SCÈNE III
LÉONESSA (PARIS). MASSARI, PADERNA,
Officiers.
Un Soldai fait entrer Léoaeéssa. vieillard k longues mous>
taches blonches, V(Mu de velours noir, coUe de mailles,
boucles, éperons et épée en acier poli. Leonessa entre eu
s'appuyant sur son épée nue.
LÉo.vESSAp OU Soldat au fond.
C’est dans cette salle que le régent Galéas vous a dit de me faire entrer? {Signe affirmatif du Soldat.) C'est bien. >e me nommez pas devant ces jeunes seigneurs... Prévcnc 2 *le de mon ar> rivée.
Lo soldât sort, Léooessa vient regarder les joueurs.
PADERNA.
J'ai trap compté sur mon roi. Essayons de parer le mal avec le cavalier.
MAGASIN THEATRAL
■ASSAM
Je ne trouve plus mon fou.
rADERKA.
Je te l’ai pris tout h l'heure, tandis que tu me donnais un conseil.
■ASSAM
C’est vrai. Ça dérange tous mes plant, et j’ai peur d’étre battu.
LéOMESSA.
Vous ne taveipas tous défendre, jeune homme.
PAOERNA.
Mais je ne vois pas que la partis toit belle <le mon cdté.
liORESSA.
C’est que vous ne savei pat attaquer, vous.
PADERNA.
Vous le croyciî
LéoNESSA.
J'en suit sûr. Vous ne voyez donc pas que la | victoire est certaine ?
PADERRA, te levant, et lui offrant ta place.
Gagnez-la donc, vous I
lûorbssaI
Ça ne sera pu long. Gardei-moi mon épée.
(S’animant au jeu.) Voyons, j'attaque ici.
■ASSAM
Moi, je vient U.
LéONESSA.
Moi, je ferme cette route.
■ASSAM
Alors, j’avance le roi.
LÉONESSA.
Et moi la tour. Et maintenant que ferez-vous?
■ASSAM
Je suit prit.
tdoRESSA, renversant les figuret, de l'échiquier.
Et vous avez perdu. (A Padema.) Donnez-moi mon épée.
11 prend soD épée, se dirige lentement s'asseoir vers un fauteuil du cdté opposé.
■ASSARI. aux Offieiert.
Connaissez-vous ce vieillard, messieurs T
PADERNA.
Non, c'est sans doute quelque invalide du due Jean Vitconti.
LéoNESSA, t'atteyant.
Invalide qui bot les jeunes !
■ ASSAM
Les jeunes, d'ordinaire, te défendent mal contre les vieux I
LéONESSA.
Vous élu présomptueux, jeune homme I . MASSARi, d’im ton railleur.
Quel tgc avez-vous, mon vieux maître ?
LÉO.NESSA, les examinant.
J’ai assez d'âge pour avoir vu pendre vos pères et grands-pèru pour crime de bassesse et de trahison I
■ASSAM
Sans le respect qu’on doit â la vieillesse...
LéoNESSA, te fêtant furieux.
I Insolent I