SCÈNE IV
SOPHIE, TRÉMOU.
TRÉMOU, sortant de dessous la table.
Maintenant, mademoiselle Sophie, trouvez-vous que je sois un pur esprit^ un vrai médium comme vous dites ?
SOPHIE
Comment c'était vous qui...?
TRÉMOU
Moi même qui...
SOPHIE
Eh bien! vous n'êtes pas précisément un esprit, mais vous n'êtes pas tout à fait bête.
TRÉMOU
Etalions donc! c'est ce que je voulais savoir I Voulez-vous me permettre maintenant, en ma qualité de médium, d'interroger votre cœur?
SOPHIE
Et que dit-il?
2 1 a Paris panttn
TRÉMOU
Il dit qu'on s'est assez occupé de tables et qu'on pourrait s'occuper de bans.
SOPHIE
Eh bien ! je ne dis pas non...
TRÉMOU
Eh bien! alors, c'est que vous dites oui; du reste, je vas le savoir tout de suite, je vas interroger la compagnie.
Air :
Messieurs, mesdames, qu*en pensez-vous Si je devenais son époux?
Ça finirait bien cette pièce,
Nous rentrerions chez nous
Tous remplis^ d'allégresse.
Y a là quelqu'un qui meui^t de peur Dans l'attente de vot'r faveur.
Messieurs, mesdames, la compagnie,
Dit's donc à notre auteur
Qu'sa pièce est très-jolie.
Et si vous n'ie lui dites pas, J 'crois qu'il se le dirait tout bas ; Épargnez-lui sa politesse,
Et ne vous gênez pas,
Applaudissez sa pièce!