‹ Paris (volume 2)Chapitre 6 sur 38 · AQURDUOR · texte numérisé non relu

AQURDUOR

sourees du Nord, c'est-à-dire celles qui s'écoulent à Belleville et aux Prés-Saint-Gervais. En réalité, ce ne sont point des sources: c'est de l'eau recueillie goutte. à goutte au milieu dos terrains qu'elle traverse. Les moines de Saint-Laurent et de Saint-Martin avaient marqué que la pluie tombée sur les coteaux ne dait pas tout entière dans les vallées; ils en. que la terre en absorbuit une bonne partie qui, trant les couches successives, se perdait à dos deurs où elle disparaissait à toujours. Is L réunir ces suintements partiels, de prendre la sou pour ainsi dire, en formation et de l'arrêter au p avant qu'elle ait été rejoindre les nappes sou que nul alars ne savait atteindre. Sur es la tentrionales de Belleville et des Prbs-Sai [ construisirent ce que l'on appelle des pierrées, conduites carrées pour la plupart, bâlies en J mal roliés, ouvortos çà ot des fiseures iolestionnellement mènagées et appelées barbacanes, | metlent à L'eou de filtrer à travers les paroïs, ser jusqu'à un petit eanal dont le lit est ordi} en terre glaise, — en imperméable, comme, gens du métier, C'est là tout le système de qui est fort simple, mais qui aussi est très-dèfes Ces sourecs faclices, n'étant alimenties que | midité da sol, sont, bien plus que max les, sujetles à des varislions extmordim <lles, on ne sait jamais sur quoi compler: il a terre saturèe jelle une grande quantité d'eau dans pierrée; si le ciel est pur, si Le vent du nord-estemn porte les nuages et brûle les terrains, le Firres sec ou peu s'en faut. Par les hivers h .

les mois de mars pluvieux, la jauge des P Gervais est de 260 litres par minute; en été, all passe rarement 90, et parfois, dans les jours de.

si LE SERVICE DES EAUX.

le milieu de la place du village; elle porte une inserip=. tion rappelant qu'elle à été édifiée sous le règne de: Louis XUIL (sie), pendant que Le Féron était prévot des marchands. Là, dans l'intérieur, après avoir graxi Mis étroit escalier de bois aecolé à la muraille, onse tu dans la chambre de jauge. De petits bassins en pli semi-cirenlaires, superposés, reçoivent l'eau et, une série de chutes calculées, lui rendent sa ponte: male; elle passe par des trous qui ont un pouce ls mètre ét servent à la mesurer; quelques petits pienis carrès, percès d'une étroite ouverture, repn tant une où deux lignes, déterminentle volume at à des concessions parliculières.

C'est la vieille jauge de nos pères; elle sera cer! ment remplacée quelque jeur. Que l'an se ga de la détruire; elle est un spécimen curieux anciens usages, et, comme telle, elle doit & place dans un de nos musèes, dans ce musèe les éléments existent déjà, disposés chronologi par catégories admirablement combinées, ebqui espérer voir sortir intact et complété des :

ignorées où il est actuellement relégué dans maison du quai de Béthune. Lien ne serait ressant que de réunir dans un local spécial tous ces vieux témoins de notre histoire urbait

Cette eau des sources du Nord, dom le 4 ctlébré par nos ancêtres, n'est plus jugée altérer les Parisiens, à qui l'on offre uno boisson autrement pure et abondante, Jadis on a bâti des taines pour la recevoir, el nous avons vu que

des objets réunis quai EE roses - Ds s jupe

24 LE SERVICE DES EAUX, les piliers servaient de façades latérales ; tout ce monde,

semblait vivre là en famille: la nature, le et les hommes.

On ÿ mit bon ordre et l'on eut raison, car ee mêle compromettait la construction elle-même, Tézardait, se désagrègenit et parfois, en Laye sement, laissait choir quelque gravois sur TT bas les bâtisses parasites, on arracha les herbes 4 on abattit les arbres ot l'on pansa toutes les le temps : avait faites à l'édifice de Marie de jou ï il est fort propret, et si les b

maillet, là un ciseau, ailleurs un compas, !

naïve de ceux qui ne savaient point écrire,

Au fond de la vallée {1 à 22 mètres d' ble regarder avec mépris ba vilaine

d'en enn eon rate RUE A EUR pos parvenu à l'égrener de ses doigts à ; composé de couches allernatives de moëllonsal rouges dont le revêtement est tombé; à l'h il ne sert plus que d'espalier à un lierre gi On gravit un terrain en pents où végète un Des PRES on voit des b

les unes par-dessus les autres, verdies, # Btaïtl enduit à l'intérieur de ce feux ciment

d'homme on n'avait vu un pareil volume d'eau glisser) dons le vicil édifice de Salomon de Brosse; mais cette! eau que les conduites normales ne peuvent amener jt qu'à Paris, que devient-elle? Elle s'en va entre les polis du canal jusqu'à ce qu'elle trouve l'orifice tuyau de fonte vertical, — un Doeeatre à

tiens ont bâti des églises, l'aquedue d'Arcueil, plus d'un endroit, de soubassement à une © gigantesque qui, au point inférieur de Ja passe de 18 mètres. L'heure n'est pas éloignèe ces sources réunies à grand'peine entendront fleuve au-dessus de leur tête : 400 million singtquatre heures, L'aqueduc d'Arcueil queduc de la Vanne. L'œuvre de l'architecte dés! porte l'œuvre da nos ingénieurs. Trés-hab ont profité du monument de Salomon de appuyer l'immense édifice qui guide à 4 lé canal aërion par où les sources de Chan sent venir jusqu'à nous. Cela fait un aquedue 4 étages dont les piliers ont parfois été ob L chercher, au milieu de carrières exploitées, tions solides à 45 mètres de profondeur. D'ur à l'autre, un kilomètre d'arrades s'arncs cercle et franchit le val de In Bièvre comme. d'ares de triomphe. Cela grandit singulières sage, Lis ést affreux, nu, trouë d'excavali souvenirs. Voilà lo]

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