SCÈNE PREMIÈRE
M. PRUDHOMME, eu peignoir.
Excellente! L'eau est excellente! Non! mais vous me croirez, si vous voulez, entrez-y, moi j'en sors! — Elle... est... ex...cellenteî II n'y a qu'ici qu'elle est ainsi ! — Tenez ! vous allez au bord de la mer, vous vous dites: je vais me baigner, — vous vous jetez à l'eau... vous croyez... eh bien non! ce n'est plus ça... c'est-à-dire, si ! c'est ça ! — C'est ça et ce n'est pas ça, c'est ça sans l'être! — Évidemment c'est un bain... puisque c'est dans l'eau que... mais ce n'est pas un bain qui... Enfin^ vous me comprenez. — L*ennui, c'est de venir ici... Il y a
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du temps de perdu, je sais bien qu'il faut encourager les compagnies de chemins de fer, mais... Tenez! si j'étais M. Haussmann, je ferais venir la mer à Paris. — Vous me direz qu'il faudrait beaucoup exproprier; eh bien ! on exproprierait... Qu'importe? On y est habitué, maintenant! A Paris, on aurait ses aises, ici on ne les a pas! Ainsi j'ai la dernière chambre de Phôtçl et la dernière cabine de la plage. Encore heureux! mais ne récriminons pas ! La mer est belle, le temps est doux, et la vague est clémente I — J'ai encore une demiheure avant le déjeuner, déposons le pallium dans ma tente et allons de rechef embrasser le sein d'Amphitrite. .
Il dépose son peignoir dans la cabane et va se jeter a l'eau.)