‹ Paris (volume 2)Chapitre 27 sur 38 · CAN · texte numérisé non relu

CAN

LES LËVES ET LE T'ÉDIL. LE explosion de miracles, Füt arrivé à son us d'une Foi nou l'avons raconté, la France analogues à colle qui l'a atteinte réceml'opprime encore, et elle s'est redressie ; mais por Ja population qui diminue dans est, à voir los divisions qui ent comme une famille de frères PAS dos vœux que formule un peuple aveuglé par les misuvais, à entendre les discussions stériles propres affaires sont l'objet, on peut légitime saisi d'angoisso et se demander si nous ne

pas surla penté d'où l'on ne se relève plus.

et décadence, c’est Lout un pour les indivipour les nations. 1 me semble que si l'on ‘hui à symboliser la France, on ne dévrait sous les traits d'une jeune femme verts comme l'espérance ef portant eux les hardiosses de l'avenrr; bien plutôt, je figure märie par l'âge et déjà blanchissante, grave, mis sereine, car elle sait que l'impartiale bise que nulle génératrice d'idées ne fut plus fé nt de sa main blessée le livre de la science peut retrouverune vigueur nouvelle et appelant de lu concorde, qui seule peut la sauver et lui bre sa puissance affniblie. À eette lieuro, telle que wovons aprés la mutilation dent elle souffre et qu'elle a commis sur elle-même, elle res-

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& la fin du siècle dernier, il s'est constitué un peuple nouveau qui a rejetë au néant ses institutions, les temps écoulés de son histoire et qui est parti d’un pas délibéré la terre promise, pour une sorte d'âge d'or entrevu.

6e peuple a gardé ses mœurs, ses habitudes, son caractère; tout cela pèse d'un tel poids, qu'il ne peut avancer et qu'il reste vacillant entre un passé dont il ne sent plus et un avenir qu'il ne parvient pas à formuler. ÆEnne modifinnt pas se mœurs d'où étaient nécs ses andirnnes institutions, il en est réduit 4 ce pénible btat de ne pouvoir s'approprier à ses institutions nouvelles, ui ne sont peut-être, après lout, que de simples eonoptions d'esprit n'ayant aucun rapport avec notre cn= métère national, c'est-à-dire naturel. Des gons de bonne doiet animés d'intentions excellentes ont remarqué ee aontraste, et croient ÿ avoir trouvé le reméde souverain +revenez aux principes. Autant dire à une

ieille femme de rajeonir. U viendra peut-être une géné Den qui croira sincèrement à Dieu et au roi; mais “cote génération ne nous a pas précédés, el nous ne la verrons pas éclore, Il en est de l'esprit des hommes comme du cours des fleuves, il ne remonte jamais vers

D nie française à échouë parce qu'elle a été seulement politique, sociale et qu'elle n'a point été une révolution religieuse ; or il n'y a que celles-ci qui influent sur les mœurs; ce n'est rien de chan gr ln forme apparente des gouvernements, d'intervére tir l'ordre des cases et de déclarer les hommes égaux; A faut, lorsque l'on veut réellement faire des hommes nouveaux, leur donner des mœurs nouvelles ; les mœurs Ja résultante du mode de concevoir les idées + les iennent du raisonnement ; qu'est-ce qui apprend à ra %la philosophie, c'ost-ä-dire, pour lo plus grand nombre, la religion. En France, la religion est

en ns ee [ee ae à le pit, cammmens se Lt DR à née Sue

ee sas chers 4 Da mére de ces peuples, ets se es ec se et de camœun

LES AGVES ET LE PERIL. 36r faut respecter mème les mauvaises lois, disait car elles nous servent à on oblenir de

res, » Ce pe protestant u'aura jamais cours, pes Paris, car on dirait que le premier n de celui-ci est do so soustraire à l'action des lois &les briser violemment. Les fictions parlementaires nstitutionnelles n'ont pour lui aucune importance, is il ne les a comprises. Lorsqu'il se lêve, ce pour obtenir une modification ministérielle jislative, cest pour faire table rase de ce qui porte le coup directement au représentant le Mové do l'autorité, au souverain lui-même, et le

légalité lui est absolument inconnue; an fond, tous les peuples à tempérament militaire et sinin, il ne croit qu'à la force, surtout quand il est le -Hort. Aussi notre histoire à vu, depuis quatre- Edix ans, une série de légalitès adverses s'établir iwivlence : le 4 seplembre est aussi légal que le com le 2 décembre est aussi légal que le 24 r, le 24 février est aussi légal que lé 29 juillet, et suite, en remontant le cours de nos annales poraines jusqu'au renoncement du 4 août 4789, Véeul fut légal, car il a àté volontaire et spontané. À manqué à la Commune pour être légale à son r? De n'avoir pas été vaincue. C'est là une misère , inhérente à notre état social, qui n'a point

