‹ Paris (volume 2)Chapitre 20 sur 38 · LES THÉATRES · texte numérisé non relu

LES THÉATRES

Selon los gouvernements auxquols Ia trance a succes. le soin de sa destinée, la censure fut

il y resta longtemps et ne fut délivré qu'aprés thermidor. Pendant l'Empire, elle ne fut.

aux petits théâtres, que Napoléon n'aimait

D'un trait de plume, par décret du 8 août 4807,

en supprima vingt-deux ; le coup était rude, mais on ervire qu'il visait surtout l'impératrice Joséphine,

NL benueoup aux « bambochades » ; l'empe-

mé l'entendait pas ainsi, et le 17 mars de là mème lai avait écrit d'Osterode: « 1 ne faut pas

s 'avous le réeit loyal des efforts qu'elle a Euts de- Vingt-cinq ans pour arrèter la littérature drarati-

, sur In pente où celle-ci a gli ses efforts, aussi qu se sont Ris tre! FE de nes mœurs. On peut dire du théâtre que les ont celui qu'ils méritent. Les observations de

cemvure fhidtraie en France: La Cranre dramatique Ju area Di pe tour Sunset,

< bugte Lit Molière — dot k a trouve d

gi

cominerciales où l'on tiche de gagner de l'arsent. pour porveuur à ce résullat peu de moyens sant néglisé. A quoi bon se payer de mots? Sauf la Cométie-Fritgaise et quelques théâtres Iyriques qui offeent ds jouissunves vraiment intelleétuelles, les salles de sa tacle sont toutes des lieux de plaisir: chacun y ta. lon son tempérament, chercher des impressions pis tristes ou sensuelles, pas autre chose. Les théâtres lt de li morale comme ils font de l'histoire, sans at suuci que celui de leur convenance immédiate’.

1 — Les mrstiormÈQuEs

L'untittege du travail, — La Mararine. — L'arsenal, — Pautor dirt sun — SuinteGeneyiése, — La Michelien. — Projet de Là dépér-—

Lante foyination. — Hôtel de Nevers et hôtel Mazarin — Le 408 sw — Las vstampee. — Les médailles, — Les manner = HA Unbroés de vütumes, — Les biüboymets, — Le va À la pêce — 5 Ares. — Le prét. — L'Enfer, — Le travail 6 8

* «J'ai dénné ma pièce au publie pour l'armuser, ef non faut [> #ruite,» disait Beaumarchais à propos da Mariage de Fpars.

des Quatr L el :

fut le premier garde, le premier cons comme nous dirions aujourd'hui ; elle ne renferme guère plus de 150,000 volumes et environ 4,000 me muserits; elle possède une magnifique sphère terrestre

à laquelle, dit-on, le roi Louis XVI a travaillé La bibliothèque de l'arsenal oceupe la maisos de Sully 3 sur le quai Morland, elle fait face aux mmagass généraux de la ville de Paris, et montre un étrags couronnement composé de canons, de mortiers, de Lonbardes en pierres seulplées, dont L est passt- Llemont ridiente, Le marquis Paulmy d'Argenson, qu l'a loudée, fut un forcené bibliomane , il achetait gar-

il entassait sans mesure volumes sur volumes, s be qu'iee métier il se ruina et mit ses livres en vente: br comté d'Artois, qui depuis fut Charles X, les achois 0 bloc, et y ajouta le fonds La Vallière, qu'il possédit déji tua une bibliothèque hors ligne

6,000 manuserits, 0,000 volumes, dont In plapeit appartient à des éditions rares ou princeps, el sk

EU Dale de fes. Le dipariueel des me it DEAN huguss + manuscrits chinois,

ant.

la Bibliothèque nationale contient-elle de

Z C'est la question invuriablement posée par qui s'en occupent, par tous œux qui la vise #st impossible d'y répondre. D'abord, le nom= incessamment, ainsi qu'on vient do le voir,

we la Bibliothèque reçoit légalement un exeme tout ré qui est imprimé en France, aux co en Algérie et même en Noavelle-Calédonie : jus= | celle-ci n'abuse pas du droit de iypogra= elle a même droi étiqueltes, aux affiches, p ei un mot à tout ce que le langage des

bientôt sous le flux incessant de ces inulle a déjà bien assez des romans frivoles, des ro

< miness <vmmme mm 1 aires duut Le k mais lepaiss

cites aotres, at La moseane de La place erigèe pe cvrrectement représentée per Île szes. Un ravon d'en mètre es © ds r11e0s du depariestl dés ue de 5 tres: le nocabre spgr est dose de 2 N),000 persoanes qui ofrent quelques garantes # # rempli certaines formalités imposées, la Bibtiéthèqu prote les livres qu'elle à en double: à tout le mod « communique ce qu'elle possède, en ayast #8 tniefais de premire des précautions de pradem lrsqu'elle met entre les mains d'u inconnu u % lume rare ou précieux. Cependant elle garde à lé les regards indiserets, sous clef. dans des cartons æ lurmes e! sans Litres, au fond d'armoires cachèvs @4 l'un nomme l'Enfer, une certaine quantité de volet qui jamais, — sous aucun prétezte, — ne sant ess

a sul

LES BIBLIOTHÈQUES. 109 chire. Ces livres, sur lesquels 3. Rousseau à cité qu'on n'a point oublié, forment une sorte de Lx te) restreint du re 750 de re-

t constituent l'œuvre que est pt à produire depuis min + c'est à l'honneur de l'esprit hu-

pour faciliter re us

en deux partlos distinctes, que l'on LL ter ce tri ae as

RE enr dr ti vaste, soutenue par de svelles püli , slécorbs de peintures un peu froides,

diffus très-pénible aux yeux, et plafonnée l'qui l'ont fait surnommer la Mosquée. C'est Là reçus ceux qui travaillent — ou font semblant.

