LES ÉVOLUTIONS. LL
‘laver pour renverser l'ordre de choses établi, Re noms et les faits que nous rs
äla Ge es y sont venus de l'extérieur.
siécle, on peut dire de Paris ce que
lpays des convoitises; il exerce sur les imaginaune sorte de fascination diabolique; pour ceux Mn'yssont pas nés, il est plein de promesses, il en souflle d'illusion ; comme les sirènes d'Homère,
il attire; qui peut résister à la chanson des
ces? Il n'est fortune si haute qu'il ne laisse en— baux audacieux; sa voix porte Loin et est toujours
las à la paysanne en sabots, fatigute de tourner ou de soigner ses vaches, il raconte les aven-
ui fut quasi reine de
dmis par charilé dans
de sa potite ville, il murmure l'histoire du Maury; à tous, à toutes, il montre un avenir
n plein de plaisirs, de ces plaisirs dont pres avec férocité dans l'existence refro=
ue, la Russie défriche ses immenses territoires, ie ses colons vers Montevideo ct le Mexique; émigre à Paris. Pour les provinciaux, Paris
ces pays vagues, mal définis, entrevus à tea
des songes d'or, exagérès par le récit des voyaet qu'autrefois on nommait « les Îles ». Tous sentent fermenter on oux le lovain dos ambi- Leur paquet et nous arrivent, espèrant que l'on
x un jour ce que l'on a dit de tant de million-
LES RÉVOLUTIONS. so
ine notoriété, a frappé à Is porte des journaux, des revues; on l'a deonà pei écouté. [l'en veut au monde cntier de som ité qui l'accable; ln misère est mauvaise conaux vaniteux; au liou de les résolutions viriles, elle les maintient dans et surtout dans l'horreur du travail manuel, remarquer que tous ces hommes qui, pour leur popularité, célèbrent les vertus ouvriéres, lent déshonorés s'ils touchaient un outil. À on s'étiole vite el l'âme s'aigrit; on dt parce que l'on a secoué tous les préjugéss Jon n'a plus de préjugés, on est bien près “pas de serupules, et lorsque l'on n'a pas de ‘est que l'on n'a plus de principes. Tout est ir réussir et se faire sa place au soleil; an ne rien, pas mème devant l'insurrection la
Ja plus impie.
8 que la Franco ensanglantée, appat nt
[ at Re N ae dan À “qui les agitait; ces noms, on pent les s les listes de la Commune, de co gouvernemandrilles que l'on a spirituellement appelé val rouge ». Après le coup de eanif de Da= ire disait que Paris était Le td des singes ; qu'aurait-il dit après le meurtre
Lt pr est un vaste laboratoire d'als ï viennent faire les expériences les
nine s'ils voulaiegt en dégoûter r découvrir la solution des problèmes
; ln conséquence inévitable du 4 sep
48 mars. C'est toujours la liberté que l'on et des niais sy laissent prendre.
la bien souvent prouvé qu'il ne coraprend rien
voi tiques, car il est impossible d'imaginer
nt et qui fait des révolutions à main arik dans la maison duquel on vf aides besognes, les supparte ment ; pour éviter la guerre civile, dira-t-on, par
rit de patriotisme. — Jo n'en crois rion ; mais resse ét par abandon de soi-même, Comme les et en nombre inférieur, il hurle avec les
la érainte d'être dévoré par eux ; fl s'effraye
entet cherche à écarter de lui les violences qu'il en les dépassant, C'ost un Parision, La Harpo, Je Mercure du 15 février 4704, proposait de ‘les armes royales limbrées sur les volumes publiques ; il n'en eût coûté que qui=
ous, à un moment où l'argent n'était pas com- Mais qu'importe, disait-il, quand il s'agit d'une vraiment républicaine? » Les provinciaux Paris ne sont pas moins niais, ni moins faibles, dire plus ; après le 40 août, Daubonton, dans uw Muséum d'histoire naturelle, déclare à ses qu'en présence des nouveaux principes de la rés , il cessera d'appeler le lion le roi des animaux; ire battit des mains avoc transport. Dans le
Eur, au lieu de chanter : Le roi passait…., on di-
EE
=: LE PaRSEES, sit : La bvi passait * 1 est wraiment difficile de towber | pbns bes dus Le bétse et La servililé.