és , inhérente à notre état moral, qui re-

autres la soumisdon; la catholique doit 12 déciion donné, le protestant doit apprendre à se sys des esprits éruiments out prévu et prit l'avéaement po= RER ME LE

à combattre, plus il est devenu l'objet des intéressées, des humbles et abjectes caresses Woupoan d'ambitieux médiocres qui cherchent

or Hugo; cela lour importe peu : quelle que ie, ils la sollicitent et l'aceeptent.

sommes plus aujourd'hui aux beaux jours ÿ plant la tribune de l'Assemblée, S expliquaient leurs théories ; où l'on dos commissions stériles, qui devaient « orgn- Lravail » ; où Pierre Leroux, Vietor Considérant, faient d'arriver légalement et par la persuaréalisation de leurs rèveries. À ce moment, ne date très-eurieuse de notre histoire, ces

lui-même ses idées. La différence s'exp d'un mot : en 1888, on voulait obte-

hs et tulenl fattours de

rent se driatoler avec me nt dans un pareil dé ere d'Ari dt toi à te Matt et

chvnr des Chers

ete esprit bat la campagne! + e préchuit l'obéisance, Ja concert

Lftrt unanime dirisé conte l'ennemi qui bat rs de L

Lestrale jusqu'à nos portes: les déc carrisres, eux qui, en haine de la poésie, veulent jeter Honére aux Quinre-Vinits, eeux qui. pur aleusis pe

sounelle, font dehoulonner + nos colonnes ceux. en un mot, auxquels là turtune, le Ulent, la iation d'autrui faut horreur, disausit Qu'il fallait se réserver pour l'action intérieure. peur la revendication des droits méconnus. Ceux-là seule-

ne

plates

Les RÊVES ET LE l'ÉNIL. Le

rs conspua les de qui à patrie, pour suivre coux W'intérversion sociale. Ces rhéteurs sans vortu, à qui tout moyen est bon pour 2e en évidence, ne sont pas rares, car il y a en } 200,000 individus dont le re ou le est Paris, dont la vanité seule égale l'ignoel qui sont persundés qu'ils sont nés pour être — Sully ou Richelieu, à volonté.

Es si un égout de Paris était la Seine, » disait ins en parlant d'Hôbert. C'est Ià le désocidtis sans hibrarchie; qui dit sans hiérarparis Cette hiérarchie, le peuple de en la reconstituant à son bénb= le son heure est venue et que générale doit Lui nppurtenir.

que nulle carrière n'est formée à son intellià son activité; il sait que sous le règne de qui fut un Mere presque spélivré aux mains de lu bourgeoisie, plus d'un avait été ouvrier ou nt directement issu de ouvrière; mais cela ne lui suffit pas: co sont , des exceptions ; il ne veut pas se contenter de delui les individunlités remarquables qu'il pour les pousser au sommet, il veut y arriver ei masse, non pas isolément, mais comme case; du nombre étant devenue le droit, il exige et accuse d'un déni de justice ceux qui Le mot a êté dit: ce sont les nouvelles 7 ä réclament le gouvernement des | du pars. Elles veulent faire contre la bourrévolution qu'au siècle dernier celle-ei a faite ‘la noblesse. Que des ouvriers ignorants, avides err grisés par une rhétorique frelatée, aient révé billevesée, cola n'a rien d'extraordimaire ; mais il

LES RÈVES ET LE PÉRIL. sur

DRE ee que ceuidé Lara,

i dessa fortune acquise et de lèguer Aa enfants. Ce que l'on veut atteindre viochezolle, c'est la richesse, produit do son etude son épargne; il faut employer le terme

LE em pareil cas: c'est Ariege On dit qu'il con-

fictif; car aussitôt qu'on l'attaque

ment qu'on l'inquiète, il Fe Le mé Jiisse à sa place que d'inconcevables dé=

lorsque l'on tente de s’en emparer, on ne

rien. Lo tableau des fands publics, pendant

eur, ne servent à personne; à la fin du Diree- 400 était à 6 francs, c'esth-dire que n cüpital une fois versé de G franes on avait droit cs die rente. Le méme fuit, et plus grave encore, duirait infailliblement si les fantômes qui s'acertaines cervelles prenaient un corps.

