ARC DE TRIOMPHE
Ie1-. Entre l’avenue Montaigne et le cours Albert-Iep, est la rue Jean-Goujo.n avçcl' église arménienne et la chapelle Notre Dame de Consolation élevée aux victimes de l’incendie du Bazar de la Charité (4 mai 1897) et construite par Guilbert (à Tint., fresques d’Albert Maignan).
-En remontant l’avenue des Champs-Elysées, on laisse à g.
la rue Pierre-Charron qui, prolongée par V avenue Pierre-Ier de Serbie, aboutit.au Trocadéro (V. ci-dessous).
Au centre de la place de l’Etoile, ainsi nommée des nombreuses avenues qui rayonnent autour d’elle, s’élève l’Arc de Triomphe, haut de 45 m. 33, large de 44 m* 82; le grand arc a 2.9 m,. 19 de hauteur sous clef- Commencé en 1806, et terminé sous Eouis-Philippe, il a coûté 9,051,115 fr.
— Sur les quatre pieds-droits, hauts .reliefs colossaux : côté des Champs-Elysées, Départ de 1792 (côté N.), .par Rude (c’est le plus remarquable),. Triomphe de 1810 (côté S.), par Cortot ; côté de l’avenue de Neuilly, la Résistance (côté S..) et la Pair (côté N.), par Etex. Au-dessus des groupes, si,x bas-reliefs : à l’E., Funérailles de Marceau et Bataille d'Aboukir ; à 1*0.., Passage du pont d’Arcole et Prise d’Alexandrie au S., Bataille d’Austerlitz ; au IV. , Datai lie de Jemmapes. — Sur la frise du grand entablement. Départ et Retoiir des armées françaises,
immense composition (figureshautes de 2 m.). — Sur l’attique, boucliers portant les noms des principales bataillesde la République et de l’Empire ; sous les massifs des arcades latérales, noms des généraux qui ont assisté à ces action s- (ceux des généraux morts sur le champ de bataille sont son lignés). — Du sommet (pour boire), vue splendide.
Au nombre des douze avenuesqui partent de la place de l’Etoile, Y avenue de la Grande- A r niée , pro lo ngeme n t des-
Champs-Elvsées, conduit à le porte de Neuilly, et au delà, à g., à la porte Maillot, au N. de laquelle se trouve la chapelle Saint-Ferdinand (p. *19). L’avenue de Wagram conduit à la place Wagram (p. 24). A dr., dans cette avenue, tout prèsde la place de l’Etoile, rue de Beaujon, 32, est le musée du Costume (p. 184). — L 'avenue Hoche mène à l’église Russe (p. 85) et au parc Monceau (p. 23). — L’avenue de Friedland, où s’élève, au coin de la rue Balzac, la statue de Balzac, par Falguiêre, aboutit à la rue du Faubourg -Saint Honoré (n° 474, dans la cour de fécole communale, busto de Paul Beurdeley, ancien maire du 8e arrondissement)-
— L’avenue Marceau descend, au S. vers la place de l’ALma-
— L’avenue d’iéna vient former, avec l’avenue du Trocadéro, \a placed’Iénà où s’élèvent : la statue de Washington,.
par D. French, et au N., le Musée Guimet (p. 149) : suri 'avenue du Président- Wilson y à g., se trouvent le square et le Musée {lalliera (p. 161). — L’avenue Kléber, qui passe à g. près de la place des Etats-Unis {La Fayette et Washington, groupe en bronze, par Bartholdi ; monument d’Horace Wells, novateur de l’anesthésie chirurgicale, par Bertrand-Boutée), conduitau palais du Trocadéro (p. 147), dont le joli parc, qui descend jusqu’à la Seine, contient, à l’E., un intéressant aquarium (t. 1. j. de 10 h. à 16 h., lundi excepté). A dr. de la place du Trocadéro, à l’entrée de la rue Franklin, à drv statue de Benjamin Franklin (par John J. Boyle ; bas-reliefs par Fr. Bron) offerte à la Ville de Paris par M. John Harjès. — L’avenue Victor-Hugo (sur la place Victor-Hugo, monument de Victor-Hugo, par Barrias ; au n° 124 de l’avenue, maison conslruite sur l’emplacement de celle où mourut Victor Hugo en 1885 ; au-dessus de la porte se voit le masque du poète) et l’avenue du Bois-de-Boulogne (F. ci-dessous) conduisent à Passy et au Bois de Boulogne.
BOIS DE BOULOGNE Moyens de transport.— A. Chemin de fer métropolitain : stations Porte Maillot ou Porte-Dauphine (50 et 30 c.). — B. Autobus : ligne C (Hôleide-Ville-Porle-de-Neuilly) ; ligne AB (Passy-Bourse). — C. Tramways : 12 Passy-Hôîel-de- Ville ; 15 la Muette- Rue Tailbout; 19 Gare de Lyon-Avenue Henri-Martin ; 25 Auteuil-Saint- Sulpice ; C*M Madeleine-pont de
Neuilly ; mm Madeleine-Neuilly ; — D. Chemin de fer de Paris à Auteuil (section du chemin de fer de ceinture) : gare, rue Saint- La zare (entrée pièsde la rue de Rome) ; départs toutes les 10 min.
pour les slalions suivantes : Porte- Maillot. av. du Bois de Boulogne, av.
Henri-Martin, Passy, Auteuil (1 fr., 35 c.) qui desservent différentes parties du bois.
Le Bois de Boulogne, parc magnifique de 873 hecl., créé depuis 1852, est relié aux Champs-Elysées par les avenues du Bois-de-Boulogne, de la Grande-Armée, Henri - Martin et Kléber (ou Victor-Hugo ), partant de la place de l’Étoile et conduisant aux portes Dauphine, Maillot et à la Muette.
