PLAGE DE LA CONCORDE. — CHAMPS-ÉLYSÉES
[l,e SECT.]
La grande allée se termine devant un bassin octogonal, de 70 m. de diamètre (superbe jet d’eau).
À l’E. du bassin, quatre Termes, symbolisant les saisons, par Van Clève et Nie.
Coustou. A l’O , à g., le Nil, d’après l’antique, par Bourdy; la Loire et le Loiret, par Van Clève ; à dr., le Tibre, d’après l’antique, par Van Clève; le Rhône et la Saône, par Guillaume Coustou. Du même côté, abritée du N. par le prolongement de la terrasse des Feuillants, s’étend la Pelite- Provence, espace fréquenté par les vieillards et les enfants.
Au delà du bassin, grille donnantsur la place de la Concorde (sur les pilastres. Renommée, à dr. et Mercure , à g., groupes équestres de Coysevox).
Adr.età g. du bassin, des rampes à pente douce et de beaux escaliers conduisent à deux terrasses qui bordent le jardin à l’O. et se relient aux terrasses du Bord-de-l’eau et des Feuillants. Aux angles de la place de la Concorde, les Lions de Florence, d’après Vacca.
Au N. du jardin s’étend la terrasse des Feuillants où s’élève l’ancien Jeu de Paume et qui dQinine dans sa longueur Vallée des Orangers (à son extrémité O., Hercule terrassant Vhydre, groupe en bronze par Bosio). A la porte de la rue de Castiglione (de chaque côté, Animaux combattant, groupe en bronze par A. Cain) ; sur le 3*
pilier de la grille inscription commémorative de la salle du Manège, où siégèrent les Assemblées, de 1789 à 1793. A la porte de la place de Rivoli, monument de Jules Ferry, par G. Michel.
Du jardin des Tuileries on sort à l’O., sur la place de la Concorde.
La place de la Concorde, appelée d’abord place Loyis-XV , puis place de la Révolution (Louis XVI y fut guillotiné le 21 janvier 1793, à l’emplacement de la fontaine en bronze située au sud), est la plus vaste et la plus belle de Paris. — Au centre, obélisque de Louqsor, monolithe de syénite rose, haut de 22 m. 83, don de Méhémet Ali, transporté d’Égypte en 1831 et érigé en 1836, et élégantes fontaines, hautes de 9 m.
(celle du N. est dédiée à la Navigation fluviale, celle du S. à la Navigation maritime).
Autour de la place, sur huit pavillons en pierre, construits au xvme s., par Gabriel, statues de grandes villes de France:
Lyon et Marseille, par Petitot; Bordeaux et Nantes, par Callouet; Rouen et Brest, par Cortot ; Lille et Strasbourg (de beaucoup les plus remarquables), par Pradier. La place est bordée: au S. par la Seine et le pont de la Concorde (p. 52), à l’extrémité duquel se dresse la Chambre des Députés tp. 87); à l’E. par*le jardin des Tuileries (p. 11); au N., de chaque côté de la rue Royale, — à l'extrémité de laquelle se
.PROMENADES, MONUMENTS ET CURIOSITÉS. [CHAP. Hlj
dresse l’église de la Madeleine (p. 74), — par deux beaux hôtels à colonnades corinthiennes construits par Gabriel de 1763 à 1772, et dontl’un, celui de l’E., est occupé par le Ministère de la Marine ; à l’O. s’ouvre la belle avenue des Champs-Elysées terminée par l’Arc de Triomphe.
Les Champs-Elysées (à l’entrée principale deux groupes de Coustou : les Chevaux de Marly) sont formés d’une grande avenue principale et de , contreallées coupées de charmantes pelouses et de. frais massifs qui encadrent des fontaines jaillissantes. A g., le Jardin de Paris, le restaurant Ledoyen,le Petit- Palais ou palais des Beaux-Arts de la V»Ue de Paris (p. 98) et le Grand-Palais (p. 98) séparés par la belle avenue Alexandre-III qui aboutit au pont Alexandre-IIl (au fond, belle perspective des Invalides, que surmonte un dôme doré), le palais de Glace; à dr., café-concert des Ambassadeurs, Alcazar d’été, monument d’Alphonse Daudet, par Saint-Marceaux, théâtres de Guignol, théâtre Marigny (p. xxn) et plusieurs restaurants.
Au N., les Champs-Elysées sont bordés par l 'avenue Gabriel, qui passe derrière les jardins du palais de l’Elysée et croise Y avenue de Mariyny par laquelle, à dr., o.n peut gagner* dans le faubourg Saint-Honoré, la place Beauvau, où se trouvent le Ministère de inté-
rieur, ancien hôtel Beauvau , bâti au xviiu s,, et en face le Palais de lÉIysée, construit en 1718, modifié et restauré depuis, actuellement résidence du Président de la République.
L’avenue des Champs-Elysées traverse le Rond-Point, vaste place ornée de six jets d’eau entourés de verdure et traversée par Vavenue Victor-Emmanuel III, qui, du pont des Invalides, va déboucher rue du F aubourg- Sa- i n l -‘lion o r é, (leva n t Vég lise Sain t- Philippe du Roule, bâtie de 1769 à 1784, par Chalgrin.
Au Rond-Point commence la seconde partiedes Champs-Elysées, bordée de beaux hôtels, et de somptueux immeubles malheureusement envahis par le commerce et montant en ligne droite à la place de LE toi le.
Au S. s’étend le quartier François-Ier, ainsi nommé delà maison dite de François Ier, que ce prince avait fait construire à Moret, près de Fontainebleau,et qui a été transportée eni.826 au coin de la rue Bayard et de l’ancien Cours-la-Reine, auj.
Cours Albert-Ior. Ce quartier est traversé par l 'avenue Montaigne; au n° 13, théâtre des Champs-Élysées, construit «n 1913 d’après les plans de A. et G. Perrot (façade en marbre a vec bas-reliefs par E.-A. Bourdelle, théâtre de musique et au-dessus, théâtre de comédie) qui aboutit .au pont de l'Alma (p. 50) et par la rue François-