[ os qui cherchent à se grouper pour parr au but coupable qu'ils poursuivent, ont choisi un ils unt pensé que le drapouu tricolore qui a cembat les soldats de 170 que ne la révolution française a planté sur toutes les de l'Europe, qui a abrité les dix-huit années “de Louis-Philippe, que le général Cavaignac d'une main si intègre, qui a flotté sur Sèbasintelée et sur la tour de Solférino, qui, par couleurs réunies, symbolise Ia fusion dos trois ils vat pensé que ce drapeau ne suffisait pas à les. lendances où ils se laissent entrainer, et arboré le haïllon couleur de sang, qui signifie

0 DER Emblème de déception et d'op-

its de confins est mur Moi sociale et moe lai mi œte Sat de mandr ps he manéesmt conne pere. mul 2e produirait mu 2e rail plus ef Le aatin qui réalise tx ahemrde aûmie me Aurderaët pes à mourir a.

Que = soit 1 Théal seret qui n etssvé de | aude à Pas penéant da Commune. em n'en doit | ma tplerelree ce cuit à ed écuré, eues m'est amet où Don pet Éce- « Les massacres ne en ie nn CU) se Gers congilétement de ceux qui vivent ren an td |

eur 7 à 1e <sasmst ref Un Ent

gories distinctes qui se côtoient plus qu'elles no s0 et n'agissent d'instinet avec ensemble que dans ines circonstances politiques, tal cale it électoral. En tête, et formant une aristocratie able, se trouve le groupe de ce que l'en peut ler les bons ouvriers, groupe trés-nombreux, emau travail, économe et de mœurs excellentes, de parti ne les égare pas; mais l'esprit de ie, midé du respect humain, les entraine, ot, db Dr peupe les chefs grèvistes, ils Ê 1 à l'atelier; ces hommes, qui sal cr d'où nait la bourgcoisie, qui d'ouvriers si contre-maîtres, puis patrons, sont l'honneur du peuple parisien ; ils ont des vertus sérieuses t D la société ce que les sous-officiers sont à l'armée: une réserve où l'on peut recruter des éléments de ce excellents, Mais, en temps de troubles, ils ne et inspiree ni crainte ni confiance ; ils ne prennent à l'insurrection, ils ue luttent pas contre elle : neutres.

de ce monde probe et laborieux, grouille a très-dispersée, particulièrement dangeta les agents de la sûreté désignent sous le. f que de gouappe; elle se compose de vagad Dalreloure da repris de justice, do surveillés

menteuss qui vit aux dépens de l'assistance la cour d'assises, les détenus, les malfaiteurs, J'ai plongé jusque par-dessous les bas- 3 j'en suis remonté avec la ARRET Dante sur le Mol, von pas désespéré de l'avenir, mais singulière L Al y a là, en offot, dans les substructions rraines de l'édifice social, une armée prête à tout, peut l'évaluer : elle compte environ 45,000 hommos.

LES NÉSES ET LE PÉRL. Sn

que fleurissent les orataurs d'atelier et de cabaret, ceux dé « revendication », de « droits impres— », de « la tyrannie du capital », de « l'exploi. pe l'horame », et qui abusent, jus= la nansèe, de cotie logomachie où les mots sont plus vides qu'ils sont plus redondants. L'idéal e facile à définir : L'égalité A droits rmeleurimporteguère, ils veulent l'égalité desjouissances. — L'homme de cette catégorie n'est pas bon, nul raisonnue le ramène, car il souffre d'une sensation pertonace, qui est le mépris de sa condition et la de celle d'autrui. De la civilisation qui l'entoure sa subsistance, il n'a remarqué que les côtés eux; ila vu les enrichis tomber dans la paresse ns les plaisirs, sinon dans la débauche; il a vu que et la morgue des fortunes héréditaires n'étaient que par la morgue et la sottise des fortunes