Après chuqne révolution, Paris devient moindre, cum Vus dit à Genève. L'âme de ln cité s'alfailiit & se fait tout petite ; les geos aisés s'éloignent d'une ville
populs Von à disparu : une invasion veaue d'en bas l'a rom phicèe ; ee se pes Le mise PR SRE les rues, brandit des armes et hurle de vieilles chansuns Dans ces jours étranges. les voleurs se fusillent entre eux. non pour fire croire à leur problié, mais | parce qu'ils sont frappés d'un accès foudroyant dé vertu théâtrale. qui ue dure jamais longtemps. « En général, en utrée, à dit Rérenval, mais plis qu'une autre. » Cela Lrsque rien ne vient l'en- . I sufit bien
davorrs.
ipiortables ; elle ne sit
srire. lin de sen
remis Es uns et les autres 4
arras-
rbat sa souvernete Mi a popaliion parisienne à le
a Dit penser qu'elle
“litionn ire Panne ne et rite à il serait plus ju
reprenne et nniecise, ee que lui PE emeetire be sales petits et lui en donne be re
mt En realite ee ea pet lobjectt polie ea sant lle donnent en hrutlement,
lunsne du jp tie sans soir oi elle ul pepe de Pris ve sut pus ee que e'etat que Lelne en INGO, pas plus qu'il ae sut ce que € Lait que tr forme eu 1S8X; l'uns et l'autre passaient par-iesue
nt, l'atteindre ; il répétait cela comm
teun mot d'ordre qu'il a reçu et qu'il n'a
ss c'était pour lui non un motif, mais un
-révolle, et, comme il n'a jamais demandé ui a suffi.
le — dans toute partie du globe et duns tout
l'histoire — est une force élémentaire, in=
| Less qui est loute-puissante pour la
exclusivement
La populatio: pe pas Rénérale; quoi qu'elle ait fait, quelles que qu'on ait tenté de lui inculquer, elle a Le côté de ses mœurs. 1 me semble übriand à formulé l'opinion que l'on peut a Homes et par conséquent du Parisien, lors it : « La liberté est pour Jui un sentiment plutôt L est citoyen par instinel et sujet par
ue l'on étudie et que la science finira agit sur la nation française et n'est 1 à 50s incohérences politiques. Nous qu par héritage les habitudes de nos ancêtres, bien souvent nous ayons essayé de les briser nous y sommes toujours relournés, dires |indirectement, entrainés par une sorte de
2 pese de « qu'à epdsmne. Quad le prince a just, Drespe Éoute puoement E est Fimmage de Dieu qui, = sr mo cime. ae plus lent des caen, fait aller me 2 sure Le sainn@é de tset Le peuple est renbrame due cle dr prie - tant TÉbat est ex lui » Est nant où en peuple dus lequel Fiduère à gravité amer in mé pupene 2'aù pe encere se Ésçunner à = buts Dape + al tee cherché un maitre qu 2e daœus oder le ééarramit d'use responsshaie dant Camcpr Celeuue, Ce où me lai à jamais mœurs i set sœur!
luraue. æne ane suiuéen le premier oouveme de Sgen es pue. baroque [eflrement à fait Qéece à da feux Le Parme ose lhabètent de Pure fre des means #2 7 us Les ctahs
LES RÉTOLUTIONS. 506
mea n'a jamais pu s'y accoutumer, » LE il avait passé l'âge où l'on
il (errant du Parisien, esprit de révolte de nt dé Paris, vieux caractère du Gauloïs qui aime re pour se battre : voilà ce qui produit nos ré- Elles se renouvellent avec une périodicité ne, et sont un sujet de grave préoccupation ceux qui voudraient sauvegarder l'avenir, Tous L ments qui sont issus d'une insurrection aire où d'un coup de violence ‘ressemblent à ln Ê d'argile : ils péchent par da base ; le a élovès est le peuple qui les renverse.
nt ont essayé de réugir, mais, pendant qu'ils . de lois préventives, le développement normal urbaine allirait à Paris les chefs et les soldats molions futures, de sorte que tous les pouvoirs successivement trouvès en présence de forces k par la prospérité mème qu'ils avaient ré= à: tour d'oux.
out éoncourt à acerofire la population de Paris, ot F'accroit tend à devenir un danger publie, ne Situation réellement douloureuse et grosse tils que l'on n'a pas encore su conjurer. Les iméhoïsissent l'heure propice, font une pesde sur n, etles édifices que l'on croit les plus solides avec fracus. C'est la fatalité de Paris d'être re de toutes ces tragédies ; el cependant nous su, S'il n'y avait que des Parisiens à Paris, on jemais de révolution.
VIL = LEO nÈVES DT Le FÉNIE
PAR nent monde