VERSAILLES : — LE CHATEAU
sous Louis XIV par Hardouin- Mansart : à l'int., monuments funéraires du comte de Vergennes, de Hardouin-Mansart, de la Quintinie et de Hoche. De là, la rue Hoche mène à la place du même nom, sur laquelle s'élève la statue en bronze du général Hoche, par Lemaire, puis à la place d’armes, où se dresse le château, précédé d’une vaste cour d’entrée (sur la place, casernes, anciennes écuries du palais, bâties par Mansart), Entre l’avenue de Paris et l’avenue de S.tint- Gloud, le Palais de Justice et la Préfecture (modernes).
Entre l’avenue de Paris et l’avenue de Sceaux, l 'Hôtel de Ville (1898-1900) et La gare rive gauche.
A g. de l'avenue de Sceaux (toujours en regardant le château) s’étend le quartier Saint- Louis. Voir, rue de Sa tory.
l 'église Saint-Louis ou cathédrale, construite en 1743 par Mansart de Sagonne (â l’int., quelques bons tableaux, notamment une Résurrection du fils de la veuve de Naïm, par Jouvenet). Revenir par la rue de Salory vers l’avenue de Sceaux, jusqu’à la rue du Jeude-Paume, où se trouve la salle du Jeu-de-paume, musée de la Révolution française (t. 1. j.,
, lundi excepté de 11 h. àlOh.').
C’est là que, le 20 juin 1789, les membres du Tiers Etat jurèrent de ne pas se séparer avant d’avoir donné une Constitution à la France.
LE CHATEAU
Histoire. — Simple château de chasse sous Louis XIII — le créateur du Versailles royal, — transformé en résidence de la Cour sous LouisXIVet agrandi d’après le plan grandiose de l’architecte Mansart, le palais actuel laisse voir dans sa partie centrale le bâtiment primitif, d’ailleurs remanié. On évalue à plus de bO millions, somme énorme pour l’époque, le moulant des dépenses que le Grand Roi fit pour rendre Versailles digne de ses gbits fastueux. Il y mourut le lur septembrel715.
Louis XV confia à son architecte Gabriel le soin d’élever de nouvelles constructions, notamment le thé lire (1759-1770).
La Révolution chassa Louis XVI de Versailles et vendit le mobilier royal. Napoléon chercha à rendre au palais son antique splendeur, mais ce fut surtout Louis-Philippe qui lui donna son aspect actuel en le transformant en musée historique français et en l’ouvrant au public.
Description. — Le palais est remarquable par sa masse et ses proportions colossales (475 m. de développement sur les jardins). Il comprend 3 corps de bâtiments principaux, une partie centrale et deux ailes qui se replient sur des cours. Du côté des jardins, le corps central fait saillie sur les ailes ; du côté de la place d’Armes il est en retrait.
VERSAILLES ET LES TRIANONS
L’avant-cour ou1 cour des Ministres (double rongée rie lourdes s ta lues des grands hommes français), avec, au fond, la statue équestre de Louis XIV, par Petitot et Cartelie. (1835), précède la 2e cour ou caur Royale encadrée de deux pavillons, celui de dr. élevé sous Louis XV, par Gabriel, celui de g. achevé sous la Restauration par Dufour.
Au delà de la cour Royale, la charmante cour de Marbre, avec ses façades de pierre et brique, occupe la place de la première cour du petit château élevé par Louis XIII. Les façades furent transformées et reconstruites sous Louis XIV, d’abord par Le Vau, ensuite par Mansart. Elle est ornée de bustes de style antique et, à la base du toit, de statues allégoriques.
La chapelle, dernière œuvre de Jules-Hardouin Mansart, s’élève à dr. de la cour à laquelle elle donne son nom.
Du côté des jardins, une magnifique terrasse s’étend entre le château et les parterres ; au S. du palais, deux escaliers grandioses descendent à V Orangerie, chef-d’œuvre de Mansart, et à la pièce d’eau des Suisses.