en regardant les filles sorties du groupe au=

partient rouler carrosse, porter des falbalas, ans la Mamiliarité des princes, avoir livrée ot so hôtels, ils'est demandé à quoi servaient le tra= ‘économie qu'on lui vantait;4l a été irrité par üxe dont il est le témoin éloigné ot rodouté ; il no jaithtque cl luxe excessif, agressif, insolent, Jui gros salaires; non, il s'est dit : À quoi bon

ce, puisque ceux qui ne font rien ont toutes les j Del, d'une äpre convoilise vers les jouissances

uvurgeviste qu médiocrité et € ter au profit de ces malheurer journalistes sai hommes d'arge tèle, et la nuée le monde pour tème, groupe & ques, d'illumin vieux chants si entre tous ; on l'enfermera pas mendiants ni ( petits ni de gr appartiendra à !

Du double tra par tant de poin tent et se comp grande convulsi gés par les envit prolétariat, entr.

peau de bêtes fe

sidérable fourni par les manufactures de tabacs, et qui st une ressource très-impartante pour nos finances, à ï “une combinaison par laquelle l'État s'eme pare du monopole d'un grand nombre de denrées in- Dnnilé, telles que les savons, les draps, les huiles, les papiers et les métaux. Si l'on ne respecte pos les industries Sato on ne respecte guère Les charges privilégiées : les notaires, les agents de change, Jes Havouës, les commissaires-prisours cèdent la placo à dos

Dictionnaires chargès de faire la besogne, nommés, besoin révoqués par l'autorité” municipale de

ü ie dans laquelle ils exercent.

« Comme on le voit, la part de l'État est assez belle, il Susitles œuvres vives de la nation, et grâce au monodeenu -une sorte de dogme obligatoire, il est le maitre et le directeur de nos destinix moyen il ne s'empare pas du e capital Une fois que ce travail est opéré — et les initiés affirment qu'un trait de plume sufüra — la classe ouvrière ulerrient et demande à faire valoir ses droits. Elle ns juste que la race agricole soit rendue proprié= Maire du sol qu'elle culiive, et elle demande pour elle= même Le droit exclusif d'exercer l'industrie qu'elle sou- “Lentdo son travail. Le moyen est facile, on l'a employé la Commune; à l'aide d'un arrêté de confiscsdépossède les patrons ot l'on remet l'exploita-

Mon de leurs usines à une association d'ouvriers: rien plus simple en vérité, et celte vicille histoire a été depuis longtemps dans la fable les Membres et

» Sil'on peut agir de la sorte pour les grandes indus- Le il n'en est plus de mème lorsque l'on se trouve

néraste « Le rover devra ne fire, qu Pro de ja na manutseturier, diroetanr aupréme deftoutes let lnduse ,avôir une seuje caisse ei une seule direcuioa pour elles, +

LESNÉNES ET LE PENIL. 517 déjà fait jour plusicurs fois, et s'est naturellement aflirmbe par la violence.

Lors de la grande grève des cochers de fiacre en 1865, on ne put tenir compte des exigences des pordurs ide fouet et on les rempluça, sur leur siège, par des liommes pris un peu au hasard, mais qui du moins "pouvaient continuer tant bien que mal l'exploitation dune entreprise dont les proportions et les nécessités sent analogues à celles des services publics. Les co-

“chers grévistes ne l'entendirent point ainsi; les nou-

vésux venus furent assaillis, assommie, et la justice eut se montrer sévère pour les coupables. Aux obsers rations des magistrats, ceux-ci ne cessérent de répons des: « Puisqu'ils ne sont point cochers, pourquoi con- Maisent-ils nos voitures? »

= Done tous ces projets informes ont pour but de décaper grande industrie au profit de l'État et de régler constilution des corps de métiers de façon à assurer Hnbénéfics considérable à tout individu admis au rang Wouvrier; mais il est une mesure qui a êté longuement et qui s'adresserait à La généralité des fortunes, elle était adoptée : l'héritage serait aboli dans lés lignes collatérales et le produit en serait versé au Mrésor; dans la ligne directe il acquitterait une Laxe LES la quotité disponible; le droit de tester û it plus. En revanche, l'État devrait distribuer l'ensoignement à tous les degrés el fournir