La principale et la plus fréquentée est l’avenue du Bois-de- Boulogne, ouverte en 1855, longue de 1,300 m. sur 100 m. de largeur (contre-allées et pelouses ; en venant de l’Etoile, à dr., monument dAlphand, par Dalou et Formigé).
En descendant cette avenue, on aperçoit en face de soi, audessus du Bois de Boulogne, le Mont-Valérien, les coteaux de Saint-Cloud, de Bellevue et de Meudon. — Après avoir croisé l’avenue Malakoff et laissé à g., au n°59, le Musée d’Ennery(t. l.j.
sauf le lundi, de 12 h. à 17 ou à 16), légué en,1899 à l’Etat, avec ses collections d’objets d’art de l’Extrême-Orient, par le célèbre auteur dramatique, l’avenuedu Bois aboutit à la porte Dauphine par laquelle on entre dans le bois.
[l,c SE CT.] BOIS DE BOULOGNE. — LONGCHAMP.
Laissant à dr. la route de la porte des Sablons, qui conduit au Jardin d’ Acclimatation ( V .
ci-dessous), on suit en face de soi la route de Suresnes (long.
800 ni.), qui aboutit au Rond- Royal ou carrefour du Bout-des- Lacs (à dr. chalet-restaurant du Rond-Royal ).
De là, deux roules suivent, l’une à dr., l’autre à g., les rives du lac Inférieur.
La route de dr., — d’où se détache la route de Suresnes, qui croise le carrefour de la Croix -Cateian (pyramide de pierre du xviu s. ; Catelanétait gsrdedes : basses s uasLouis XY) et longe à g. le clos du Pré-Catelan (café-restaurant Paillard, théâtre de verdure, tennis, vacherie-laiterie, dépendance du Jardin d’Acclimatation) , — longe à dr. la photographie hippique, puis les pelouses de la Croix Cateian avec les pistes, jeux et bâtiments du Racing- Club (réunions sportives).
Le lac Inférieur, d’une superficie de 11 hect., contient deux îles, réunies par un pont. La plus grande renferme le Chalet des Iles. Sur la route de ceinture de g. se trouve l’embarcadère des barques qui font le service des îles (10 c. par pers., aller et retour). Sur la même route, mais plus près du carrefour du Bout-des-Lacs, embarcadère des bateaux de promenades (2 fr. 50 à 3 fr.pour 2 pers.).
Le carrefour des Cascades (1,100 m. du carrefour du Boutdes-Lacs) est situé entre le lac
Inférieur et le lac Supérieur (3 hect.), long de 412 m. sur 55 m. de largeur moyenne et au S. duquel est la Butte-Mortemart (jolie vue) qui domine le champ de courses d’Auteuil ^ réservé aux steeple-chases.
Du carrefour des Cascades, f avenue de l’Hippodrome, à dr., conduit à (1,500 m.) l’hippodrome et au carrefour de Longchamp.
L’hippodrome de Longchamp
(élégantes tribunes pouvant recevoir 10,000 spectateurs) est consacré aux courses plates de la Société d’Encouragement.
La route des Tribunes, qui contourne le champ de courses au N. et à l’O., passe devant une propriété particulière qui renferme les restes (deux tours et pignon d’une grange) del’aôbaye de Longchamp (1256) et laisse àdr. la route de Suresnes où se trouvent, à dr., le jeu de polo et Y clang de l’Abbaye,, à g.
le restaurant de l’Ermitage de Longchamp.
Le carrefour de Longchamp,
où aboutit l’allée de Longchamp ( V. ci-dessous), s’étend devant la Grande Cascade, nappe d’eau d’env. 10 m. en hauteur et en largeur, alimentée parla mare de Longchamp.
Du carrefour de Longchamp (restaurant de la Cascade), la roule de Sèvres à Neuilly longe, à g., le champ d’entrainement, créé en 1856, au delà duquel on aperçoit la Seine, la petite île de la Folie et la grande île de Puteaux (une partie est louée
PROMENADES, MONUMENTS ET CURIOSITÉS. [CHAP. IIl]
â la Société des Sports), et à dr. le magnifique parc public (21 hect. 75 ares) de Bagatelle, acheté en 1904 par la Ville de Paris et ouvert au public, depuis le matin jusqu’à la tombée de la nuit.
Du carrefour de Longchainp, la longue ailée de Longchamp ou des Acacias (3 k.), très fréquentée dans l’après-midi par les équipages et le monde élégant, ramène à Importe Maillot.
Cette avenue croise Vallée de la Reine-Marguerite, conduisant à (2,100 m. à dr.) la porte de Boulogne et à (700 m. à g.) la porte de Madrid, où se trouvait l’ancien château de Madrid, construit par François Ie1* en 1528, démoli de 1793 à 1847 et dont le café-restaurant de Madrid rappelle le souvenir. En face, un vieux chêne est désigné sous le nom de ,ch*ne de François I”. L’allée de Longchamp laisse ensuite à g. l’enclos du Cercle du Bois de Boulogne (tir aux pigeons et bassin de patinage). Entre l’allée des Acacias et le Jardin d’Acclimatation se trouve la mare ou étang de Saint-James. Enfin l’allée de Longchamp, longeant à g. la mare d’Armenonville, devant 1 epavillon de ce nom (café-restaurant), aboutit à la route qui conduit de la porte Maillot au Jardin d’Acclimatation.
La dernière roule à g. près de la porte Maillot, appelée route dus Erables, est réservée aux cyclistes; de même que la partie de la route de la
Longue-Queue, comprise entre la porte de Madrid et le carrefour du château de Bagatelle.