutte qui va a'engager à Milan, je vaia, i pour l’apprendre à connaître le terrain, le racoo- . ter lea événemenla qui a’j aonl paaaéa depuia quel- | quel joura. |

HicBaKLLi, mmiant la leéna.

^ * Viena, et chemin faiaant... !

RODOLPHO, VarrilaM. |

wv^n j'eapére rencontrer ici un certain Beppo | qui f vient toualea joura, et je veuxt'inalruireen l'attendant... Aaaejroni-noua.

mcnaiLU.

À ton gré. J'écoute.

lia l'aiaeyeal à gauche.

RODOLPHO

Le prince Galéaa. couaio germain du due Jean qui vient de mourir, avait été depuia dii ana environ exilé dea élata bombarda.

■mUlXLLI.

Je aaiacela. Durantaon eiil.j'ai couvent aperçu le prince Galéaa à Veniae.

RODOLPHO

Il a'j était réfugié ; et Veniae, qui voyait avec . [erreur l’agrandir aana ceaae lea étala du duc Jean, conçut il y apeude joura le projet d’éveiller l’orgueilleuae ambition du prince Galéaa, en lui olfraiit dcaaecoura, a'il voulailrenlreraecrèlement à Milan pour y tenter une conjuration ; et Galéaa l'inaenaé ae laiaaa aéduire, car. quelquei joura apréa, il était non-æulement à Milan, maia encore à l'hélellerie de Sainl-Jacquei, où je l’accompagnai; et U, à la tête de pluaieura pillarda avidea, noua prépariona une révolte dont Veniae aeule aurait pu profiler, loraqu’un haaard bien miraculeux vint aervir Galéaa.

■ ICHaRLU.

Comment cela T

RODOLPHO

Leduc Jean, depuia longtempa fatigué par lea travaux et la guerre, a'était retiré à quatre lieuea de Milan dana aa villa de Monia, où il vivait modeatement. ayant pour ami préféré ce Pàrii, père nourricier de ion fila, etun certain aoldal nommé

Flaroedji le Maure, dont le caractère avenlureui. franc et hardi, avait au lui plaire. El undii que noua appelliona inconaidérémenl è 1 hdlelleriede Saint-Jacquei lea oiiifaet lea mécontenta, dea eaplona du duc le prévinrent de notre clandeatine apparition dana la capitale.

■ICHAELLL

Diable !

RODOLPHO

El cela commença la fortune du prince ■ IGHaaLLI.

Je ne prévoii pai comment T RODOLPHO.

Tu vaa voir. Le duc Viieonti avait depuia longlempi remia à l'archevêque de Milan un teitament qui devait rappeler ton couiin Galéaa; maia ayant apprit aea projeta de rébellion, furieux, il te hâta de détruire ce leadament afin d’en faire un nouveau; puit, accompagné d« Plamedji le Haute, il voulut venir lul-méme épier dana l’h^ toilerie de Sainl-Jacquea, où te tenaient not téeaets conciliabulea ; il y vint, entendit not téditieutei parolea, et forcé de concentrer un excèa de colère. Il fut laiii d’une attaque ai violente, aju’en quelque! minutei le aang l’éloulfa.

■aicHARLU va’uamanl.

Et quel âge a ton fila qui doit' bériler de ton duché ?

RODOLPHO

Le prince Giovanni a dii-aept ana HICUatLLI Donc, il n’eat pat majeur?

’ RODOLPHO

Ce qui fait que Galéaa ae trouve tout porté a a’emparer de la tutelle et de la régence, qui, en l’abience du lealament, lui reviennent de droit.

1 HiCHAELLi , té/Uehiuant.

I 11 y alâ-detiout du prodige... Mail l’abtence 1 de ce tettamenl eal donc bien prouvée ? car le teatament renverserait tout.

ROPOLPHO.