à gratuitement À chücun instrument de travail dont il a besoin : ex=

vague et d'une élasticité inconcevable, enr, si

de tra: l'un sanniéer est un couteau et wmibottillon d'osier, l'instrument de travail d'un labriant de machines à vapeur peut exiger plusieurs mile out'es qui précède a de quoi faire hausser les Épaules, j'en eonviens; mais il faut en tenir compte. cepen=

LES RÊVES ET LE PÉIUIL. Cri

Papez our Jérusalem cèleste Gtait bâtie à l'image de lu Tome orthodoxe; ils construisaient une pyramide s0ciale et se plagaient naturellement au sommet. Comme ils étaient toute la vérité », eux aussi se sentaient infaillibles; par conséquent, ils ropoussaient la discussion, supprimaient la Hberté mauvaise conseillère et fnvoquaient au besoin le bras séculier, c'est-d-dire l'autorité armée de lois at de gendarmes, pour faire respecter leurs décisions. L'un d'eux, un homme d'une intelligence extraordinaire et d'un grand cœur, m'a dit souvent: « [l faut savoir violenter l'humanité pour la rendre heureuse. »

L'autre courant est issu des doctrines mises par une #sociation dont on a beaucoup parlè depuis quelques années : l'Intornationale ne fail acception ni de race, ni de pays elle ne lient compte ni des caractères différents, ni des mœurs diverses, ni du climat, ni des reli-

$ dans le genre humain, elle ne voit qu'un crdre énéalures, le Prolétariat, auquel elle veut douner les “utres classes en plture. Cela est net. Les principes 80- Gialistes, mal digérés, commentés par des esprits vulaires et présentés d’une façon Lrès-incomplète, ont dé= chez les ouvriers les instincts matériels ot le dédain de la liberté ; par d'autres moyens, les prédications de l'Internationale sont arrivées au même résultat.

Le peuple ne parle pas, il n'a donc pas besoin d'ora=

“eurs; il ne lit pas, il n'a donc pas besoin de jour- Naux : la liberté de la tribune et la liberté de la presse sont inutiles; en outre, comme les doctrines préconi- #ées peuvent n'être pas du goût de coux contre lesquels nu eumpte les faire prévaloir, on les appliquera par La force, — si veut le roi, si veut lu loi. — Mais ces pré

ont une action désespérante, car ils suppriment N'idée de patrie, La patrie de l'ouvrier,.c'est désormais sa caste, n'importe où il se trouve; le prolétariat de

+ une qui a amme et lui a donné vie, est son inspirateur est ur norables, si probes, s jamais que des patrie des pays qu'ils habites de bien des vertus, 1 mysléricuse qui tient l'âme, cette joie du sa à tout, cet orgueil par de la patrie. Depuis li nies à travers le mont leurs pères, les coutu d'autre patrie réelle q le souvenir du temple Prédominance des ir socialisme, affaiblisser par l'Internationale, mé l'un et l'autre n'ont qu * L'ullramontaniane arrive Journal Le Monde a écrit, en @t