à la lecture, c'estä-dire aux fliaeurs, aux qui, pour tuer le temps, prennent un livre, : lequel ; c'est Là que l'on demande : Jean et

ni de la salle de travail, ni de fa salle de que l'on peut prendre une idée du département imprimés; il faut, guidé par la bonne grâce et par

tienne, conlinués par les Didot et poussés adm degré de splendeur dans les Evangiles des Mare ë toutes les ressources de si lt tuue et de son mauvais goût pour produire avec sa Hegs Charta uu chef-d'œuvre peu enviable. — Ne pouasii faire belle, tu l'as faite riche! Le plus mince volume dt u de Tournes fait vite oublier ces vélins enlumioës, L'prélentieux.

Chaque livre que l'on saïsit vous arrache vn er deb miration. Tout ce que l'imprimerie a engendré de ps parfait £e retrouve là dans un exemplaire de cheït #t souvent dans plusieurs. C'est l'honneur iles nations dt voir ces nobles richesses abstraites et de ne reculer dt cant aucun sacrifice pour les augmenter. Depuis Loais I jusqu'à nos jours, l'art exquis de la reliure est reg

ar des séries ininterrompues, art français par ace qui s'est éclipsé un instant avec Bozenaa À 1, mais qui de nos jours a eu une renaissant® tante avec Capé, Trautz et Beauzonnet.

senti

. oMte réserve, d'où l'on ne peut s'arracher, on rend bien que les livres ont une âme, âme discrète use, qu'il faut savoir interroger et qui na

vivants pour les initiés et morts pour les pro-

Mae l'on prend en eniti fon ve be

en regarde les caractères irréprochables, on en

les grandes marges, RE ‘an a piqué les fonds, on contemple les

rouges et noires des titres ornès ; on éprouve

ve sensualité à passer la main sur la lisse

des reliures; on chasse avec précaution la

u tamisèe sur la tranche, et on les remet

en ayant bien soin qu'ils ne gênent pas leurs

parmi eux, leur sont agréables et les enve-

l La ressemble à uno émanar L'amour des livres est abstrait, comane ‘sentiments élevés; les véritables bibliophiles LS igmihannlin de 5

les S'iblièques dont j'ai rapidement parlé à Paris, mais nulle d'entre elles n'est La de Paris: celle-là s'est effondrée au milieu de l'Hôtel de Ville. Elle n'était pas d'une

LES DIDLIOTMEQUES. 2 !, elle n'était plus bonne & rien. Celle

en réalité à Ia Ville un cadeau d'une extrémo ken-

rertes et ne serost plus exposées à étre « » entre un kiosque d'affichage et un dépôt |

tout autant à l'Arsenal; environ 80 à Sainte Injournée ; done, sur une population âmes, 640 font, le jour, acte de présence hèques: lorsqu'il plent où qu'il fait très

Les livres d'histoire « amusants », les rentes ne ou du mois, quelques livres de

li presse n'en existait pas moins: elle était reprépar les placards, les pamphlets, les couplets,

u les à ln main. Pendant la Ligue, le sermon it lieu du journal, et les orateurs les plus doux ne que la mort du pécheur. Sous la Fronde dépassent en fureur tout ce que nous

pu voir dan nos jours nèfastes ; Dubosc de Mondcrit dans le Point de l'ovale : « En matière de où n'est coupable que d'avoir trop de mo

=... Faisons carnage de l'autre parti, sans res

un pour en conserver le nom ! » Dans la Mémeic an lis « Point de Mazarin! point 1 point de Mazarines ! main basse sur toute

. ! Point de quartier. Tue! tue! tuel « vrai règne de Louis XIV, silence apparent; dédommage sous le manteau de la cheminèe :

ess nouvelles à Ia main, médisances el ea= dot on flagelle ceux que l'on n'ose attaquer

mais ce qu'il y a de pis, la chanson, qui Nime & la mémoire par la rime, par l'air qui

,, qui descend du salon à l'office, gagne ln

fredonne à voix basse et devient le divertisse=

cabarets. Ces chansonnettes étaient innocentes,

et ridiculisaient seulemont quelques travers,

ne poussaient jamais à la Rene

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il permet de rétablir la vérité La

dt propagée, et s'il est employé

de certaines proportions contre les journaux systè» hostiles et de mauvaise foi, il peut les

regrettable que l'an soit obligé d'agiter de pa= questions à propos de la presse périodique, et e souvent mue par des intéréts qui n'ont rien Le désir de blesser ses adversaires l'entriine

cés que l'on doit réprouver; le besoin de satis-

LES JORXAUE. ET — 58; les journoux religieux — sue

De pe mp

jourmaux, la marine par 9, ot pote un son bulletin; ls cordonnerie a son mo-

aux ere n'est pas jusqu'a la manie de L timbres-poste oblitèrés, manie excel.

, Rhone errant

FRET D nue

y trouve place, et le plus souvent y obtient | satisfaisante. Importstion anglaise : Notes aa que nous avons bien fait d'alopter.

‘est pas lout de savoir la quantité d'écrits périoesaqui sont offerts au publie parisien, il faudrait nir raconter quel en est le tirage, c'est-h-dire quel

d'exemplaires chacun d'eus met en vente et

RS 1 pus qrundaoin, eu ACT de dévoiler, si l'on

Te RUE M OHE

pas éneore EE

de contempler. Espérons que la destinée en fera

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