Voici préciiémenl notre embarrat. De ton cété, l'archevêque de Milan, qui a aeul le droit d en donner lecture, et le prince Galéaa du tien, cherchent depuia deux joura à en trouver 1a trace, l’un pour le lire, l’autre pour le brûler. Noua avons clandeallnemenl ouvert la nuit paaiée tout les meubles du duc qui tout dana le palaia de Milan. Le prince vient d’envoyer dea perquialwurt lecteu à la villa de Monia, et noua venons, noua, comme lu le voit, de fouiller en vain cher

Il «lève.

HicHAELU, la lavant auiif.

El quel eit donc ce Pàrit qui, aana litrea aurunt, devint père nourricier du fila du duc Jean Vitconti ?

RODOLrHO

C’eal un homme étrange et dont la destinée, comme l’organiaalion, eal à la fois lingulière et prodigieute. Natif de Bohême, il éwll venu dana ta jeunesse en Italie, à la suite de cei familles ■ pauvres et nomades qui chantent où racontent le»

1«gcndei ou billadet germauiquei. Devenu plui tard l’époui de Sara ritalienne, il laisia l'enreiouruer sea frèrea ei ae fixa dam lea moniagnea du Bergamaaque, où il aervait de guide aux voy a- ^eura. loraqu'il y a aeixe à dix-acpl ana, le duc Jean fut forcé d'entreprendre aea aanglantea bataillea contre l'armée vénitienne, que commandait Léoneaaa.

IUCHXSLU.

Et ne fut-ce pat dana lea montagnea voiiinea du Bergame que le duc Jean gagna aur Léoneaaa cette fameuse bataille de Garda T nonoLPHO.

Précisément, et tu vas voiroequi se paasaalora. Le duc Jean avait été accompagné par sa jeune épouae, qui devait bientdt être mère; accablée par la fatigue du voyage, l'imprudente jeune femme reaaentil bien plut tùtqu'on ue l'aurait cru lesdouleura de l'enfantement, et la nouvelle imprévue de la prochaine préaence de l'ennemiacbeva rembarras du duc, qui te vit forcé d'aller frapper à la cabane de P&ria, de confier sa femme à Sara, et de M mettre en route pour sortir au plut tdt ton armée des défilés dangereux dans letquelt Léoneaaa espérait le surprendre ; et dana une ai terrible extrémité, Périt fut le guide qui sauva du massacre uip armée tout entière; et pendant que le duc combattait avec acbaroemeot et désespoir, la duchesse mourait en donnant le jour à Giovanni dans la cabane de Périt, et Sara devint ainsi nourrice du jeune prince. Depuis aeixe années. Périt a tant conçu, Unt étudié, qu'avec l'aide de ta puissante intelligence, ils sculpté les plut belles statues qui ornent le palais, il en a peint lea plut belles peintures; il a suivi le duc dans toutes tes baUilles; il a, par ton inconcevable habileté, surpris tous les tecreu de Venise, déjoué toutes les ruses de Léonetsa, découvert toutes les conspirations, et n'a jamais voulu accepter ni titres ni honneurs, si bien qu'aujourd'bui lea nobles l'admirent, les artistes le vénérent, les soldats l'honorent comme un de leurs frères d'armes, et le peuple étonné l'aime é cause de ta modeste indépendance.

MICHSILU.

Cest un dangereux adversaire nonomio

Et contre lequel, je le crains, nous aurons é livrer de rudes batailles. Mais qui vient?... (Rtgardant ou daéors par fs fond.) Cest Beppo, le gardien du sépulcre au palais; c'est l'homme que j'attends ; il est le père do cette jeune fille qui l'accompagne et qui habite avec Périt et Sara.

HtCRSELLi , rapordonf aussi au dohor».

Que veux-tu donc é ce Beppo 7 noDOtruo.

Savoir s'il sera des nùtret... Je l'ai connu dans ma jeunesse. Le voici; laisse -nous seuls. Va prévenir le prince de l'inutilité de nos recherebet. uicHxtLU. SS diriyeani usrt la porte de gauche.

k bientdt.

noDOLPHO, le tuioant.

Vigilance et discrétion !

HICUSILLI.

Comme toujours.

Il sort.

aoootruo, seul st s'asseyant d gouehe.

Voyant un peu ce qu'est devenu Beppo.

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