de retenir : « tres,

pa la patiie. et aver mien en

points saillants que l'on distingue lorsque l'on étudie srieusement l'ensemble très-embrouillé des doctrines, — non, — des réveries du prolétariat. Cela n'aurait rien de rassurant pour l'avenir, si les moyens d'exécution | rrespondaient aux aspirations, Ces hommes, ces ou= À svicrs intermédiaires et théoriciens qui abandonnent si À solontiers l'outil pour la parole, disent qu'ils sont un À peuplende frères. Étrange fraternité pour qui est des- D cendu parmi eux el les a attentivement regardès, Ils se | méprisent entre eux avec une intensité que l'on crairait dogmatique el empruntée aux lois religieuses des En 1 dous. Jamais brahmane n'a eu plus de dédain pour un | Gowdra qu'il n'y en a entre les divers corps de métiers qui forment l'industrie de Paris. L'est insulter un où srier joaillier que de l'appeler bijoutier; un charpentier wougirail d'être pris pour un menuisier. J'ai entenda | un charretier se disputer avec un cocher de flacre; {ls étaient hors de la portée du fouet et ne se ménageaient | me les injures; le charretier dit ; « Un cocher de | , c'est la lie du peuple, chacun sait ça! s-Le pau= à we cochor baisea la Lèle, fouetta ses chovaux et s'enfuit. Mais s'ils se haïssent et le prennent individuellement de Hrés-haut vis-à-vis les uns des autres, ils se défendent | collectivement, font cause commune et espéront bien ar- À wiver ensemble, d'un seul coup. Ils se comparent aux D anéiensehrétiens; ils en ignorent l'histoire, mais La lé- | pue venue jusqu'à eux ; les gentils perséeuteurs et | romain, c'est la société actuelle; les martyrs, D cesont coux des lours qui sont Lombès au jour des ro- | wésidications à main armée; de même que le christia- | misme s'est substitué au paganisme mort de vieillesse et |. séviliffusion, ils veulent se substituer à l'andre de clo= sen vigueur; les plus sages, ayant dénombré l'im= | mense lügion, comptent sur Le suffrage universel librement exercé; les plus ardents, les impalients rêvent une

Lu

ee re æœ gesse, du déve instruits, réfléc] temps, aidé de résoudre les pro Les décrets n'y f longue distance, émission, sur le qui ne lui rappor avait réussi à s'e let de 1,000 fran valu 10 centimes ment leurs tentar chira guère.

S'ils sont assez lequel ils tendent sent à s'entendre :

divisés à l'infini, dissimulée par des tat de trouver une| n'est et ne devieni définie. Certes les secours, les chamb Anne

lonfiers en commissions, en sous-commissions, en comités. I est fort rare que dans le même groupe exerçant la mème profession, ayant, par conséquent, les mêmes intérêts, les avis partagés ne donnent lieu à des diseussions passionnées où chacun fait de l'opposition pour son propre compte el dont il est impossible de voir jaildir une lumièra quelconque. C'est la toile de Pénélope, incessamment défaite, incessamment refite, Les (héoes s'expriment en termes nuageux que chacun ap- 3 maîs dès qu'il s'agit de les condenser el de les

ire passer à l'état pratique, néant; on tombe dansune Stérilité sans nom qui décourago les plus avisès, surexelte les niais, mais qui fait dire à tous : Qu'im- "porte? notre jour viendra! Autant de corps de métiers, autant detendances différentes ; autant de com autant de visées particulières ; autant d'hommes, individuelles. Actuellement, le socialisme du

al est une religion qui n'est composée que de

Onéroit que les ouvriers ont compris l'extrême imde la force savante, c'est-à-dire de l'organisa.

y on croit qu'en toutes circonstances ils reçoivent

un mot d'ordre et y obéissent passivement comme des moines ou comme des soldats. C'est une erreur, Cette érreur est nalurelle, et elle a pris naissance à la suite decertaines élections politiques où l'habitant de Paris Avotà avec un onsemble extraordinaire. C'étaitle résultat d'une discipline de fait, et non point le résultat d'une organisée. Tous les hommes qui ont en haine

notre étai social et qui voudraient le renverser, accepe tent, sans hésitation ni discussion, le candidat qui leur Le plus apte à le combattre : affaire de lutte, voilà

Les comités électoraux, les journaux de l'opposi-

tion ne veulent pas être distaneés sur cette voie où la fortune appartient au plus violent, et ls sont forcés,

croit écrssé. Il va si loin dans la perversité de ses conceptions qu'il consentirait volontiers à souffrir, pourvu que les classes dirigeantes souffrissent aussi. A la sordie d'une salle de scrutin de ballottage en 1869, j'ai entenda deux ouvriers causer ensemble. — Pour qui as-tu voté? demanda l'un. — L'autre répondit : J'ai voté Satan ; au moins, si celui-là est nommé, il f.. le partout, — Le feu partout | il y en a plus d'un que

& rève obsède.

Sommesnous bien certains de ne jamais voir arri= ver légalement au pouvoir les mandataires de ces pen= tes terribles? Le suffrage universel a de singulières murprises; la lassitude, l'envie, les espérances extra-

pousser en avant des candidats dont

Ha vraie place serait à Charenton ; car beaucoup de ces hâtons-nous de le dire, ne sont pas irréprochables

de vue de l'intégrité des facultés intellectuelles.

1e letin de vote est une arme invincible lorsqu'elle et manie par la troupe la plus nombreuse ; elle a cela mpour elle que l'on peut s'en servir en toute säcurité de conscience ; si la blessure qu'elle fait à la civilisation "est mortelle, la civilisation aura cette consolation d'avoir At tuée dans les règles. C'est aussi une arme à double Hranehant ; elle a tué, elle tuera ceux qui veulent ln driser, de même . EC {uera comme elle a déjà tué

ceux qui la respecte:

fait des b niations illimitées qui ne sont “bases sur aucune appréciation morale. « Je ne compte amis, disait Montaigne ; je les pèse, » La quaitén'est camptée pour rien, la quantité soule est la grande maitresse des destinées! ; si elle a la pationee de Lontinuer son œuvre, elle triomphera et l'avenir lui

A Le péril est bien mois dans le suffrage univorsel que dans La rune ui eu l'murdité la plus dangereae dont une saïlaa puisse avoir à redouter les conséquences. LI 4%

3e LE PARISIEN,

avenir sans horison, dont la dure ne sers + tpbienère, mais qui lui permettra du moins d'eseryer de =archer dans son rève et lui donnera le temps de poodnare des war incalculables. Les décrets sant li bolhis. ü me s'agit plus que de les signer au jour du Boemgle : « Diclarons la dissolution de touté police; mtroess La surveillance à la vigilance de chaque citoyen; diclaruns l'abolition des codes, lois el décrets existaste, l'abolition de la magistrature, et remplaçans les Émsbbutrons existantes, cour d'assises, tribunal correctoasel. ete. par un tribunal populaire : un imples directs et indirects et les ave sur La fortune et la propriété ; déclarons l'abalitioa verre rer De tels projets mis é exécution, rte éealité farouche qui peut sortir mopiné- “ ur . bosernent immédiatement a. et Paris agomsant n'atten-

li Commun e l'Hôtel de Ville et des

Fos li Gusesie ces Tmbanaus du 25 avr INT 28

lès par leur vanité individuelle, cherchaient à satis- Hire lours haines particulières et ne trouvaient pas d'in irouvables formules, la résistance se préparait et la France finissoit par conquérir sa capitale,

Jo sais quo l'on va dire: Jamais telles et si douloureuses vécurrences ne se représenteront; jamais l'on ne rewerra un peuple entier armé pour la guerre et que %es chefs ont réservé pour l'émeute; jamais les pouvoirs

wabändonneront encore Paris livré à un ncos

de folie. Une telle opinion est puérile; je le répète, aprés l'insurrection de juin 1848, nous avons tous dit : Animais une semblablo conflagration ne se pourra reprodnive. Ces soulèvements furieux, qui nous semblent des Mitsnisolés, sont la résultante d'un élat général mor- “bide, comme un abcès ost l'indice d'une constitution bou viciée. Une bataille pareille à celle dont

nous avons été les Lémôins désespèrés pourrait-elle en- Rore s'engager sais mettre désormais en question l'exisfeñce même de Paris? Nous ne le pensons pas. Dans un

M eimbat de celte naturo, où les deux parties advorses Antieraient pour défendre des réalités et des rêves, tout Leth éraindre, car les guerres civiles sont partieuli rement terribles. « Une haine éternelle, une haine de frères, » a dit Ugo Foscolo. Dans leurs conciliabules secrets, coux qui ont gardé au cœur l'espoir d'une re. wanche prochaine disent : « Nous avons brülé trop tard! s

M éLils regretient de n'avoir pas fait un usage plus com | de ce qu'ils appellent « l'application de la science revendication des droits du travailleur ». Il fout Muvoir le courage d'aller jusqu'au bout et de raconter sans pälir le sort que ces fous agités réservent à Paris.

Doux fois dèjà j'ai personnellement assisté à cette <a de la science ». Au mois de juin 1848,

des gardes nationaux, cherchant à enlever une barrie eade qui coupait le faubourg Poissonnière aux environs

réformer l'Éta truire. » Cet par l'émeute fi la tragédie qi attendant qu'o:

«Le second a sur le toit de 1 de dégoût, à mon souvenir !

a racontés, et plus crimirel.

ment mes yeux qui, pari les mince obélisqt pérance confus flambera pas, 1 ce que les gref sais les riches archives de la | Yille, celles de fouettés par le saient croire qu arts humains, a)

LES RÊVES ET LE l'ÉRIL. 569

moche triste, dont les compagnons de Gortez avaient vinservé la mémoire, en comparaison de cette nuit si. wistre? Tant de ruines accumulées étaient le résultat d'une nouvelle application scientifique. L'emploi des huïles minérales a fit passer un fleuve de feu sur nos palais et sur les témoins de notre histoire. Le pétrole et devenu un dieu: il a ses dévots, il a un eulte, Dieu éphémère, rejeté au rang des idoles dont la est douteuse et déjà ridiculisé par ses anciens adeptes. Un le trouve lent, inofficace dans bien dos cas ettrop timide lorsqu'il a affaire à des pierres de taille que le lemps n'a pas encore desséchécs; il s'arrête et recule dovant elles, comme on l'a vu au pavillon neuf des Tuileries, qu'il a laissé intact, Pour le troisième mete de la tragédie, qui, selon ses dramatiques person mages, doit être le dernier, on compte adjoindre au pétrole ces matières explosibles qu'il est inutile d'énumérer, car chreun les connait.

Meux qui ont inventé les bombes à main, qui ont chanté L'hyrne à « la petite ballo », veulent des Gtifs, et, comme ils disent, en finir une bonne fois pour loutes. lendant la longue lutte qui « duré cent soixante-huit heures, ils ont combattu et assuré leur méraite en allumant l'incendie sous les pas des soldats : Wiville tetique abandonnée et qui n'est plus digne des hommes du « monde nouveau ». Dorénavant on fera d'abord sauter des quartiers entiers, puis on y versera He pétrole, ensuite on se battra si quelqu'an survit en core. Que le lecteur ne s'imagine pas que je suis ln proie d'un cauchemar et que je prends mes funèbres rüveries pour des possibilités admissibles : je n'ai rien Svaneë dont je n'aia ou la preuve en main.

Rendre ln population de Paris responsable de ces horreurs préméditées, ce serait commeltre un crime de Lése-nation ; mais l'armée prète à entrer en campagne

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- LES RÊVES ET LE PÉRIL soi Plus les villes de guerré sont populeuses, moins il #st facile de les défandre efflencement : la famine y fuit

snœuvre plus vite et mieux que la-stratègiez deux d'habitants sont une cause d'affaiblissement à quelle nul héroïsme ne peut résister. L'ennemi, vain= queur par capitulation discutée, respectera cette ville, dont la splendeur affaiblie a encore de quoi surprendrez Paris ne sera pas tué, Paris se luera lui même. Certaines maladies conduisent ftalement nu suicide la folie névropathique compliquée de monomanie des grandeurs dont Paris est atleint, est une de ces maladies-là. Que faudrait-il pour conjurer le des in, pour éviter ce sort misérable el même pour res saisir de gloriouses fortunes? Le cardinal Mozarin a depuis longtemps répondu à la question, lorsqu'il a dits « C'est un grand malheur qu'il suflise, pour placer AoFrance au plus haut dogré de prospérité, que les Français soïent dévoués à la France, et qu'on ne puisse VobtenirL »

Toutes les grandes villes ont péri de mort violente. Vhistoire universelle est le récit de la destruction des kapitalos ; on dirait que ves corps plôthoriques ot hydrocèphnles doivent disparaitre dans des cataclysmes, Elles peuvent renaitre, mais si profondèment modifiées qu'elles ne sont plus elles-mêmes; dans la Constantis, mople dés Padischahs, qui roconnaitra ln Byzance dés, emperours d'Orient, et dans la Rome de la papauté, qui reconnaitra la Rome des Césars? L'âme primitive s'est envolée, et s'il reste quelques membres que l'on puisse “rassembler jusqu'à leur donner une existence nouvelle, lesoufle qui les anime n'est pas celui dont elles ont vécu jadis.

1 y a des villes qui ont une âme immortelle; on dirait qu'elle se diffuse dans l'univers entier et qu'elle vibre dans le cœur de tous les hommes, En Grêce, lo

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